Hello :) une suite un peu "tendue" avant de rentrer dans le vif. Bonne lecture.

MK : merci encore Santa ! Aaaah, Louisa est intriguante oui ...

Et merci Gwen et Jen !


La jeune israélienne marchait tranquillement dans les rues de Washington, flânant au hasard des rues et des boutiques, sans autre but que se dégourdir les jambes en cette matinée brumeuse.

Il était tôt, les magasins commençaient à peine à ouvrir et le froid ambiant mordait chaque bout de peau dépassant de ses vêtements, mais elle s'en fichait. La seule chose à laquelle elle pensait, à laquelle elle accordait toute son attention, était les voitures et les gens qui passaient près d'elle.

Tony avait donné ses faux indices aux Blake. Il y était allé la veille, et était revenu le soir. Il leur avait dit que les Blake l'avait cru, mais qu'ils comptaient agir seuls pour la suite des évènements : autrement dit sûrement la capture, sa capture.

Kate l'avait donc équipée d'une petite caméra, d'un micro puce, d'une oreillette et d'un petit GPS, accentuant le malaise de Ziva qui n'aimait déjà pas trop le fait que, dans les prochains jours ou les prochaines heures, elle serait sans doute enlevée par des tarés anti-mutants et qu'elle ne devrait pas y opposer trop de résistance.

Elle soupira en observant discrètement une jeune femme qui regardait une vitrine.

Les Blake n'allaient certainement pas attendre.

Son téléphone sonna dans sa poche. Elle le sortit pour regarder l'identité de l'appelant, et haussa légèrement les sourcils en voyant le numéro du portable jetable de Tony s'afficher. Elle avait effectivement pris la sécurité de changer de téléphone depuis quelques temps, et les autres membres de l'équipe la contactaient par des moyens discrets.

- Oui ?

- Salut, Ziva.

- Salut. Un problème.

- Non. Tu es chez toi ?

- Je suis en ville.

- D'accord. Toujours aucune trace de suiveurs ?

- Non.

Elle s'arrêta devant une boutique et regarda les sacs exposés.

- Je voulais juste prendre de tes nouvelles. Ça ne doit pas être une situation très agréable, d'attendre de se faire attaquer.

Ziva émit un léger sourire.

- Tu sais, dans mon métier d'avant, j'avais souvent l'habitude de ce genre d'éventualité.

- Oui je sais, sauf que là ce n'est pas vraiment une éventualité.

- Ne t'inquiète pas pour moi. Répliqua-t-elle en souriant.

- Je ne m'inquiète pas pour toi, seulement pour le bon déroulement de l'enquête, s'insurgea l'italien d'une voix faussement outrée.

Un son de voix résonna en fond, à travers le combiné.

- Tu es avec quelqu'un ? Demanda machinalement Ziva.

- Je suis chez moi. Qu'est-ce que tu comptes faire cet aprèm ?

- Flamer.

- Pardon ?

- Flamer, me promener.

- Ah, tu dois vouloir dire flâner. Ok, très bien. Ellie et Tim te surveilles à distance, alors ne t'aventures pas dans des magasins trop osés.

- Très drôle.

- En espérant que tes kidnappeurs ne mettent pas trop de temps. A plus tard.

ooo

- Qui étais-ce ? Demanda Brooke lorsque Tony eut raccroché.

- Ziva. J'ai dû t'en parler.

- Non, tu as évoqué Gibbs, Kate, Ellie, McGee, Abby, Ducky, Jimmy et Vance, mais pas de Ziva.

- Wow, belle mémoire …

- Je suis prof, mon chéri. Me rappeler des prénoms est un des aspects de mon métier. Répondit-elle en souriant.

- Tu es multifonction en fait.

Il se leva, face à elle, et la prit tendrement par la taille.

- J'aime plutôt ça. Ajouta-t-il.

La jeune femme étouffa un rire.

- Il faut que j'y aille. Répliqua-t-elle en essayant sans grande conviction de s'arracher à son étreinte.

- Hmm.

- Tony vraiment, je vais être en retard !

- Tes monstres peuvent bien attendre un peu.

- Et tes méchants ?

- Je ne travaille pas aujourd'hui.

- Tu ne pourrais pas attendre le week-end pour prendre tes journées ? Dit-elle d'un ton boudeur.

- Tu sais bien que je ne choisis pas.

- Ouais.

Elle se défit finalement de l'emprise de ses bras pour enfiler son trench. Puis elle lui vola un baiser et sortit rapidement de la cuisine.

- Bonne journée ! Lança-t-elle depuis la porte d'entrée avant de la claquer derrière elle.

Tony resta quelques secondes à fixer la porte, songeur. A la vérité, il allait travailler, aujourd'hui.

Abby lui avait concocté une séance d'entraînement. Mais ce genre d'exercices le frustrait plus qu'autre chose. Depuis plusieurs mois qu'il était ici, il n'avait jamais vraiment réussi à utiliser son pouvoir convenablement. Pourtant, il s'entraînait ! Il parvenait parfois à faire quelques boules de feu, mais seulement quand il ressentait des émotions fortes, des sentiments forts, et … cela ne marchait plus vraiment, désormais. Il savait quand Gibbs cherchait à l'énerver pour qu'il « s'enflamme ».

Il contrôlait mieux ses sentiments que son enveloppe charnelle.

Tandis qu'à côté de lui, Gibbs, Ducky, Ziva et Tim faisaient toutes sortes de choses fantastiques sans le moindre problème.

L'agent soupira et regarda ses paumes d'un air las. Pourtant, Ducky lui certifiait souvent qu'il n'avait jamais vu un mutant avec une telle aura. Ses capacités étaient encore bien planquées …

Il en venait à croire que cela ne servait à rien de continuer, mais Abby en avait décidé autrement.

- C'est parti. Souffla-t-il pour se donner du courage avant d'aller chercher son manteau.

ooo

- Aah. Emit Abby avec un sourire satisfait. Parfait.

Tony se trouvait face à elle. Ils étaient dans l'une des pièces du sous-sol du NCIS, désaffectée. Les murs en béton armé étaient « parfaits pour un tel entraînement », selon la laborantine, et ils avaient en plus l'efficacité d'insonoriser les lieux.

Tony se dandina machinalement sur place. Il avait encore quelques problèmes avec son espèce de combinaison de plastique noire.

Mais Abby lui en avait créée une qu'il était obligé de mettre depuis qu'il s'était, un jour, malencontreusement transformé en torche humaine pendant un entraînement, et qu'il avait par la même occasion cramé l'intégralité de ses vêtements. Même les superbes chaussures italiennes ne s'en étaient pas sorties.

Qui aurait pu croire que la vie de super héros avait ce genre d'aléas.

Enfin, ça avait eu le mérite de faire s'étrangler Kate de rire. Il lui revaudrait ça.

Dès qu'il réussirait à allumer une bougie par la pensée.

- Tu as eu d'autres idées ? Demanda l'agent.

- J'ai toujours des idées.

Tony la regarda d'un air suspicieux sortir des choses d'une mallette. Ils n'étaient que tous les deux, aujourd'hui. Il se demandait bien comment elle pourrait le faire sortir de ses gonds … grâce à diverses bonnes paroles et attaques frontales, Gibbs arrivait à l'énerver, Kate aussi, Ducky aussi, voir même Tim de temps en temps (ce qui lui valait toujours un retour de médaille après les entraînements), mais Abby et Ellie n'avait jamais réussi qu'à le faire rire tant elles n'osaient l'insulter ou le blesser.

Il pouvait les comprendre. Gibbs et Ducky n'avaient pas vraiment l'air d'apprécier ce job, eux non plus.

Une qui réussissait bien aussi était Ziva. Elle, par contre, ne contrôlait pas toujours sa force dans le cœur de l'action – volontairement ? – ce qui obligeait Tony – consciemment ? – à faire apparaître son pouvoir. Enfin, ce qui obligeait son pouvoir à apparaître, plutôt.

Abby posa un énorme cierge sur la table.

- On a déjà essayé ça, Abbs …

- Non, on a essayé avec des bougies. On a sans doute visé trop haut.

- Merci.

- Là, tu pourrais peut-être y arriver plus facilement.

- On a tout essayé, Abby … tu crois vraiment qu'une séance de plus va changer la donne ?

- Je n'en sais rien. Une chose est sûre, je déteste l'inaction, je déteste ne pas savoir ce que manigancent les Blake, alors tu viens là et tu allumes ce cierge.

- Tu veux dire que je vais devoir « m'entraîner » jusqu'à ce que Gibbs ou un autre ai des nouvelles ?

- Si besoin est.

- Génial.

Le mutant s'avança d'un air passablement dépité vers la table où se trouvait le cierge, tandis que la laborantine s'abritait dans un petit local pare-feu installé dans la pièce.

- Tu es prêt ?

Sa voix, légèrement amplifié par le micro sortant de la cabine, résonna dans la pièce vide.

- Ouais.

Tony fixa la mèche du cierge et tenta de se concentrer de toutes ses forces. Il se concentra quelques secondes. Encore quelques secondes. Avant de pousser un profond soupir :

- C'est stupide. En plein cœur du combat, je ne pourrais pas m'arrêter pour me concentrer, Abby !

Un bruit étrange résonna dans la pièce. Tournant la tête, Tony découvrit une machine sophistiquée, installée dans un coin de la pièce, près de la boîte où se trouvait Abby. Il fronça les sourcils. La machine ressemblait à s'y méprendre à un lanceur de balle de tennis …

Avant qu'il n'ait pu réagir, un boulet de canon sortit du distributeur de balle trafiqué, et l'agent eu à peine le temps de sauter sur le côté.

- Qu'est-ce que …

La seconde suivante, une seconde balle noire sortit. Puis une autre. Et encore une qui le frappa, cette fois, en pleine épaule. Tony laissa échapper un grognement de douleur. La lance de la machine suivait n'importe lequel de ses déplacements et tirait avec précision.

- Abby !

Une seconde balle lui frôla l'oreille.

- ABBY !

Il commençait à en avoir légèrement assez de sauter dans tous les coins comme un cabri. Visiblement, la laborantine avait trouvé un moyen de le faire sortir de ses gonds …

- ABBY ARRETE CA !

Mais il n'aimait vraiment pas ça. Plus il sautait, plus il se faisait toucher, plus sa frustration augmentait.

De l'autre côté de sa vitre ultra-résistante, la laborantine hocha la tête de droite à gauche.

- Désolée, Tony, dit-elle et sa voix fut amplifiée dans toute la salle, mais ça doit marcher.

ooo

Ellie amena sa main droite jusqu'à sa bouche et déposa entre ses dents sa première chips craquante de la matinée, accompagnée d'un petit soupir de plaisir tandis que ses papilles se mettaient à danser la salsa.

Elle ignora délibérément le regard intrigué de Tim et engloutit trois autres chips.

- Il est 9h du matin. Dit alors l'informaticien.

- Je sais.

Tim cligna des paupières et détourna ses yeux vers la rue. Il avait l'habitude, pourtant.

Il passa sa main sur la vitre embuée et alluma la clim.

- Oh, regarde ! dit soudain Ellie.

Intrigué, McGee tourna la tête.

- Regarde, Ziva, sur ta droite !

Une main sur son oreillette, l'ex analyste s'adressait visiblement à l'israélienne.

- La vitrine du magasin, tu la vois, l'écharpe bleue ? Réitéra Ellie en s'emparant d'une paire de jumelles.

Un rire résonna dans les oreillettes des deux agents.

- Oui, je la vois.

A distance, ils virent Ziva s'approcher de la devanture en question.

- Elle est à combien ?

- Ton salaire, à quelques dollars près.

- Ah.

La blonde fit la moue et croqua une autre chips.

McGee en profita pour éteindre discrètement son micro.

- Elle doit s'ennuyer. Dit-il.

Intriguée, Ellie tourna la tête vers lui. D'un geste, il lui indiqua que Ziva ne pouvait plus l'entendre. La jeune femme éteignit elle aussi son micro.

- Oui. Approuva-t-elle. Je n'aimerais pas être à sa place. Tu crois qu'ils vont attaquer ?

- Je pense. Mais quand …

- Et Gibbs va nous mettre en faction jusqu'à ce que ce soit le cas ?

McGee hocha la tête.

- Kate donnerait n'importe quoi pour être à la place de l'un d'entre nous. et quand nous serons à sa place, nous voudrons la même chose. C'est comme s'ils …

- Cherchaient à nous épuiser ? Termina Ellie.

- Oui. Pourtant ils ne sont pas censés savoir que des gens la surveillent.

La jeune femme prit une profonde inspiration.

- Je pense qu'ils ne vont pas prendre de décisions hâtives. Ils … ils sont habitués, ils ont réfléchi, ils doivent savoir qu'elle n'agit pas seule. Conclut-elle.

- Oui, et ça …

- Gibbs le sait. On n'a pas vraiment d'autre solution, c'est vrai.

Un silence passa.

- J'aime pas ça. Dit finalement Ellie d'un ton plus bas.

Il regarda la silhouette de Ziva, au bout de la rue, qui continuait de se balader. Il remit le contact pour se rapprocher d'elle.

- Moi non plus, Ellie.


Alors, verdiiict ?

1- tendus pour Ziva ?

2- que pensez-vous de la relation Tony/Brooke ?

3- et du duo McEllie ?