Note de l'auteur:
Chapitre 13 en ligne! Le combat commence, enfin! Ou presque! :-)
Bonne lecture!
*Jour-J*
Les quelques jours qui séparaient tous les shinigamis de l'ultime bataille s'écoulèrent beaucoup trop vite. Et déjà, on était la veille du jour-J. Tous le monde savait que dès demain, Aizen Sôsuke allait débarquer, avec ses deux complices et son armée d'espadas, d'arrancars et de hollows. C'était dans une ambiance d'angoisse que chaque soldat du Goteï 13 essayait d'accumuler le plus de repos possible avant les nombreux combats qui les attendaient au lever du soleil. Chaque hommes et chaque femmes s'étaient préparé et entraîné pour ce jour, depuis bientôt une longue année. Comme les choses avaient pu en arriver là... ? Comment les désires fous d'une seule personne pouvaient mettre toute une communauté en danger ?
Debout dans son bureau, fixant le Seireiteï sous la pleine lune de son regard fatigué, le commandent Yamamoto soupira discrètement, une tasse de thé à la main. Pourrait-il protéger tous les shinigamis sous ses ordres, tout en assurant la protection du roi des esprits ? On lui avait toujours apprit, il y a fort longtemps, de ne jamais négocier avec l'ennemi... Mais là, des milliers de vies étaient en jeu... La vie du roi était-elle si précieuse, au point de sacrifier autant de personnes ? C'était avec une pointe d'angoisse qu'il bu d'une gorgée la totalité de sa tasse de thé brûlante.
Confortablement assis dans ses quartiers, le capitaine Ukitake fixait la lune ronde accrochée haut dans le ciel. Assis à côté de lui, son ami de toujours, le capitaine Kyoraku. Tout deux étaient en train de siroter un bon saké, se remémorant de bon souvenir. Qu'allait-il se passer demain ? À vrai dire, les deux amis s'en fichait pas mal. Ni l'un, ni l'autre n'avaient de regret durent toutes ses années passées. Demain allait être une nouvelle journée, comme les autres, où presque. Ils allaient diriger leurs divisions respectives, s'assurant que chaque shinigamis sous leurs ordres restent en vie. Malgré leurs sourires, l'angoisse était là, bel et bien présente. D'un geste, Shunsui leva sa petite coupe de saké et prononça alors :
« À nous !
-À nous ! Lui répondit Jushirô, un sourire aux lèvres. »
À l'autre bout du Seireiteï, seul dans son propre bureau, un autre capitaine fixait aussi cette lune. Les pensées de Tôshirô Hitsugaya étaient organisées et pourtant, il ne parvenait pas à se détendre. Ce n'était qu'une bataille comme une autre, alors pourquoi craignait-il l'arrivé de demain, comme si quelque chose allait arriver... ? Il ne pu s'empêcher de s'inquiéter pour son amie Momo. Allait-elle tenir bon, face à son ancien capitaine, après tous ce qu'il lui avait fait subir... ? Serrant les dents, le capitaine de la dixième division se jura de la protéger contre lui, quoi qu'il arrive.
Dans un autre bureau, une autre personne ne pouvait s'empêcher de penser au lendemain. D'un geste habile, il défit le nœud et laissa son écharpe tomber sur le sol, libérant son bras gauche de sa prison de tissu. Fixant sa main gauche, il fit bouger ses doigts, constatant que la douleur que lui causait ce simple geste avait disparut. Satisfait, Kuchiki Byakuya essaya alors le bouger son coude. Deuxième résultats satisfaisant. Mais au moment de bouger son épaule, il grimaça légèrement sous la douleur. Il devait s'en douter, sa blessure ne pouvait pas être complètement guérie, si peu de temps après... Pourtant, demain, il devra être opérationnel. Hors de question de rester sagement chez lui, alors que tous ses collègues allaient se battre. Et surtout, comment pourrait-il s'assurer que Tsubaki ne craigne rien, s'il reste à l'abri, loin du champs de bataille ? Il réajusta son kimono correctement, puis sa précieuse écharpe sur ses épaules. Il attendait de pied ferme leur ennemi et tous particulièrement un certain ex-capitaine, qui lui avait promis une revanche. Il leva les yeux vers l'une des fenêtres, apercevant la lune, éclairant la pièce d'une faible lueur blanche.
C'est sur un des toits de la dixième division que le vice-capitaine Matsumoto fixa la lune, elle aussi. Elle était torturé pas ses pensées mélancolique depuis que la nuit était tombée. Demain, il allait revenir au Seireiteï... Demain, elle avait une chance de le revoir... Se souvenant de son passé, avant son arrivé au Seireiteï, à l'époque où elle n'était une petite fille, survivant au Rukongaï... Et de ce jour où elle l'avait rencontré, alors qu'elle luttait contre la faim. Les détails de leurs rencontre étaient très net dans son esprit. Elle se souvenait parfaitement de la main d'Ichimaru Gin, lui offrant un kaki séché et lui expliquant qu'elle devait vivre, car elle avait encore du reiatsu en elle. Rangiku pinça les lèvres, santant son cœur se serrer. Elle avait toujours porté l'ex-capitaine de la troisième division dans son cœur, bien plus que n'importe qui d'autre ici... Quelle ne fut pas sa déception lorsqu'il avait trahis tous les shinigami en s'en fuyant avec Aizen... Elle ne sentit pas l'arrivé d'une personne qui, comme elle, ne trouvait pas le sommeil. S'installant à côté d'elle, Tsubaki ne pu que remarquer le visage triste de son amie. Mais avant que le jeune fille ne l'inonde de questions, elle prit les devants, affichant son célèbre sourire.
« Tu devrais dormir Tsubaki ! Que fais-tu là ?
-C'est bon, je ne suis plus une gamine !
Elle ne répondit pas, levant à nouveau les yeux vers la lune.
-Dit-moi Rangiku...
-Mmh ?
-Est-ce que... C'est normale d'avoir peur ? Pour demain...
Baissant de nouveau son regard bleuté sur son amie, Rangiku constata quelle fixait avec insistance les tuiles du toit.
-Parce que moi, je suis terrifiée... reprit Tsubaki.
-Et c'est normal... ça va être ta première vrai bataille...
-Peut-être mais... Si ça fait comme la dernière fois, que je ne fais que fuir, sans aider personne... Et si... Quelqu'un se faisait tuer cette fois-ci...
-La guerre n'est pas quelque chose que l'on peut prévoir... Il faut s'adapter et faire en sorte de limiter les dégâts... On ne peut pas faire grand chose d'autre...
Tsubaki resta silencieuse un moment, pas trop rassurée.
Rangiku reprit alors, avec beaucoup de sérieux.
-J'ai peur moi aussi... Très peur...
-Ah bon ? Un shinigami expérimenté comme toi ?
-Oui... Peu importe à quel point on est expérimenté, on est tous égaux dans ce genre de moment... Demain va être une longue journée pleine de rebondissement... Des choses vont changer, définitivement et plus rien ne sera comme avant... C'est ce qui rend la guerre si... Effrayante.
La jeune fille ne bougeait plus, écoutant avec attention chaque mot de son amie. Durant quelques seconde, elle aurait jurer avoir vu une profonde tristesse dans le regard d'habitude si joyeux de la vice-capitaine. Mais très vite, le sourire reprit sa place d'origine et Rangiku reprit :
-Va donc te coucher, tu seras plus utile à tous le monde si tu dors ! »
Pour illustrer ses dires, elle se leva elle aussi et, après avoir épousseté ses fesses, songea à aller se coucher. Si elle devait croiser son ami demain, il sera toujours temps de réagir en conséquence... Inutile de se torturer l'esprit !
OoOoOoOoO
Lentement mais sûrement, le soleil pointa le bout de son nez. Délicatement, il étendit son manteau de lumière sur l'ensemble de la Soul Society, réveillant les premiers shinigamis, mais aussi les premières angoisses. Alors que le ciel commençait à s'éclaircir, parmi les quelques nuages blanc, une large cicatrice apparut, silencieusement. Et d'un coup, un portail noir s'ouvrit, laissant un homme passer. Debout, immobile, fixant le Seireiteï sous ses pieds, un sourire s'installa sur le visage d'Aizen Sôsuke.
Il fut rejoint quelques seconde plus tard par ses deux complices, Tosen Kaname et Ichimaru Gin, qui se posèrent de chaque côté de l'ex capitaine de la cinquième division. Tout était encore calme, mais Sôsuke savait qu'il étaient déjà repérés. Ce n'était qu'une question de temps avant que le comité d'accueil ne vienne.
Et comme si ses pensées avaient été lu, le commandent Yamamoto apparut alors devant lui, sans escorte, sans gardes. Mais de nombreux shinigamis se tenaient prêt, éparpillé un peu partout au Seireiteï.
Mais Aizen n'était pas venu seul et savait que toute son armée attendait son signal pour venir le rejoindre.
La tension était à son comble. Personne n'osait parler, et seul le silence matinal régnait.
C'est finalement le commandant prit le parole, calmement.
« J'ai toujours apprécié votre ponctualité, capitaine Aizen.
-Et moi votre patience, commandant. Je suppose qu'il est inutile de perdre notre temps en banalité.
-Je suis bien d'accord avec vous. Il est encore temps de changer d'avis, Sôsuke...
-Pour être honnête, j'aimerais éviter le bain de sang...
-Nous voilà d'accord sur un point.
-Cependant, je ne peux pas revenir sur mes paroles. Pourquoi ne pas en finir et me remettre la clef du roi. Après, je m'en irais. Il n'y aura pas de combats, pas de blessés, pas de sang, pas de larmes...
-Vous êtes conscient que je ne peux accéder votre requête...
-Et c'est bien dommage... Il semblerait que cela soit inévitable... Vous ne me laisser pas le choix, commandant... Je vais devoir me servir moi même...
D'un geste, il leva la main droite et claqua des doigts. Une demi seconde après ce geste, plusieurs dizaine de portails noirs s'ouvrirent à leur tour, un peu partout dans le ciel. À chacun d'entre eux, un espada, accompagné d'un dizaine d'arrancars et de hollows.
Au même instant, tous les shinigamis apparurent aux côtés de leur commandant, toujours très calme.
En l'espace de quelques seconde, le ciel si claire s'était assombrit par le nombre de personne désormais présente.
-Je vois... murmura-t-il. Il n'y a pas, semble-t-il, d'autre alternative Sôsuke... Nous allons devoir vous mettre aux arrêts, vous et vos deux complices, pour haute trahison envers le Goteï 13 !
Sur ses mots, un large sourire s'invita sur le visage du traître. Lentement, il tendit les deux poignets face au commandant Yamamoto, en signe d'abdication.
-Et bien, allez y, arrêtez moi ! » Répondit-il, d'un ton particulièrement arrogant.
D'un seul coup, comme si un feu vert ou un signal avait été déclenché, de violant combat commencèrent, entre shinigami et arrancars. Et au milieu de cette agitation, Aizen et Yamamoto se fixait toujours, sans bouger.
Toujours lentement, au dessus de tous ça, le soleil se mettait paresseusement en place. Une nouvelle journée commença alors.
Note de l'auteur:
Promis, prochain chapitre, il y aura de l'action! Disons que là, c'est un avant gout!
Sinon, vous aimez toujours? Review? ^^
Bonne semaine et à la semaine prochaine!
TiteOshun
