Ca y est, enfin, alleluia, mes derniers partiels sont cette semaine. Souhaitez-moi bonne chance, et je vous dis à très bientôt pour la suite. ;)

Bonne lecture, et merci mille fois pour votre suivi !

MK : Heum ... n'explose pas trop vite, tu ne sais pas encore ton pouvoir ;)

Gwen : Evident, oui, mais ça m'a plu de vous faire tourner en bourrique ! Méfions nous quand même de ce "pas vrai méchant" qui a mine de rien tué 13 personnes ... vive l'AIPM !

Le Poussin Fou : Voui, sont pas très sympas, certes.

Jen : Je l'avais évoqué précédemment, mais très rapidement :) Et oui tu as raison l'action arrive !

Danette : Héhé, je m'en doute. C'était voulu ;) Tu penses que les Blake vont en vouloir à Tony ? Et tu es étonné qu'ils tentent de tuer leur fils ? mmmh ... intéressant ...

Lentilles : Cette fois, je me suis relue !;)


- Merde. Gronda l'agent entre ses dents.

Un instant déboussolée, elle tourna la tête de droite à gauche, son esprit fonctionnant à 100 km/h. Si elle sortait – du moins, si elle y parvenait – elle pourrait dire adieu à toute prochaine tentative d'entrer. Alors que si elle restait … si elle continuait de courir, tandis que sa caméra donnait à McGee les images de tout ce qu'elle voyait …

- N'y pense même pas ! Aboya ce dernier dans son oreillette, semblant entendre le dilemme auquel elle était confrontée. Kate, Gibbs vient de m'appeler, ça a dégénéré au Palais des Congrès mais ils ont sortie Ziva, elle est avec Tony, il faut que tu sortes maintenant !

Mais, alors qu'il s'évertuait à lui faire entendre raison, Kate s'était déjà tournée vers Chloé, criant pour se faire entendre d'elle.

- Où ne faut-il surtout pas que j'aille ?

La jeune fille ouvrit des yeux ronds.

- Chloé ! Insista Kate.

- Heu … aux labos … mais justement, il ne faut pas que vous y all-

- C'est par où ? La coupa l'agent.

Déglutissant, la jeune mutante lui indiqua la continuité du couloir dans lequel elle se trouvait.

La seconde d'après, Kate s'y élançait de toute la puissance de ses mollets.

ooo

- McGee, où est Kate ? Gronda Gibbs.

Debout dans son van, fulminant de colère à l'idée de rester enfermé dans cette boîte une seconde de plus, l'ex-marine s'évertuait à mener à bon port tous les membres de sa nombreuse équipe. Ellie, à côté de lui, le fixait avec de grands yeux.

Visiblement, elle non plus ne sentait pas bien ce qui s'annonçait.

- Heu … elle n'a pas voulu sortir, patron.

Le patron en question jura et ouvrit la porte avec force, surprenant un passant tardif. Une rue plus loin, une clameur se faisait entendre tout autour du Palais des Congrès tandis que la foule curieuse revenait peu à peu afin de connaître la finalité de cette troublante réunion de famille.

Gibbs avisa les lumières des gyrophares, se laissant deux secondes de réflexion. Ce timing écoulé, il serra les poings, retrouvant son sang-froid, et se tourna vers Ellie.

- Renseigne-toi sur l'endroit où Ziva va être amenée et sur son état de santé.

- Où est-ce que tu vas ? S'étonna-t-elle en le voyant partir.

- Chercher Ducky. Répondit l'ex-marine. Il est temps de passer aux grands moyens.

La jeune blonde plissa les lèvres en le regardant partir dans la nuit d'un pas vif. Une chose était sûre l'ancien légiste saurait démêler la situation … mais cela suffirait-il pour passer à travers les mailles de cette situation compliquée, et tourner les évènements à leur avantage … ?

ooo

- Tom, il FAUT que nous lancions l'opération, tempêta Louisa Blake.

Elle faisait les cent pas dans une des salles du Palais des Congrès, à côté de son mari, assis sur une chaise. Alors que son teint à elle était rouge, ses cheveux noirs en pagaille et ses vêtements désordonnés son mari, lui, était aussi calme qu'une statue.

Elle tira violemment sur la veste qu'elle avait enfilée et se tourna vers son époux, les yeux plus noirs que jamais.

- Tom ! Insista-t-elle.

- C'est trop tôt …

- Non ! Pas du tout ! Bon sang, qu'est-ce qu'il te faut, je, je viens de poignarder notre fils !

Louisa avait craché ce mot comme s'il la répugnait. Elle se remit à marcher en repoussant une mèche derrière son oreille.

- Ca ne peut plus continuer ainsi. J'ai lancé l'offensive sans le vouloir. Les gens vont vouloir des réponses, ils-

- Des réponses à quoi, Louisa ? La coupa son mari en se relevant laborieusement.

Elle s'arrêta, à un mètre de lui, et ils se fixèrent quelques secondes.

- Qui craindre. Les mutants, ou nous ? De quel côté être ? Comment appréhender la vie avec les porteurs de ce gène évolutif ?

Tom plissa les lèvres et glissa une main dans ses cheveux noirs coupés en brosse.

- Tom … Insista-t-elle encore.

Elle tourna rapidement la tête sur le côté. A quelques pas, l'agent du NCIS parlait au téléphone avec quelqu'un, et ne semblait pas leur accorder un regard. Tout autour, un peu plus loin, des policiers faisaient d'incessants tours d'un point à un autre.

- Lançons l'opération.

- Quand ? Demanda Tom d'une voix sourde.

- Demain.

Tom Blake soupira. Il joignit ses mains dans son dos et, à son tour, se mit à marcher.

- Nous ne sommes pas prêts. Pas … opérationnels.

- Nous avons des prototypes en parfait état de fonctionnement, rectifia sa femme. Ils suffiront à convaincre. Et surtout, ils montreront ce que nous avons en réserve. Un aperçu …

Tom eut un sourire narquois :

- L'aperçu de ce soir était plutôt inattendu.

- Nous avons le meurtrier. Et nous l'avons même mis hors d'état de nuire. Tom, il te faut tellement de temps pour peser le pour et le contre ?!

Il hocha finalement la tête, presque nerveusement.

- Tu as peut-être raison. Et DiNozzo, dans tout ça ?

Les époux se retournèrent vers le concerné, à portée de voix, qui pourtant ne semblait pas les entendre.

- Je lui fais confiance. Dit Louisa.

- Tu sais ce que je pense de la confiance …

- Il nous a montré ce dont il était capable.

- Il n'a pas trouvé le meurtrier.

- Peut-être cette Ziva était-elle avec Denis. Après tout, nous n'avons rien pu tirer d'elle lors des interrogatoires.

- Il faudra éclaircir cela.

- Je ne crois sincèrement pas que ce soit le plus important, Tom. Conclut sa femme d'une voix tranchante. Tony ?

Devant l'inattention du jeune agent, elle réitéra son appel, finissant par capter son attention. D'un signe, il lui demanda de patienter avant d'échanger encore quelques mots avec son interlocuteur téléphonique, puis rangea ensuite son téléphone dans sa poche, un pli soucieux au front.

- Oui ? S'enquit-il en arrivant près de Louisa.

- Des nouvelles du mutant ?

Il haussa le sourcil.

- Vous … voulez parler de Denis ou de Ziva ?

- Denis. Cracha-t-elle du bout des lèvres. Il est mort ?

- Non. Mais je ne savais pas que vous aviez un fils.

- Nous en avons eu un. Il est mort il y a quelques années, pour être remplacé par ce … Monstre.

Tony opina du chef, réprimant son envie de la frapper, et prit une inspiration.

- Que comptez-vous faire ?

Il avisa Tom Blake, qui s'était rassis sur sa chaise et paraissait plongé dans ses pensées.

- Agir. Répondit Louisa.

- C'est-à-dire ?

- Nous vous en dirons plus le moment venu. J'ai besoin que vous gardiez un œil sur Ziva David et Denis.

Tony acquiesça encore une fois.

- Vous ne voulez pas que je reste à Blake Health, par mesure de précaution ?

Elle balaya sa proposition d'un geste dédaigneux du plat de la main, tout en observant son mari qui venait de répondre au téléphone.

- Nous avons les protections qu'il nous faut.

La brune se concentra ensuite sur son mari, se détournant de Tony qui comprit alors qu'il était ainsi joliment congédié. Il marmonna une formule de salut et s'éclipsa, traînant juste assez pour capter les derniers mots qu'adressa Tom, qui venait de raccrocher son portable, à sa femme :

- Quelqu'un a pénétré le laboratoire.

En jetant un coup d'œil avant de partir de la salle, Tony aperçut les visages bien pâles des époux Blake. Il s'empressa de sortir son portable pour, cette fois-ci, réellement avoir une conversation avec une certaine personne.

- Patron ? Ils savent que quelqu'un est entré dans leur labo. Je crois qu'ils ne l'ont pas encore.

- Kate continue de courir. Qu'est-ce qu'ils vont faire ?

- Je les ai entendus disserter pour savoir s'ils devaient agir, et ils ont finalement décidé de … « lancer une opération ». Je ne sais pas de quoi ils parlent.

- Ducky arrive.

- Oh. Bien vu patron. Aux grands mots les grands remèdes. Je vous rejoins ?

- Va avec Ellie.

Le grand manitou au timbre de voix légèrement énervé planta là le jeune agent du NCIS, qui s'empressa alors de gagner la sortie du Palais pour rejoindre le van où attendait une certaine ex-analyste de la NSA.

ooo

Gibbs fut rapide.

Une heure plus tard, Ducky et Tony arpentaient la rue menant au siège de Blake Health.

La nuit était sombre, et l'agitation qui régnait au Palais des Congrès avait fait place à la fraîcheur et au calme de la nuit. Cependant, l'immeuble entier de l'empire des Blake rayonnait de lumière et une certaine effervescence semblait y régner encore quand les deux hommes franchirent les portes.

Quasiment immédiatement, deux armoires à glace de type brutales se plantèrent devant eux, et ne s'écartèrent à demi qu'après avoir reconnu Tony.

- Il ne rentre pas. Indiqua cependant un des gardes en indiquant Ducky.

- Il est avec moi. Précisa Tony.

- Il ne rentre pas. Personne ne rentre. Ordre des patrons.

Tony souffla et tendit le cou, essayant de voir si dans le hall ne traînait pas l'un ou l'autre des Blake, voire même un de leurs subalternes.

- Appelez vos patrons ! Finit-il par dire. C'est important.

- Ils sont occupés.

- Dites leur que c'est au sujet de Denis.

L'un des gardes serra les dents, puis, avec regret, se retourna vers l'accueil. Tony le vit échanger quelques mots au téléphone. Enfin, l'homme se retourna et leur fit signe d'entrer d'un geste.

- Pourquoi la surveillance a-t-elle été renforcée ? Demanda l'agent du NCIS.

Le garde darda sur lui un regard méfiant.

- Vous ne savez pas ?

- Et bien non, sinon je ne poserai pas la question, répliqua Tony d'une voix lasse. J'étais en mission, voyez-vous.

Le garde haussa les épaules.

- Quelqu'un se serait introduit dans les labos souterrains. Lâcha-t-il d'un ton laconique.

Tony sut qu'il ne pourrait rien en tirer de plus et, après avoir échangé un coup d'œil avec Ducky, se résigna à monter voir les Blake sans poser plus de questions.

- Mme Blake ! S'écria-t-il d'ailleurs lorsqu'il finit par l'apercevoir au bout d'un couloir.

Elle se retourna, l'air contrarié, mais son visage sembla s'éclaircir lorsqu'elle vit l'identité de celui qui osait l'alpaguer au beau milieu d'une situation aussi compliqué.

- Alors ? Demanda-t-elle à peine Tony fut-il à portée de voix.

- Denis est en salle d'opération, pronostic vital engagé. Et Ziva David est en observation. Alors je suis revenu, et j'ai pensé à ramener de la compagnie.

Il désigna Ducky, et Louisa haussa un sourcil, étonnée. Et pour cause : elle connaissait cet homme, puisqu'elle avait ordonné à ce qu'on le surveille quand elle cherchait des incohérences dans la vie de l'agent du NCIS. Le tout visant à savoir si le nouveau venu au sein de son entreprise n'avait rien à cacher.

Et puisque ce n'était pas le cas, Louisa Blake se reprit, nullement gênée par le fait qu'elle se trouvait face à un individu qu'elle avait fait surveiller.

L'individu en question haussa ses lèvres en un fin sourire et lui tendit une main, qu'elle serra.

- Mme Blake. Je suis-

- Donald Mallard. Que puis-je pour vous ? Le coupa-t-elle d'une voix quelque peu sèche.

Elle était pressée et tenait à ce que les choses soient directes.

- Vous, rien. Mais je souhaiterais vous aider.

- Nous aider à ?

- Et bien, j'ai assisté aux évènements au Palais des Congrès, et-

- Veuillez me suivre, le coupa-t-elle encore une fois après avoir avisé sa montre. Je suis désolée mais je suis pressée.

Et pour le coup, elle mit de côté son habituelle et légendaire méfiance et permit à l'ancien légiste ainsi qu'à Tony de lui emboiter le pas à travers les dédales de son entreprise.

- Je comprends que vous vouliez aider, reprit-elle, et j'en suis vraiment heureuse. Il est temps que la population saine se réveille, au moins celle de la capitale pour commencer. Néanmoins, avec ce qu'il s'est passé, je ne peux m'occuper de vous pour le moment. Mais je vais vous présenter à quelqu'un qui pourra discuter avec vous.

Les deux hommes la suivirent sans rechigner. C'était plus que ce qu'ils pouvaient espérer. Et Louisa Blake, sans s'en rendre compte, en ne leur accordant pas une réelle attention et en continuant à marcher devant eux, offrant à Ducky une splendide occasion de s'immiscer dans son esprit.

Ce qu'il fit sans hésitation.

ooo

Le légiste passa rapidement quelques détails « sans importance », comme s'il appuyait sur le bouton avancée rapide d'une télécommande. Des années d'expérience lui avaient appris à se promener sans problèmes dans les esprits des vivants … bien qu'il n'eut jamais pratiqué qu'en réel cas de besoin. Certainement pas pour son bénéfice personnel.

Il passa donc sur l'enfance, l'adolescence, les études de Louisa Joan Cook, s'attardant sur ses capacités à haïr les mutants, et sur son QI particulièrement bien développé. Il survola ses études supérieures, la construction de son empire avec son mari fraîchement diplômé en management. Il s'arrêta sur la naissance de leur unique fils, Denis, et la découverte des pouvoirs de ce dernier.

Puis il parvint enfin à ce qui l'intéressait. Ainsi, il put voir les cachots où étaient emprisonnés quelques mutants. Les techniques d'intimidation exercées sur Ziva, ainsi que les drogues lui ayant été administrées. Il s'occupa de savoir si Kate avait été trouvée, et fut soulagé de se rendre compte que non. A première vue, les Blake ne taisaient pas leur ambition profonde, qui plus est Tony était au courant de la plupart de ce qu'ils planifiaient de faire. Mais … Ducky se rendit compte qu'il y avait bien plus, caché dans les sous-bassements de Blake Health.

Et plus important.

Transformer les mutants en arme n'était pas seulement l'objectif des Blake, non.

Ils l'avaient déjà fait.

Et dans peu de temps … ils comptaient dévoiler leurs créations à l'Amérique entière. C'était cela, les affaires importantes que devaient mener Louisa. L'opération qu'elle allait, avec son mari, mettre en place. Au fond, ce n'était pas vraiment une surprise … Mais jamais Tony ou aucun autre agent n'avait supposé que les Blake touchaient leur but du doigt.

Ducky fut brutalement déconnecté alors que Louisa se retournait vers eux, désignant une porte à sa droite.

- Je vous laisse. Tony, je vous contacterai pour plus de renseignements.

L'italien opina du chef, et échangea un regard avec l'ex légiste un fois que la brune eut tourné les talons. Puis toqua au battant.

- Entrez. Fit une voix.

Tony fronça les sourcils, ouvrant la porte dans le même mouvement … et tomba des nues en découvrant l'identité de la personne confortablement installée derrière un imposant bureau.


1 - La décision de Kate ?

2 - Celle des Blake ?

3 - La décision de faire venir Ducky (je sais que beaucoup l'attendait ;)) ... et sa trouvaille ?

4 - Et enfin ... qui est donc cette mystérieuse personne ?

5 - Une autre réaction à partager ?

[Instant Pub] S'il y en a qui aiment Ziva, le Mossad, la Somalie, le McGiva, le DiNozzo, Michael Rivkin, et Sergeï Michnev, je vous conseille deux fictions que j'ai postées (l'une est finie (5 chap) et l'autre en cours) : "Non" et "It All Ends". Rendez-vous sur ma page, je pense que ça peut vous intéresser. Et ... gare aux feels. ;)