Hello ! ça y est je reprends de l'avance dans cette fiction :) Aujourd'hui, l'action revient, et l'une d'entre vous fait son apparition !
Sachez au fait que je fais apparaître en premier celles qui participent, évidemment. :)
Bonne lecture !
Gwen : Muahaha mais nooon Ziva est une battante on le sait tous ;) Il y aura encore du McEllie (j'aime les duos pas communs) et aussi du Brooke, ravie qu'elle te plaise (même si : Ziva!) Roooh mais nooon il n'y a pas de problèmes tout le temps, voyons. Héhé.
JenAbs : Il y aura d'autres séances d'entraînement comme ça je pense :) Le côté "tendu" a un terme aujourd'hui ;) enfin, ... si on veut !
Ziva marchait le long d'une avenue déserte dont le côté gauche donnait sur les berges d'une rivière aux eaux noires. La nuit nimbait l'endroit de ténèbres épaisses, et seule sa silhouette se découpait sous la lumière faiblarde d'une rangée de lampadaires.
Tony la suivait, à plusieurs centaines de mètres de distance. Un sentiment d'urgence lui faisait presser le pas, et pourtant il n'avait pas l'impression de se rapprocher d'elle.
Soudain un camion noir surgit de nulle part passa à vive allure le long de l'avenue, et s'arrêta brusquement à un mètre de l'israélienne.
Celle-ci s'immobilisa, les bras le long du corps. Deux silhouettes noires sortirent du véhicule et se dirigèrent vers Ziva, aussi silencieuses et immatérielles que des ombres. Elles s'emparèrent de la jeune femme qui ne se défendait toujours pas. Cette fois Tony se mit à courir. Elle se laissait faire sans esquisser un geste !
Il courrait, et pourtant il se trouvait toujours à la même distance d'eux … comme s'il faisait du sur place ! Il accéléra l'allure … Ziva monta dans le camion. Les silhouettes à leur tour …
Tony impulsa à ses jambes toute la force qu'il possédait.
- Ziva ! Cria-t-il, espérant la faire réagir.
Le camion commença à rouler, s'éloignant de plus en plus.
- ZIVA !
Tony ouvrit brusquement les yeux sur le plafond nu de sa chambre. Les volets entrouverts laissaient filtrer une faible clarté lunaire. L'Italien tourna la tête vers son réveil. 4h …
Il réalisa soudain qu'il n'était pas seul et pria pour qu'il n'ait pas crié à voix haute, et donc réveillé Brooke. Mais quand il tourna la tête il vit que la jeune femme était profondément endormie.
Tony sourit devant le spectacle qu'elle offrait, faiblement éclairée par un rayon lunaire. Couchée sur le côté, la tête tournée vers lui, elle avait un poing serré sur son oreiller. Les traits légers de son visage étaient détendus, ses lèvres entrouvertes par un souffle régulier. Ses cils noirs ombrageaient légèrement ses joues, qui avaient perdu la teinte rosée qu'elles arboraient habituellement. Seuls ses cheveux châtains ondulaient encore et toujours dans tous les sens.
Tony sourit à nouveau et fit glisser deux doigts sur les pommettes rebondies de la jeune femme.
Trois ans plus tôt, si quelqu'un lui avait dit qu'il resterait casé autant de temps avec la même personne, il lui aurait rit au nez. Encore davantage si on lui avait dit qu'il ne penserait même pas à aller voir ailleurs, ni qu'il reluquerait d'autres femmes ! Enfin, ça, il le faisait encore mais … davantage en « tout bien tout honneur ».
Jamais il ne se serait douté qu'un jour il aimerait quelqu'un comme Brooke …
Oui, il l'aimait.
Sans doute pas d'un amour passionné, irréfléchi et fusionnel – il avait déjà suffisamment donné dans le passionnel et l'irréfléchi, merci – mais il l'aimait. Il se voyait continuer avec elle, chose qui ne lui était que rarement arrivé, et qui lui passait en général très vite.
Là, c'était différent.
C'était calme.
Et Dieu sait à quel point il en avait eu besoin ces derniers mois.
En plus, Brooke était jolie, aimait les films et les acrobaties nuptiales. Ce que ne gâchait rien.
Tony se repositionna sur le dos, les yeux au plafond, et prit une profonde inspiration. Il passa sa main gauche sur son épaule droite et avisa par le toucher l'état de la blessure qu'il s'était fait plus tôt dans la journée.
Il avait réussi à se brûler lui-même, avec son propre pouvoir. Après la colère qu'il avait ressenti en premier lieu, c'était désormais une jolie déprime teintée d'ironie. Une torche humaine qui se brûle. Un mutant qui retourne involontairement son pouvoir contre lui.
On n'avait jamais vu ça. Et puis ce n'est pas comme s'il n'avait pas l'habitude des armes ou des situations extrêmes ! Pour le coup, quand il s'était mis à exploser en boules de feu et qu'il avait pulvérisée le lanceur de balles d'Abby, la séance d'entraînement s'était terminée. Le seul point positif. Après, alors qu'il essayait de se calmer et de ralentir les boules de feu, l'une d'elles avait rebondi sur la boîte dans laquelle était enfermée la laborantine et était allée griller l'épaule de Tony.
Fichue idée qu'avait eue Abby de lui faire une tenue sans manches, aussi.
L'italien grogna encore quelques secondes contre lui-même et contre l'univers avant de se calmer en constatant qu'il n'avait presque plus mal.
Il se tortilla sous sa couette, tentant de trouver une position agréable pour se rendormir, mais il était bel et bien réveillé … Pourtant, il fallait qu'il dorme pour surveiller Ziva. Et puis demain soir, ce serait son tour de garde, avec Kate, devant l'immeuble de l'israélienne. Il fallait qu'il tienne plusieurs heures dans une voiture glaciale. Avec une coéquipière glaciale !
Il sourit bêtement en pensant aux tours qu'il pourrait lui jouer pour passer le temps. Mais sourit un peu moins en pensant justement aux nombres d'heures qui l'attendaient, pendant que Ziva serait tranquillement sous sa couette …
Quoique. Niveau sommeil, il n'était sans doute pas trop à plaindre. La jeune israélienne devait être dans un sacré état de nerfs. Il l'imaginait bien faisant les cent pas dans son appart, regardant par la fenêtre, vérifiant ses couteaux …
Quel pyjama pouvait-elle bien porter d'ailleurs ?
Tony enfonça sa tête dans l'oreiller et chassa bien vite ces pensées malsaines. Non non. Pas aller trop loin.
Difficile avec des collègues comme les siennes, pourtant. Heureusement que Brooke n'était pas d'un naturel jaloux. Elle partait du principe qu'il fallait extérioriser tous ses sentiments, et entendre Tony divaguer sur la couleur des yeux de telle ou telle femme la faisait sourire plus qu'autre chose, la plupart du temps. Encore une qualité qu'appréciait l'italien, d'ailleurs. Ses anciennes conquêtes n'avaient jamais aimé longtemps les comparaisons ou adjectifs qu'il utilisait parfois.
C'est bercé par ces constatations et le souffle régulier de sa compagne endormie que Tony retomba à nouveau dans un profond sommeil.
ooo
- Merde merde meeeerde … Gronda Ziva en se mettant à courir de sa salle de bain en direction de sa cuisine.
Le four s'était mis à sonner alors qu'elle prenait tranquillement son bain. Gibbs lui avait conseillé de vivre sa vie comme d'habitude, en partant du principe qu'elle n'avait pas besoin d'être prête à tout instant étant donné qu'elle était surveillée, et serait donc prévenue si jamais quelque chose se passait. Elle devait seulement être joignable tout le temps, comme d'habitude donc.
Mais passer devant la grande baie vitrée de son salon seulement habillée d'une serviette de bain la fit gronder encore plus contre son nouveau patron et son idée stupide de prendre un bain pour se relaxer.
Elle éteignit le four d'un brusque mouvement du poignet et en ouvrit la porte, avant de retourner aussi sec vers la salle de bain, bien décidée à prendre une douche rapide puis s'habiller tout aussi rapidement.
Ce bip du four était certainement un message subliminal pour lui conseiller de rester prête à toute éventualité.
Alors qu'elle passait à nouveau devant sa baie vitrée, sa respiration se coupa tandis que les poils de sa nuque se dressaient brusquement. Son sixième sens venait de se réveiller brusquement. Il y avait quelque chose qui clochait … sans s'arrêter, Ziva rentra dans la salle de bain et ferma derrière elle.
Rendue là, elle hésita une micro seconde. Il y avait quelqu'un. Quelque chose se passait. Elle avisa son téléphone, pourtant toujours muet. Que faire ? Retourner dans le bain, la douche, alors que quelqu'un était peut-être rentré chez elle ? La jeune femme jura et attrapa son jean. Après tout, ils savaient qu'elle était du Mossad, et qu'elle savait quand les choses ne tournaient pas rond.
Elle s'habilla en quatrième vitesse, donna un coup de serviette à ses cheveux humides et ouvrit précautionneusement la porte … Rien … elle fit quelques pas dans la pièce. Seule régnait l'odeur de la pizza qu'elle s'était mise à réchauffer. L'israélienne se dirigea donc vers la cuisine. Lors de ce trajet-ci, rien n'attira son attention.
Quand elle entra dans la pièce, par contre, elle étouffa un cri et fit un bond en arrière, surprise. Un homme habillé en noir se tenait nonchalamment face à elle, les bras croisés.
Elle plongea dans son salon, décidée à attraper le couteau cachée sous sa table basse, quand tout aussi rapidement une masse lui tomba dessus. Elle se débattit, envoya son agresseur rouler sur le tapis après un violent crochet du droit, et se releva pour se retrouver nez à nez avec deux autres hommes armés, leurs pistolets braqués sur elle. La jeune femme hésita un instant, puis se ravisa bien vite sous la menace des deux hommes. Derrière elle, celui de la cuisine arrivait, et celui sur le tapis se relevait en se tenant le nez et constellant le sol de gouttes rouges.
- Les mains en l'air. Ordonna l'un d'eux.
Elle s'exécuta sans oublier de montrer sa mauvaise foi, et sentit une paire de menottes entourer ses poignets. Deux mains s'emparèrent chacune d'un de ses bras et la poussèrent vers la porte d'entrée, par laquelle un cinquième personnage venait justement d'entrer. Il se dirigea droit sur elle, et avant d'avoir pu comprendre ce qu'il se passait, une gifle monumentale s'abattit sur sa joue. Incrédule, Ziva retrouva bien vite sa fureur et insulta généreusement en hébreu l'homme qui venait de la saluer de cette manière.
- Voilà pour avoir osé t'en prendre à la LAM. Gronda l'homme en question.
Ziva leva les yeux vers son visage pour l'étudier, et le reconnut immédiatement. Tom Blake. L'air légèrement gêné et pas vraiment convaincu, il frottait la main avec laquelle il l'avait frappée et évitait son regard.
- Allons-y. Déclara-t-il en effectuant un rapide demi-tour.
Un sac lui fut mis sur la tête et Ziva effectua le trajet à tâtons, à demi portée par les deux hommes qui l'encadraient. Elle fit exprès de trébucher à de nombreuses reprises alors qu'ils descendaient les escaliers, et sourit d'un air moqueur quand à cause d'elle l'un des hommes se cogna la tête contre le mur. En réponse, il lui fila un coup de coude dans les côtes qui transforma son sourire en juron hébraïque.
Alors qu'elle sentait qu'ils ouvraient la porte d'entrée, elle essaya de s'échapper en donnant un violent coup de pied à celui de droite. Rapidement maîtrisée, elle fut lancée dans un coffre aux dimensions assez larges, recevant au passage plusieurs autres coups.
Tandis que la voiture démarrait tranquillement, le coffre refermée sur elle, Ziva se demanda si Ellie et Tim l'avait bien vue partir.
ooo
A une centaine de mètres de là, la réponse surgissait à travers les indications que l'informaticien donnait à son nouveau patron.
- Ils partent, Gibbs. On les suit ?
- Gardez un périmètre de sécurité et restez au rapport. J'appelle DiNozzo et Todd.
- Compris.
Et la voiture des deux agents se mit silencieusement à filer celle de Blake.
ooo
- Sortez. Ordonna une voix tandis que Ziva sentait le coffre s'ouvrir.
Le sac fut ôté de son visage et un rayon de soleil l'éblouit un instant, tandis qu'une main la tirait hors du coffre sans ménagement.
Elle eut à peine le temps de reconnaître les lieux qu'on la poussait à l'intérieur d'un bâtiment. Tout aussi rapidement elle fut conduite vers un gros ascenseur, et descendit de deux étages accompagnée de deux de ses agresseurs.
Le court trajet lui permit de comprendre qu'Ellie avait eu raison quand elle avait dit qu'il y avait deux étages sous le bâtiment. Intriguée, elle tendit le cou quand les portes s'ouvrirent.
- Le sac ! Gronda un homme.
Aussitôt sa vue fut obscurcie.
- Bon sang vous vous croyez où ? Continua la voix.
- Je ne pensais pas qu'il fallait aussi cacher cet endroit, puisqu'elle va y rester.
- On n'est jamais trop prudent. Conduisez la dans la salle numéro 4.
La marche reprit. Le sol était dur, bétonné, et les lieux devaient être imposants puisque les bruits de leurs pas résonnaient. Ils marchèrent ainsi pendant environ deux minutes, d'après ce que compta Ziva, avant de s'arrêter.
Elle entendit une porte s'ouvrir, un bruit de chaîne. Ses poignets furent délivrés des menottes, et le sac sur sa tête fut à nouveau ôté, lui permettant de voir où elle se trouvait. Il s'agissait d'une pièce sans fenêtres, avec un lit comportant oreiller et couette, une armoire avec quelques vêtements, un bureau, et une petite salle de bain adjacente.
Une sorte de cellule de prison version studio étudiant.
Ziva jeta un regard noir aux hommes qui sortirent et refermèrent la porte derrière eux, porte ornée d'une petite ouverture. A peine eut-elle entendu leur pas s'éloigner qu'elle s'avança et vint placer son visage à hauteur du carré découpé dans la porte de fer. Bien qu'il n'y eut ni barreau ni verre, elle ne pouvait assurément pas se faufiler par ce trou de souris.
Soupirant, elle se contenta d'inspecter les environs. De ce qu'elle voyait, le couloir était composé de plusieurs portes, toutes exactement comme la sienne. Elle les regarda toutes une à une avant que son regard ne soit attiré par une paire d'yeux. Elle haussa les sourcils, intrigués, et plissa les yeux en direction du bout de front et du regard qui dépassait de l'ouverture d'une porte du mur d'en face.
- Hello ? Tenta Ziva.
Se voyant repérée, la personne en question glissa ses mains sur le bord de l'ouverture pour apparemment prendre un peu de hauteur. Ziva fronça les sourcils, étonnée. Le visage qui apparaissait à demi était celui d'une jeune fille, probablement pas majeure. Elle ouvrait des grands yeux, un peu apeurés mais aussi intrigués. L'ouverture de la porte était trop haute pour elle, si bien que Ziva distinguait son visage jusqu'à sa lèvre inférieure.
- Heum, bonjour. Dit la fille d'une petite voix.
- Qui es-tu ?
- Je m'appelle Chloé.
Ziva jeta un coup d'œil dans le couloir, avisant les caméras du plafond. Elles étaient sûrement surveillées.
- Je suis Ziva. Qu'est-ce que tu fais ici ?
- J'ai … été enlevée.
- Il y a longtemps ?
Ziva savait depuis qu'elle était entrée dans l'ascenseur que ni Tim ni les autres ne pourraient la joindre ou lui parler. Elle était trop loin sous terre, son oreillette ne captait plus. Néanmoins elle espérait qu'Abby réussisse à tirer quelque chose du petit micro/caméra qui avait été attaché à sa veste.
- Depuis … 1 mois, peut-être. Fit la jeune fille en déglutissant.
- Et … personne ne …
- Je ne pense pas que mes parents me cherchent. Je me suis enfuie. Tu es une mutante ?
Ziva hocha la tête, ses pensées tourbillonnantes. Ainsi, Sasha avait raison quand elle avait dit que les tests ici n'étaient pas faits que sur des souris … elle frissonna.
- Tu vas bien ? Demanda-t-elle à la jeune fille.
Chloé hocha fébrilement la tête avant de continuer, d'une voix un peu plus assurée :
- Quel est ton pouvoir ?
Ziva hésita une seconde. Elle pouvait essayer de s'échapper, après tout … si cela lui permettait d'en voir un peu plus …
Elle sentit l'énergie passer à travers son corps, réveillant quelque peu les zones sensibles où elle avait reçu les poings de ses assaillants.
- NON ! Cria alors Chloé.
Surprise, Ziva rouvrit les yeux et la regarda.
- Ne provoque pas ça ici, chuchota Chloé. Ils nous observent, et dès qu'il voit que nous essayons de nous échapper, alors …
Sa bouche se crispa en une moue apeurée.
- Ils nous le font regretter. Finit-elle.
- Ne t'inquiète pas. Contra Ziva. Recule un peu.
Le visage de la jeune fille disparut. Ziva referma les yeux et sentit une puissante énergie l'entourer progressivement. Quand elle rouvrit ses paupières, une tornade électrique tourbillonnait avec force autour d'elle. Elle dirigea la puissance vers la porte et frappa une première fois. Puis une seconde. Le fer grinça et se déforma sous le troisième assaut. Au quatrième, plus puissant, le verrou sauta et la porte défoncée s'ouvrit à moitié.
Ziva s'avança et sortit, se dirigeant directement vers la porte où se trouvait Chloé.
- Non ! Dit celle-ci en la voyant arriver. Non, je … je reste ici, je ne veux pas sortir.
L'israélienne l'observa quelques secondes. D'anciennes traces de bleus coloraient ses avant bras.
- Ok. Je reviens. L'informa-t-elle en tournant les talons.
Elle se souvenait être arrivée par la droite. C'est donc ce chemin qu'elle choisit.
Mais à peine avait-elle fait quelques pas qu'une alarme sifflante se déclencha, des lumières rouges se mettant à tournoyer au plafond, accompagné de bruits reconnaissables de portes se fermant rapidement.
1- Tony qui songe ?
2- L'attaque chez Ziva ?
3- Vous avez reconnu qui est apparue ? ;)
A bientôt !
