Hello ! Aujourd'hui, un mystère se lève enfin, et un autre s'apprête à l'être ... Bonne lecture !
Le Poussin Fou : merci beaucoup pour tous tes commentaires ! en espérant que la suite te plaise :) je reparlerai de Ducky et Palmer pas de problème ;)
Jen : *rougis* Merci beaucoup !
Lentilles : Merci encore pour tes commentaires !
Gwen : *rougis encore* Merci beaucoup, ça me fait super plaisir que tu adhères à tout ça ! La suite devrais te plaire ;)
Indécis, les caméramans ne savaient que filmer de cette retransmission en directe. Ellie se posait la même question qu'eux était-ce une autre mise en scène des Blake ? Les fins sourcils bruns de Louisa Blake se rejoignirent, et son mari serra les poings, levant le nez pour essayer de comprendre.
- Tony ? Questionna Gibbs.
- Je ne sais pas ce qu'il se passe, Boss, mais je ne crois pas que ce soit une mise en scène. Enfin remarque, je n'étais pas au courant non plus pour Ziva, alors … Chuchota l'italien.
La jeune femme, elle, ne bougeait pas, toujours stoïque dans sa cage de plexiglas.
Tony lui jeta un énième coup d'œil inquiet, serrant les poings et les muscles. Il se tenait à la toute limite de la protection des rideaux, un centimètre de plus et il pourrait être visible pour le public, mais il avait besoin de savoir ce qu'il se passait. Une voix, au fond de la salle, surpassait les autres. Puis soudain, une autre explosion plus faible retentit.
C'était comme si quelque chose de puissant, un champ de force ?, se rapprochait de l'estrade, poussant avec violence les personnes et les chaises sur son chemin. Gibbs plissa les yeux vers Louisa, qui venait de pâlir brusquement en portant une main à son cœur, mais immédiatement la caméra se dirigea vers la foule et l'agent émit un grognement.
La force invisible avançait toujours plus, et soudain prit forme humaine : un homme d'environ 25 ans, aux cheveux bruns coupés en brosse, s'avançait d'un pas vif et menaçant en poussant sans ménagement les spectateurs. Les traits durs, il avait son visage braqué sur l'estrade.
Gibbs serra les poings et fronça davantage les sourcils, frustré de ne pouvoir rentrer directement dans la salle au travers de l'écran de télévision.
Néanmoins, quand l'homme inconnu porta une main à sa ceinture, dévoilant distinctement quelques petites grenades, tous surent que ce n'était certainement pas une mise en scène des Blake et le caméraman dirigea sa caméra au plafond.
Des cris aigus résonnèrent des quatre coins de la salle et la transmission se coupa.
ooo
- Tony ?
- Oui, patron, je suis toujours là. Répondit le concerné en chuchotant.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- On a peut-être bien affaire au vrai meurtrier. Ou bien il n'aime vraiment pas les Blake, mais alors pourquoi s'en prendre au public ?
Tony était toujours en planque derrière son rideau, une main posée sur la crosse rassurante de son arme. Il jeta un énième coup d'œil à Ziva avant de revenir vers le devant de la scène.
L'inconnu venait de s'arrêter à quelques pas, ses grenades toujours bien en évidence. Louisa avait plaqué une main sur sa bouche, les yeux écarquillés, et son mari posait une main rassurante sur son épaule.
De tous les côtés de la salle, des policiers armés se chargeaient d'évacuer le palais des Congrès, et affluaient vers eux.
- Ne bougez pas ! Cria l'un des policiers le plus proche en pointant son arme vers la tête du jeune homme.
A ces mots, l'inconnu disparut brusquement. Des cris de stupeur s'échappèrent des quelques personnes encore présentes dans l'assistance. Puis Louisa fut soudainement tirée vers l'arrière par une force invisible, à plusieurs pas de son mari, et le cri qu'elle poussa fut réprimé par quelque chose qui se posa sur sa bouche. L'homme réapparut alors derrière elle, et des cris de frayeur cette fois s'échappèrent du palais tandis que les derniers retardataires s'enfuyaient.
Le jeune mutant tenait Louisa Blake devant lui comme un bouclier et posait une arme sur sa tempe.
- Sortez. Dit-il aux policiers.
Ils hésitèrent un instant.
- Sortez ! Lança cette fois Tom Blake.
Il se retourna vers l'homme, ainsi Tony put distinguer son visage. Il avait les traits crispés, une lueur d'interrogation au fond des prunelles.
- Et bien ? Commença l'inconnu avec un léger sourire.
Louisa ne bougeait pas, seule sa poitrine se mouvait à une vitesse accélérée. Elle avait fermé les yeux sur un visage pâle comme la mort.
L'homme continua d'une voix basse, audible seulement par Tom et involontairement par Tony, tandis que les autres policiers quittaient la salle :
- Tu ne me reconnais pas ?
Tom Blake plissa les yeux et avala sa salive, indécis.
Ses yeux papillonnaient rapidement de sa femme au mutant, et une fine pellicule de sueur luisait sur son front, éclairé par les spots du devant de la scène.
- Denis. Finit par lâcher Louisa en rouvrant ses yeux noirs.
Le dénommé sourit à nouveau, tandis que les couleurs s'effilochaient du visage de Tom. Il hocha faiblement la tête de droite à gauche.
- Oh, patron … Chuchota Tony. Nous venons de retrouver le fils des Blake.
ooo
Tous les écrans de télévision accrochés dans le grand hall de l'immeuble privé de la société Blake Health diffusaient des reportages sur ce qu'il se passait actuellement au Palais des Congrès.
Les hommes de main des Blake en personne courraient de droite à gauche, vers un téléphone, un ordinateur ou un collègue. Dans l'agitation régnant, Kate se faufilait le long de la façade sud. Grâce à un détecteur de chaleur portable sophistiqué, elle sondait les pièces des fenêtres devant lesquelles elle passait.
- Il y a l'air de n'y avoir personne ici, McGee. J'entre.
Glissant une main dans l'épaisse pochette qu'elle tenait en ceinture, Kate en sortit une longue et fine bande de métal qu'elle glissa précautionneusement dans l'interstice d'une petite fenêtre située au niveau du sol.
A cette hauteur se trouvaient quelques-uns des laboratoires.
La fenêtre s'ouvrit avec un déclic au bout de quelques secondes, et la jeune femme s'empressa de se baisser pour s'y faufiler. Elle atterrit sur le sol dallé avec un bruit mat.
- Je suis entrée. Chuchota-t-elle dans son micro.
- Je vois. Lui répondit l'informaticien.
La caméra portative installée sur son haut était plus sophistiquée que celle que Ziva avait eue : la portée était bien plus longue, la qualité meilleure, ainsi Abby espérait en récolter le plus d'image possible le plus longtemps possible, malgré la profondeur où étaient situés les laboratoires.
Il s'agissait vraisemblablement d'une salle d'archive, comportant quelques armoires et des tables surmontées de volumineux cartons contenant des dossiers. Kate ne s'y attarda pas : les Blake n'y conservaient certainement rien d'important. Pas si près de l'extérieur.
Elle ouvrit donc la porte qui fermait la pièce et sortit dans un couloir désert également, ce qu'elle voyait grâce à son détecteur. Il lui fallait maintenant trouver un escalier menant aux fameux étages inférieurs … Ils savaient qu'il y avait un ascenseur, mais il devait y avoir au moins un escalier, ne serait-ce qu'un petit de secours.
A moins que tout soit fait de façon à ce qu'il n'y ait pas de portes de sortie …
Kate continuait à avancer à pas de loup. Elle avait mis des lunettes sophistiquées grâce auxquelles elle pouvait « voir » dans le noir, et autour de sa ceinture était glissé un petit pistolet à fléchettes paralysantes ainsi que son arme de service, en cas d'ultime recours.
De leur côté, Tim et Abby, désormais reliés par oreillette, s'affairait à établir un plan le plus précis possible grâce aux images qu'ils voyaient. Enfin, un petit écran lumineux indiquant la sortie de secours apparut au-dessus du chambranle d'une porte. Faute d'alternative, Kate entreprit de suivre la direction indiquée.
- Je crois que j'ai quelque chose …
Une porte coupe-feu caractéristique venait d'apparaitre au fond d'un long couloir.
Grâce au branle-bas de combat général engendré par l'apparition du présumé fils des Blake au Palais des Congrès, les quelques gardes postés probablement ici étaient absents. Du moins …
Kate sursauta quand elle baissa l'œil sur son détecteur de chaleur et décela la présence de quelqu'un dans la pièce juste derrière elle. la jeune femme se mit à marcher à pas de loup dans le couloir sombre, jusqu'à poser une main sur la porte coupe-feu. Elle exerça une légère pression dessus, et rien ne se passa. Elle appuya donc un peu plus fort … Jusqu'à ce que le battant crisse en s'entrouvrant.
Rassurée de voir que la personne dans la pièce désormais derrière elle n'avait pas bougé, Kate posa ses deux mains sur la porte et l'ouvrit juste assez pour s'y faufiler.
- Un jeu d'enfant … Chuchota-t-elle lorsqu'elle fut passée. Il ne se méfie pas, on dirait.
- Justement, c'est louche. Ziva et ses collègues avaient tenté d'entrer à plusieurs repris es, ils devraient se méfier maintenant …
- Oui, sauf qu'ils n'avaient jamais pu passer les murs, Tim.
Derrière la porte, un escalier de fer s'enfonçait en tournant dans les profondeurs du sol. Kate le descendit rapidement, ses pas résonnant à peine.
ooo
Entre-temps, au Palais des Congrès, Denis Blake avait ordonné d'un ton menaçant aux caméramans toujours présents de continuer à diffuser en direct, précisant qu'il pouvait le savoir, et que si jamais ils n'obéissaient pas : Louisa puis Tom Blake seraient immédiatement tués. En avait résulté un pourparler avec la police de Washington, puis finalement un accord.
Gibbs, à nouveau, percevait donc la scène ainsi que tous les téléspectateurs de ZNN
.Denis, toujours placé derrière sa mère, avait commencé à relâcher sa pression sur elle pour s'adresser à ses deux parents.
- Mes chers parents … Quelle belle relation nous avons eue, n'est-ce-pas ? Vous me croyiez mort, j'imagine. Ou au moins vous l'espériez. Désolé de vous décevoir, mais je vais très bien. Et cette femme – il désigna Ziva d'un mouvement de tête – quoique vous en pensiez, est innocente. Il doit bien y avoir quelqu'un dans les coulisses pour la délivrer, nous permettant d'avoir une petite discussion n'est-ce-pas ?
Il y eut quelques secondes de flottement où Denis jeta un regard insistant à son père.
Ce dernier se retourna alors pour fouiller les coulisses du regard, et ses yeux croisèrent ceux de Tony.
Il y eut un instant pendant lequel l'agent douta, allai-il être appelé, où les Blake préféraient-ils le garder en dehors de ça ? Mais surtout … croyaient-ils leur fils, et donc l'innocence de Ziva, ou pensaient-ils toujours qu'elle était bien coupable ?
Les preuves apportées par l'agent paraissaient suffisantes, mais l'italien ressentait une pointe d'appréhension …. Jusqu'à ce que, d'un signe de tête, Tom Blake lui fait signe de venir.
Tony sortit donc des coulisses pour marcher vers le centre de la scène.
- Les panneaux de plexiglas sont coulissants. Lui indiqua alors Tom d'une voix légèrement faible et tremblante.
Tony hocha la tête et s'approcha de la caisse de plexiglas de Ziva. Un système ingénieux … il posa ses paumes sur l'une des parois et exerça une pression pour savoir dans quel sens il fallait qu'il fasse coulisser e tout. L'assemblage coulissa vers la droite dans un léger chuintement.
De dos à Ziva, Tony comprit comment elle restait debout : une fine tige de métal à l'allure très solide était fixée derrière elle, et remontait du sol jusqu'à sa hanche où une sangle, glissée sous ses vêtements, l'empêchait de bouger. Puis la tige remontait jusqu'à ses épaules où le même genre de sangle avait été glissé sous son haut, la maintenant en position debout.
- Ziva ? Chuchota Tony. Tu es consciente ?
Elle ne répondit pas. Le cœur battant, Tony délia les deux sangles, et rattrapa Ziva en glissant une main sous ses bras alors qu'elle tombait comme une poupée de chiffon. Il l'allongea au sol, et ôta les deux bandeaux qu'elle avait sur le visage, avant de vérifier qu'elle respirait encore.
Il fut soulagé de constater que son pouls était régulier et qu'elle n'avait pas l'air d'avoir été blessée.
- Elle est droguée. Dit alors Tom en sortant de sa poche une petite fiole qu'il lança à Tony. Des sels. L'italien l'ouvrit, et la plaça sous le nez de la jeune femme. Au bout de quelques secondes, les paupières de Ziva frémirent et elle ouvrit finalement les yeux.
- Bien, continua Denis. D'une : je vous confirme ce que vous devez penser, j'ai assassiné les 13 membres de la LAM. J'aurais pu continuer, mais je me suis arrêté à ce nombre symbolique : le nombre d'années de ma vie que ceux qui se disent être mes parents ont brisées avant que je ne puisse m'enfuir. Mon talent d'homme invisible s'est révélé assez tôt. Et mes parents en ont aussitôt profité pour oublier qu'ils avaient un fils, et se servir de moi comme d'un cobaye.
Sa voix grondait, et tremblait légèrement.
- Je pense qu'il serait temps que le monde entier sache ce que vous trafiquez dans les laboratoires souterrains de Blake Health.
Un mouvement étrange fit tourner la tête de Tony, qui arrêta de regarder le réveil de Ziva pour se tourner vers Louisa Blake juste à temps : elle venait de tirer une fine dague d'il ne savait où, et à peine son fils avait-il prononcé ces quelques mots qu'elle la lui planta d'un coup vif au milieu du thorax.
Denis poussa un cri perçant, Louisa se dégagea de son emprise, et à la seconde même une horde de policiers firent irruption sur scène. Ils s'étaient cachés sur le côté depuis le début. Indécis, les caméramans là encore faisaient voir différentes prises de vue aux téléspectateurs, évitant de leur montrer ce qu'il se passait directement.
Denis s'était écroulé, et une jolie tâche de sang s'épaississait sur son haut gris.
Ziva reprenait lentement ses esprits, les sourcils joints. Des policiers s'approchèrent d'elle et de Tony, qui ne lutta pas.
- Qu'est-ce que je fais, Patron ? Chuchota ce dernier dans la cohue régnant autour de lui.
- Ne quitte pas les Blake. Kate est entrée.
- Ok. Ziva va à l'hôpital. Essaie de savoir ce qui va lui arriver.
ooo
Effectivement, un grand couloir bien éclairé s'était offert à Kate à peine eut-elle ouvert la première porte du premier étage du sous-sol de l'immeuble.
Elle s'avançait pas à pas, prenant bien garde à faire le moins de bruit possible et à surveiller les alentours. Mais il était tard, et les lieux étaient apparemment déserts. Des portes s'alignaient désormais, à intervalles réguliers, de chaque côté du couloir. Des portes de fers, chacune trouées à hauteur de visage par une ouverture carrée.
Kate s'avança lentement, prenant soin de passer devant chacune des ouvertures. Elles donnaient sur des chambres, toutes de la même superficie et meublées pareillement : un lit de camp, un espace pour se laver, un bureau, ainsi qu'une armoire. Toutes étaient vides. Sauf une … La brunette fronça les sourcils, essayant de percevoir où était l'occupant.
Elle retint soudainement un glapissement d'effroi et sursauta vers l'arrière, les yeux écarquillés. Une jeune fille venait brusquement d'apparaître sur le lit.
Kate se figea, attendant quelques secondes de savoir si la fille allait donner l'alerte. Comme rien ne se passait, elle s'approcha à nouveau. L'occupante de la chambre s'était levée et paraissait tout aussi apeurée, si ce n'est plus.
- Qui êtes-vous ? Chuchota-t-elle.
Kate déglutit.
- Heu … une amie.
La fille eut un sourire tordu, difficilement décelable. Kate ôta ses lunettes de nuit. Il régnait une faible clarté, diffusée par des néons au plafond du couloir, dont la lueur se reflétait sur les traits tirés d'une adolescente.
- Si vous saviez le nombre de personnes qui m'ont dit ça.
- Tim, tu m'entends ? Chuchota alors Kate.
- Pardon ? Répondit l'adolescente.
- Oui. On distingue mal mais ça ira mieux après retouches. Pose-lui des questions.
- Comment t'appelles-tu ? Fit alors Kate en s'adressant à la jeune fille.
Elle parut hésiter.
- Chloé.
- Chloé comment ?
La jeune fille plissa les lèvres.
- Qui êtes-vous ? Réitéra-t-elle.
- Je suis un agent fédéral.
- Un agent fédéral ?
- Je viens d'une agence gouvernementale. Je ne peux pas t'en dire plus, on ne sait jamais. Quel est ton nom, Chloé ? Je suis là pour t'aider.
- Kawaii. Chloé Kawaii. J'ai 17 ans.
- Depuis combien de temps es-tu là ?
- Peut-être un mois … Mais quelqu'un m'a posé la même question, il y a peu de temps.
Kate fronça les sourcils.
- Une jeune femme brune aux cheveux bouclés ? Tenta-t-elle. Typée ?
- Oui, elle s'appelait Ziva.
Kate fut prise d'un sentiment étrange où se mêlait urgence et appréhension. Les poils de sa nuque se hérissèrent sans qu'elle n'en comprenne la raison. Elle tourna rapidement la tête de droite à gauche et zieuta sur son détecteur de chaleur corporelle.
- Tu sais où elle est ? Dit-elle finalement.
- Elle … a essayé de s'enfuir. Ils l'ont mise ailleurs. Je ne l'ai pas vue longtemps. Elle travaille avec vous ?
- Je ne peux pas te le dire non plus. Tu es une mutante ?
Chloé haussa les épaules, marquant l'évidence du fait.
- Oui.
- Et qu'est-ce q-
Avant qu'elle n'ait pu poser sa question, des sirènes rouges vifs s'allumèrent et se mirent à tournoyer, accompagnées d'une alarme puissante.
- Kate, sors ! Vite !
1- L'identité du meurtrier ... qui est surpris, qui s'en doutait ?
2- La réaction des Blake vis-à-vis de Tony et de Denis ?
3- L'intrusion de Kate ... et la fin ?
A bientôt ! :)
