Tsss, dites-donc, vous n'avez même pas deviné qui apparaissait dans ce chap ! Bon, je vous laisse le découvrir, alors. Si jamais ça intéresse quelqu'un, je renouvelle le "challenge" pour le 28ème chapitre : celle qui trouve sur qui il sera fixé gagne le droit de décider qui sera au centre du 29ème chap !
Sachant que je vais faire quasiment tout le monde, par pairing parfois, ce ne sera pas compliqué. Par la suite, rassurez-vous, nous rentrerons dans le vif du sujet pour de bon. D'ailleurs, un indice indique cela dans ce chapitre. ;)
Bonne lecture !
MK : ravie que tu aimes ce nom ! je trouvais aussi que ça correspondait parfaitement :) Tu as tord pour ta supposition, néanmoins, je te conseille de ne pas oublier cette fameuse fille du chapitre 24 ;)
Gwen : merci encore, haha ! Et il y aura d'autres moments "drôles", pas de souci !
Jen : Adorable ! *rougis* merci de me suivre aussi assidûment :) Haha, oui, le Zibbs n'est que le moment dans la salle d'entraînement tourné en "blague pour DiNozzo". Rassure toi je ne suis pas très adepte des couples improbables ! Et ... non, ce n'était pas Tim ;)
Le légiste de Quantico tout récemment retraité, alias Donald Mallard, accrocha sa veste à la patère de son entrée et laissa son chapeau sur la petite commode à côté.
Il poussa un léger soupir de bonheur lorsqu'il sentit la chaleur de son intérieur l'envelopper, bien différent du climat qui régnait dehors.
Quatre corgis déboulèrent dans l'entrée en aboyant, et se précipitèrent vers Ducky pour quémander son attention. L'homme se baissa, distribuant des caresses aux protégés de sa défunte mère en souriant. Puis il repartit en direction de la cuisine, pour attraper un paquet de croquette qu'il distribua avec parcimonie dans les gamelles ornées des noms des chiens.
Les quatre monstres occupés, Ducky se rendit dans son salon, pour s'installer dans un de ses antiques fauteuils club si confortable. Il s'empara du journal déposé sur la table basse et le lut sans vraiment le voir. Il jeta un œil à l'imposante horloge au cadran de fer forgé qui ornait un coin de la pièce.
Il était 20h moins le quart … Ils seraient bientôt là. Il avait donc le temps de se reposer quelques instants.
Le tout jeune retraité ferma les yeux une seconde. Jimmy Palmer, le nouveau légiste du NCIS, l'avait appelé il y a deux semaines, pour avoir quelques conseils de la part d'un pair plus âgé et plus connaisseur. Comme il l'avait aperçu à plusieurs reprises avec Gibbs ou Abby, il avait donc pris la liberté de le contacter. Ducky en avait été ravi, et lui avait proposé de venir dîner le soir même, afin qu'ils puissent discuter librement et en face-à-face de ce métier passion qui avait été le sien et le resterait encore longtemps, même s'il ne le pratiquerait plus.
Ducky avait donc passé une bonne partie de l'après-midi à aller de magasins en magasins pour réunir de quoi faire un dîner typiquement londonien, ne profitant donc même pas de ses quelques jours de repos. L'équipe de Gibbs lui prenait du temps. Ces derniers jours avaient été intenses. Pour le moment, tout reposait désormais sur les épaules d'Abby et de Tim, notamment, qui assemblaient avec Ellie les pièces du puzzle que Tony présenterait aux Blake comme le résultat de ses recherches. Kate, de son côté, tentait de faire de vraies recherches pour trouver le véritable assassin.
Quant à lui, le mutant télépathe, Gibbs lui avait fait comprendre qu'il pouvait se reposer quelques temps. Malheureusement, le repos ou le fait de rester tranquille ne faisait pas vraiment partie des compétences de Ducky, qui avait préféré s'échiner devant ses fourneaux, sans penser à sa fatigue.
Il ne se rendit même pas compte qu'il sombrait déjà dans un demi-sommeil empli de souvenirs.
Londres, 1974
Le jeune second lieutenant de la Royal Army Medical Corps marchait tranquillement le long de la Tamise, remettant en place ses idées à l'aide de cette marche calme à la tombée de la nuit.
Donald Mallard s'était découvert très progressivement son don de télépathie. A 15 ans à peine, il s'était mis à entendre ce que pensaient les gens. D'abord, très légèrement. Puis, à force de travail et d'acharnement, son don s'était de plus en plus développé. Il le maîtrisait quasiment parfaitement, et savait aussi comment s'en servir. Dans quelles situations.
Jamais son but n'avait été de causer du tord à qui que ce soit.
Un nuage de buée s'échappa de ses lèvres semi-ouvertes.
La nuit tombait, il n'y avait plus, à la lisière des frontières de la ville qu'il discernait au loin, que de derniers minces rayons de soleil, camouflés par les nuages.
Il était seul à se promener le long de la rivière. Enfin …
Ducky plissa les yeux. A quelques centaines de mètres devant lui, une silhouette était accoudée aux barrières de sécurité séparant les passants des eaux troubles de la Tamise. En regardant mieux, elle était même un peu trop accoudée.
Il accéléra le pas, discernant de mieux en mieux la personne. La brume avait envahi les lieux et à la nuit tombante, le jeune second lieutenant ne pouvait que se rendre compte qu'il s'agissait d'un homme.
Il s'arrêta alors, aussi silencieusement que possible, lorsqu'il fut à trois mètres de l'homme toujours immobile. Et il vit que l'inconnu était en fait passé de l'autre côté des barrières, et que seuls ses bras le retenaient de tomber dans l'eau.
En quelques secondes, Ducky comprit qu'il était face à un homme désespéré, à qui le suicide paraissait être la seule solution. Alors, il se concentra. Et se coula discrètement dans ses pensées.
Quelques secondes passèrent avant qu'il n'ouvre la bouche et que le son de sa voix fasse légèrement sursauter l'homme.
- Bonsoir, Jim.
Depuis son perchoir dangereux, il tourna la tête vers Ducky, qui ne put distinguer les traits de son visage.
- Qu … Qui êtes vous ? Balbutia-t-il, fébrile.
- Un ami.
Ducky ressentait la peur qui coulait à présent, en plus du désespoir, dans les veines de l'inconnu.
- Vous n'avez pas à faire ça, Jim. Continua Ducky. Elle ne l'aurait pas voulu.
L'homme s'immobilisa. De faibles nuages de buée s'échappaient de ses lèvres.
- Charlie n'aurait pas voulu ça. Répéta Ducky.
Un nouveau sursaut prit l'homme, qui se ré-agrippa maladroitement à la barrière derrière lui.
- Relevez-vous, Jim. Ce sera dur mais vous pourrez surpasser tout cela.
- N-… Non. Répondit enfin l'homme d'une voix étranglée. Non, je ne pourrais pas.
- Si, vous le pouvez. Pour elle. Vous le lui avez promis.
A force de concentration, Ducky discernait presque la poitrine de l'homme se soulever avec rapidité, au rythme de sa respiration saccadée. Il déglutit. Il ne pouvait le laisser sauter. Pas alors qu'il pouvait l'aider. Quitte à mentir et à se faire passer pour un autre … il faisait ça pour le bien de cet homme.
- Passez par-dessus la barrière, Jim. Pour elle.
- C'est elle qui vous envoie ? Murmura l'homme.
- Docteur Mallard ?
Ducky fronça les sourcils, intrigué. Une main se posa sur son épaule. Intrigué, il ouvrit grand les yeux …
Pour se retrouver face à Jimmy Palmer. Ce dernier avait les sourcils froncés en une mimique inquiète.
- Qu'est-ce que … commença Duck'.
- Vous allez bien ?
Il tourna la tête. Oui, il allait bien … Un corgis posa son museau sur son genou tandis que deux autres aboyaient autant qu'ils le pouvaient dans le hall d'entrée.
- J'ai sonné plusieurs fois, mais vous n'avez pas répondu, … alors j'ai regardé par la fenêtre, et en vous voyant immobile sur votre fauteuil, j'ai cru qu'il vous était arrivé quelque chose. S'expliqua le jeune homme.
Ducky se leva, confus.
- Je suis désolé, je faillis à toutes bonnes manières … je me suis assoupi, et comme la sonnette est cassée, je n'ai pas entendu … Ah, je suis désolé, mon cher Palmer.
Rassuré, le concerné sourit.
- Non, Breena et Peter attendent dehors. Répondit-il.
- Ah, les corgis. Comprit Ducky en levant un index.
Il siffla, ce qui attira tous les chiens dans le salon.
- Installons-nous. Rassure-vous, je n'ai pas oublié votre venue, tout est prêt.
- Merci, docteur Mallard. Répondit Jimmy.
Ils allèrent tous deux ouvrir la porte d'entrée.
Breena patientait, son fils dans les bras. Elle se promenait le long de l'allée pour le bercer.
- Bonjour, très chère, entrez. Et veuillez excuser mon retard, je me suis endormi.
Elle rit en toute réponse et entra, étreignant Ducky de sa main libre au passage.
- Je préfère cela. Jimmy était dans tous ses états.
Les trois invités furent installés dans la salle à manger en moins de 15 minutes, Peter tranquillement installé dans un cosy sur l'un des canapés et surveillés du coin de l'œil par un des corgis.
- C'est Comtesse. Indiqua Ducky à Breena, qui observait la chienne immobile. Rassurez-vous, elle ne lui fera aucun mal. Elle fait la même chose avec les oiseaux elle observe mais ne s'abaisse jamais à leur courir après. Cela me rappelle un jeune homme, que j'ai connu …
Jimmy et Breena s'installèrent autour de la table en souriant, tandis que Ducky continuait de s'affairer auprès des différents plats qu'il ramenait de la cuisine.
La soirée se déroula calmement, dans un climat teinté d'une allégresse et d'un enthousiasme propre à l'ancien légiste.
La nuit tomba lentement sur l'imposante maison de style Brownstone. Les Palmer partirent aux alentours de minuit, repus et la tête encore pleine des nombreuses histoires entendues durant la soirée. Alors que les phares de la Acura noire de Jimmy éclairaient une dernière fois la façade de la bâtisse, les passages ne remarquèrent pas l'ombre qui se faufila par la haie jusqu'au fond du jardin.
1- enfin un chap centré sur Ducky ! ça vous plait ?
2- sa vie (pas si différente du vrai NCIS), vous en pensez quoi ?
3- son flash back ?
4- la fin ? ;)
5- alors, vous voulez participer et tenter de trouver sur qui est le prochain ? Je vous écoute !
Et n'oubliez pas, je compte sur vous pour participer au recueil ouvert à tous : "Gibbs-Men : Instants de vie" !
