Note de l'auteur:
Chapitre 16! Enfin, l'action commence, il est temps de voir ce que Tsubaki sait faire!
Bonne lecture!
*Je suis déjà fière de toi*
La journée était déjà bien avancée maintenant. Il n'y avait pas un endroit où le calme régnait. Partout, des combats, des explosions, des cris, des murs qui tombaient, qui toits qui effondraient, des cadavres... La guerre était bel et bien là... Et tous ce qu'elle amenait avec elle.
Debout au milieu d'un champs de bataille, légèrement essoufflé, un shimigami venait de terminé son énième combat. À croire que les ennemis s'étaient donné le mot. Dès qu'il en envoyait un à terre, un autre le remplaçait dans la minute qui suivait, ne le laissant même pas le temps de reprendre son souffle. Que des petits arrancars de bas niveaux, mais leur nombres incessant équivalait à un espada ou deux... Mais pas le temps de se plaindre, pas le temps de réfléchir. Il ajusta à nouveau sa veste de capitaine sur ses épaules, sachant que la pause qu'il savourait allait être de courte durée.
Il grimaça très légèrement suite à ce geste. Son épaule était encore plus douloureuse depuis son combat contre son ancien collègue... De plus, il devait ajouter à ça une multitude de petites coupures et blessures du genre, accumulées depuis ses derniers combats.
Étant un homme réaliste, le capitaine Kuchiki savait parfaitement que sa condition physique actuel était préoccupante et qu'il devait faire attention à ses prochaines rencontres. Mais il se refusait de rester cloîtré à l'abri alors que tout le monde se battait pour la sécurité du Seireiteï... Et surtout, il n'aurait pas l'esprit tranquille tant qu'elle sera quelque part, perdu parmi une horde de hollows assoiffé de sang...
Sa courte pause prit alors fin avec l'arrivé d'un nouvel adversaire, derrière lui. Soupirant très légèrement, il avait déjà la main sur la garde de son zampakutô. S'il voulait s'en sortir vivant, le combat allait devoir être bref.
Il se retourna alors, prêt à faire face au nouvel arrivant. Mais il perdit sa concentration lorsqu'il vit le visage de l'arrancars qui se tenait debout en face de lui. Malgré ses yeux jaune et noir, son visage pâle ressemblait beaucoup à un visage familier. Et c'était cette chevelure blonde, qui volait dans son dos, qui mit la puce à l'oreille du noble capitaine.
« Tsubaki ? Murmura-t-il pour lui même.
L'instant d'après, il était à terre, n'ayant pas vu venir le coup de son ennemi. Une tâche sombre se formait sur son haori blanc, juste au niveau de son épaule gauche. Cette fois-ci, le combat n'était même pas possible... Parvenant à se mettre à genoux, Byakuya peinait à rester lui même et son visage, d'habitude si impassible, montrait un début de souffrance. Toujours à la même place, tenant dans sa main un katana, l'arrancars à l'image de Tsubaki fixait le capitaine, plutôt déçue que le combat soit déjà terminé. Aizen lui avait pourtant prévenu que les shinigami portant l'haori blanc étaient les plus fort... Que faire de lui ? Le tuer ? Et pourquoi pas... Après tous, il n'était pas la cible qu'elle cherchait.
De son côté, Byakuya ne parvenait pas à détacher son regard de cette arrancars. Comment pouvait-elle autant ressembler à elle ? Était-ce une nouvelle invention d'Aizen ?
Il reprit ses esprit lorsqu'il la vit tendre son doigt vers lui, et qu'une petite boule jaune commençait à se former au bout de son index. Un Cero ? Cela semblait bien être le cas... Alors c'était ainsi que sa vie allait s'arrêter ? Tuer par cette ennemie plutôt troublante ?
Fixant sans sourciller son bourreau, il ne bougeait plus, attendant juste la fin de ce combat perdu d'avance. Il n'avait pas peur. Byakuya Kuchiki ne craignait pas la mort...
Mais alors que le coup allait tomber, quelqu'un s'interposa et contra le puissant cero jaune. Lorsque le rayon s'estompa, un autre shinigami se tenait debout, entre lui et l'arrancars. Et c'était une autre chevelure blonde qui indiqua son identité au capitaine Kuchiki.
« T'as vu ? C'est à moi de te protéger maintenant !
Un minuscule sourire s'invita sur le visage de Byakuya.
-Oui, je vois... Je te confit la suite alors ?
-Oui ! »
Se concentrant à nouveau sur son nouvel adversaire, Tsubaki était gonflée à bloque après être arrivée à temps pour protéger son capitaine préféré. Mais son sourire s'estompa lorsqu'elle aperçut celui de son adversaire, large et carnassier.
« Et bien, si je m'attendais à tomber sur toi si rapidement ! Commença alors l'arrancars.
La jeune femme voulait savoir pourquoi son ennemi lui semblait si... familier... Elle finit par poser la question qu'elle avait sur la langue depuis le début :
-Qui es-tu ?
-Allons, tu ne me reconnais pas... Tsuki ?
Son corps entier se figea à l'entente de ce surnom, chargé de souvenir.
Toujours derrière, suivant l'échange avec la plus grande des attentions, le capitaine Kuchiki avait ressentit le soudain mal être de Tsubaki. Mais qui était donc ce maudit arrancars ?
La réponse fut alors direct et claire, prononcé par la voix tremblante de Tsubaki
-Ma...Man ?
OoOoOoOoO
Rapidement, elle courait, de toutes ses forces, toujours plus vite, slalomant entre les passants sur le trottoir et les voitures au feu rouge. Un grand sourire s'affichait sur son visage et sa main serrai avec force ce bout de papier. Enfin, pour une fois, elle avait une bonne nouvelle à annoncer. Enfin, quelque chose dont sa mère pourrait être fière.
Enfin, la voilà arrivée. Comme une folle, la petite fille grimpa les étages de son immeuble et s'engouffra dans l'appartement.
« Maman ! s'écria-elle alors, brandissant fièrement son bulletin de note.
Mais elle ne reçut aucune réponse. Sa mère n'était pas là pour l'accueillir... Comme d'habitude.
Son sourire avait quitté son visage rougit par sa course de tout à l'heure. Se respiration était encore saccadée et la déception se lisait clairement sur son visage. À quelle heure allait-elle rentrer ce soir là ? Allait-elle rentrer d'ailleurs ? Elle eut alors la réponse à ses questions lorsqu'elle remarqua alors un petit mot, posé sur la table de la cuisine, à côté d'une assiette de nourriture, destinée à être son dîner.
« Je travail, je rentrerais tard ce soir
Fait pas de bêtises cette fois-ci, je ne veux pas à nouveau être dérangée par ta faute !
Maman »
Elle resta un moment debout, le mot de sa mère en main, son bulletin de note dans l'autre, les lèvres pincées et les larmes aux yeux. Pour une fois qu'elle avait une bonne nouvelle... Enfin une moyenne convenable et même quelques encouragement de la part de certain professeurs... Et sa mère n'était même pas là pour voir ça...
Comme d'habitude, lorsqu'elle rentrera, elle sera fatiguée et de mauvaise humeur.
Tsubaki chiffonna le mot et le jeta à terre de toutes ses forces. Et dans un élan de colère, elle poussa également l'assiette par terre, la brisant et répandant tous son contenue sur le sol avant de s'enfermer dans sa chambre.
La nuit était tombée depuis plusieurs heures lorsque la porte de l'appartement se fit entendre. Se redressant de son lit, le jeune fille voulut directement accueilli sa mère avec sa bonne nouvelle. Après tous, c'était une bonne chose, pas une bêtise, alors sa mère sera peut-être plus réceptive. Peut-être même qu'elle sera contente d'elle.
Mais en arrivant dans la cuisine, elle trouva sa mère debout devant la table, fixant l'assiette toujours cassé par terre, au milieu des boulettes de viandes et du riz.
Elle n'eut même pas besoin de posé la question pour savoir pourquoi le visage fatiguée de sa mère était en colère. Celle-ci leva ses yeux cernée sur sa fille avant de prononcer froidement.
« Pourquoi ton repas se trouve par terre ?
-Je...
-Je t'avais pourtant demander de ne pas faire de bêtise...
-C'est que...
-Est-ce trop compliqué pour toi de rester sage ?
-Mais je...
-Quoi ? Quelle est ton excuse ? Tu crois qu'on peut se permettre de gâcher de la nourriture ?
-Je...
-J'en ai plus que marre de toi Tsuki ! Ça ne te convenait pas comme repas ? Mademoiselle voulait peut-être autre chose pour son dîner ?
-Je voulais te montrer ma moyenne de classe mais tu n'étais pas là... s'écria-t-elle alors d'une voix rapide.
-Ta moyenne ?
-J'ai réussi à avoir la moyenne. Les professeurs sont content... Regarde.
D'un geste sec, sa mère se saisit alors du bulletin, constatant les bons résultats de sa fille. Cependant, son visage ne changea pas. Après quelques secondes de silence, elle laissa tomber par terre le relevé de note et reprit, fixant les yeux bleu de sa petite fille.
-Et tu crois qu'une malheureuse bonne note remboursera le prix du plat que tu as gâché ?
Tsubaki ne sut quoi répondre, tant la question de sa mère était inattendu.
-Je travail dure tous les jours pour pouvoir remplir ton assiette Tsuki ! Tu n'imagines même pas toute la fatigue que j'accumule pour ça ! Je mets ma vie entre parenthèse pour ça ! Je me prive de sorties, de plaisirs et de loisirs pour ça ! Et tous ça, c'est pour toi ! Tout ce que je te demande, c'est d'être sage et de respecter un minimum ce que je t'offre !Et tu n'es même pas capable de faire ça ! Mais qu'est-ce que j'ai bien pu faire pour avoir une gamine comme toi ?!
De grosses larmes coulait sur les joues de la fillette.
-Disparaît de ma vue, je t'ai assez vue pour aujourd'hui ! Termina sa mère avant de commencer à ramasser les morceaux d'assiette. »
Sans demander son reste, elle tourna les talons et retourna dans sa chambre.
C'était injuste... Tous ce qu'elle voulait, c'était des encouragements, un sourire de la part de sa mère. Était-ce trop demandé ? Elle pleurait à chaude larmes, se rappelant le temps qu'elle avait passée à travailler pour avoir cette bonne note. Tant d'efforts pour ce résultat ? À quoi ça avait servit ?
Alors quelle songeait sérieusement à renoncer à travailler à l'école, sa mère entra dans sa chambre et, sans un mot, la prit dans ses bras pour la serrer fort contre elle. Il n'eut aucun mots échangé mais ce geste suffit à Tsubaki pour se calmer et comprendre les excuses de sa mère.
OoOoOoOoO
Toujours debout, Tsubaki n'avait pas bougé d'un millimètre, fixant son nouvelle adversaire. Le visage était bel et bien celui de sa mère. Mais le regard était différant. Celui qu'elle connaissait était noir, mais montrait un peu de douceur, quelque fois de la colère, très souvent de la fatigue et très rarement de la joie. Mais ce regard là ne montrait que le vide et le néant. Ajouté à un sourire mauvais, cette personne était tous, sauf sa mère.
« Et bien, que t'arrive-t-il Tsuki ? Tu ne reconnais même pas ta propre mère ?
Sa gorge était nouée et aucun son ne semblait vouloir sortir. Celle-ci continua alors.
-On dirait que tu es bien installé ici dis moi. Tu n'as pas encore fait de bêtises ? Je suppose que non, sinon, tu ne serais pas là, devant moi, pour sauver la vie de cet homme. Pourquoi vouloir le protéger ? Ce n'est qu'un homme ! Et tu sais bien que les hommes ne font que mentir et blesser le cœur des femmes naïves comme toi !
-Tu mens ! Parvint enfin à articuler Tsubaki
-Je mens ? Vraiment ? Parce que tu crois qu'il est gentil avec toi comme ça et que ça va continuer toute ta vie ? Ce ne sont que des foutaises ! Ton père était gentil au début ! Je l'aimais ! Et pourtant, ça ne l'a pas empêché de me jeter à la rue au premier faux pas ! Et ce capitaine que tu essais de protéger, il est pareil, il te fera souffrir et te laissera tomber à la première occasion !
-La ferme ! Je t'interdit de comparer cet ordure à Byakuya ! Il a plus été une famille pour moi cette dernière année que toi et mon connard de géniteur tout le reste de ma vie ! Jamais il ne me laissera tomber. Pour la première fois de ma vie, je fais confiance à quelqu'un. Pourquoi viens tu tout gâcher avec tes paroles dans fondements ? N'es-tu pas juste contente pour moi, maintenant que j'ai une vie qui me convienne, où je me sens bien et entouré de personne comme Byakuya ?
-Contente ? Pour toi ? Tu as gâcher ma vie en venant au monde Tsuki... Pourquoi voudrais-je ton bonheur ?
Un large sourire mauvais était planté sur le visage de sa mère, alors que le cœur de Tsubaki se décomposa peu à peu. Alors c'était ça ? Sa mère ne l'avais jamais aimé ? Alors pourquoi l'avoir garder au lieu de l'abandonner dans un orphelinat ?
Quelques larmes s'était invité sur son visage et elle serrait avec force la garde de son zampakutô.
-Ce n'est pas ta mère qui parle, Tsubaki. Intervint alors une voix derrière elle. C'est son côté hollow, celui qui fait ressortir l'animosité des humains. Mais ce ne sont pas des pensées réelles. Tu dois rester concentrée. Ne rentre pas dans son jeu.
Rassurée par les paroles du capitaine Kuchiki, Tsubaki se ressaisit et pointa la lame de son katana droit sur son adversaire.
-Tu n'es pas ma mère... Et je vais t'envoyer en enfer pour avoir oser lui faire dire de telles conneries ! »
Sans attendre, la jeune femme se précipita vers son adversaire.
« Tu vas voir Byakuya, à quel point je suis devenue forte ! Et tu seras fier de moi ! » pensa-t-elle pour elle même.
OoOoOoOoO
Toujours planté au milieu des combats, Aizen et Yamamoto n'avaient pas bougé, se regardant fixement dans les yeux, attendant un mouvement de la part de l'autre. Sans rien paraître, le commandant ne pouvait s'empêcher de veiller sur ses shinigamis, qui se battaient bravement aux quatre coins du Seireiteï. Il pouvait sentir leurs victoires ou leur défaites, et se rendait compte que la liste des morts s'allongeait dangereusement de minutes en minutes. Que devait-il faire ? Engager le combat avec leurs chef ? Mais même battre Aizen n'allait pas garantir l'arrêt des combats. Après tous, de nombreux hollows n'approuvait pas trop l'ex-shinigami à leur tête... Sa victoire sur lui ne lui assurait pas de sauver ses hommes. Il n'était même pas sûr de le battre. Sôsuke semblait avoir acquis de nouvelles techniques de combat et à l'heure actuelle, le vieil homme ne connaissait plus la force de son adversaire.
Le fil de ses pensées fut interrompu par son ancien collègue.
« Et bien, j'ai l'impression que vous vous êtes beaucoup entraîné en vue de cette journée... J'ignorais que mes collègues étaient si douée. J'ai déjà perdu de nombreux hollows et même quelques arrancars... Me voilà bien surprit.
-Vous courrez à votre perte, Aizen... Nul ne peut espérer s'en prendre au Goteï 13 et s'en sortir. Toutes actions a des conséquences... Je pensais que cette leçon avait été retenue par tous mes shinigami, sans exception...
Le traite se contenta de sourire.
-Peut-être ai-je loupé cette leçon alors. »
Avant même de pouvoir réagir, le commandant se retrouva plongé dans le noir complet. Plus aucun bruit, plus de lumière, plus de vent, plus de sensation... Il ne fallut que quelques seconde au commandant pour reconnaître le bankaï de l'ex-capitaine de la neuvième division. En effet, Kaname Tôsen apparu alors devant son ancien supérieur.
« Que cherchez vous à faire, capitaine Tôsen ?
-Vous empêcher de nuire à Aizen.
-Pourquoi l'avoir suivit dans sa folle entreprise ?
L'homme aveugle semblait réfléchir puis répondit simplement :
-Pour la justice... »
Le commandant Yamamoto savait qu'il ne lui faudrait pas trop longtemps pour se sortir de ce mauvais pas. Mais pendant ce temps, Aizen était libre d'agir à sa guise... Il va falloir qu'il soit rapide et efficace. Et surtout qu'il agisse avec prudence. Après tous, Tôsen était un shinigami très intelligent. Et aujourd'hui, il devait être encore plus fort qu'à l'époque.
Yamamoto ferma les yeux, puisque de toute façon, dans ce monde noir, ils ne lui étaient plus utile et leva sa canne en bois, faisant apparaître son zampakutô.
OoOoOoOoO
C'est dans un bruit de métal que les lames de Tsubaki et de sa mère se rencontrèrent. La jeune femme était aveugler par la colère. Tant de souvenirs qui étaient remonté à la surface, tant de blessures ré-ouverte. Tous ça ne pouvait pas resté impuni. Il était grand temps de mettre en pratique ses nombreuses heures d'entraînement et les nombreux conseils qu'on avait plu lui donner. Elle se défendait bien, et arrivait à voir les ouverture laissés par son adversaire. Mais ce visage qu'elle connaissait que trop bien la troublait et elle ne parvenait pas à attaquer avec sérieux. Ayant remarqué ce détail, l'arrancars en profita pour enchaîner les coups, les uns après les autres, laissant très peu de répit à sa fille.
Tsubaki pouvait déjà sentir ses bras s'engourdir et le souffle lui manquer. Elle manquait encore d'entraînement, c'était ce que lui avait dit Tôshiro, lors de leurs dernier entraînement.
« Tu gaspille ton énergie trop vite Tsubaki ! Essai de garder des réserves d'énergie plus longtemps sinon, tes combats vont tous se terminer de la même façon ! » Lui avait-il dit.
Elle s'arrêta alors quelques seconde sur un muret, un peu en hauteur par rapport à son adversaire. Elle vit aussi Byakuya, toujours au même endroit, recevant déjà des soins par un shinigami de la quatrième division qui passait par là.
Rassurer de le voir entre de bonne main, elle reporta son attention sur son adversaire, qui avait disparut de son champ de vision. Pris de panique, elle la chercha des yeux, en vain. Et voilà, qui lui avait répéter encore et toujours qu'elle manquait de concentration lors de ses combats ? Rukia !
« Tsubaki ! Reste concentrée un peu ! Tu n'as pas écouté un mot de ce que je viens de te dire, n'est-ce pas ? J'en étais sûr ! C'est pour ça que tu as encore les fesses dans la terre ! »
Un autre conseil lui revint en mémoire, alors qu'elle esquivait de justesse une attaque.
« Quoi qu'il arrive, tu dois toujours garder un œil sur ton adversaire ! À chaque instant, tu dois savoir où il se trouve et qu'est-ce qu'il fait ! ». Renji avait souvent répéter cette phrase. Suivant ce conseil judicieux, Tsubaki planta son regard bleu sur sa mère, bien décidé à restée concentrée.
Elle décida de prendre les rênes de ce combat et se lança, bien décidée à désarmer son adversaire. Mais l'arrancars de défendait bien et Tsubaki rencontra une défense sans faille.
« Tous tes adversaire ont un point faible ! Si tu le trouve, alors tu as gagné le combat Tsubaki ! »
Elle avait longtemps cherché le point faible de Rangiku ! Sans vraiment y parvenir. Sauf lors de leurs dernier combat, la veille, où elle s'était protéger d'une attaque du vice-capitaine Matsumoto, non avec son zampakutô mais avec le dernier achat compulsif de la jeune femme : un petit débardeur rouge. Incapable d'abîmer cette merveille trouvé à un prix très raisonnable, Rangiku s'était retrouvée désarmée et à terre, serrant contre elle son précieux haut.
Pour le moment présent, Tusbaki se mit à réfléchir... Quel pouvait être le point faible de sa mère... Ça ne semblait pas aussi simple qu'avec Rangiku et son esprit s'embrouilla, alors qu'elle constata qu'elle ne savait rien sur sa propre mère. Elle ne connaissait pas les choses qu'elle aimait ou qu'elle n'aimait pas, ses passions, ses goûts...
Elle se senti soudainement très triste. Et ce changement d'état d'esprit n'échappa pas à son adversaire qui en profita pour l'envoyer dans le décors. Son dos rencontra violemment un bout de mur et stoppa brusquement sa course. Tsubaki en eut le souffle coupé pendant quelques secondes.
Sa motivation de tout à l'heure fondait comme neige au soleil, alors que sa mère s'approchait d'elle, un sourire mauvais fixer sur son visage.
« Il faut apprendre à maîtriser vos émotions et ne pas les laisser prendre le dessus... Cet état d'esprit peut changer la donne dans un combat... N'oubliez jamais cela, Nagato »
Ce conseil, Tsubaki ne l'avais jamais oublié, bien que ce soit l'un des premiers qu'on lui ai enseigné. Elle se souvenait bien des parole du chef Kuchiki ce jour là. Ne pas laisser les émotions diriger le combat... Une importante leçon, peut-être la plus dure à assimiler pour elle...
Se relevant péniblement, elle eut juste le temps de lever la lame de son zampakutô, espérant arrêter l'attaque de son adversaire. Son regard avait changé ! Elle n'avait plus peur, elle n'était plus en colère et ne se sentait plus triste. Son cœur était presque vide, anesthésier de tous sentiments. Ce regard bleu sans émotion troubla alors sa mère, juste quelques seconde. Juste assez pour se souvenir...
Ce qui suivit alors échappa à la logique de Tsubaki. Au lieux de se protéger, sa mère avait volontairement lâcher son propre katana et s'était empalé sur la lame de sa fille, sans que celle-ci ne bouge d'un centimètre.
Tous semblait en pause, le bruit, les explosions, les cris... Juste les deux souffles des deux femmes. Tsubaki fixait un point invisible droit devant elle, reprenant peu à peu ses esprits. Sa mère était presque dans ses bras et entre elles, une lame froide. C'est lorsqu'un liquide chaud coula sur la main de Tsubaki que celle-ci tourna les yeux et réalisa qu'elle venait de tuer sa mère. Celle-ci prit alors la parole, d'une voix faible mais identique à celle de ses souvenirs.
« Je suis désolée Tsuki... J'ai laissé mes rancœurs m'entraîner dans les ténèbres... J'ai laissé cet homme, Aizen, me manipuler comme une marionnette...
-C'est pas grave... Je t'en veux pas... Ce type est flippant de toute manière.
-Tsuki... Je suis très heureuse de voir où tu es maintenant et de savoir que tu es heureuse...
Ses paroles laissèrent la jeune femme sans voix. Sa mère poursuivit alors, alors le peu de force qu'il lui restait
-Tu sais... J'ai pas été une bonne mère et je le regrette beaucoup... J'espère que tu seras mieux ici et que tu me pardonneras pour avoir été une mère si lamentable...
-Maman...
-Sache que... J'ai toujours... été fière... de... toi. »
Son cœur manqua un battement alors qu'elle sentait le corps de sa mère la quitter, au même titre que tous les hollows... Le poids de celle-ci disparut d'un coup et Tsubaki tomba à genoux, son zampakutô toujours dans sa main. De grosse larmes coulaient sur ses joues, réalisant que cette mère qu'elle avait toujours détester et qui la détestait n'était pas la réalité. À cet instant, tous les petites gestes que sa mère avait eut pour elle lui revenait en mémoire.
Évidement que sa mère l'aimait... Quelle mère n'aimerait pas son enfant ? Elle comprit que sa mère n'avait jamais réussi à lui dire qu'elle l'aimait. Ces mots si simple et pourtant si dur à dire. Elle même n'avait jamais dit ses mots, à personne et pourtant, depuis qu'elle était arrivée au Seireiteï, il y avait plusieurs personnes qui méritait d'entendre ses mots.
Tsubaki prit un décision. Lorsque tous sera terminé, elle le dira, à chaque personne, qu'elle les aime, profondément !
Elle se sentait alors fatiguée, vidée de ses forces. Elle luttait presque pour rester consciente. Sa tête tournait et elle s'attendait à perdre connaissance d'un instant à l' , alors qu'elle espérait qu'on la laisse un peu tranquille, un autre adversaire arriva devant elle, aussi silencieusement qu'un chat. Un sourire planté sur son visage, les deux mains dans les poches de son uniforme blanc, ses yeux marrons la fixant.
Tout son corps se raidit alors, lorsqu'elle reconnut le visage qu'on lui avait souvent montré...
Aizen Sôsuke.
La fixant comme si elle était qu'un vulgaire insecte, jamais dans les souvenirs de Tsubaki, un homme ne l'avait regardé de si haut et avec autant d'arrogance.
« Et bien et bien, il semblerait que j'ai peut-être sur-estimé ce petit espoir... Tu es tel un petit chiot, faible et vulnérable... Tant de précautions pour pas grand chose finalement... Me voilà bien déçu...
Incapable de prononcer un mot, Tsubaki sentait que son corps était complètement paralysé. Elle allait se faire tuer, ça se faisait aucun doute. Et là, personne ne viendra l'aider. Tous ses amis étaient éparpillé à droite et à gauche de Seireiteï et Byakuya était blessé et ne pouvait pas bouger de sa place.
De plus, elle était trop épuisée pour espérer juste libérer son zapakutô... Alors voilà comment sa seconde vie allait se terminé... Et elle aura même pas pu dire à tous le monde qu'elle les aimait... Elle aurait aimé au moins le dire à une personne... Juste à lui...
Une voix lui parvint alors. Une voix qu'elle ne connaissait pas. Une femme. Sa voix était douce et claire dans sa tê voix rassurante. Pourtant il n'y avait pas de femme autour d'elle...
« Laisse-moi faire Tsubaki, je m'en occupe... Tous prendra bientôt fin... »
Note de l'auteur:
Alors? C'est un chapitre qui m'a prit beaucoup de temps, j'espère qu'il vous a plu! Je ne suis pas trop experte des scènes de combats donc j'espère que ça ira! :-)
Rendez-vous lundi prochain pour le chapitre 17!
Bonne semaine, (peut-être la dernière avant les vacances de Noël)
TiteOshun
