Bonjour ! Je suis en retard, désolée, j'ai eu relativement peu de calme ces derniers jours ! (oui, le soleil les sorties le boulot tout ça)
Aujourd'hui il y aura du neuf sur les recherches de Ducky, qui mèneront à ... à quelque chose. Gnihihi.
JenAbs : et je te remercie pour ça :)
Athna : Il faut absolument que tu t'inscrives ici toi. Alors Brooke te paraît suspecte ? mais non roh, relativises, regarde EJ, elle était plutôt sympa même si elle fut avec Tony ! (et puis oui quand on s'intéresse aux ex de Ziva ... AHEUM) Muahaha prépare toi à atomiser Gibbs car les remarques-qu'il-aurait-mieux-valu-éviter risquent de se réitérer. Même si c'est un homme plein de tact, bien évidemment. Je suis ravie que tu te soies décidé à montrer le bout de ton nez ! merci pour ces reviews, je les adore ! Et ne t'inquiète pas, j'aime cette histoire donc je posterai la suite même si ce site devient de plus en plus vide ;) (et tu excuseras mon retard puisque la suite est postée, n'est-ce-pas ?)
- Je peux vous aider, monsieur ?
- Et bien oui, je recherche l'un de vos hommes, mais je ne connais malheureusement pas son nom.
Le policier haussa un sourcil intrigué.
- Comment ça ?
- Un jeune homme, brun, de carrure assez athlétique ... Cela vous dit quelque chose ?
- Oui, vous me décrivez là à peu près tous les hommes du poste. Mais pourquoi le cherchez-vous ?
- Il m'avait aidé à retrouver mon chemin et je souhaiterais le remercier.
- Décrivez-moi son visage ?
- Je n'ai malheureusement pas une très bonne acuité visuelle il m'est donc assez difficile de répondre à cela … Puis-je faire un petit tour de vos locaux ?
Le policier hésitait visiblement. Il jeta un coup d'œil à la salle principal du poste de police, où se mouvaient quelques personnes.
- Je n'en ai pas pour longtemps. Je le reconnaitrai certainement.
- Je ne peux vous laisser plus de quelques minutes, monsieur.
- Oh, cinq suffiront. Répondit Ducky en s'avançant de quelques pas vers le cœur des locaux.
Le policier sembla juger qu'il ne risquait rien à le laisser faire. Ducky s'avança donc et scruta les personnes qu'il rencontrait sur son chemin. Le poste était grand, un des plus importants de Baltimore. Cela risquait de lui prendre des jours à trouver l'homme qu'il avait remarqué la veille … et c'était certainement l'unique fois où il pourrait rentrer dans le bâtiment pour jeter un œil.
Le légiste parcourut donc le rez-de-chaussée du poste, où se trouvaient les cellules, salles d'attente et petits bureaux nécessaires aux dépositions. Quelque chose d'étrange attira soudain son attention. Dans un couloir désert filant vers la droite, jalonné de portes, probablement des bureaux, le légiste avait l'impression de voir une espèce de … piste. Un espèce de fil, invisible et trouble, comme une empreinte olfactive, mais visible.
Intrigué, sans même prendre le temps de vérifier qu'il était bien discret, Ducky s'engagea dans le couloir et suivit l'espèce de piste trouble qui le menait un peu plus loin. Plus il s'avançait, plus il prenait conscience de ce qu'il suivait.
L'aura d'un mutant. Mais un mutant si puissant qu'il pouvait en suivre la piste. Il n'avait encore jamais vu ni ressenti pareille chose. Cela semblait s'arrêter devant la porte d'un bureau. Le légiste en lut les deux noms apposés sur le battant, et toqua. Comme personne ne répondit, ne pouvant attendre, il posa la main sur la poignée qui s'enclencha sans problèmes.
ooo
- DiNozzo, il y avait un vieux dans le bureau tout à l'heure, c'est toi qui lui a dit d'entrer ? Aboya Morris à peine son coéquipier eut-il fait un pas dans la petite pièce.
- Pardon ?
Une sueur froide eut le temps de descendre en rappel le long de l'échine de Tony lorsqu'il eut pleinement pris conscience de ce que venait de lui dire Morris.
- Qu'est-ce qu'il faisait ici ?
- J'en sais rien, grommela l'autre flic. Il a dit qu'il te connaissait, qu'il te cherchait. Je l'ai envoyé balader, la prochaine fois tu diras à tes vieux copains que s'ils ont un souci c'est à l'accueil qu'il faut aller, pas fouiller dans les-
- Comment était-il ? le coupa Tony passablement énervé.
- Vieux. 65 ans environ. Des lunettes, cheveux un peu gris … je m'en fous, j'ai pas regardé. Je veux juste pas qu'il mette son nez dans mes affaires, c'est compris ?
L'italien passa outre le ton acide de son coéquipier, qui n'avait pas d'autre but que l'énerver, et chercha dans ses souvenirs où il aurait pu rencontrer ce genre de personne. Sa fébrilité lui donna la réponse. Il ne connaissait absolument personne répondant à cette description.
L'homme en question ne pouvait donc qu'être le pyromane qui lui jouait des tours. Peut-être même avait-il glissé quelque chose dans son bureau ? Avec méfiance, Tony fit le tour de son meuble de bois et passa sa tête en dessous, scrutant parois et tiroirs.
- Quand était-il là ? Demanda-t-il à Morris.
- Y a 10 minutes à peine. Heureusement que je viens toujours en avance.
Tony retint la réplique cinglante qu'il aurait aimé lui sortir. Il n'avait pas le temps de se prendre la tête pour des broutilles.
Sortant de son bureau d'un pas vif, il se dirigea droit vers l'accueil. Il allait mettre la main au collet du petit rigolo qui se jouait de lui, et rapidement.
ooo
- Wow.
L'exclamation de McGee face aux détails de la salle secrète sonna comme un compliment aux oreilles d'Abby, qui tourna vers lui un visage tout sourire.
- C'est pas mal, hein ?
- Vous … heu, tu as fait ça seule ? S'étonna l'informaticien.
- Pas tout. J'ai été aidée par des professionnels et des amis.
Le coup d'œil inquiet que lui lança le jeune homme la fit se reprendre.
- Ils ne sont pas au courant, bien entendu ! Personne n'est au courant, à part Vance. Et les directeurs des autres agences. Et la secrétaire de la Navy.
Tim entrouvrit la bouche. Il allait de surprise en surprise, et celle-ci était aussi de taille.
- La … secrétaire ?
- Evidement ! Comment crois-tu que nous aurions les subventions nécessaires à la formation de tout ça, sinon ? Et il fallait bien que les grands patrons soient au courant. La Gibbs-Team sera son équipe d'élite.
McGee opina légèrement, plongé dans ses réflexions. Toutes ces infos faisaient beaucoup d'un coup. Il avait la vague impression que son cerveau était passé sous un tractopelle.
- Et il y a déjà deux membres !
Deux membres. Attendez … deux membres ? McGee se retourna vers la laborantine qui avait tout à fait l'air d'une personne qui vient d'énoncer une évidence.
- Pardon ? Emit-il, pensant avoir mal entendu.
- Deux membres ! Gibbs et toi. C'est un super patron, tu verras.
La mâchoire du jeune homme se décrocha donc pour la 724157ème fois de la journée.
- Abbs, dit Kate en descendant dans la pièce, ne lui fais pas peur ! Il n'a pas encore accepté le poste.
- Mais c'est une évidence ! Qui ne rêve pas de parcourir le monde pour sauver la veuve et l'orphelin ?
Heu … moi ? Songea McGee avant que l'image de Delilah ne vienne le frapper comme un retour de boomerang. Preuve était faite qu'il n'en était pas capable, de toute façon.
- Non.
Le faible mot qu'il avait articulé attira l'attention des deux femmes. Gêné, il tourna la tête et fit quelques pas sans but.
- Je ne peux pas accepter.
- Mais ce n'est pas une banale offre d'emploi que l'on refuse ou non … c'est une équipe de héros ! S'insurgea Abby qui partait déjà dans un discours enhardi. Tu vas voir, tu vas t'entraîner, comme Gibbs l'a fait. Tu ne peux quand même pas cacher un don aussi génial !
McGee pinça les lèvres.
S'il exploitait ce pouvoir, ce dernier deviendrait bien trop grand. Jamais il n'avait eu les épaules pour supporter autant. L'accident de Delilah pesait déjà suffisamment lourd dans son cœur pour qu'il pense seulement à exploiter son don pour « sauver des vies » au risque d'en détruire d'autres au passage …
Et même s'il avait énormément de respect et d'admiration pour ceux qui montaient une telle entreprise, il ne pouvait pas faire partie d'une telle équipe. Alors qu'il réfléchissait, il sentit deux mains fines se poser sur ses épaules, et rencontra en levant ses yeux le regard doux de la laborantine.
- Tout se passera bien. Tu n'as pas à t'en faire.
ooo
Lorsqu'il sortit d'un pas rapide et décidé du poste, écartant d'importuns étrangers qui marchaient un peu trop près de l'entrée, Tony scruta les horizons pour tenter d'apercevoir l'homme que Morris lui avait décrit.
Alors qu'il scannait de son regard émeraude les passants et les façades des immeubles environnant, brusquement son attention fut captée par un homme assez âgé, qui le fixait lui aussi. Sur le trottoir d'en face, plus loin sur la droite, le sexagénaire portant des lunettes fines était posté à côté d'une Dodge Charger noire.
Une poussée de colère monta aussitôt en lui et il s'empressa de traverser la route pour aller à la rencontre du fameux pyromane. Ses muscles étaient tendus à l'extrême, tellement que sa nuque en était presque douloureuse. Son regard noir était fixé sur le type à lunette, et son cerveau s'imaginait déjà lui encastrer la tête sur le bitume. Dès qu'il fut à quelques mètres à peine, il pointa son index sur l'homme et le héla d'une voix forte.
- C'est toi qui trouves drôle de jouer avec le feu ? S'exclama-t-il sans cacher sa fureur.
Tony vit à peine la lueur d'étonnement passer dans les yeux de Ducky. Par contre, il vit bien un homme aux cheveux poivre et sel, coupe militaire, sortir rapidement de la Dodge pour se placer à côté du légiste, sa main prête à s'interposer.
Sentant sa fureur épaissir de secondes en secondes, Tony serra les poings.
- Ah parce que vous avez des amis dévoués à votre botte, en plus ? Fit-il d'un ton acide.
- De quoi parlez-vous ? Lui demanda le légiste.
- Vous vous foutez de moi ? Grinça l'italien entre ses dents, avançant d'un pas.
Il rêvait de chopper le vieux par le col back et de le projeter sur la façade. Visiblement, le type poivre/sel comptait bien s'interposer.
- Je crois qu'il y a méprise, tempéra Ducky en levant les deux mains. Nous ne vous voulons aucun mal, nous voulons juste-
- Alors qu'est ce que vous foutiez dans mon bureau ! Le coupa Tony. C'est vous qui avez fait ça à cet abruti de Ian ? Et chez moi, la gazinière, je suppose qu'il est inutile de vous demander ? Qu'est-ce que vous voulez, bordel ! Cria-t-il.
En réponse, il reçut deux regards qui paraissaient bel et bien honnêtement incrédules et étonnés. Une part de Tony lui soufflait que les deux hommes étaient innocents. Mais ses nerfs, mis en pelote depuis quelques jours, ne voulaient qu'une chose : trouver un coupable et une explication à ces étranges faits.
Son cœur battait tellement fort dans sa poitrine qu'il lui faisait presque mal.
- Je ne vois pas de quoi vous parlez, monsieur … DiNozzo ? Ou Morris ? J'ai lu ces noms sur la porte de votre bureau.
- Parce que vous ne savez pas comment je m'appelle, bien évidemment, grommela Tony en perdant néanmoins un peu de sa colère.
- Non, on ne sait pas, non. Gronda l'homme poivre et sel en l'assassinant du regard.
- Jethro. Fit Ducky en posant sa main sur son ami, l'intimant par ce biais de rester calme. Ecoutez, je ne sais pas qui vous pensez que nous sommes, et je crois … je crois qu'il doit y avoir un … un malentendu …
Tony fronça les sourcils. Le vieux monsieur le fixait un peu trop intensément à son goût. J'ai quelque chose sur le visage ? pensa-t-il tandis qu'il l'écoutait parler de plus en plus lentement.
Puis l'homme arrêta subitement de le fixer et ouvrit de grands yeux en murmurant un « bon sang » presque inaudible.
- Quoi ? Demanda Tony.
- Je suis le Dr Mallard, légiste pour le NCIS, et voilà l'agent Gibbs. Répondit le vieil homme. Nous voudrions vous parler au calme, si cela ne vous-
- Je travaille, le coupa le policier de nouveau agacé. Et je ne compte pas me retrouver seul face à vous deux.
Gibbs choisit ce moment pour choisir son insigne et la lui coller sous le nez d'un geste rapide trahissant son énervement.
- Nous savons que vous êtes un mutant.
A peine eut-il dit ça que Gibbs se slappa mentalement. Ce gamin l'énervait à les regarder comme s'ils étaient coupables. Et ce dialogue tournait un peu trop en rond à son goût. Sauf que, au vu du regard chargé de reproches de Ducky et de l'expression « un rouleau compresseur m'est passé dessus » du policier, il aurait mieux fait de faire durer sa patience encore un peu.
Tony fit un pas en arrière, ses lèvres se retroussant malgré lui en une expression mi-dégoutée mi-horrifiée. « Mutant ». Bien sûr, il avait entendu ce terme, c'était dans toutes les bouches ces derniers temps. Mais il n'avait eu conscience de cela qu'à travers des écrans, jamais il n'avait touché ce phénomène de près ni de loin. Il n'avait même jamais pensé à cette possibilité en examinant les différentes explications aux feux jaillissants autour de lui, il n'avait jamais soupçonné qu'un mutant puisse être le coupable …
Mais alors que ce puisse être lui, le mutant.
Risible.
- Vous êtes complètement tarés.
Ou peut-être essayaient-ils de le rendre taré ?
Tony fit encore un pas en arrière.
- Approchez-moi encore une fois, commença-t-il d'un ton menaçant.
Il écarta de sa main droite le pan de sa veste pour dévoiler la crosse de son arme.
- Et je vous promets que je vous chasserai à coup de plomb dans le c-
- Ecoutez-moi, le coupa Ducky, je vous promets que nos intentions sont tout à fait sérieuses, il faut que vous vous calmiez pour accepter que-
- Fou-tez-le-camp. Scanda Tony d'un ton trop bas pour être chargé de bonnes intentions.
Mais ce fut finalement lui qui tourna les talons, ignorant totalement le légiste qui essayait tant bien que mal de le retenir à renfort de mots qu'il n'écouta pas.
- T'as vu un fantôme ? Oh ! Non ! Ne me dis pas qu'une de tes ex se remet à te harceler ! Attaqua Morris dès que Tony fut de nouveau dans le bureau.
Bizarrement, le regard que son coéquipier italien lui lança était chargé d'une telle colère que, malgré lui, il se tassa dans sa chaise.
- Ferme-là.
Et pour une fois, il le fit.
ooo
- Grand dieu Jethro, tu aurais dû me laisser lui parler !
Le Jethro en question grommela brièvement en s'installant sur le siège conducteur.
- Tu as une idée pour le faire changer d'avis ? Demanda-t-il, changeant innocemment la trajectoire de la discussion.
Ducky souleva son feutre et passa la main dans ses cheveux, essuyant une gouttelette de sueur perlant sur son front.
- Rien ne sert de le brusquer en revenant à la charge. Je pense qu'il comprendra lui-même ce qu'il se passe.
- Il ne sait pas ?
- Non. Il pense qu'un pyromane lui veut du mal, à lui et sa famille.
- Un pyromane ? Répéta Gibbs en fronçant les sourcils.
- Il croyait que nous étions les coupables. Il n'a pas conscience que c'est lui qui provoque les incendies et les feux que j'ai vu dans son esprit … c'est de cela qu'il nous a accusé.
- Comment c'est possible ?
- Car le feu n'émane pas directement de lui. Il surgit des sources de gaz qui se trouvent à côté de lui. D'où le fait qu'il pense qu'il s'agit d'actes criminels.
- Mais il doit bien … « provoquer » cela.
- Je suppose que ce sont ses sentiments qui provoquent cela … et comme il a l'air nerveux, et un peu effrayé par tout ça, ça ne doit qu'accentuer les « accidents » qu'il a sans le vouloir avec son pouvoir …
- Ca le rend dangereux. Conclut Gibbs après quelques secondes de silence.
- Oui. Mais je ne pense pas qu'il soit bête. Avec ce que tu lui as dit, il va bien finir par faire le rapprochement.
Quelques secondes passèrent encore.
- Tu penses qu'il reviendra vers nous de lui-même.
- Etre mutant, je pense que c'est quelque chose dont il faut prendre conscience seul et tranquillement, oui. Termina Ducky.
1- Que pensez vous de Tony ? Ses doutes ses colères sa vie tout ça ?
2- Et de sa discussion avec Ducky et Gibbs ?
3- Et des interrogations/doutes du Tim peu sûr de lui (c'est redevenu la version saison 1 muahaha)
4- Passage/discussion/licorne préféré(e) ?
