Hello :) me voilà revenu de mon week end au soleil !
Aujourd'hui : du DiNozzo, du Brooke, et du McGee !
JenAbs : une confrontation entre eux deux ressemblerait plutôt au choc des titans ... :P
Aliiks : Muhaahaha oui le retour du Tim peureux, mais c'est parce que j'aime bien l'évolution qu'il a fait, alors j'ai bien envie de la remettre ici ! et ta licorne est magnifique, au passage. *hoche la tête*
Athna : Muahaha il faut bien un peu de difficultés ! Gibbs ? Des excuses ? Enfin, tu sais bien que la psychologie c'est pas son truc ! Au fait, Tim est allé se cacher sous l'escalier en lisant ce que tu lui dis. Mais il va sortir, t'en fais pas. Heu ... par contre, heu ... le livre que tu lis ? Bonne question. Je pensais à Game of Thrones mais en fait je donne ma langue au chat !
PBG : Oui, tout à fait, pour un DiNozzo qui s'arrange toujours pour ne pas montrer ses sentiments ! Et petit Timmy va (re)devenir grand !
- Il s'est encore passé quelque chose ?
Tony leva le nez au son de la voix inquiète de Brooke. Elle le regardait de ses grands yeux verts amande.
- Non.
- Ne me ment pas. Je connais cette tête.
- Je suis fatigué.
- Tony …
Sans écouter ni la regarder davantage, l'italien se dirigea droit vers un des buffets du salon et en sortit une bouteille de scotch.
- A 22h ? Sérieusement ?! Se récria sa compagne.
Il avait simplement besoin de se changer les idées. Un petit verre n'avait jamais fait de mal à personne. Tony sortit d'un autre placard un large verre et se servit une bonne rasade du liquide ambré avant de reposer la bouteille. Enfin, avant que Brooke ne prenne sa bouteille pour la ré-enfermer dans le placard.
- Tu crois vraiment que ça va t'éclaircir les idées ? Lui demanda-t-elle d'un ton plus froid, bras croisés.
- L'alcool purifie mon esprit.
- C'est ça. Tu auras bien intérêt de venir te purifier sous la douche avant de venir te coucher, sinon tu n'auras qu'à rester sur le canapé. Ça purifiera le lit.
La jeune femme tourna sèchement les talons et disparut dans la chambre qu'ils occupaient. Malgré le remords qu'il éprouva face à la situation qu'il engendrait, Tony ne bougea pas. Il porta le verre à ses lèvres et avala une gorgée qui dévala son œsophage, réchauffant corps et esprit. Le policier soupira et gigota sur le canapé.
Son regard fut attiré par une photo trônant sur l'imposant buffet face à lui. Entouré de vastes étagères où se côtoyaient pêle-mêle ses DVD et les livres de Brooke. Une seule photo, au centre, était encadrée. La jeune femme posait à côté de lui, à la soirée entre amis où ils s'étaient rencontrés trois ans plus tôt.
Il tenta tant bien que mal de se focaliser sur la photo …
« C'est toi qui trouves drôle de jouer avec le feu ? »
Tony se leva et s'approcha de la photo. Ils étaient tous deux accoudés au bar, assis, en guise de siège, sur des balançoires fixées au plafond. Original. Ça avait été une très bonne soirée.
« Je crois qu'il y a méprise. »
Brooke était habillée d'une robe rouge ornée d'un décolleté très échancré dans le dos. Ses cheveux châtains étaient plus en broussaille que jamais. Tony se rappelait le nombre de blague qu'il avait pu lui sortir sur sa coiffure durant la soirée.
« Alors qu'est ce que vous foutiez dans mon bureau ! C'est vous qui avez fait ça à cet abruti de Ian ? Et chez moi, la gazinière, je suppose qu'il est inutile de vous demander ? Qu'est-ce que vous voulez, bordel ! »
Mais elle s'était contentée de sourire, et plus la soirée avançait, plus sa crinière prenait de l'indépendance. C'est d'ailleurs son sourire qui lui avait fait oublier ses cheveux pour se concentrer sur elle.
« Ecoutez, je ne sais pas qui vous pensez que nous sommes, et je crois … je crois qu'il doit y avoir un … un malentendu … »
La bonne humeur contagieuse de la jeune femme et sa vivacité l'avait happé. Lui qui était habitué aux belles (voir très belles) femmes avait été séduit par son charme. Elle n'était pas magnifique.
« Je suis le Dr Mallard, légiste pour le NCIS, et voilà l'agent Gibbs. »
Et pourtant elle avait toutes les qualités possibles. Pour une fois il avait regardé au-delà du physique, au-delà de la première impression. Et depuis trois ans, il ne le regrettait pas.
« Nous savons que vous êtes un mutant. »
Tony tressauta. Il fixa son attention sur les yeux verts amande rieurs qui fixaient l'objectif. Sur le grand sourire de Brooke. Sur la photo, il dardait sur elle un regard malicieux. Il ne se rappelait pas du moment où elle avait été prise, probablement à un moment où il lui avait lancé une de ses énièmes blagues.
« Nous savons que vous êtes un mutant. »
Autour d'eux, il devina les silhouettes des personnes qui étaient devenues leurs amis communs. Il se revit trois ans plus tôt, assis sur une des balançoires, accoudé à ce bar atypique.
« Nous savons que vous êtes un mutant. »
Ça avait été une très bonne soirée. Vraiment une-
« Nous savons que vous êtes un mutant. »
- Vous allez me foutre la paix !
Le verre quasiment vide alla se briser au sol en mille morceaux, accompagné d'un fracas tintant. Il n'arrivait pas à se concentrer sur autre chose que sa rencontre avec eux et la discussion qu'ils avaient eue. Le cœur battant un peu trop vite, Tony ferma les yeux une seconde le temps de réaliser qu'il laissait son incompréhension se teinter de colère.
Il les rouvrit en entendant Brooke hurler.
ooo
- Qu'est-ce qu'il se passe ?! Cria Tony en entrant dans la chambre en coup de vent.
La jeune femme était debout, tendue comme un arc, les yeux écarquillés braqués sur la fenêtre.
- Il … Il y a eue une explosion et le compteur, regarde le compteur électrique en face …
Suivant le doigt de Brooke, Tony se dirigea vers la fenêtre illuminée d'une lueur vive et étrange à cette rue tardive. De l'autre côté de la route, de hautes et puissantes flammes étaient en train de lécher la façade sans fenêtres de l'immeuble en face du leur. Elles provenaient du compteur électrique, petite cabane installée tout contre un des murs, générant l'électricité nécessaire aux habitants.
Enfournant la main dans sa poche, le policier en sortit son téléphone portable et composa immédiatement le numéro des pompiers.
- Je descends voir. Dit-il à Brooke dès la première sonnerie.
Il dévala trois par trois les marches de l'escalier de leur immeuble, mangeant les trois étages en un temps record. Il eut le temps nécessaire pour indiquer aux pompiers l'adresse et la provenance des flammes, et se précipita vers le hall du bâtiment en face du sien.
La sonnerie d'alerte incendie ne s'était pas encore déclenchées, les flammes provenant de l'extérieur. Tony vit rapidement le petit boitier rouge, il l'ouvrit et appuya sur le bouton d'alerte. De puissantes sirènes se déclenchèrent aussitôt dans tout l'immeuble.
L'italien sortit à nouveau. Face au brasier menaçant, il ne put que se rendre compte qu'il ne pouvait rien faire. Mais le feu ne semblait pas mettre en danger l'immeuble outre mesure. La maisonnette du compteur électrique se consumait sur elle-même, irradiant les alentours d'une vague de chaleur.
« Nous savons que vous êtes un mutant. »
Tony déglutit. Non. C'était stupide. Mais pourquoi des flics du NCIS s'amuseraient-ils à lui faire une blague de la sorte ? Un coup de Morris ? Même lui n'était pas assez tordu pour inventer ça.
Il devait y avoir une explication rationnelle. Peut-être lui avait-on tendu un piège, et les deux hommes rencontrés dans la journée étaient eux aussi tombés dedans ? Dès demain, il irait à Washington régler ça.
ooo
Assis sur un siège piqué à l'un des bureaux de l'open space, Tony DiNozzo observait minutieusement les alentours. Un jeune homme, assis à un des bureaux du carré où il se trouvait, pianotait sur son clavier sans grande conviction. A son arrivée aux locaux du NCIS, on avait dit au policier d'aller s'installer là et d'attendre l'agent Gibbs. L'homme direct aux cheveux poivre et sel et au regard d'acier.
Depuis, il attendait. Mais ça n'avait jamais fait partie de ses points forts. Il avait besoin de savoir. Besoin de comprendre. Besoin de cette explication rationnelle qui tardait à venir.
Il jeta un coup d'œil sur son téléphone portable, où une photo de Brooke faisait guise de fond d'écran. Elle était partie travailler un peu chamboulée. Elle ne savait pas, pour la visite de Gibbs et du légiste. Tony ne lui avait pas dit qu'ils l'avaient suspecté d'être un mutant. Il ne voulait pas lui faire peur, il avait déjà suffisamment peur pour elle pour en plus devoir la mêler à tout ça.
- Vous travaillez pour l'agent Gibbs ? Demanda-t-il au jeune homme aux cheveux châtains.
McGee sursauta légèrement, semblant reprendre conscience qu'un inconnu avait pris possession du fauteuil de Kate.
- Pas vraiment. Répondit l'informaticien après avoir déglutit.
- Pas vraiment ? Répéta Tony. Vous êtes un espion ? Une taupe ? Un voleur ?
- Non, je … je travaille au service de cybercriminalité.
- Oh. Un geek.
Tim soupira sans répondre.
- Vous êtes un mutant, vous aussi ? Demanda Tony d'un ton neutre.
La question de l'inconnu au badge « visiteur » le fit sursauter davantage. Il leva la tête d'un air effaré, sentant son cœur battre la chamade. Il était au courant ?! Lui aussi ?! Ses joues s'enflammèrent tandis qu'il essayait de deviner qui était ce type.
Mais Tony avait déjà tourné la tête ailleurs, un sourire ironique aux lèvres, sans voir la peur qui s'était emparée du jeune informaticien.
- C'est pour ça que je suis venu. Ils me soupçonnent d'en être un. C'est l'âge qui le fait avancer des théories pareilles ?
McGee ne cessa de le fixer, totalement chamboulé. Puis il remercia tous les saints en apercevant Kate et Ellie sortirent de l'ascenseur. Enfin, il allait savoir qui était ce type.
- Vous êtes ?
Tony se retourna au son de la voix féminine qui semblait s'adresser à lui. Il sourit à la brunette qui se campait devant le bureau, mains sur les hanches et sourcil haussé.
- Enquêteur très spécial Anthony DiNozzo, police de Baltimore, pour vous servir. Je cherche l'agent Gibbs, mais je pense que ce n'est pas vous, il est bien plus jeune.
Kate le fixa quelques secondes, oscillant entre le rire et le désarroi. Elle reporta finalement son attention vers McGee, toujours immobile au-dessus de son clavier. Elle lut la même interrogation dans son regard.
- Il va arriver. Vous pourriez me rendre mon bureau, maintenant ? Finit-elle par répondre.
- Oh, désolé, fit Tony en se levant et s'écartant de la trajectoire de la jeune femme.
- Je suis l'agent Todd, au fait. Et voici les agents Bishop et McGee. Dit-elle en présentant les deux autres personnes.
Ellie esquissa un sourire et McGee reporta son attention sur son écran.
- Vous êtes les agents de Gibbs ?
- Oui.
- Il est … normal ?
- Comment ça ? Tiqua Kate en le regardant, sourcils froncés.
- Je veux dire …
Il fut coupé dans sa tentative d'explication par l'arrivée de l'ex marine, accompagné de Ducky et d'une laborantine tout de noir vêtue.
- Oh ! Duck ! C'est … c'est lui ? Demanda-t-elle en écarquillant les yeux.
Le légiste lui adressa un regard éloquent qui la fit se taire immédiatement.
- Suivez-nous. indiqua Gibbs en désignant l'ascenseur.
Voyant Ellie, Kate et Tim se lever pour le suivre, Tony jugea qu'il devait en être de même pour lui.
Or, il n'était pas au bout de ses surprises.
ooo
- C'est une blague ? Une caméra cachée ?
Abby sourit et Gibbs fronça les sourcils face aux questions de Tony et son air éberlué.
- Pourquoi êtes-vous revenu ? Lui demanda Ducky en s'approchant, captant son attention.
- Pour avoir des réponses.
Il fit quelques pas dans la salle secrète, observant l'attirail qui s'y trouvait.
- Des réponses ? Insista Ducky.
- Vous m'avez affirmé que j'étais …
- Un mutant. Termina Abby, incapable de taire son excitation plus longtemps.
Tony tourna son regard vers elle. Intrigante. Il laissa s'échapper un petit rire amusé.
- Ouais, c'est ça. J'aimerais savoir ce qui vous fait dire ça.
- Je le sais. Affirma Ducky.
- Oh. Enchanté, madame Irma.
Gibbs soupira.
- Laissez-nous vous expliquer. Vous êtes au courant du phénomène mutant et de ses implications ?
- Oui, je suis flic, je dois me tenir un minimum au courant de l'état politique et militaire du pays.
- Vous y croyez ?
Tony détourna son attention de l'écran horizontal central et fixa Ducky, impassible. S'il y croyait ?
- C'est comme si vous me demandiez si je crois que … que le feu brûle. C'est un fait, c'est évident, prouvé, sûr. Donc, oui. J'y crois.
- Et vous ne croyez pas ce qu'on vous a dit ?
- Si j'étais mutant, je le saurais.
- Pas forcément. Si vous avez regardé quelques reportages, vous avez dû voir que cette vague de mutation a fait se « réveiller » les pouvoirs en certains êtres humains. Ces dons ne se déclarent pas qu'à la naissance.
- Croyez-moi, même si j'étais devenu mutant, je l'aurais su. Je suis flic.
- Justement. Votre esprit ne fonctionne qu'avec de la rationalité et votre expérience. Je suis sûr que vous n'aviez même pas envisagé cette possibilité.
- Et comment pouvez-vous savoir que j'en suis un ? Ça ne pourrait pas être un autre mutant, à l'origine de ces feux ? Si vous m'aviez dit ça, là, je vous aurais cru !
- Parce que je sais que c'est vous.
Tony pinça l'arête de son nez entre son pouce et son index. Peut-être que Gibbs et compagnie n'était pas fous, mais clairement, ce légiste l'était. Il l'observa tourner son visage vers les quatre autres agents. Et en un clignement de paupières, il arrondit des yeux grands comme des soucoupes.
L'agent Gibbs s'était transformé en statue de glace, vivante et mobile. McGee venait soudainement de matérialiser entre ses mains une lourde pièce de moto qu'il avait vue précédemment à l'autre bout de la pièce. Et les trois autres femmes les regardaient comme si c'était tout à fait normal.
Et puis le Dr Mallard se mit à parler tandis que Gibbs faisait tomber des glaçons de la paume de ses mains.
- Vous vous appelez Anthony DiNozzo Jr, deuxième du nom, votre petite amie se nomme Brooke Pierce et vous êtes ensemble depuis 3 ans. Vous avez 31 ans, et vous êtes enfant unique. Votre mère n'est plus. Votre coéquipier se nomme Jack Morris et vous avez du mal à le supporter. Vous avez à votre actif un bon nombre de conquêtes féminines dont vous-même ne savez pas le nombre. Vous avez passé une partie de votre enfance dans un internat, vous êtes policier par passion et êtes très doué dans votre domaine, vous vous êtes rapidement fait remarqué.
- T… tout le monde peut savoir ça … Rétorqua Tony sans grande conviction.
- Quand vous étiez enfant, vous avez adopté un chiot abandonné dans le dos de votre père, qui était très absent. Vous ne l'avez jamais dit à personne. Votre couleur fétiche est le vert. Actuellement, vous êtes en train de vous demander si vous ne rêvez pas, et si Brooke est bien en sécurité. Vous avez sauvé des flammes un enfant, quand vous étiez jeune, et vous y pensez encore souvent car vous n'avez pas pu-
- Stop, l'arrêta l'italien complètement perturbé. Qui … qui êtes-vous ?
- Je suis un mutant de naissance. Je suis télépathe. Et vous n'avez rien à craindre de nous. L'agent Gibbs ici présent a la maîtrise de la glace, et l'agent McGee celle de ralentir le temps.
- Et vous ? Demanda Tony en s'adressant aux trois jeunes femmes.
- Nous n'avons pas de pouvoirs. Fit Kate.
- Nous ne sommes pas mutantes. Ajouta Ellie.
- Par contre, nous avons beaucoup de choses à vous apprendre. Conclut Abby avec un sourire satisfait.
1- Que pensez vous de Brooke ?
2- De l'état de Tony ?
3 - De la rencontre avec Ellie, Kate et Tim ?
4- Et du dernier paragraphe avec les explications de Ducky ?
5- Passage/moment/pairing favori ?
