Hello ! comme prévu, j'ai bien noté les noms des personnes souhaitant apparaître. Et je peux vous dire qu'une d'entre vous arrivera d'ici les prochains chap. ;) Aujourd'hui : les recherches de Ducky, et vous en apprendrez un peu plus sur la vie d'un certain flic de Baltimore !
DG : comme les humains normaux ne sont pas tous gentils ou tous méchants, il n'y a pas vraiment de différence d'avec les mutants, je trouve !
JenAbs : merci ! Oui, et encore, ils ne sont pas au bout de leurs peines ...
Athna : muhahah oui ça pourra être utile à Tim face à Gibbs, comme tu dis :p Par contre, dans tes "grossièretés", il y a des mots que je n'ai pas compris, c'est en quelle langue ? o.O En tout cas, j'ai pris note, muahaha !
Aliiks : Oh, une nouvelle ! merciiii :) J'ai déjà écris des détails sur l'histoire de Tony et Brooke, tu en sauras plus prochainement ! Et ne t'inquiète pas, je saurais te trouver une jolie apparition ;)
Gwen : aaah ravie que tu aimes Tim et Delilah version UA ! suite ? La voilà !
PBG : tout le monde sait que tu n'es pas têtue voyons. Quelque chose me dit que tu vas être ravie de ton "perso" dans cette fic ! Vive le heu ... McLilah ?
- Comment … Répéta Ducky en réfléchissant tout haut.
- Personne ne doit être au courant de ce que l'on cherche. Précisa Gibbs.
- Les postes de police des environs ne sachent pas qui nous sommes. Nous pourrions nous infiltrer parmi eux … Commença Kate.
- Il faut aussi que Ducky soit avec nous.
- Je pourrais faire le tour de plusieurs d'entre eux en prétextant m'être perdu.
- Oui … et pour les agences comme la CIA ou le FBI ?
- Visite officielle pour collaboration entre équipes. Dit Gibbs. L'un de nous l'accompagnerait.
- Ca me paraît bien. Acquiesça Ducky. Mais cela risque de prendre du temps. Je doute qu'il y ait énormément de mutants dans le district de Columbia …
- On pourrait progressivement s'éteindre par la suite au Maryland, puis aux états fédérés voisins de DC. Autant rester le plus près possible de Washington.
- Oui, ce serait plus simple de procéder comme ça, en partant de la capitale en point de départ. Et ce serait peut-être plus sûr si l'on s'occupe surtout des agences ou des postes de police importants ? Les personnes qui s'y trouvent ont peut-être de meilleures compétences que les policiers des petites villes … Fit Ellie.
- Oui, sûrement, répondit Kate. Même s'il y a sans doute des gens très talentueux qui n'ont pas le choix de rester dans les polices de petites villes … mieux vaut jouer la carte de la sûreté.
- N'oubliez pas que je peux savoir quand une personne a de mauvaises intentions. Ajouta Ducky en souriant.
ooo
Son feutre sur la tête et les mains enfouies au fond de son long manteau, Donald Mallard avançait tranquillement vers l'un des très nombreux postes de police de la capitale.
Depuis le début de la journée, c'était le sixième. Seulement. Et cela n'avait encore rien donné. Il entrait, et ressortait en prétextant avoir retrouvé la mémoire, après être sûr d'avoir côtoyé le plus de policiers possible.
Arrivé devant les portes de ce poste là, il entra comme dans tous les autres et se présenta à l'accueil.
- Je peux vous aider ? S'enquit l'homme qui se tenait là.
- Bonjour, je me suis perdu … je suis parti faire un tour et impossible de me rappeler où je vis.
Le policier fronça les sourcils.
- Vous habitez seul ?
- Oui.
- Dans votre propre maison ?
- C'est cela.
- Et vous avez … des troubles ? Alzheimer ?
- Je … je ne crois pas.
- Vous avez des papiers d'identité ?
- Non, rien. J'ai juste retrouvé cela dans ma poche. Dit Ducky en sortant un bout de papier gratifié d'un numéro téléphonique.
L'homme s'en empara, comme l'avait fait tous les policiers/policières qu'il avait rencontré, et lut le numéro.
- Et vous n'avez pas essayé d'appeler depuis une cabine téléphonique ? S'enquit le policier.
- Je n'ai pas d'argent sur moi, malheureusement.
- Bon … vous vous souvenez de votre nom ?
- Oh, oui, bien heureusement. David Brown, deuxième du nom.
Le policier grimaça légèrement. Le pseudonyme que le légiste avait inventé en guise de couverture était rien de moins que le cinquième nom de famille le plus commun des Etats Unis. Le policier, en cherchant dans ses bases de données, en aurait pour un bon bout de temps. Et encore, c'était peine perdue, puisqu'il ne trouverait rien correspondant à Ducky.
Ce dernier s'en voulait un peu d'infliger cela aux policiers qu'il croisait. Mais il n'avait pas le choix, il finirait bien par trouver… Il fallait qu'il trouve un mutant. Certains devaient bien s'estimer utiles et donc faire partie de la police, non ? Ou bien se cachaient-ils par peur d'être démasqués.
Tandis que l'homme qu'il avait face à lui s'emparait d'un téléphone pour contacter le numéro sur le bout de papier, Ducky s'aventura nonchalamment au cœur du bâtiment. Plusieurs policiers et policières s'affairèrent de ça de là sans lui prêter réellement attention. S'il se concentrait sur quelques personnes, Ducky percevait des bribes de leurs pensées. Mais il préférait garder ses sens en éveil pour capter la mystérieuse aura qu'il avait déjà ressentie.
- Monsieur ? Le héla une personne.
Il se retourna vers une femme d'âge mûr.
- Je peux vous aider ? Demanda-t-elle.
- Je vous remercie, j'attends quelqu'un. Répondit-il aimablement.
10 minutes plus tard, après avoir fureté, il recouvrit brusquement la mémoire et sortit du poste de police pour se diriger droit vers le suivant.
ooo
Tony ferma la porte derrière lui et entreprit de descendre trois par trois les marches de l'escalier. Après la visite éclair d'un mécanicien le même matin pour vérifier le tuyau de gaz et confirmer que tout était ok, il pouvait maintenant se dépêcher d'arriver au travail. Et espérer que personne ne remarque ses 15 minutes de retard.
10, s'il roulait bien.
Il jura en cherchant les clés de son authentique Mustang, et finit par se glisser à l'intérieur. Comme prévu, le trajet jusqu'au poste de Baltimore fut rapide. 12 minutes, constata l'agent de police en consultant sa montre. Il sauta hors de sa voiture et se dirigea droit vers le bâtiment.
Malheureusement, son arrivée fut quelques peu remarquée.
- DiNozzo, grommela le sergent major lorsqu'il pénétra dans les lieux.
- Désolé. Répondit Tony. Urgence de type gaz.
- Je me fiche de ton urgence, mais rappelle-toi qu'avec l'incident d'hier, tu ferais mieux de ne pas te faire remarquer davantage.
Tony serra les dents pour ne rien répliquer qu'il pourrait regretter, et claqua derrière lui la porte de son exigu bureau. Il était flic ici depuis deux ans et il n'en pouvait déjà plus.
Grâce à ses talents remarqués en matière d'enquête, il était rapidement passé d'agent de police au rang au-dessus, et se chargeait désormais, avec son coéquipier, des enquêtes un peu plus poussées.
Mais le coéquipier en question se révélait à de trop fréquentes occasions être un imbécile suffisant, bien que malheureusement trop malin pour être viré. Tony faisait donc avec, s'efforçant lui aussi d'être un collègue relativement pénible à supporter pour lui rendre la monnaie de sa pièce, et aussi pour s'amuser un peu.
- Alors Morris, encore en train d'user ton reflet sur la lampe de bureau ? Se moqua-t-il en se retournant vers le petit bureau en face du sien.
Morris lui répondit par un grommellement et réajusta le col de sa chemise.
Le premier réflexe de Tony avant de s'installer fut d'ouvrir la petite fenêtre de la pièce, sans entendre les protestations de Morris sur la froideur de vent.
Heureusement que son travail en lui-même lui plaisait suffisamment pour rester. L'italien s'installa sur son fauteuil à roulettes et attrapa la pile de feuilles qui meublait le carré de bois supportant son ordinateur.
- Mmh. Qu'est-ce que c'est ? Demanda-t-il en feuilletant le dossier.
- Le mec qui s'est fait attaqué par son briquet. Répondit Morris en lui lançant un drôle de regard.
- Quoi ? Pourquoi est-ce que tu me regardes comme ça ? Tiqua immédiatement Tony.
- Je n'ai rien dit.
- Tes yeux ont parlé pour toi, tu avais ce regard de flic qui dit « je sais qui tu es et ce que tu penses ». Alors je t'en prie, exprime-toi.
Morris plissa les lèvres.
- Je pense juste que tu as eu le sang un peu trop chaud, avec cette histoire d'enlèvements et viols.
- Oui, tu as raison, restons pragmatiques et rationnels, plusieurs dizaines de milliers de filles se font violées chaque minutes alors une de plus ou de moins …
- Je ne dis pas ça, grinça son coéquipier. Juste que je pense que tu as dû y aller un peu fort avec le suspect.
- Le pauvre. Tu penses que je l'ai traumatisé ? Ironisa Tony avec une moue désolée.
Morris le fixa, les joues légèrement rosies par la colère montante.
- Non, mais tu as merdé quelque part et maintenant on se retrouve fichés parce qu'un gamin que tu as interrogé se retrouve avec le visage brûlé à 50% !
- Tu crois peut-être que j'ai pris le briquet et que je me suis amusé à faire ça tout seul ?! Lis le rapport des légistes, si ma parole n'est pas une marque de vérité suffisante à tes yeux !
- Quand vous aurez fini de vous foutre sur la gueule, tous les deux, intervient le major en entrant sans frapper, vous lirez ça.
Il lança un fin dossier sur le bureau de Morris.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Un type dont la femme est portée disparue. Urgent. Et arrêtez de parler de cette affaire de briquet, elle est close. Compris, Morris ?
Courroucé, le concerné se contenta d'acquiescer et se saisit du dossier.
- Tu es malheureux parce que ton impression qu'il était innocent était fausse, Morris ? Minauda Tony une dernière fois.
- Ferme là. Tu as entendu le boss.
- J'espère que toi oui. De quoi ça parle ?
ooo
Quand Ducky pénétra dans le huitième poste de police de ce début d'après-midi, il avait réellement l'air fatigué. Encore une dizaine, pensa-t-il, et je rentrerai tellement bien dans mon rôle qu'ils refuseront de me laisser partir, pensa le légiste.
- Bonjour, je viens vers vous car j'ai quelques troubles de la mémoire, ces derniers temps, et il se trouve que je ne me souviens pas où je vis, malheureusement …
Tandis que le policier lui posait les questions d'usage, les pensées de Ducky oscillèrent vers la salle. Elle était moins remplie que les autres qu'il avait vues précédemment. Et rien ne vint chatouiller ses sens ici non plus.
- Vous voulez téléphoner ? Lui proposa l'homme.
- Je n'ai souvenir d'aucun numéro de téléphone … Répondit Ducky en donnant son faux nom.
Le policier grimaça.
- C'est un des noms de famille le plus porté, monsieur … vous n'avez aucune indication supplémentaire ?
- Si, il me semble bien que j'ai un jardin. Et deux perruches.
- Ah. Bien. Allez vous asseoir, je vais faire quelques recherches.
- Je vous remercie.
Ducky s'en alla donc vers les quelques sièges disposés le long d'un mur, observant les gens qui passaient. Quelque chose attira brusquement son attention. Il fronça les sourcils et tourna la tête vers la source de la chose mystérieuse qu'il ressentait.
Cela semblait provenir de derrière le petit auvent à sa droite, auvent qui protégeait des regards indiscrets un des bureaux.
Ducky s'approcha du siège qui en était le plus près et glissa un regard discret par l'ouverture entre deux parties de l'auvent. Une dame, une petite fille à son côté, était en pleine discussion avec le policier en face d'elle. Agitée, les yeux rouges et cernés, elle arborait un œil cerclé d'un bleu probablement récent et ses mains tremblaient.
Femme battue, supposa Ducky en plissant les yeux. Mais ce qu'il ressentait ne venait pas d'elle …
Il baissa son regard vers la petite fille et sentit aussitôt l'aura qui se dégageait d'elle. Les yeux dans le vide, elle agitait machinalement ses pieds, qui ne touchaient d'ailleurs pas le sol. Vêtue d'une petite robe bleue et d'un gilet, elle paraissait n'avoir pas plus de 6 ans. La joie et l'insouciance de son âge avaient visiblement quitté ses traits enfantins mais tristes. Le légiste soupira, pris de pitié face à ce petit bout d'humain.
Il resta quelques secondes à regarder ses bouclettes blondes en sondant son esprit. La petite fille ne pensait qu'à ses pieds gigotant au-dessus du sol. Elle évitait d'écouter les paroles d'adultes à côté. Elle savait bien ce que sa maman avait. Mais elle devait se taire. Les pensées des enfants avaient toujours fasciné Ducky par leur incongruité et leur changement continuel, incapables qu'ils sont, à cet âge, de garder pendant longtemps des pensées tout à fait cohérentes. A chaque fois qu'il regardait leurs pensées, le légiste y voyait des épopées féériques peuplées de dragon ou de personnages de dessins animés.
Il n'avait encore jamais vu des pensées aussi noires dans une si petite fille. L'enfant pensait à son père et elle se recroquevillait de peur sur sa chaise. Déglutissant, Ducky s'éloigna et rompit le contact. Il ferma les yeux quelques secondes. Il devait trouver des mutants pour former cette équipe. Après, ensemble, ils pourraient changer des vies comme celle de la fillette. Même si, mutante ou non, elle n'était malheureusement pas la seule dans ce cas …
Le vieil homme se leva et se dirigea vers la sortie. Le policier à l'entrée avait du partir faire quelque chose ailleurs, il n'aurait donc pas à expliquer la brusque réapparition de ses souvenirs. Tant mieux, car il avait la gorge bien nouée.
ooo
En une semaine de recherche rien que pour la capitale, Ducky n'avait rien détecté. Tandis que Gibbs, désœuvré, perdait peu à peu patience et que les résultats étaient si peu concluants, décision avait été prise de passer à un autre état.
La CIA et le FBI avaient aussi été visités, mais sans résultat.
Ducky et Kate, dans une camionnette, se trouvaient désormais dans la ville de Baltimore, qu'ils avaient décidé par hasard d'aller visiter en premier lieu.
- Puissions-nous trouver, maintenant … Pria le légiste.
- Je ne pensais pas que ça serait si long, répondit Kate. C'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin, là.
- Nous finirons par trouver, Caitlin. Mais nous avons des critères spécifiques, cela rend les choses plus compliquées …
- Tu appelles Gibbs, si tu trouves quelque chose, d'accord ?
- Comme prévu, certifia l'homme en descendant de la voiture banalisée.
Il se dirigea vers le poste situé une rue plus loin. Le même scénario se déroula à nouveau. Cependant, au moment où il allait parler, quelque chose passa derrière lui.
Ducky se statufia immédiatement sous le regard intrigué de l'homme à l'accueil. Il fit volte face juste le temps de voir une personne sortir d'un pas vif hors du bâtiment. Et, sans perdre un instant, le talonna aussitôt. Tandis qu'il sortait de l'agence, il vit ce qui avait attiré son attention : un homme, de dos, qui marchait rapidement droit devant. Une certaine aura l'entourait, indice sûr qui ne trompa pas Ducky.
- Jethro ! Siffla-t-il dans son oreillette en prenant un pas d'une allure soutenue pour ne pas perdre sa cible.
Une voix dans son oreillette répondit immédiatement.
- Oui ?
- Je suis sorti du poste, je suis quelqu'un le long de la rue, il faut absolument que tu ailles à sa rencontre.
Il l'entendit dire à Kate de localiser sa position grâce à l'émetteur qu'il portait.
- Je vois où tu es. Vers où se dirige-t-il ?
- Vers l'avenue juste en face, visiblement. Souffla Ducky.
- On démarre.
- Va vers lui à pied, d'accord ? Il ne faut pas le brusquer. Je ne peux pas lire ses pensées d'ici, il faut que je connaisse ses intentions. Peut-être n'est-il pas agent de police.
Gibbs, suivant les recommandations de Ducky et le pistage numérique de Kate, eut tôt fait d'arriver dans la rue montante vers l'immense carrefour qu'étaient la grande avenue, artère principale menant au port de Baltimore. Sous les indications de son agent, il se plaça dans la rue perpendiculaire au trottoir où se trouvaient le légiste et leur cible, parallèlement à l'avenue, et l'arpenta rapidement pour espérer rattraper l'inconnu avant qu'il ne s'engage dans l'immense rue bondée.
- Je suis au dernier croisement avant l'avenue.
- Il y sera dans une dizaine de secondes. Lui répondit Ducky.
Malheureusement, le trottoir où il cavalait discrètement derrière sa cible était aussi envahi d'un nombre croissant de passants.
- Il y est presque, Jethro ! S'exclama doucement Ducky au moment même où il perdait le visuel avec l'homme de dos.
Lorsque l'indication du légiste se fit entendre dans son oreillette, Gibbs tournait au coin de la rue. Il faillit se télescoper avec une bande de passants pressés, dont un groupe d'étudiantes piaillant. Scrutant la foule, l'ex marine tenta tant bien que mal de trouver l'homme qui pourrait ressembler à la courte description de Ducky.
Malheureusement il ne prit pas garde au jeune homme brun aux yeux verts qui se cogna l'épaule contre lui et reprit son chemin en pestant.
1- Que pensez-vous de la méthode mise en place par Ducky pour fouiller les postes ?
2- Et la vie de Tony ?
3- Et Morris, vous l'aimez bien ?
4- AHAH ! la fin ?
5- Votre moment préféré ?
