Hello ! désolée pour l'attente, une petite baisse d'inspiration. Pour aujourd'hui, comme prévu, on rentre pour de bon dans le cœur de l'action. :)

Bonne lecture !

Jen : Je vais prouver que Tim peut gérer les médias ;)

Lentilles : Haha oui, la journaliste et Palmer sont tous deux très bons. Concernant Denis, si ça peut te rassurer, la page le concernant n'est pas encore fermée, il faut encore faire le tour de la question. ;) Et merci de tes compliments sur les enjeux politico-sociaux car en règle générale ce n'est pas du tout un truc sur lequel j'insiste ! Mais oui j'essaie de rendre ça réel alors, merci beaucoup ! Et pour répondre à ta question sur Ziva oui la police la cherche mais comme il n'y a pas vraiment eu de "plaintes" (de sa part surtout) et qu'ils ne savent pas vraiment où elle est, et en plus sans mandat ... compliqué. ;)

Gwen : J'aime ce genre de review ! :) Concernant les titres, heum, j'en mets par habitude maintenant, mais je t'avoue que je n'y accorde pas vraiment d'importance, c'est juste utile pour moi quand je cherche à me rappeler quel chap traite de quel sujet. :p Comme tu dis, la machine est lancée, et merci !

MK : Héhé, oncle Fornell est déjà apparu, il était (avec Abby) l'instigateur du projet Gibbs-Men ;) Il FAUT que tu regardes les deux saisons ! Ellie est franchement cool, et ce sont de bons épisodes, vraiment. Tu loupes quelque chose. ;)


« BLAKE HEALTH – LIGUE ANTI MUTANTS : LES DESSOUS DES RECHERCHES

Blake Health, la compagnie pharmaceutique florissante gérée depuis presque 20 par le couple Blake est, depuis presque aussi longtemps, également l'épicentre de la LAM, la Ligue Anti Mutants, société fondée là encore par le couple phare de ces derniers jours.

Le fait est que ces deux entreprises, en plus de partager un même lieu, partagent également un même sujet de recherche.

L'aperçu nous a été donné ce week-end même, lors de la réunion improvisée au Palais des Congrès ayant malheureusement abouti à l'attaque menée par Denis Blake (voir photo dans l'encadré), le fils du couple Blake, disparu 10 années plus tôt.

Cet homme, mutant, a proclamé être l'auteur des meurtres de 13 personnes, toutes membres de la LAM. Ce fait nous a été confirmé par plusieurs agences gouvernementales : la NSA, la CIA, le FBI, le NCIS, ainsi que par le Secrétaire d'Etat à la Navy.

Grâce à ce coup de théâtre, cependant, la face immergée de l'iceberg nous a été dévoilée par ces mêmes agences.

Tom Blake, lors de son discours au Palais des Congrès, a évoqué l'urgence et la nécessité de pallier à la hausse de la criminalité dans la capitale, hausse qui serait soit disant liée à l'apparition de gênes mutants et à leur accroissement au sein de la population. Pour ce faire, il a présenté au public le présumé coupable, une jeune femme nommée Ziva David.

Enfermée dans une caisse de plexiglas et à première vue inanimée, elle a été après les évènements conduite à l'hôpital de Washington. Quelques heures après, en bonne santé, elle a été libre de s'en aller et a quitté les lieux avec un membre actif de la LAM. La raison de cet « enlèvement », d'après nos mêmes sources, est que Ziva David, en tant que mutante, était un témoin clé pour les Blake.

Les Blake étaient pourtant certains du fait que cette femme était la coupable, comme l'on montré les évènements qui ont suivi l'arrivée de leur fils disparu. Ce dernier, toujours en convalescence, nous livrera bientôt une interview exclusive, le NCIS s'étant engagé à le laisser révéler toute l'histoire avant son jugement.

Car ces évènements, en effet, méritent toute lumière afin que chacun puisse se faire sa propre opinion sans aucune omission, et sans aucuns mensonges.

Par la suite, donc, les Blake ont laissé transparaître cette face immergée de l'iceberg que les agences gouvernementales citées plus haut ont, pour des raisons de sécurité nationale, décidé de nous faire parvenir.

L'un de leur agent, il y a quelques jours, s'est infiltré dans les laboratoires souterrains des Blake. Il y a filmé ses découvertes, qui nous ont été transmises. Rendez-vous sur le site du journal pour accéder à cette vidéo, réservée à un public majeur et averti.

Depuis plusieurs années, au sein des laboratoires de Blake Health, a été mis en place un programme scientifique visant à étudier les mutants afin de cloner les gênes leur donnant certains pouvoirs particuliers. Ainsi, au cours de cette vidéo, vous pourrez voir différentes cellules, ainsi que quelques hommes, femmes, et même enfants, dont les visages ont été floutés par mesure de précaution et afin de leur garantir un certain anonymat.

Après recherches, il s'est d'ailleurs avéré que toutes ces personnes étaient portées disparues depuis plus ou moins longtemps.

Enlevés, et séquestrés, ces mutants subissaient ensuite plusieurs batteries de tests afin d'isoler leurs gênes, de connaître leurs capacités. Les scientifiques travaillant d'arrache pied et contraints au silence, probablement adhérents à la cause de la LAM, ont, il y a peu, mis au point la finalité de leur recherche. Faute de pouvoir cloner les gênes, comme prévu, ils ont mis au point une autre méthode.

A l'aide de la lobotomisation, ils ont détruit, pour de bon, l'identité de plusieurs de ces hommes, femmes et enfants enlevés.

La lobotomie est une intervention chirurgicale très risquée visant à sectionner un lobe ou une portion du cerveau, et certaines fibres le reliant au lobe frontal, menant alors à une perte totale ou complète de certaines capacités comme les souvenirs, ou le libre arbitre.

Liée à la connaissance des pouvoirs, des capacités des êtres humains utilisés, la lobotomie a fait d'eux des machines.

C'est cela même que les Blake comptent révéler, sous peu, au grand public. L'utilisation de ces hommes pour en faire des armes manipulables. La déshumanisation totale de plusieurs dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants, dans le but de les transformer en machine de guerre pour tout un pays.

Il va de soi que ces recherches, en plus d'être inhumaines et contre-nature, auront des effets catastrophiques et des conséquences graves.

Divers pays, au courant, seraient d'ailleurs déjà en train de s'intéresser de très près aux armes des Blake. Il ne reste plus qu'à dénoncer tous les mutants de votre entourage, afin de les transformer en armes manipulables et de les faire se battre contre les armes humaines des prochains pays ou groupes, adversaires des Etats-Unis, qui auront suffisamment peu d'éthique pour en créer.

Voilà à quoi servent les millions dans les caisses d'une société telle que Blake Health, et voilà à quoi mènent de tels préjugés sur une évolution pourtant vitale et naturelle.

Les phénomènes de mutation, de tous temps et pour toutes espèces, n'ont été rien d'autre que des passages évolutifs permettant une meilleure adaptation à un monde en constant changement, en constante amélioration … et pourtant, cette même amélioration n'est pas flagrante avec les activités du couple Blake.

A vous de forger votre propre opinion et, toute l'équipe du Washington News et moi-même, espérons que vous parviendrez vous aussi à ouvrir les yeux et dénoncer une société qui penche davantage vers la guerre et la déshumanisation que vers l'acceptation de la différence en tant que force.

Ann Lentilles pour le Washington News, le 6 juin 2015

ooo

Quand Jack Morris passa les portes de l'hôpital de Washington, il était furieux.

Louisa Blake venait de lui passer un savon, le scientifique qui aurait laissé rentrer la taupe, maintenant innocenté par les « révélations » de la presse, était passé à deux doigts de la mort, et maintenant il avait ordre de s'assurer de récupérer Tony. En espérant que ce dernier ne soit pas, lui aussi, la taupe d'une quelconque agence.

Le regroupement de citoyens anti-LAM devant l'hôpital était encore présent, et plus que jamais. Les forces de l'ordre, elles aussi, avaient donc doublé : ainsi Morris se retrouva rapidement en face de deux policiers, qui le sommèrent de déclamer son identité.

- Baltimore ? S'étonna l'un d'eux en voyant la carte de l'homme. Qu'est-ce que vous venez faire ici ?

- J'enquête sur un ancien coéquipier soupçonné de détournement de fonds, Tony DiNozzo.

- Et il serait ici ?

- Oui. Il est entré avec une femme admise pour une blessure à la tête ayant provoqué une soit disant perte de mémoire.

Les deux policiers échangèrent un regard. Morris était un très bon acteur. Les pieds fermement campés dans le sol, les mains sur les hanches et le regard dur, il avait tout du flic sans états d'âme à la poursuite de sa proie.

- Vous avez un mandat ?

- Oui.

Morris plongea la main dans sa poche et en sortit ledit mandat. Il était parvenu, avant de venir, à en créer un faux. La ressemblance était frappante et, effectivement, le policier ne s'attarda pas longtemps et la lui rendit avec un hochement de tête entendu.

- Besoin d'aide pour déloger votre suspect ?

- Ca devrait aller, merci.

Sur ces mots, Morris s'écarta d'un pas vif en direction du bâtiment où DiNozzo lui avait dit se trouver.

Il ne lui fallut pas plus de quelques minutes pour s'orienter, et trouver la chambre où les deux étaient censés se trouver. Une fois sûr d'être devant la bonne porte, il ne prit alors pas la peine de frapper et entra en coup de vent, refermant le battant d'un coup sec.

Il sortit presque immédiatement son arme de son holster et la braqua sur les deux agents, interloqués. Kate était toujours assise sur son lit, et Tony assis sur un siège à ses côtés. Tous deux regardaient une quelconque émission de télé.

- Qu'est-ce que- commença Tony.

- Debout, on y va. Le coupa Morris en agitant son canon vers Kate.

Celle-ci, prenant une mine inquiète, s'exécuta sur le champ.

- Morris, reprit Tony d'une voix plus forte en fronçant les sourcils, qu'est-ce qu'il se passe ? J'ai lu les infos, qui a-

- On sort. Aboya à nouveau son ancien coéquipier.

- Pas avant que tu ne m'aies expliqué ! S'énerva l'italien. J'ai essayé de vous joindre une dizaine de fois et tout ce qu'on m'a dit, c'est de rester ici ! Qu'est-ce qui a fuité ? Tu crois que c'est elle ?

- J'en sais rien, j'ai reçu l'ordre de vous ramener aux locaux avant qu'il n'y ait plus de problèmes. On est suffisamment dans la merde. Alors on l'embarque. Maintenant !

Tony finit par obéir et s'empara du bras de Kate, la dirigeant vers la porte.

- Où est-ce qu'on va ? S'enquit cette dernière, inquiète.

- Ta gueule et sors d'ici. Lui intima l'homme de la LAM avant de lui enfoncer le canon de son arme entre les omoplates.

Une goutte de sueur descendit en rappel le long de sa tempe tandis qu'il incitait la jeune femme à sortir de la chambre d'hôpital, talonné par Tony.

Bon sang qu'il détestait cette situation. Ça n'aurait pas pu tomber à pire moment. En tant qu'homme de confiance, il savait ce que les Blake tramaient dans leurs labos, bien sûr, mais il savait qu'il fallait garder le secret jusqu'au bout … pour éviter une réaction comme celle-ci.

A cause de ces ordures de journalistes qui avaient eu leurs sources dieu sait où, désormais tous les tabloïds ne titraient que des machines-mutantes, et deux parties commençaient à se montrer au sein de la population : les pro-LAM, et les antis. Deux extrêmes ne faisant absolument pas bon ménage.

De plus, les informations avaient tôt fait de monter jusqu'à d'autres pays, et Morris se doutait que ses patrons devaient être en train de recevoir nombre de demandes plus ou moins sombres.

Quelques avocats, juristes et policiers avaient bien entendu décidé de s'attaquer directement aux Blake, mais quelques-uns de leurs congénères dans le parti opposé s'étaient occupés de leur mettre des bâtons dans les roues. Ainsi, pour le moment – et sans déclaration officielle ni preuve émanant du couple –, les choses stagnaient de chaque côté de la barrière.

Cela n'empêchait pas chaque camp de monter considérablement en pression au fur et à mesure de la journée.

Tom Blake, brillant orateur, avait plutôt intérêt à bien réussir le discours qu'il prévoyait pour le lendemain.

Alors qu'ils descendaient le dernier escalier, Morris pria pour que les deux policiers croisés précédemment ne soient plus en bas. Il fut vraisemblablement écouté car ces derniers n'étaient pas dans son champ de vision, pas plus qu'il n'y avait trace de leur présence devant les portes vitrées de l'hôpital.

Rabattant le pan de sa veste sur son arme, Morris se plaça à la gauche de Kate tandis que Tony l'imitait à sa droite, encerclant prudemment la jeune femme.

S'il fallait une sacrée bonne raison pour entrer, la sortie était plus radicale. Quoique, … se reprit l'ex flic, étonné. Il ne s'était pas attendu à une telle effervescence. En à peine dix minutes, devant l'hôpital les antis-LAM avaient encore gagné des adhérents et une horde d'agents de l'ordre étaient en train de les encadrer.

Cependant, leur colère ne semblait pas dirigée vers les policiers, mais plutôt vers les portes de verre et ceux qui pouvaient les passer …

- JE LE RECONNAIS ! S'écria une voix.

Morris jura en se rendant compte que la voix émanait d'un homme qui avait le regard fermement fixé sur lui.

Il s'était bien douté que ces manifestants étaient devant l'hôpital pour une raison. Cependant, quelques heures plus tôt, il avait pu s'échapper des lieux discrètement, avec Ziva, en franchissant une autre porte, plus loin, réservée au personnel.

Le petit groupe d'anti-LAM qui était venu se poster là pour, justement, empêcher la sortie de la mutante maltraitée, avait redoublé de fureur et son nombre avait ainsi doublé.

Si Morris avait pu se faufiler pour rentrer, pour sortir cela n'allait certainement pas se passer comme cela.

- Je le reconnais !, hurla à nouveau l'homme d'une voix si forte qu'une bonne vingtaine de ses compagnons se turent et se retournèrent vers celui qu'il désignait, c'est celui qui est parti avec la mutante !

- Qui êtes-vous ? Cria alors une autre voix, une femme, en pointant Morris.

Ce dernier sentit son sang bouillir.

Il n'avait jamais eu pour habitude de cacher ce qu'il pensait, que ce soit avec ses supérieurs ou avec qui que ce soit d'autre. Pour ça, les missions sous couvertures n'avaient pas toujours été son point fort, et, quand la situation en nécessitait une, c'était généralement à Tony que cela revenait.

Morris essaya cependant d'ignorer délibérément les regards de la foule retenue par une rangée de CRS et, serrant le bras de Kate, s'avança pour sortir.

Mais la jeune femme ne l'entendit pas comme cela. Après un très léger regard de connivence partagé avec Tony, elle planta fermement ses talons dans le sol et se mit à se débattre. Surpris, Morris ne lâcha pas son étreinte, mais ne put l'empêcher de crier.

- AIDEZ-MOI ! Ils veulent m'emmener à Blake Health ! S'époumona-t-elle.

La foule déjà suspicieuse eut un mouvement de surprise comme un seul homme, et presque immédiatement l'attention des manifestants se tourna vers le trio.

Kate se débattait comme une folle et Tony et Morris tentaient tant bien que mal de la maîtriser et de la taire.

S'ensuivit un intempestif moment où nombre de paroles furent criées des deux côtés, dans un brouhaha à la limite du compréhensible mais d'où deux informations magistrales finirent quand même par sortir : Laura ici présente était en train d'être menée de force au QG de la LAM, cela par deux hommes qui n'avaient pas franchement l'air d'être inconscients de la menace planant sur sa tête.

Les forces de l'ordre durent alors redoubler de force pour empêcher la foule de s'emparer de Laura/Kate, et d'ailleurs deux policiers firent face au trio pour leur demander des comptes. Morris, furieux, leur aboya dessus tandis que Tony tentait de leur faire entendre raison, non sans s'exhorter à paraître également énervé.

Les choses une fois de plus ne tournèrent cependant pas à l'avantage de la LAM car les deux anciens coéquipiers furent sommés de laisser partir Laura sous peine de poursuite judiciaires, Blake Health ou pas, police de Baltimore ou pas.

Après que Laura/Kate ait été introduite, à travers deux CRS, dans la foule qui la happa avec avidité et une certaine forme de soulagement, Morris laissa donc échapper sa colère à l'encontre de ces imbéciles vénérant des monstres, et déferla tout ce qu'il pensait concernant ces anti-LAM ne sachant pas différencier une bonne et utile idée telle que celle des Blake, en comparaison à la volonté d'assimiler à la population des individus incontrôlables et incroyablement dangereux.

Perdu pour perdu, le besoin de garder son identité secrète pour travailler à la LAM faisait parti d'un passé révolu.

A son côté, Tony fixait la foule avec le regard le plus noir possible, les coins des lèvres remontés en une grimace de dégoût, faisant tout son possible pour faire croire qu'il dirigeait cette colère profonde vers les anti-LAM et non vers Morris, comme c'était pourtant bien le cas.

- Tony ?

Cependant, il ne s'attendait assurément pas à ce que quelqu'un le reconnaisse. Tournant la tête pour en découvrir la direction, il croisa alors deux yeux verts agrandis par la surprise.

Le prénom de Brooke resta coincé dans sa gorge en se rendant compte de l'expression du visage de sa compagne, et Tony se contenta de la fixer sans mots dire.

Elle se trouvait à quelques pas de lui, ils étaient séparés par un CRS brandissant un bouclier, et pourtant ils s'entendaient distinctement dans le brouhaha ambiant.

- Qu'est-ce que … tu … Balbutia la jeune femme en faisant osciller son regard entre Morris et lui. Tu es avec eux ?

L'italien pinça les lèvres.

- Désolé. Se contenta-t-il de dire en conservant son masque, espérant qu'elle parvienne à lire derrière.

Malheureusement, il ne pouvait qu'observer la colère rosir les joues du visage qu'il connaissait si bien.

- Tu travailles encore avec lui. Constata-t-elle, haussant la voix pour se faire entendre.

Morris, à côté, venait se rendre compte de la présence de la jeune femme. Il dirigea donc sa colère vers elle avec perfection :

- Il a toujours su avoir le sens des priorités. Répondit-il avec un rire aigre, pensant « aider » DiNozzo face à cette probable hystérique aux joues rouges.

Brooke se tourna à nouveau vers Tony :

- Il n'a jamais été question du NCIS ? Tu as monté cette histoire de toute pièce ?

- Il travaille avec nous depuis plusieurs mois. Un jour vous vous rendrez compte du bien que l'on a mis en œuvre ! S'époumona Morris avant de tourner brièvement ses yeux vers Tony.

Ce dernier eut peur d'y lire une menace et, malgré l'appréhension et la douleur qu'il sentait au creux de sa poitrine, il afficha un nouveau masque fait de supériorité et regarda sa compagne comme s'il eut s'agit d'une sorte d'animal décérébré.

- Si au moins tu étais capable de t'en rendre compte. Grinça-t-il.

Malgré la répugnance qu'il éprouvait à prononcer ses mots, il tenta d'en voir un côté positif : s'il pouvait aider tous ces gens à détester un peu plus le personnel de la LAM, il n'allait pas se gêner. Il fit donc en sorte que sa discussion avec sa compagne puisse entre entendue de tous les côtés.

Malgré le coup de poignard que Brooke avait pris en pleine poitrine, elle s'évertua cependant à essayer de comprendre :

- Tout … N'était que … mensonges ?

- J'aime pas la solitude. Tu avais des côtés utiles. Notamment le soir, répondit l'italien avec un rire gras qui résonna chez Morris. Et puis, tu posais pas trop de questions, alors ça collait parfaitement.

Une bombe silencieuse explosa aux pieds de la jeune femme qui le regarda sans vouloir comprendre.

Quelques policiers, plus loin, avaient réussi à leur créer une ouverture dans la foule, leur permettant de rentrer au siège de Black Health.

Morris s'y dirigea donc, et Tony s'empressa de le talonner, ignorant parfaitement la jeune femme qu'il laissait pantelante derrière lui.


1- Que pensez-vous de l'article ?

2- Et de ce qu'il a engendré, notamment devant l'hôpital, le tout tourné à la sauce Morris ?

3- Quelque chose à dire sur le dialogue Brooke/Tony de la fin ?