Hello ! voici la suite. Je n'en suis pas très satisfaite ... mais vous jugerez par vous-mêmes.

Bonne lecture !

Le Poussin Fou : mais être sadique, c'est vital pour un auteur ;)

Lentilles : Merci beaucoup ! Je ne sais pas encore comment ils seront transformés en armes. Mais je trouverai. ;) Et pour le manque d'empathie, et bien il faut dire que c'était un peu fait dans l'urgence, cette introspection, donc je ne pouvais pas trop m'attarder sans quoi il aurait fallu que Ducky suive Louisa pendant au moins 10 bonnes minutes :p Haha, la relecture a du bon !

Kate : Oh que oui bosser avec Gibbs doit forger le caractère ! un exemple frappant : Tim :p

Eyael : Mmh disons que c'est le début de la fin, la grande explosion ... Ducky sera présent dans ce qui va suivre, c'est sûr. Je suis d'accord avec toi, les humains normaux sont pas forcément les meilleurs, loin de là. Je ne sais pas encore, pour le prototype et compagnie ... Je réfléchis. La surprise est levée ici quant à la mystérieuse personne ;) Mais, non, je ne les emmènerai nulle part ailleurs qu'à Washington dans cette fiction. Peut-être dans les bonus "G-Men : Instants de Vie", si tu veux !


- Morris ? Parvint finalement à lâcher Tony, d'un timbre trahissant son étonnement.

- DiNozzo. Répondit le concerné en haussant un sourcil, stupéfait lui aussi.

L'homme se leva de l'imposant bureau derrière lequel il était précédemment installé et s'avança vers Tony, hésitant, scrutant le visage de son ancien coéquipier.

- Tu as eu une promotion, toi aussi ? Demanda alors ironiquement l'italien, avisant la pièce.

A la droite du bureau de Morris, sur tout un pan de mur, trônaient une bonne trentaine de mini télévisions diffusant en direct ce que filmaient, à première vue, toutes les caméras du bâtiment.

- Non. Une proposition plus intéressante que Baltimore. Comme toi.

- Et … que fais-tu ici ?

Morris jeta un coup d'œil à Ducky.

- Je suis chargé de la sécurité.

Cette fois-ci, Tony ne se retint pas et se laissa aller à émettre un rire aigre et moqueur :

- Ca explique les 13 assassinats.

Morris pinça les lèvres, décidément davantage sujet à la curiosité qu'à la colère face à l'apparition de l'ex-flic.

- Je suis responsable de la sécu dans le bâtiment. Pas en dehors. Qu'est-ce que tu fais là ?

- Je ne te savais pas si extrême.

- Quoi, tu enquêtes sur nous ?

A ces mots, Tony se reprit. Même si ce n'était pas vrai, il était censé être là de par ses convictions allant en faveur de la LAM … alors il ne devait pas se montrer aussi incisif.

C'est pourquoi l'agent s'afficha un sourire de façade et prit la pause de conquérant qu'il avait l'habitude d'arborer même (et surtout) du temps où il travaillait avec Jackson Morris.

- Non, je suis enquêteur pour vous.

- Oh, alors, c'est toi l'agent qui a attrapé la … « meurtrière ».

Morris mima des parenthèses à son dernier mot et eut un sourire goguenard.

- Mh. Rien ne nous dit qu'elle n'était pas avec Denis. C'est peut-être sa femme. Il faut toujours se méfier des femmes. Bon, passons aux choses sérieuses : pourquoi Mme Blake nous a demandé de venir ici ?

- Je ne sais pas. En quoi pourrais-je vous aider ?

Sa curiosité rassasiée, les caractéristiques premières de Morris avaient repris le dessus et il se sentait désormais clairement supérieur. Surtout au vu du fait qu'il était en position de force face à DiNozzo au sein de la LAM.

Il croisa donc les bras sur son torse et leva le nez d'un air souriant.

- Et bien … comment peut-on aider ? Demanda Tony.

- Ca dépend. Quelles sont vos compétences ?

- Je suis un détective hors du commun, un athlète assez exceptionnel, et mon compagnon …

Il désigna Ducky, qui s'avança d'un pas.

- Donald Mallard. J'étais légiste au NCIS, j'ai pris ma retraite il y a peu.

Morris haussa un sourcil, circonspect.

- Et … commença-t-il.

- Les Blake ont confiance en moi. Termina Tony.

- Je m'en doute, sans quoi tu ne serais pas dans cette pièce. Personne ne sait que je travaille pour la LAM.

- L'homme de l'ombre. Constata Tony en rehaussant un coin de lèvre.

- Mmmh. Le contexte actuel est … assez compliqué. Commença Morris en passant une main sur son menton, d'un geste traduisant une profonde réflexion.

Tony leva les yeux au ciel.

- Sans blague. Que nous proposes-tu, ô César ?

Son ex-coéquipier le fusilla du regard.

- J'allais justement aller aux nouvelles. Venez avec moi, on verra ensuite à quoi vous pourriez être utiles.

- Quelles nouvelles ?

- Quelqu'un s'est introduit dans les labos souterrains.

- Qui ?

- On ne l'a pas encore trouvé.

- Oh … visiblement, la surveillance extra tout comme intra-muros, ce n'est pas votre fort …

- Dit celui qui s'est trompé de meurtrier.

Morris s'avança vers la porte et sortit sans plus se préoccuper du sort de Tony et Ducky, qui se décidèrent alors à le suivre.

ooo

Kate avait réussi à se trouver une cachette. Elle n'était pas agent du NCIS pour rien. Elle s'était débarrassée de sa combinaison dans une salle qui, vraisemblablement, faisait office de vestiaire, et s'était emparée d'un pantalon et d'une blouse blanche de scientifique avant de glisser ses propres affaires dans un conduit d'aération, prenant néanmoins soin de garder sa caméra.

Elle faussait compagnie aux vigiles et aux patrouilles d'hommes de main de la LAM depuis au moins trois bonnes heures. Visiblement, le grabuge qu'il y avait eu au Palais des Congrès avait nécessité la présence de beaucoup de monde, délaissant quelque peu la sécurité dans le bâtiment.

Maintenant, Kate avait probablement fait le tour de tout ce qu'elle pouvait voir sans problèmes. Aucune caméra ne semblait être présente dans les couloirs … peut-être par mesure de sécurité. Après tout, il était très difficile de rentrer dans le bâtiment, mais relativement plus simple de récupérer les images d'éventuelles caméras.

L'agent plaça d'ailleurs la sienne dans un creux de son soutien gorge. Elle avait décidé la suite de son plan, et cela nécessitait de bien cacher sa seule source de preuves. Le fait accompli, elle s'avança au centre d'un couloir, et se mit à crier. Suffisamment fort pour que quelqu'un l'entende.

Ensuite, elle patienta quelques secondes. Juste assez pour entendre, au loin, des bruits de course …

Puis elle s'effondra sur le sol.

ooo

- Patron ! Vous tombez bien !

- « Patron » ? S'étonna Tony.

Il se tourna vers Morris, qui venait d'être alpagué de la sorte par un homme en uniforme. Mais l'ex flic ne lui accorda pas un regard supplémentaire, pris un air très sérieux et observa son interlocuteur de haut.

- Qu'y a-t-il ? Demanda-t-il d'un ton sec.

- Nous avons trouvé quelqu'un.

- L'intrus ?

- Non, une femme. Evanouie. Nous venons de la ramener à l'accueil, elle reprend ses espr-

- Allons-y. Le coupa Morris en passant devant lui d'un pas rapide.

Tony et Ducky lui emboîtèrent le pas, et rapidement le quatuor arriva dans l'imposant hall d'entrée. Ils distinguèrent alors une femme brune en blouse blanche, entourée par deux hommes de la sécurité … Tony fronça brièvement les sourcils. C'était Kate. Pas de doute. Mais pourquoi était-elle habillée de la sorte ?

- Qui êtes-vous ? Aboya Morris à peine arrivé.

Kate leva sur lui deux yeux fixes et vides, le regard quelque peu hagard. Elle ouvrit la bouche sans répondre et Morris s'avança davantage vers elle, fulminant, avant de poser sa question une fois de plus. Cela eut pour effet de faire reculer et sursauter la jeune femme.

Ducky s'avança alors d'un pas :

- Si je peux me permettre … cette femme n'a pas l'air d'avoir tous ses esprits.

Morris se recula, sourcils froncés. Il indiqua d'un geste de la main à l'ancien légiste de s'approcher.

Kate sembla se calmer, mais ses yeux étaient toujours quelque peu perdus dans le vague.

- Qu'a-t-elle ? Demanda Ducky à l'un des hommes.

- Nous l'avons trouvée inconsciente dans un couloir. Elle s'est plainte de sa tête.

Ducky opina et s'approcha de la jeune femme, faisant alors mine de tâter l'arrière de son cuir chevelu.

- Hum … Oui, il y a un hématome. Probablement le fait d'un violent coup à l'arrière du crâne. Madame ? Vous rappelez-vous votre nom ?

Kate déglutit et fit un effort pour ouvrir la bouche :

- Je … Laura.

- Bien. Laura comment ?

- Hale. Je suis Laura Hale. Qu'est-ce que je fais ici ?

Ducky resta interdit, et tourna lentement son visage vers Morris, qui avait toujours les sourcils froncés.

- Elle travaille pour vous ? Demanda l'ex légiste.

- Je n'en sais rien. Summers !

Un homme se retourna.

- Trouvez si elle travaille ici, ordonna Morris.

Summers cliqua sur sa tablette et, en quelques secondes, donna une réponse :

- Non.

- Enfermez-là dans les sous-sols.

- Si je peux me permettre, le coupa alors Tony en s'approchant de Kate. Ce n'est pas une bonne idée.

Morris pinça les lèvres tandis que Kate/Laura regardait l'italien avec un mélange de curiosité et d'inquiétude.

- Vous ne savez pas qui elle est, ni pourquoi, ni comment elle est ici …Et si quelqu'un la cherche ? Si les recherches de ce quelqu'un le mènent ici ? Je crois que vous êtes suffisamment occupés par ce cher Denis en ce moment pour avoir besoin de vous créer de nouveaux problèmes. Elémentaire, mon cher Watson.

Son ex coéquipier le regarda avec une moue mi-suspecte, mi-blasée. Puis il leva la main pour balayer l'air, comme si la tirade de Tony était d'une insignifiance totale.

- Nous allons la laisser ici. Quand va-t-elle retrouver la mémoire ?

- Aucune idée, répondit Ducky. Cela dépend de la gravité du choc. De quoi vous rappelez-vous, Mlle Hale ?

Kate pinça les lèvres avant de répondre :

- Je … j'étais … dans les labos. Et je me suis réveillée ici.

- Pourquoi étiez-vous dans les labos, si vous n'y travaillez pas ? Demanda Morris.

Elle haussa les épaules.

- Pour plus de sûreté, intervint alors Ducky, je pense qu'il serait plus sage de l'emmener à l'hôpital.

- Parfait, et bien, voilà une occupation pour toi DiNozzo. Tu te charges de madame et de découvrir ce qu'elle fichait ici.

Tony pinça les lèvres, faussement ennuyé par une telle proposition.

- Que se passe-t-il, Jackson ?

Tous les présents tournèrent la tête vers le fond du hall. La source de la voix était Mme Blake, qui s'avançait d'un pas vif perchée sur ses talons aiguilles noirs. Elle avait changé ses vêtements tâchés de sang pour un pantalon vernis noir, et une chemise ocre surmontée d'une veste de costume.

Elle fronça les sourcils en apercevant Kate.

- C'est probablement l'intrus détecté par nos capteurs dans les labos, Madame. Répondit l'ex flic. Elle a reçu un coup au crâne et semble avoir perdu la mémoire. DiNozzo l'emmène à l'hôpital et va la surveiller.

Louisa Blake opina.

- J'ai une réunion avec des journalistes, dans une demi-heure. Nous allons montrer ce que nous avons trouvé.

Morris haussa les sourcils, surpris.

- Vous voulez dire … dévoiler les labos ?

Louisa eut un bref hochement de tête tandis que, dans son dos, Ducky faisait un signe à Tony.

- Augmentez la sécurité. Nous avons deux jours pour tout mettre en place. Mon mari va venir superviser cela avec vous. Tony ?

Elle se retourna vers lui, plantant ses iris noirs dans les siens.

-Surveillez cette femme et ses moindres faits et gestes. Si elle sait quoi que ce soit, empêchez là de parler, à n'importe quel prix. Vous m'avez comprise ? Je veux savoir ce qu'elle faisait ici.

- Ok.

- Morris, continua Mme Blake, vous allez l'accompagner. Assurez-vous que tout se déroule comme il se doit, et ramenez Ziva David ici.

- Vous voulez que je la fasse sortir de l'hôpital ?

- Oui. Nous avons besoin d'elle pour notre démonstration.

- Mais je ne peux pas-

Louisa Blake leva légèrement la main, un petit sourire carnassier aux lèvres, et pencha la tête de manière entendue.

- Arrangez-vous pour qu'elle demande à revenir ici avec vous, Morris.

A ces mots, l'homme sembla comprendre et se redressa, acquiesçant.

- Bien. Contactez-moi quand vous reviendrez.

Sur-ce elle tourna les talons en direction de l'entrée.

- Allez, DiNozzo, on y va. Dit alors Morris en s'avançant vers Kate pour la prendre par le bras.

L'italien s'avança à son tour, après avoir jeté un dernier coup d'œil au légiste.

Ducky, planté là, prit une brève inspiration, s'efforçant de mettre de l'ordre dans son esprit. Il allait avoir des déclarations à faire, lui aussi …

ooo

- Et merde. Pesta Morris.

La berline dans laquelle lui, Tony et Kate se trouvaient venait d'arriver dans l'une des grandes artères de la capitale menant à l'hôpital central de Washington.

Et, devant les portes dudit hôpital, une petite foule semblait avoir élu domicile. En se rapprochant, il devint évident qu'il s'agissait d'une sorte de manifestation anti-LAM. En effet, des banderoles arboraient des slogans tels que « les mutants ne sont pas moins que des animaux », « vive l'évolution ! », « Ligue Anti-Mutants : Terroristes » et autres.

Morris se gara dans un coin opposé à la manifestation, et les trois s'extirpèrent du véhicule en direction de l'entrée. Malheureusement, ils étaient obligés pour cela de passer devant les manifestants. Légèrement inquiets, Tony jeta un coup d'œil à Morris, qui avait l'air de plus en plus furieux.

Cela se confirma quand ils ne furent qu'à deux mètres des premiers manifestants.

L'ex flic grogna des insanités en passant près d'eux, puis ils se dépêchèrent de franchir les portes coulissantes, et Morris interpella l'une des femmes de l'accueil, sortant un insigne de sa poche.

- Police de Baltimore. Je viens voir Ziva David.

La femme hocha la tête et lui donna une fiche, qu'il signa rapidement avant de se détourner.

- Tu fais toujours partie de la police de Baltimore ? S'étonna Tony.

- Emmène-là se faire examiner. Je te contacterai si besoin. Fit Morris sans répondre à sa question.

L'italien décida donc de prendre son mal en patience et serra les lèvres.

- Allons-y, Laura. Décida-t-il en se tournant vers la brune une fois que son ex-coéquipier eut disparu de sa vue.

Les deux agents du NCIS échangèrent un sourire complice.

ooo

Le bruit de la porte s'ouvrant tira Ziva du semi sommeil dans lequel elle était plongée. Elle ouvrit un œil, puis les deux en découvrant l'identité de l'homme qui avait fait irruption dans sa chambre d'hôpital.

Elle l'avait en effet côtoyé à de nombreuses reprises lors de son séjour dans les labos de la LAM, et l'homme, qui traînait habituellement dans le sillage des Blake, ne la rassurait pas vraiment quant à la suite des évènements.

Et, effectivement, Morris rentra dans le vif du sujet.

- Vous allez venir avec moi.

Ziva fit une grimace en guise de sourire et s'éclaircit la gorge avant de répondre :

- Vous croyez ?

Les mains dans le dos et le regard mobile, Jackson Morris s'avança en observant la pièce, avisant les vêtements posés sur une chaise.

- Ah, parfait, vos affaires sont encore là. Dépêchez-vous, on part dans cinq minutes.

- Je ne bougerai pas d'ici.

- Mmh. Vous vous souvenez de Chloé, la jeune mutante que nous observons ?

Ziva pinça les lèvres et se redressa sur son oreiller.

- Je vais dénoncer ce que vous faites. Gronda-t-elle.

- Faites. Elle mourra, personne ne retrouvera son corps, et en plus de ça personne ne vous croira. Je dis ça pour votre bien … vous me suivez sans faire d'histoires, et tout ira bien. Nous avons quelques petits soucis à régler.

- Comme m'éliminer ? Proposa Ziva d'un ton ironique.

- Je crois que mes patrons ont d'autres projets pour vous. Trois minutes.

Ziva hésita quelques secondes de plus. Elle savait que les Blake retourneraient vers elle. Depuis que l'ambulance l'avait tirée du Palais, elle avait su que ce n'était qu'une brève trêve. Cependant, mieux valait jouer la carte de la réserve. Son interlocuteur n'avait pas l'air plus stupide qu'un autre.

Après avoir attendu le nombre de secondes suffisante, elle se leva et s'empara de ses vêtements.

Les drogues ingérées n'avaient pas laissé beaucoup de traces, et bien qu'elle se sente encore un peu faible, la jeune femme était parfaitement capable de se mouvoir.

- Vous comptez m'aider à m'habiller, aussi ? Aboya-t-elle.

Morris souffla d'un air dédaigneux et se retourna vers la porte.

- Je vous préviens, un seul faux pas, et elle ne sera pas la seule à mourir.

- J'ai compris. Cracha Ziva. On peut y aller.

- Bien.

Satisfait de lui-même, Morris ouvrit la porte et prit soin de coller aux pieds de Ziva jusque dans le hall.


1- C'est Morris ! Surprise. Vous vous souveniez de lui ? Qu'en pensez-vous ?

2- Et du plan de Kate ?

3- Et des évènements qui s'annoncent ?