Hello ! Pour ce soir : du BreenaPalmer, l'apparition d'une nouvelle d'entre vous (qui a disparu ces derniers temps, d'ailleurs ?), mais aussi du MorrisTony et une décision ...

Je suis désolée, mon lit m'attend, il m'ouvre ses draps, alors je ne réponds pas aux reviews pour cette fois ... mais je vous envoie plein de bisous. Ce qui compense, évidemment. (et remerciez PBG qui me harcèle pour que je poste, héhéhé)


- Bonjour mon chéri !

S'approchant de sa femme avec un grand sourire, Jimmy Palmer offrit à Breena un baiser retentissant et la serra dans ses bras.

- Ca va ? Demanda-t-il en jetant un coup d'œil aux cernes ornant les yeux de la jeune femme.

- Je n'ai pas beaucoup dormi.

Le jeune légiste plissa les lèvres.

- Promis, je m'en occuperai tous le week-end, tu pourras faire une grasse matinée au moins jusqu'à midi.

- A moins que tu n'aies besoin de mes lumières pour un problème d'habillage, se moqua-t-elle.

- Mais non ! se récria Jimmy. Je gère, maintenant, je-

- Vais aller travailler, le coupa-t-elle en lui collant sa pochette sur le torse. Et vite. Il est 8h.

- Il est 8 … Comment ça ?!

- Moins cinq, précisément. L'informa-t-elle en regardant l'horloge.

En une fraction de seconde Jimmy eut disparut dans l'escalier pour revenir quelques instants plus tard, le souffle court, et se diriger à grandes enjambées vers le garage.

- A ce soir !

Breena leva les yeux au ciel en souriant.

Son mari ne changerait certainement jamais. Au moment même, trois coups furent tapés à la porte d'entrée.

Breena s'y dirigea, toujours souriante, et attrapa au passage manteau et clés de voiture. Une jeune blondinette d'une vingtaine d'années attendait sur le perron, classeur dans une main et ordinateur portable dans l'autre.

- Bonjour Breena. Dit-elle avec un grand sourire.

- Bonjour Athna, entre, lui répondit-elle en s'écartant. Peter dort encore, j'ai préparé tous ses biberons, comme d'habitude. Ils sont sur la table de la cuisine.

- Pas de soucis, j'ai pris mes cours pour réviser un peu. C'est super que vous ayez pensé à moi pour le garder pendant les vacances, ça m'oblige à bosser ! Si j'avais été chez moi j'aurais sûrement fureté sur le net ou bien j'aurais lu tout et n'importe quoi mais certainement pas des livres pour préparer mon examen. Mais c'est vrai que c'est très important aussi. Alors c'est très bien que Peter soit encore un bébé, ça me permet de bien travailler. Ma prof de lettre nous a envoyé un mail pour nous donner quelques indications d'exercices, donc… oh en fait ce serait bien aussi si Peter était un peu plus grand. Je pourrais lui faire faire des exercices, ça m'aiderait à comprendre la psychologie infantile et-

- Ne t'inquiète pas, Athna. La coupa la jeune mère en l'invitant à entrer. Quand il apprendra à parler, tu auras quartier libre pour lui apprendre à lire, à écrire, à compter, tout ce que tu veux. Mais là, il faut vraiment que j'y aille !

- Oh, oui, désolée, répondit Athna en souriant d'un air confus, je suis incorrigible.

- Appelle-moi s'il y a le moindre souci !

- Oui oui. Je gère la situation.

Après un dernier signe de main, Breena s'assit côté conducteur et claqua la portière.

ooo

Quand l'agent Leroy Jethro Gibbs sortit de l'ascenseur du NCIS, il haussa un sourcil. Signe qui démontrait sans erreur qu'un sentiment d'étonnement s'était emparé du marine.

En effet, un certain flic de Baltimore était debout au centre de l'open space, et jouait avec les crayons disposés sur le bureau de Kate. Cela faisait juste trois jours que l'agent du NCIS leur avait « proposé » de faire partie de son « équipe de mutants ». Gibbs était donc très légèrement surpris de retrouver DiNozzo si tôt.

Enfin. Il prenait ses décisions rapidement, c'était donc une bonne chose. En espérant qu'il ait bien suivi son instinct et prit la bonne décision.

Le renard argenté s'avança donc vers ses bureaux, sans quitter du regard Tony, qui finit par se sentir observé et croisa son regard en levant la tête. Un léger sourire apparut sur le coin supérieur droit de ses lèvres et il fit tourner un stylo rouge entre ses phalanges.

- Bonjour, Gibbs.

Le concerné répondit d'un hochement de tête et se planta face à lui, le visage impassible.

- Vous venez annoncer votre décision ?

Le brusque vouvoiement du marine étonna Tony. Quand il avait essayé de le tuer –enfin techniquement non mais …-, il ne s'était pas gêné pour lui aboyer dessus en le tutoyant.

- Vous me vouvoyez, maintenant ?

- J'attends de savoir si je vais être autorisé à vous martyriser au sein du NCIS. Rétorqua Gibbs avec un fin sourire.

Tony émit un léger rire de gorge. Il était un peu gêné de se trouver là. Mais il avait eu le temps d'y réfléchir …

ooo

La veille.

A peine Tony eut-il posé un orteil dans le bureau qu'il partageait avec Morris qu'il sentit un regard lourd fixé sur lui. Levant la tête, il put en voir la provenance. Il émanait de son coéquipier en personne, une fesse posée sur son bureau, les bras croisés sur la poitrine et les sourcils froncés.

- Tu démissionnes ? Articula-t-il comme s'il venait de prononcer un gros mot.

- Ouaip. Lui répondit Tony en posant sur son bureau le carton vide qu'il tenait dans ses mains.

Il fit le tour de sa planche de bois surélevée et attrapa son pot à crayon, qu'il posa dans la boîte.

- Comment ça ? Demanda Morris en se levant pour se rapprocher de lui. Pourquoi ?

- Parce que je peux plus te voir, lui répondit Tony d'un air faussement désespéré.

Son coéquipier se tut en le regardant sortir des dossiers de ses tiroirs pour les mettre au fond de son carton. Il ne tiqua même pas quand Tony sortit un magazine de charme pour le lancer dans la poubelle.

- Pourquoi ? Insista-t-il finalement après avoir déglutit. Si c'est à cause de l'histoire avec Ian, je …

- … Tu ? Demanda Tony après la soudaine perte de l'usage de parole de Morris.

- Je m'excuse. Répondit ce dernier en passant une main sur sa nuque. Je suis peut-être allé trop loin cette fois-ci.

- Cette fois-ci seulement ? Ironisa Tony.

- T'es pas un saint, DiNozzo. Rétorqua Morris d'un ton vif.

- Tu me blesses tu sais.

- Je comprends pas. Tu as l'un des meilleurs postes, celui que tous les flics de Baltimore rêvent d'avoir, et tu démissionnes du jour au lendemain ?

- Il faut bien laisser la place aux autres. C'est égoïste de rester au même poste plus d'un an.

- Tu te fous de moi ?

- Je n'oserais pas. rétorqua Tony en décrochant une photo de Brooke de son écran d'ordinateur.

- DiNozzo ! S'énerva Morris en posant brusquement ses mains à plat sur la surface déménagée du bureau de son coéquipier.

Tony leva ses yeux vert émeraude pour rencontrer les iris noirs de Morris. Ses sourcils étaient froncés à l'extrême, et la nonchalance moqueuse qui le caractérisait d'habitude avait semble-t-il déserté son visage.

- J'ai eue une proposition qui ne se refuse pas. Répondit-il finalement sans mensonge.

- Laquelle ?

- C'est un interrogatoire ?

- Oui. Laquelle, Tony ?

Ce dernier laissa filer quelques secondes et referma les pans de son carton à demi rempli.

- Au NCIS.

La réponse eut pour effet de laisser Morris muet quelques secondes.

- Tu es sérieux ? Réussit-il enfin à souffler.

- Yep.

- Le NCIS ? Qui s'occupe des crimes sur les marines ? Tu vas devenir agent de terrain ?

- Non, scientifique.

Morris souffla en plissant les paupières.

- Comment ça se fait ?

- Ils ont remarqué mes aptitudes exceptionnelles et mon incroyable flair, j'imagine. Ainsi que ma condition physique irréprochable. Répondit Tony d'un ton badin.

Il fit un dernier tour dans ses placards, vérifia sous son bureau, puis avisant quelques photos épinglées au mur il entreprit de les décrocher.

Quand quelque chose de très intriguant attira son attention. Il tourna lentement le visage vers la gauche, vers le bureau de son coéquipier. Morris se tenait immobile juste à côté de lui, tendu comme un i, avec un air étrange peint sur le visage. Un poil inquiet, Tony baissa les yeux vers le bras tendu du policier.

Et haussa les sourcils à la vue de la main placée en position horizontale de Morris.

Jetant un nouveau un coup d'œil au visage de son partenaire, Tony se déporta sur le côté pour être face à lui et avisa une seconde fois sa main tendue.

- Je te dois de l'argent ? Ironisa-t-il sans grande conviction.

- Bonne chance. Lui dit Morris d'un ton solennel sans bouger d'un cheveu.

Tony tendit donc la main à son tour et s'empara de celle de Morris, qu'il serra dans une poignée forte et continue. Jamais il n'avait échangé le moindre signe amical avec son coéquipier, encore moins une poignée de main aussi sincère.

- Merci. J'espère qu'on te refilera le même collègue que moi.

- J'espère que tes nouveaux collègues vont t'en faire baver. Je m'y connais en bizutage, si ça les intéresse. Rétorqua son collègue.

Tony rehaussa ses lèvres en un sourire amusé. Jamais au grand jamais il n'aurait pensé ça de la part de Morris. D'un homme imbu de lui-même, moqueur, suffisant et … bon peut-être partageait-il certaines de ces caractéristiques avec lui. Il n'empêche qu'il s'attendait simplement à un au revoir rapide, même à une vanne bien sentie, ou à de l'aigreur, de l'envie … mais pas à un « bonne chance ».

Morris plissa les lèvres et tourna les talons pour se rapprocher de son bureau, permettant à Tony d'entreposer toutes les photos décrochées dans son carton. L'italien s'en empara ensuite et s'avança vers la porte.

« Cet imbécile me ferait presque regretter de partir. » Pensa-t-il en ressentant un léger pincement au cœur à l'idée qu'il quittait pour de bon son poste de Baltimore, où il avait passé de nombreuses années. Où il s'était forgé un caractère, une réputation, et un plutôt bon CV. Où il avait formé son flair d'agent, d'investigateur.

- A la prochaine, Morris.

- Le plus tard sera le mieux, DiNozzo.

Ils échangèrent un dernier sourire et Tony laissa la porte de son ancien bureau se refermer derrière lui.

ooo

Au moment présent.

Le sentiment étrange que Gibbs vit passer dans le regard de Tony lui fit froncer les sourcils. L'italien avait le regard perdu dans le vide, étrangement éteint. Pour le peu qu'il le connaissait, l'ex-marine était quand même capable de deviner que quelque chose n'allait pas.

- J'accepte le poste, dit finalement Tony avec un demi-sourire. J'ai bien vu que vous aviez désespérément de moi, je ne peux vous refuser mes services.

Gibbs le regarda quelques secondes sans répondre, gênant le flic qui se balança légèrement sur ses appuis.

- Bonne décision. Tu ne le regretteras pas.

- Ah, nota Tony, le retour du tutoiement. C'est un signe ? Une acceptation officielle au sein de votre équipe ?

A vrai dire, Gibbs ne l'avait même pas fait exprès. Il trouvait simplement ça plus naturel. Avec un léger sourire et un signe de main, il tourna les talons et indiqua à l'italien de le suivre.

- Pour l'officiel, c'est là-haut que ça se passe.

Tony se lança à sa suite dans les escaliers menant au bureau du directeur Vance. Il avait entendu parler de ce dernier. Et bien qu'il ne se l'avouerait jamais, le flic de Baltimore était très légèrement stressé à l'idée de se rendre dans son bureau pour signer son « nouveau contrat ».

Il ne pipa donc mot pendant le trajet, ni lorsqu'ils arrivèrent devant la porte et que Gibbs frappa avant d'être invité à rentrer.

- Directeur. Salua l'agent en posant un pied dans la salle, suivi de Tony.

- Gibbs.

Vance tourna ses pupilles noires vers DiNozzo.

- Directeur Vance, salua-t-il à son tour.

- Vous avez donc accepté de faire partie de l'équipe non-officielle de Gibbs ?

- A condition d'être payé.

Vance haussa un sourcil et Gibbs réprima un sourire.

- Oui, bien entendu. Vous aurez aussi un badge. Officiellement, pour les autres membres de l'agence, vous serez un agent sous-couverture. Nous verrons plus tard si jamais le besoin se fait ressentir de légaliser votre présence ici d'un autre moyen.

- Les directeurs des autres agences, comme le FBI et compagnie … ils ne sont pas au courant ?

- Eux, si. Mais le reste du NCIS et de la population ne doit pas être au courant, c'est primordial. Vous êtes marié ?

- Heu, non.

- Vous vivez avec quelqu'un ?

- Oui.

- Elle est au courant de votre pouvoir ?

- Je ne l'étais pas moi-même il y a deux semaines. Ironisa Tony.

- Est-ce qu'elle est au courant ? C'est très important. Absolument personne ne doit savoir.

- Non, elle ne le sait pas. Elle sait juste, comme mes anciens collègues, que j'ai accepté un poste d'agent ici.

- C'est très bien. Surtout ne le dites à personne. Je ne dis pas ça pour vous menacer, mais … le Dr Mallard saura si jamais vous faites une bévue.

Tony hocha la tête, réprimant la remarque ironique qu'il aurait déjà sortie depuis longtemps s'il avait été en présence de ses supérieurs de Baltimore.

Vance prit un des dossiers sur son bureau et l'avança en direction de Gibbs et Tony. Sur la devanture, le nom de DiNozzo était inscrit en lettres capitales.

- C'est … commença le concerné.

- Votre dossier. Rien à redire. Vous avez des états de service quasiment exemplaire.

Tony le remercia d'un léger signe de tête.

- Gibbs m'a promis que vos « écarts de conduite » passés ne se renouvelleront pas. Continua Vance.

- Vous avez lu mon dossier aussi ? S'étonna Tony en se tournant vers lui.

- Je préfère savoir avec qui je bosse. Répondit Gibbs.

- Alors je peux lire le vôtre ?

Un sourire un coin lui répondit « ne rêve pas » encore mieux que des mots.

- Je finirais par vous sonder, rétorqua Tony en plissant les yeux.

- Voilà ce que vous devez signer, fit Vance en lui tendant un autre feuillet.

L'agent s'avança d'un pas et s'empara d'un stylo, lisant en long quelques unes des parties les plus importantes.

Il posa la feuille sur le bureau et parapha, signa les parties nécessaires, pendant que le directeur ouvrait un tiroir pour fouiller dedans. Dès que Tony se fut relevé, il posa devant lui une arme dans son étui et un insigne rutilant.

L'italien ne put s'empêcher d'arrondir ses yeux en admirant le tout. Il prit délicatement l'insigne dans sa main pour la porter à son visage, sentant une bouffée de fierté s'infiltrer chaleureusement dans ses veines. Le sourire qu'il fit fut imité, sans qu'il ne le remarque, par Gibbs toujours placé à côté de lui.

Ainsi que par le directeur, à qui la tournure des évènements semblait plaire. Il était bien connu que Gibbs choisissait lui-même ses agents. Il avait choisie Kate, i ans, puis Ellie il y a de ça presque un an. Et les agents que Vance avait mis en compagnie de Kate et de Gibbs avant l'arrivée d'Ellie n'avaient pas été déçus du voyage, aucun n'était resté bien longtemps. Leon Vance avait donc fini par comprendre que le choix des agents ne pouvait reposer que sur l'ex marine, et lui avait laissé prendre ses décisions.

Il sentait plutôt bien le jeune homme qu'il avait en face de lui. Son dossier vantait ses mérites, même s'il avait davantage l'air d'un chien fou que d'un investigateur talentueux au vu de certaines « bavures ».

Le directeur du NCIS était donc sûr de prendre une bonne décision. Il sourit légèrement avant de prononcer quelques mots décisifs.

- Bienvenue au NCIS, agent spécial DiNozzo.


1- Qu'est-ce que vous pensez de la vie de Jimmy ?

2- Et d'Athna ? ^^

3- Du Tibbs ?

4- De Morris, et de ce passage avec lui ? (perso j'ai adoré l'écrire, muahaha)

5- Et du Tony/Vance de la fin ?

6- Un passage/réplique/moment favori ?