Hello ! Aujourd'hui : du Tony en mode mutant, des décisions, et ... deux surprises ! l'apparition d'une auteure (qui suit cette fiction) que j'adore, et que vous adorez certainement aussi, pour sa gentillesse autant que pour ses fictions à tomber ! (et savamment inventées). Et une autre petite surprise pour une autre auteure géniale ... Vous devinerez là aussi de qui il s'agit !
Ah, et dites merci à PBGette, grâce à elle vous avez la suite plus tôt que prévu ;)
JenAbs : Oui, disons que Brooke est plus "posée", plus calme :) J'en suis ravie ! et oui, Tony n'a pas fini avec les feels, lui aussi, muahaha
Gwen : Merciii d'avoir rattrapé ton retard, ça va être à mon tour de rattraper le mien :) Je t'ai déjà dit que j'adorais ton idée concernant la fillette ? *clin d'oeil*
PBG : MOUAHAHAHA *explose de rire pour la 281726ème fois* J'aime tes théories sur Brooke. Mouahaha ! et merci de m'avoir dit que c'était une actrice, d'ailleurs après recherches sur internet j'imagine bien la Brooke de cette fic lui ressembler ! Tes désirs sont des ordres, ma Dame. *sourire en coin*
Tony ouvrit sa paume et fit tourner le petit briquet qu'il tenait en son creux. La scientifique, Abby Sciuto, lui avait expliqué leur situation. Les Gibbs-Men. Elle lui avait raconté leur but, et comment ils s'y prenaient. Tout cela ne pouvait qu'être vrai. Et pourtant, le policier avait du mal à tout assimiler.
Ducky lui avait conseillé de s'isoler dans un endroit calme et désert. C'est pourquoi il se retrouvait en rase campagne, aux environs de Washington, sur une petite route déserte entourée de champs. Il observait le briquet que la laborantine lui avait mis en main. Un petit briquet noir orné de têtes de mort en relief.
Délicat et raffiné, pensa Tony. Il posa son doigt sur la roulette et l'actionna, faisant jaillir une petite flamme orangée. Puis il se concentra de toutes ses forces, focalisant son attention sur la flammèche dansante au gré du vent. Il revit le grand brasier de la poubelle de son immeuble, le visage de Ian en feu, la hotte brûlée …
Il se remémora des images de feu de forêt, celui de la cheminée quand il était enfant … Mais la flamme du briquet ne changea pas.
- Conneries ! S'exclama-t-il en le balançant au sol.
Il se prit la tête dans les mains et fit quelques pas sans but. Il avait l'impression que son cerveau allait exploser sous le coup de toutes ces informations.
Lui. Un mutant. Un mutant ?
Il se sentait un peu trop normal pour en être un. Jamais quoi que ce soit n'avait viré au bizarre autour de lui. Or, il ne pouvait se cacher le fait qu'il n'avait pas rêvé, dans la salle secrète du NCIS. Les trois hommes qu'il avait rencontrés étaient bel et bien des mutants.
Et ils semblaient sûrs d'eux en disant qu'il en était un aussi. Enervé, Tony passa auprès du briquet et l'envoya valser dans les airs d'un coup de pied. C'est à ce moment que la flamme choisit d'en sortir et d'illuminer le chemin de terre d'une flamme longue de deux mètres pendant plusieurs secondes.
ooo
- Allez. Dépêche-toi.
Le ton nonchalant, limite ennuyé de Gibbs commençait à sérieusement titiller les nerfs de l'agent de police Anthony DiNozzo.
Ils se trouvaient tout deux au cœur d'une vaste étendue d'herbe mal entretenue, surveillés de loin par Abby, McGee, Ellie, Kate et Ducky. Un périmètre de sécurité de 5 mètres avait été établi autour des deux hommes qui jouaient, comme si c'était tout à fait normal, à se balancer des torches enflammées au visage. Au début, Tony avait cru à une blague. Puis, quand il avait manqué de recevoir une petite torche sur la cuisse et avait dû faire un bond de deux mètres pour l'éviter, il s'était mis à pencher pour la thèse de la folie furieuse habitant l'agent Gibbs.
Depuis, il jouait au lapin et au chasseur avec son charmant professeur « tout droit sorti de World of Warcraft version Pokémon » selon Tony, dans le but de « le faire évoluer en l'obligeant à transformer les alentours en brasier géant digne des sacrifices incas ».
Puis il avait entendu le légiste dans son oreillette contredire sa thèse sur les Incas et partir dans une explication de 5h12. Et avait pensé que Gibbs n'était pas le seul à être fou.
- Tu dis que tu es flic ? Demanda Gibbs en lui lançant nonchalamment une boulette de papier imbibée d'essence, qu'il enflamma au préalable.
- Non, absolument pas, grinça Tony en reprenant son souffle.
- Alors bouge.
Et la boulette lui frôla la cuisse.
- C'est un pantalon de marque ! Il coûte au moins votre salaire !
- Alors sois plus rapide ou ta chemise va y passer aussi, peu importe son prix.
Fatigué et sentant l'énervement venir, l'italien ralentit et montra les paumes de ses mains.
- Stop ! Ça marche, votre plan, vous trouvez ? Je suis en train de sauter comme un cabri depuis 20 minutes et-
Un cri de douleur s'échappa de ses lèvres avant qu'il n'ait pu finir sa phrase. Il baissa avec un certain effarement son visage vers son épaule, où le morceau de bois incandescent qui avait touché son épaule non sans une certaine force avait laissé un cuisant souvenir de sa visite.
- BOUGE, DINOZZO ! Cria Gibbs dont les traits tout à l'heure calmes avaient pris un aspect un peu plus colériques.
Il faisait semblant ou … ?
La bouche entrouverte et immobile, Tony fut réveillé par une boulette qui lui fonça droit dessus, dirigée droit vers son visage. Il fit une galipette dont il ne se pensait pas capable et se retrouva au sol dans une position incongrue. Là encore, il dû se relever à la vitesse de l'éclair. Gibbs opérait maintenant un tir nourri et rapproché, et n'avait aucunement peur de viser son visage. Si Tony avait reçu le don de la télépathie, il aurait pu savoir que, dans son oreillette, Gibbs entendait Ducky lui demander d'exacerber un des sentiments du flic. En l'occurrence, la peur ou la colère. Mais Tony n'était pas devin, ni télépathe, et il dut se contenter d'émettre l'hypothèse que l'homme de glace était décidé à : le faire se transformer en mutant de gré ou de force.
Ou : le tuer le cas échéant.
Et fatigué par cette balle au prisonnier un peu dangereuse, l'agent de Baltimore commençait à avoir les entrailles légèrement tordues par la peur.
- Vous êtes sûr que c'est le bon moyen ? Glissa McGee à Ducky, un peu inquiet par la tournure des évènements.
Les cinq spectateurs chaussés de jumelles observaient la scène sans en perdre une miette et restaient en contact avec les deux acteurs grâce aux micros et oreillettes installés par la laborantine. Mais une petite gêne régnait dans le groupe. Assister à un spectacle de la sorte était pour le moins incongru, et ils avaient peur que cela finisse mal.
- Oui. C'est à chaque fois lorsqu'il était dans un état d'esprit particulier que cela s'est produit.
Le légiste attrapa le micro face à lui et actionna un petit bouton pour parler à Tony.
- Anthony ?
Légèrement surpris –il ne s'attendait pas à être dérangé alors qu'il jouait son épiderme sur un terrain vague, et aussi étonné de se faire appeler par son prénom complet, si peu utilisé qu'il l'avait presque oublié-, Tony mit quelques secondes à réagir.
- Quoi ?
- Concentrez-vous sur le feu. Ne pensez qu'à ça.
- J'ai déjà essayé !
- Oui, mais vous étiez seul, vous n'étiez soumis à aucune pression. Réessayez.
Tony se concentra, observant fixement chacun des objets enflammés se lançant vers lui. Il tenta de faire le vide dans son esprit et de se focaliser sur ce que la voix de Ducky lui disait. Comme une séance d'hypnose.
- Visualisez la torche enflammée dans votre tête. Elle arrive droit sur vous, mais le feu vous obéit. Vous pouvez en être sûr, je le suis, moi. Et je vous ai prouvé ce que je savais. Alors concentrez-vous dessus, évitez-la, mais vous pouvez aussi la contrôler. La flamme grandit. La torche devient énorme, incandescente et dangereuse … elle est tombée loin de vous, c'est bien, continuez de les éviter, continuez votre effort physique, mais ne quittez pas votre adversaire des yeux. Dites-vous qu'il se sert d'objets que vous maîtrisez bien mieux que lui, que vous pouvez les retourner contre lui à votre guise. Vous n'avez qu'à y penser. Votre esprit n'est pas encore tout à fait formé à cette nouvelle arme, mais cela viendra. Vous pourrez le maîtriser hors que dans des situations extrêmes, ou lorsque vous éprouvez des sentiments extrêmes. Regardez Gibbs, il n'a plus aucun mal à se transformer en homme de glace. Il pourrait vous tuer d'un geste, et vous êtes là, comme un petit cabri sans défense, devant lui. Une deuxième fois. Encore ! Pensez à la flamme. Il n'y a qu'elle et vous. Que le feu et vous. La boulette peut faire ce que vous lui dites. Vous pouvez la contrôler, d'une pensée, la faire grossir, et la brandir sur votre assaillant prêt à vous tuer. Vous êtes plus fort.
La boulette enflammée prit la taille d'un ballon de baudruche et Gibbs se transforma en homme de glace jusqu'à temps, tandis qu'avec une certaine force la boule de feu vint s'écraser sur sa poitrine gelée.
Un silence de plomb teinté d'ébahissement tomba avec fracas sur les épaules des spectateurs et de Tony tandis qu'à cinq mètres de distance l'un de l'autre, Gibbs et Ducky s'échangeaient un coup d'œil entendu et un léger sourire.
ooo
- Ca a remarché ?
Tony leva la tête, intrigué, vers la personne venant de poser la question. Ellie, sourire aux lèvres, se trouvait face à lui. Il s'était installé au bureau en face de celui de Kate, tandis que McGee avait pris possession de celui à côté d'Ellie, sur la même rangée.
Il rendit son sourire à la jeune blonde puis tordit sa bouche en un rictus désolé.
- Non. J'ai préféré éviter de trop tenter la chose dans mon appartement. J'ai bien essayé d'allumer le feu sous les pâtes mais j'ai juste failli faire évacuer l'immeuble à cause de la quantité de gaz que j'ai laissée filer.
- Pourquoi vous êtes revenu ?
- Demande de Gibbs.
Une semaine avait filée depuis leur troisième rencontre et le rendez-vous dans le terrain vague, où il s'était déroulé quelque chose que l'agent de police avait toujours du mal à admettre comme « réel ». Une semaine durant laquelle il était allé de nouveau vaquer à ses occupations habituelles, entre enquêtes avec Morris et films (et tout ce qui s'ensuit) avec Brooke. Puis il avait reçu un coup de téléphone rapide et concis de Gibbs lui demandant de revenir pour faire un bilan.
Tony avait donc appelé le poste pour dire qu'il était malade et avait dit à Brooke qu'une enquête compliquée risquerait de lui prendre la journée.
S'ils l'apprennent, je suis mort, pensa Tony en s'imaginant la réaction de sa petite amie et de son patron.
Gibbs avait intérêt à avoir une bonne, très bonne raison.
- Prenez vos affaires, on a une enquête.
Le flic intrigué regarda Kate et Ellie s'emparer rapidement de leurs affaires et s'apprêter à suivre leur patron, quand ce dernier se retourna vers lui et McGee, toujours assis.
- Vous attendez une invitation ?
- Pardon ? S'étonna Tony.
- Vous venez. C'est une enquête … particulière.
Tony jeta un coup d'œil intrigué à McGee qui lui renvoya la même image. Puis ils se levèrent rapidement et suivirent les trois autres dans l'ascenseur.
- Vous comptez nous emmener où, exactement ? demanda Tony à peine les portes se furent-elles refermées sur lui. J'ai du boulot ! Et McGee aussi, je présume, à moins que …
Il jeta un regard intrigué à l'informaticien qui, depuis deux semaines qu'il connaissait l'équipe, n'avait apparemment pas quitté Gibbs et compagnie.
- Tu as été viré ? Demanda-t-il finalement.
- Non ! Réfuta Tim. Je … j'ai pris ma journée. Mes journées, en fait. Mais comme le directeur Vance est au courant ça ne pose pas de problèmes.
- Ah, oui. Et donc, on va où ?
- A un stage de sensibilisation.
Les deux hommes comme les deux agentes regardèrent avec surprise le grand manitou. Venait-il de faire une blague, où était-il sérieux ? Les deux hypothèses étaient impossibles à identifier face à un homme aussi peu expressif.
- Patron ? Insista Kate.
Les portes s'ouvrirent sur le parking et ils se dirigèrent droit vers le gros SUV noir.
- Une autre équipe a menée une enquête pour meurtre hier. Ils viennent de la résoudre.
- Quel rapport avec le stage de sensibilisation ? Demanda Tony.
Il crut voir une étincelle passer dans les yeux de Gibbs tandis que le visage de ce dernier s'assombrissait.
- Un exemple flagrant de la façon dont sont perçus les mutants. Dit-il d'une voix dure.
Le trajet fut silencieux et peuplé de questions qui n'osèrent pas être prononcées à voix haute. En arrivant sur les lieux, ils constatèrent la présence d'un véhicule de la morgue ainsi que de deux agents du NCIS, reconnaissables au logo sur le dos de leur pull.
Gibbs sortit du véhicule et se dirigea droit vers eux.
- Agent Gibbs. Salua l'un des agents en se retournant pour les accueillir.
- Devon, répondit en retour l'homme au regard d'acier.
- Bonjour, Gwen. Dit Kate au deuxième agent qui arrivait vers eux.
Une jeune femme, blonde, lui sourit chaleureusement.
- Oh, Kate, Ellie ! Ça fait longtemps qu'on ne vous voit plus dans les locaux. Bonjour, Gibbs.
Le concerné la salua d'un signe de tête et d'un sourire.
- Ahum, fit ensuite Tony très discrètement. Keuf, keuuf.
Kate lui jeta un regard mi-blasé, mi-amusé.
- J'ai un chat dans la gorge, se défendit-il.
- Je vous présente le policier très spécial Tony DiNozzo. Fit Kate en montrant Tony. Tony, je te présente d'autres agents du NCIS : Maxim Devon et Gwen Hetsi.
- Enchanté.
- Bienvenue. Répondit Gwen en le sondant du regard.
- J'imagine, intervint l'agent Devon en s'adressant à Gibbs, que nous n'en saurons pas plus sur les motifs de votre visite ? Vance nous a dit de vous laisser, mais …
Il n'eut pas besoin de finir. Le regard éloquent de Gibbs lui certifia qu'il n'en saurait pas plus. Légèrement frustré, Devon fit mine de se retirer.
- Bon, bon, puisqu'il s'agit de la hiérarchie, grommela-t-il.
- Les parents sont sous le perron. On sera dans la voiture, prêts à les récupérer dès que vous aurez fini. Dit sa coéquipière avec un sourire compatissant, sans cesser d'observer McGee et Tony du coin de l'œil.
Le flic se rapprocha discrètement de l'informaticien et tordit sa bouche pour chuchoter :
- Tu crois que c'est une mutante, elle aussi ?
- Je ne crois pas. Il n'y a que Gibbs au NCIS. Répondit Tim sur le même ton.
- Elle est bizarre.
- Hum. Il paraît que c'est une excellente profileuse.
- Une quoi ?
- DiNozzo, McGee, venez. Leur intima Gibbs en passant sous le marquage interdisant l'entrée dans le périmètre.
Les deux hommes galopèrent immédiatement à la suite de l'ex Marine.
Ce dernier se dirigea vers le camion de la morgue. Un jeune homme brun aux lunettes rondes s'occupait à courir de-ci de-là autour de la civière recouverte d'un drap blanche. Lorsqu'il aperçut Gibbs, il remit ses lunettes en place d'un doigt expert et lui offrit un grand sourire.
- Agent Gibbs ! Ca faisait longtemps ! J'ai bien suivi les indications du directeur Vance, je vous laisse donc faire … heu … ce que vous devez faire.
- Merci, Palmer. Répondit Gibbs.
Le jeune légiste s'éloigna après avoir lancé un sourire à Ellie et Kate et un coup d'œil intrigué à Tony et Tim.
- Bizarrement, depuis que je sais que je suis un mutant, j'ai l'impression que tout le monde me regarde comme si j'étais une sorte de bête de foire. Ronchonna Tony.
- Dis-toi que tu as de la chance. Rétorqua Gibbs d'un ton sombre qui attira leur attention à tous.
Ils s'approchèrent de la civière, cachée à la vue de tous à part d'eux. L'ex marine laissa échapper un soupir las et attrapa entre ses doigts un des côté supérieur du drap blanc.
Puis il le souleva d'un geste. Ellie retint un cri d'horreur et plaça une main devant sa bouche. Les quatre eurent l'impression de recevoir un coup de poignard en plein cœur.
Une petite fille d'environ 8 ans était allongée sur la civière, immobile. Son visage d'enfant était marqué de coups et de traces de sang et de terre. Les ecchymoses récentes s'étalaient partout. Son corps simplement drapé d'une chemise de nuit laissait voir là aussi d'innombrables blessures. Du sang séché recouvrait la quasi-totalité de sa personne. De la terre tâchait ses cheveux et son corps tout entier.
- Voici Rachel. Mutante capable de télékinésie battue à mort par ses parents. Annonça Gibbs d'une voix grondante.
1- Que pensez-vous de l'essai de Tony lors du premier paragraphe ?
2- Puis celui avec Gibbs ? :P
3- Mais pourquoi donc Tony et Tim sont-ils revenus au NCIS ? Vont-ils accepter ?
4- Allez, toutes avec moi : "COUCOU GWEN !" vous aimez ?
5- Et Maxim Devon, tout le monde sait qui c'est ? Contentes ?
6- Et ... la fin ? Pourquoi ?
