Hello ! Gibbs ne cautionne pas les excuses, donc je dirai seulement que ce (gros) retard est tout à fait involontaire de ma part, et relatif à une looongue maladie assez chiante et qui fait toujours des siennes.

Néanmoins, maintenant que j'ai récupéré du poil de la bête, je vais tenter de vous pondre une ou deux publications supplémentaires ce week-end.

J'en profite pour remercier les revieweurs, et donner mes pronostics : SecretService, es-tu Aliiks ? Et SantaService, Misskawaii ... ?

Et Gwen, puisque tu avais trouvé qui était au centre du dernier chap, tu avais gagné de choisir ceux de ce chapitre là, alors j'ai suivi ta review : voici un peu d'Abby/Fornell rien que pour toi. ;)

Bonne lecture à tous (et bonne année au passage !)


- Allo ?

- Bonsoir Abby.

- Bonsoir, Fornell. Un problème ? S'enquit la gothique en se relevant à demi sur son séant, un sourcil arqué.

- Mh, non non, je viens aux nouvelles.

- Vous n'avez pas appelé Gibbs ?

- Je préfère avoir votre compte-rendu détaillé plutôt que quelques monosyllabes incompréhensibles.

- Mais-

- Oh, j'aurais pu le droguer aussi pour lui soutirer des informations, mais je suis un peu fatigué ce soir. Alors ?

- Vous avez soif ?

- J'avoue avoir du mal à voir le rapport.

- Je préfère le face-à-face, si vous voyez ce que je veux dire.

- Je ne suis pas sur le marché, Miss Sciuto, si vous voyez ce que je veux dire.

Elle retint un léger rire et se releva de son canapé noir.

- Je vais vous expliquer où nous en sommes. Disons, dans une heure, au café de Gibbs ?

Quelques secondes de silence passèrent.

- Ca servait bien à quelque chose que je vous appelle si vous me traînez finalement dehors vous aussi. Grommela Fornell.

Abby rit à nouveau.

ooo

- Vous avez eu du mal à vous lever du canapé ?

- Non. Du monde sur la route. Répondit Fornell en s'installant sur un banc à la droite d'Abby, un café fumant entre les mains.

- Oh.

- Alors, racontez-moi.

- Vous étiez rendu où ?

- La tentative d'infiltration de DiNozzo au cœur de Blake Health.

- Eh bien ça suit son cours. Louisa Blake lui a dit de trouver seul le meurtrier des 13 membres de la LAM.

Les sourcils de l'agent du FBI se haussèrent.

- Vous ne-

- On ne sait pas qui c'est, non. On cherche, mais, pour l'instant, il nous a fallu établir de fausses preuves pour faire croire aux Blake que Tony a trouvé le meurtrier et qu'il s'agit de Ziva.

- C'est peut-être un piège des Blake.

- Peut-être, mais nous n'avions pas vraiment d'autre alternative.

- Alors, vous avez fait de fausses preuves. Soit. Mais vous n'avez pas avancé pour autant dans les meurtres.

- Non.

- Et la suite des réjouissances ?

- Demain Tony fournira les preuves aux Blake. Puis il leur montrera le piège établit pour capturer Ziva.

Fornell hocha la tête, attentif.

- Ses pouvoirs sont au point, à la torche humaine ?

- Oui, ça s'améliore.

- Mh.

- De toute façon, trancha Abby en aspirant une gorgée de caf-pow, on ne peut pas se permettre d'attendre indéfiniment non plus. Il est temps d'agir.

- Et quand Tony aura livré Ziva ?

- Nous espérons qu'ils vont l'enfermer dans leurs labos. Ainsi, nous saurons ce qu'il s'y passe.

- Et vous comptez les attaquer ?

- Filmer l'intérieur via Ziva si possible, sinon s'y introduire, oui. Il faut que nous sachions ce qu'il s'y passe, absolument, si nous voulons agir. Quitte à faire appel aux journalistes pour porter l'attention sur Blake Health, afin qu'ils ne puissent faire jouer leur protection contre nous si on parvient à les percer à jour.

Fornell hocha la tête, la mine sombre, plongé dans ses réflexions.

- Vous savez quoi ? Dit-il finalement. Je suis ravi de vous avoir refilé cette enquête.

Il but une longue gorgée de café et jeta un coup d'œil à Abby, qui avait le regard perdu dans le vide. Elle aussi réfléchissait aux perspectives qui les attendaient, et la discussion qu'elle avait avec l'agent du FBI ne la mettait pas spécialement en confiance pour la suite.

- Vous avez des atouts en plus, c'est indiscutable. Ajouta Fornell. J'aimerais beaucoup voir Gibbs faire la démonstration de ses dons. Il doit être ravi d'être considéré comme un phénomène de foire.

Abby eut un faible sourire.

- Ce n'est pas un phénomène de foire. Vous êtes jaloux.

- De son sens inné du spectacle et du relationnisme ? Je pense que c'est plutôt le contraire. Enfin, il ne peut pas se plaindre, ses compétences sont quand même doublement plus puissantes désormais.

- Ce n'est rien de le dire. Répondit la laborantine en souriant encore plus.

- J'espère que vous vous en sortirez convenablement. Conclut Fornell en se levant. Il va falloir que je rentre, beaucoup de travail m'attend.

- Du travail, ou votre lit ? S'amusa Abby.

- Je suis très prolifique durant mon sommeil. Mon cerveau établit des connexions inattendues sur mes enquêtes. Vous devriez essayer, vous avez des cernes violacées.

- C'est pour aller avec la couleur de ma robe.

Fornell leva les yeux au ciel en cachant un sourire amusé et jeta son gobelet vide à la poubelle.

- Bonne soirée, Miss Sciuto. Tenez-moi au courant.

ooo

- Bonjour ! Claironna Tony à peine eut-il posé un orteil dans la salle secrète du NCIS.

- Bonjour.

- Salut. Répondit Ellie.

Il s'avança vers la table tactile, autour de laquelle étaient réunis Gibbs, Kate, Ziva et Abby.

- Ah, enfin. Tiqua cette dernière en arquant un sourcil accusateur en direction de l'italien. On a failli attendre !

- Désolé, Brooke ne voulait pas vraiment que je parte du lit, ce m-

Il fut interrompu par la paume de Gibbs qui s'abattit sur l'arrière de son crâne.

- Je t'écoute, Abbs. Reprit-il en se redressant d'un air noble.

- Voilà les preuves. Dit-elle en lui montrant, d'un geste de main, une clé USB.

ooo

- Mme Blake !

La femme ralentit le pas et tourna la tête, observant l'individu qui venait de l'appeler d'une voix forte dans les couloirs de son entreprise.

- Tony ?

Elle attendit que l'agent arrive à sa hauteur pour continuer.

- Je peux vous aider ?

- J'ai quelque chose pour vous.

Il lui tendit la main, au cœur de laquelle elle découvrit une clé USB noire de la taille d'une noix.

- J'ai eu quelques résultats plutôt probants dans mes recherches.

Louisa Blake s'empara de la clé et lui fit signe de se taire.

- Suivez-moi. Dit-elle sans qu'il n'ait pu capter la moindre expression sur son visage encadré de longs cheveux noirs.

ooo

Tony se laissa tomber sur une chaise avec l'habituel sourire bright de conquérant qu'il arborait quand il était flic à Baltimore, et même au NCIS désormais, lorsqu'il résolvait une enquête ardue ou qu'il faisait sortir ses collègues de leurs gonds.

Il regarda Louisa insérer la clé USB sur un ordinateur portable et le lui tendre avant de s'installer à ses côtés.

- Montrez-moi ça.

- On n'attend pas monsieur ?

Elle balaya la question d'un revers de main.

- Plus tard. Il est occupé, je me charge de ça.

- Très bien.

Tony s'empara de la souris et dirigea le curseur sur le premier dossier.

- En premier lieu, expliqua-t-il se faisant, je me suis penché sur les dossiers que vous m'avez donnés. Comme je ne trouvais rien de plus, j'ai rendu visite aux différents médecins légistes, qui m'ont fait part pour deux d'entre eux de l'éventualité que le tueur soit un mutant. J'imagine que vous vous en doutiez ?

Louisa ne répondit pas.

- Puis comme je n'avais rien de neuf j'ai pris le parti d'aller voir les familles. Je vous passe les rencontres qui n'ont rien donné pour aller à l'essentiel : cette femme.

Une photo d'identité s'afficha.

- La quatrième victime, continua Tony. Il se trouve que ses parents ont récupéré les affaires qu'elle portait la nuit de son meurtre. J'ai demandé à les voir, et j'ai trouvé sur son sac un long cheveu noir … or, vous voyez, la victime est rousse. J'ai gardé cet « indice » de côté en attendant de savoir quoi en faire, puis, comme les autres familles des victimes ne m'ont rien appris, je me suis penché à nouveau vers cette numéro 4 …

Il cliqua et une image de vidéosurveillance apparut.

- J'ai refait le parcours qu'elle faisait de son travail jusqu'à chez elle. quasiment toutes les vidéos des caméras avaient été récupérées par la police, alors j'ai fais jouer des connaissances au sein du FBI, et une de ces connaissances m'a avoué qu'ils avaient vu quelqu'un sur l'une des vidéos sans pouvoir l'identifier.

Il lança la bande. En une minute, sous le mauvais éclairage d'un lampadaire, la victime passa à pied dans la rue déserte.

- 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 … compta Tony.

La silhouette difficilement reconnaissable de Ziva passa alors.

- Joli timing pour cette brunette, n'est-ce-pas ? commenta l'agent.

Il quitta la vidéo et afficha une capture d'écran où la visibilité avait été améliorée. La silhouette floue de Ziva apparut, de profil, permettant de distinguer un peu les contours de son visage.

- Vous la reconnaissez ?

Louisa Blake, sourcils froncés, fit un signe de dénégation.

- Après cela, j'ai décidé de faire analyser le cheveu. Un coup de chance.

La photo d'identité de l'israélienne occupa alors l'écran. Comme Louisa ne réagissait pas, Tony conclut avec soulagement qu'elle ne la connaissait vraisemblablement pas, et que donc les tentatives d'infiltration de l'israélienne et ses congénères mutants dans les locaux de Blake Health, les mois derniers, étaient passées inaperçues.

- Je vous présente Ziva David, israélienne, ex-agent du Mossad présente sur le sol américain depuis un peu plus d'un an. Je me suis intéressé à elle de plus près. J'ai un ami qui est un excellent informaticien, et qui m'a fourni quelques informations … le dossier de la belle n'a rien donné mais nous avons constaté des mouvements suspects sur un second compte bancaire bien planqué, de façon originale, en Suisse.

L'œuvre de Tim s'afficha à l'écran et Tony désigna, ponctué d'explications, certaines lignes de chiffre.

- Vous voyez, 9 virements assez conséquents dans les derniers mois. Je n'ai pas pu savoir de qui venaient ces paiements, de comptes différents à chaque fois, mais ça valait quand même le coup de venir vous montrer tout ça.

Louisa Blake resta silencieuse quelques secondes, avant de se lever brusquement.

- Je vais demander à ce qu'on fasse le nécessaire pour identifier les comptes. Déclara-t-elle.

- Sans vouloir vous vexer, mon ami vient du MIT, et je ne pourrais certes pas expliquer exactement sa façon de procéder mais il n'a vraiment pas réussi à trouver, alors …

Il leva les yeux vers son interlocutrice, dont les joues avaient légèrement rosies.

- Par contre, vous pouvez demander à ce qu'on attrape l'israélienne. Avança-t-il.

Les yeux noirs de Louisa se baissèrent vers lui.

- Il se trouve que cette demoiselle est dans le viseur du NCIS. Et que j'ai quelques connaissances là-bas. Ironisa Tony. J'ai donc quelques indications sur son lieu de vie.

Une lueur d'impatience et d'envie passa dans les iris noirs, et Tony arbora à nouveau un sourire conquérant.

- Vous avez été efficace. Finit par dire Louisa.

- J'étais un des meilleurs flics de Baltimore, le NCIS l'a vite remarqué. Expliqua l'agent avec objectivité. Mais peut-être n'est-elle pas le tueur, nous n'avons pas encore toutes les preuves …

La femme esquissa un sourire.

- Je vais avoir besoin de parler de tout cela à mon mari, dit-elle en tendant la main pour récupérer la clé USB. Restez dans nos locaux, je vous prie. Je vais certainement avoir à nouveau besoin rapidement de vos compétences.

- Je suis là pour ça. Assura-t-il. Mais j'ai une petite question pour vous.

Louisa, qui se dirigeait vers la porte, s'arrêta dans son élan sans pour autant se retourner.

- C'est vous qui m'avez fait suivre et avez envoyé quelqu'un surveiller la maison du légiste Donald Mallard ? Demanda-t-il d'un ton neutre.

- Oui. Répondit-elle sans hésiter.

- D'accord. Vous avez trouvé ce que vous cherchiez ?

Il se leva à son tour, et Louisa se retourna vers lui.

- Oui. J'imagine que vous comprenez pourquoi nous avons fait cela.

- Oui. Vous ne me connaissiez pas. Maintenant, si vous permettez, je vais aller me dégourdir un peu les jambes.

Louisa hocha la tête et se décala pour le laisser passer, avant de sortir à son tour, la clé USB serrée au creux de sa paume.


1- Ce dialogue Abby/Fornell, vous en pensez quoi ?

2- On rentre dans l'action pour de bon ! heureux ?

3- L'énumération des preuves devant Louisa Blake, convaincant ?

4- Qu'attendez-vous pour la suite ?