Bonjour ! excusez-moi du retard, je rattraperai celui que j'ai dans mes lectures dans les prochains jours. Ça y est, je suis en vacances pour 5 mois ! J'ai commencé à reprendre de l'avance dans cette fiction, les postages seront donc bientôt plus fréquents.

Je me suis également permis de faire apparaître l'une d'entre vous dans ce chapitre. ;)

Bonne lecture !

Jen : Oui, c'est bien elle ! et oui, le mystère du sous-sol va bien finir par être dévoilé ...

Gwen : Je crois que ... tu as établi d'assez bons pronostics. Je te laisse juger.

Danette : *ris en lisant la review* Et bien il y a de l'ambiance à Villiers ! hâte de lire la suite d'ailleurs ! Ravie que tu aimes Brooke :)

DG : Merci ! :P

Eyael : Oui, pour Tony c'est exactement ça ! ravie que tu l'ai perçu ! Oh, ne t'inquiète pas pour Ziva. Enfin ... si, un peu.

MK : Hihi, on va réentendre parler de toi bientôt ;) Et tu sauras ton pouvoir !

Merci énormément à toutes pour vos commentaires et l'attention que vous portez à cette fiction !


- Alors ?

- Elle est entrée par derrière dans l'immeuble des Blake et on a perdu sa trace. Répondit Ellie.

L'ex-marine s'approcha de la table tactile centrale et posa ses mains dessus, songeur.

- Quelle est la suite du plan ? Demanda alors Kate en s'approchant de lui.

- Tony. Répondit-il.

- … J'en ai assez d'attendre.

A son ton sec, Gibbs releva la tête pour planter ses yeux bleus dans ceux marron de son agent. La jeune femme ne se démonta pas, les bras serrés sur sa poitrine.

- J'en ai assez de rester là à faire le piquet.

- Quelque chose à proposer ? Demanda Gibbs en se relevant.

- C'est une question rhétorique ? Aller sur place.

- Ca mettrait sa couverture en danger et tu le sais, Kate.

Gibbs s'écarta de la table pour faire quelques pas, jetant un coup d'œil à l'écran sur lequel les images de la caméra portée par Ziva devaient apparaître. Il n'y avait qu'une image noire grésillante.

- J'ai l'impression d'être devenue inutile ! Tempêta Kate un ton plus haut. De la surveillance, c'est à quoi se limite notre travail, maintenant !

Elle se désigna et montra du doigt Ellie, restée silencieuse face à la table.

- Je … je comprends qu'ils soient plus utiles que nous. Nous n'avons pas vos … capacités. Mais Gibbs si c'est pour passer encore deux mois à attendre et observer, je préfère autant demander à Vance de me mettre avec une autre équipe.

A ses mots Gibbs se retourna et Ellie releva rapidement la tête.

- Je suis inutile ici. Ne dis pas le contraire.

- Je- commença Ellie.

- Non ! La coupa la brune. Tu as ta place ici. Tu as prouvé que les Blake cachaient quelque chose sous leurs locaux. Tu sais rentrer dans leurs têtes, Tony avait besoin de toi pour savoir quoi leur dire. Qu'est-ce que j'ai à offrir ?

Gibbs la regardait, silencieux. Kate sortit son arme et la posa sur la table.

- Voilà ce que j'ai à offrir. La première fois que j'ai été confrontée à un mutant, il m'aurait tuée si Ellie n'était pas intervenue.

Son patron ferma les yeux une demi-seconde et poussa un soupir. Ellie s'était reculée d'un pas et se mordait la lèvre, crispée.

Le silence régna quelques secondes. Tout aussi silencieusement, Kate reprit son arme, qu'elle reposa dans son holster, et recula. Elle monta les quelques marches pour sortir de la salle secrète, passant devant Abby et Tim, ultra concentrés devant leurs écrans, qui n'avaient rien perçu de la scène.

La porte se referma derrière elle sans que Gibbs ni Ellie n'ait esquissé le moindre geste.

La jeune blonde ferma les yeux et se pencha, s'allongeant presque sur la table, posant son front sur le rebord dans un geste d'abandon. En coin, elle jeta un regard à Gibbs, qui en perçut l'accusation.

- Je n'allais pas lui faire croire le contraire. Elle sait qu'elle a raison. Dit-il simplement.

- Tu vas la laisser partir ?

Encore une fois, quelques secondes de silence passèrent.

Gibbs se retourna vers la porte.

- Non.

ooo

- Vous m'avez appelé ? Demanda Tony en guise d'introduction alors qu'il entrait dans la salle de réunion des Blake.

- Ah, pas d'amabilités d'usage, je présume ? Directement dans le vif du sujet ? S'amusa Louisa.

Il répondit à son sourire et s'assit quand elle le lui indiqua. Il salua d'un signe de tête Tom ainsi que les quatre hommes en costume-cravate assis à ses côtés.

- Nous avons trouvé Ziva David. Lâcha Louisa.

- Oh. S'étonna l'agent. Vous êtes rapides. Mais … pourquoi n'avez-vous pas attendu que je donne mes résultats d'enquête à mes supérieur ?

- Vous ne l'avez pas fait ? S'inquiéta Tom Blake, sourcils froncés.

- Non, puisque vous m'avez dit de tout garder caché jusqu'au prochain ordre.

- Très bien. Nous ne voulons pas que la police s'en charge. Vu les résultats donnés avec les 13 premiers assassinats …

- Oui, mais le NCIS est mieux représenté, non ? Je pense en être une preuve relativement viable et sûre. Répliqua Tony.

- Peu importe. Nous voulons régler cela par nous-mêmes.

- Pourquoi ?

Tom se tut, l'observant en tordant sa lèvre, comme s'il pesait le pour et le contre. Sa femme lui jeta un coup d'œil en biais avant de se tourner, à son tour, vers Tony.

- Nous voulons montrer notre puissance. Faire peur à ceux qui voudraient s'en prendre à nous, à ceux qui sont contre nous. Commença-t-elle.

- Comment ? Lui demanda l'italien, intrigué.

- En disant que nous avons trouvé le tueur. Enfin, la tueuse. Nous allons faire une déclaration publique, et elle sera à nos côtés pour répondre de ses actes.

- La police risque de vous tomber dessus, il est assez contraire à la loi de juger sans en avoir le diplôme ... lui fit remarquer l'agent.

- L'opinion publique sera de notre côté.

- Cette même opinion qui est partagée à votre sujet ?

- Nous saurons convaincre, soyez sans craintes. Répliqua Louisa avec un sourire en coin qui, justement, inquiéta Tony.

ooo

- Tu ne fais pas ça par pitié ?

Le regard glacial que lui lança Gibbs lui fit presque immédiatement ravaler ses paroles.

- Ils ont peut-être de quoi détecter les mutants, comme Ducky. Il n'y a pas de raison qu'il soit le seul. Expliqua-t-il.

Kate se tut et fit quelques pas, allant s'asseoir sur l'un des bureaux du fameux étage orangé du NCIS. Sauf que, cette fois-ci, ce n'était pas à son bureau habituel qu'elle se trouvait.

Gibbs avait dû faire le tour des open space avant de la trouver.

- Agent Gibbs ?

Intrigué, il tourna la tête vers la source de la voix qu'il venait d'entendre.

Une jeune brune aux traits asiatiques l'observait, bras croisés et sourcils semi-froncés.

- Vance a à peine le temps de nous offrir les talents de l'agent Todd que vous voulez déjà la reprendre ?

- Agent Paris. Comprit Gibbs.

Il tourna à nouveau son regard vers Kate, qui, tête baissée, l'évita.

- Kate, on a besoin de toi.

Elle plissa les lèvres.

- Tu fais partie de mon équipe. Ce sera toujours le cas.

Les yeux bruns se relevèrent immédiatement. Elle esquissa un léger sourire.

- J'ai compris, je vais avoir droit à Nooleen pour cette enquête. Conclut l'agent Alix Paris avec une moue dépitée.

ooo

- Je laisse la parole à notre envoyée spéciale : Daniela Pistache. Conclut la présentatrice de CNN.

Immédiatement l'image changea pour se fixer sur une jeune femme brune, micro en main, qui dardait ses grands yeux bruns vers la caméra d'un air concentré. Le temps que les mots de sa collègue parviennent jusqu'à son oreillette, elle prit une inspiration et indiqua d'un geste de la main le lieu où elle se trouvait, permettant à la caméra de faire un rapide balayage :

- Oui c'est un évènement bien singulier qui se déroule ce soir au palais des Congrès de Washington. L'annonce, faite il y a seulement deux jours, a réuni cependant suffisamment de monde pour remplir la salle. Il faut dire que la réputation de Mr et Mme Blake n'est plus à faire. Ce couple de géants de l'industrie pharmaceutique s'est engagé depuis un peu plus d'un an dans la Ligue Anti Mutant, qu'ils ont créées de toute pièce et qu'ils gouvernent désormais d'une main de fer, comme c'est le cas pour Blake Health. Personne ne sait le sujet de cette conférence de dernière minute et de grande, de très grande envergure. Cela devrait commencer dans quelques secondes, c'est-à-dire … pile à l'heure. Voilà les rideaux qui se lèvent.

Planté face au petit écran installé dans le van où il patientait avec Ellie, Gibbs observait la scène qui se déroulait à l'écran.

Le rideau rouge s'ouvrait lentement en découvrant la scène, tandis que le brouhaha de l'immense salle laissait peu à peu place à un profond silence. L'image de la journaliste avait disparue, remplacée par différentes prises de vue émanant de plusieurs parties du palais des Congrès.

ooo

- Prête ?

- Prête.

- Fais attention.

La jeune femme releva ses yeux bruns et les planta dans ceux de l'informaticien face à elle, qui terminait d'installer sur son haut une caméra portative.

Elle oscilla quelques secondes entre l'énervement et la compréhension, avant de répondre d'un ton calme :

- Ce n'est pas parce que je n'ai pas vos-

- Je ne fais pas allusion à une supposée infériorité de ta part, la coupa-t-il. Le fait est qu'on n'a pas de nouvelles de Ziva, et je n'ai pas envie qu'on te perde toi aussi, là-bas.

- Me perdre ? Tiqua Kate.

- Je ne dis pas qu'elle est morte ! Non, te perdre dans le sens où, où on perdrait tout moyen de communication avec toi. Se rattrapa McGee.

- Elle va sûrement très bien. Elle est du Mossad. Elle est sûrement plus résistante que nous tous réunis … peut-être pas Gibbs, remarque. J'aurais aimé voir ce duel entre eux.

Les deux agents échangèrent un sourire entendu, et McGee lâcha enfin la caméra.

- Ca devrait être bon.

- Ca ira, Tim.

- Il y a intérêt. Sinon Abby ne nous le pardonnera pas.

Kate laissa échapper un rire, et rabattit la cagoule sur son visage. Abby lui avait confectionné une combinaison intégrale noire faite d'une matière extensible et résistante, aux mailles extrêmement resserrées de telle sorte qu'aucune fibre de tissu, de peau ou de cheveux ne pouvait s'échapper.

Du moment qu'elle ne se faisait pas capturer, Kate était sûre de ne laisser aucune empreinte.

- Alors ? Demanda-t-elle.

De son visage encagoulé on ne voyait plus maintenant que ses yeux bruns.

- Parfait. Acquiesça Tim.

- Alors c'est parti.

ooo

Tom et Louisa Blake, accompagné de quatre hommes endimanchés (ceux-là même que Tony avait rencontrés deux jours plus tôt), se tenaient debout sur une estrade posée devant la scène. Derrière eux, un écran géant diffusait quelques images de propagande montrant le côté noir de tous les mutants possibles. A la vision de ces images, les Gibbs-Men avaient presque immédiatement compris que la plupart d'entre elles avaient été créées de toute pièce, peut-être dans le fameux labo des Blake.

Dans la salle, un silence lourd était tombé à l'ouverture du rideau, mais peu à peu les chuchotements reprenaient de plus belle au fur et à mesure que les images défilaient sur l'écran.

D'une manière cérémonieuse au possible, Tom Blake s'avança d'un pas, s'approchant le plus près possible du haut bureau posé sur l'estrade, sur lequel il posa ses mains à plat. Puis il ouvrit la bouche, et sa voix grave résonna dans les hauts parleurs du palais des Congrès, faisant presque immédiatement revenir le silence.

- Là, on ne peut pas dire qu'il n'a pas capté l'attention du public. Grommela Ellie.

Gibbs se contenta de rester immobile en fixant l'écran. Fixant un coin du rideau, plus particulièrement, derrière lequel se cachait Tony, qui avait été cordialement invité par les Blake à rester camouflé, afin de garder son anonymat.

- Je vous remercie, tout d'abord, d'être ici ce soir, pour cette réunion de dernière minute. Vous êtes au courant, je crois, de la vague de criminalité à laquelle la capitale doit faire face ces derniers temps. Si nous venons vers vous ce soir, c'est parce que nous avons quelque chose à vous révéler. Quelque chose d'une importance capitale.

Il prit une inspiration avant de continuer.

- 13 meurtres plus particulièrement ont défrayé la chronique. Quelques journalistes parmi vous ont su faire le lien avec le fait qu'ils étaient tous activistes de la LAM. Qu'ils travaillaient avec nous. Pour vous. Pour votre bien, et votre sécurité.

Ellie se tortilla sur sa chaise et émit un grognement à mi-chemin entre la colère et l'appréhension.

- Malheureusement, personne n'a su nous dire qui était le, ou les, meurtriers. Personne n'a pu apporter le soutien nécessaire aux familles de ces victimes. Alors, nous avons décidé de lancer une offensive à notre tour pour protéger nos membres. Et nous avons bien fait.

Tom Blake arbora alors un sourire satisfait, tandis qu'à l'écran derrière lui s'affichait différents éléments : un échantillon d'ADN, un cheveu … les fausses preuves fabriquées par McGee et Abby.

- Oui, nous avons trouvé le meurtrier.

Un mouvement s'empara du public, accompagné d'une vague de chuchotements.

- S'il vous plait, fit Tom en levant les paumes. Avant toute chose, je tiens à vous expliquer comment nous en sommes arrivés à ce résultat.

S'ensuivit une explication détaillée de toutes les fausses preuves apportées par Tony. Gibbs l'écouta d'une oreille inattentive, se concentrant sur le rideau rouge camouflant le mur et les coulisses du fond de la salle.

- Le public boit ses paroles. Tony a fait du bon travail … jugea Ellie

- Vous savez désormais tout. Conclut le patriarche de la LAM.

Il laissa quelques secondes le temps à ses spectateurs d'enregistrer ce qu'il avait dit. Un léger sourire s'était accroché aux coins de ses lèvres et avait décidé d'y rester. Derrière lui, sa femme et les quatre autres costumés restaient debout, droits dans leurs habits cérémonieux.

Puis, Tom reprit.

- Et, comme preuve définitive de notre volonté de faire une différence, d'agir pour de bon … Voilà à quoi mènent nos actions.

D'un geste du bras, il désigna le pan de rideau opposé à celui de Tony.

Une caisse d'environ 1 mètre de largeur pour 2 mètres de hauteur, recouverte en intégralité d'un voile noir et posée sur des roulettes, étaient poussée vers le centre de la scène par deux hommes. La salle fixait la scène d'un air avide. Les deux hommes repartirent et, prenant tout son temps, Tom Blake s'avança vers la boîte. Il leva le bras, et tira le voile d'un geste théâtral.

Il y eut une réaction contrastée dans la salle. Un silence de mort s'abattit, ponctué deçà de-là par des exclamations de stupeur, et quelques-unes de colère. Quelques dizaines de personnes se levèrent pour brandir le poing ou applaudir.

La caisse était toute faite d'une matière transparente et épaisse, probablement du plexiglas. A l'intérieur : Ziva, debout, les mains reliées par une fine paire de menottes, un bandeau sur les yeux et sur la bouche. Elle se tenait droite, immobile, aucun mouvement ne trahissait ce qu'elle pouvait penser, ni même qu'elle pouvait penser.

- On se croirait dans King-Kong. Grommela une voix dans l'oreillette de Gibbs.

Ce dernier pinça les lèvres et fronça les sourcils, exact réplique de ce que faisait Tony, toujours caché derrière son rideau, hôte privilégié du spectacle qui se déroulait sur la scène.

- Je vous présente notre meurtrier. Ponctua Tom Blake. Voilà Ziva David. Maintenant, j'en appelle à vous tous : que tous ceux qui souhaitent nous rejoindre dans notre lutte contre le mal, faites-le, nous n'attendons que vous. Il est temps que le monde entier sache ce qui se passe dans la tête de ces êtres, scanda-t-il d'une voix puissante et emportée en désignant la boîte, il est temps que le monde sache quel est le liquide qui coule dans leurs veines, de quoi sont faits leurs organes. Temps que l'on se rende compte qu'on ne peut traiter des êtres sans âme comme des humains ! Je crois que vous devinez pourquoi nous l'avons enfermée, n'est-ce-pas ? Que vous devinez pourquoi elle nous a filé si longtemps entre les doigts !

Un brouhaha commença à poindre de tous les côtés de l'immense salle, et encore d'autres personnes se levèrent.

- Cette mutante a tué 13 hommes et femmes sans raison, sans autres griefs contre eux que la volonté qu'ils avaient de faire ouvrir les yeux au monde entier. Je la laisserai aux autorités pour qu'ils jugent quel doit être son sort. Mais si quelqu'un d'autre ose s'en prendre à la Ligue, ou a d'autres hommes, j'ose espérer que nous ne serons pas les seuls à répliquer, et -

Un puissant bruit d'explosion résonna, le coupant dans sa litanie, émanant du fond de l'immense salle. Il fut suivi quasi-simultanément d'une vague de frayeur parmi les gens assis là-bas. Tous se levèrent, des cris se firent entendre, et comme une maladie foudroyante un sentiment de peur se dispersa dans toute l'assemblée.


Au vu de mon retard je ne vous demanderai rien, mais je serai ravie d'avoir votre point de vue sur cette plongée dans l'action avec le discours des Blake !

A très bientôt. :)