Bonne lecture et merci à tous !
MK : Heum ... Bon courage ! et, dis donc, tu changes de nom tous les mois dis ? Apprête toi à souffrir pour la suite ;)
Danette : "un peu disparu" Oui hein humm *regard en coin* Hahah, merci en tout cas, et à toi de juger pour la suite concernant les méchants/pas méchants ;)
Gwen : Je crois que je t'adore aussi ! (non en fait je suis sûre). Merci pour cette idée de nom. Les Foreurs, c'est parfait ! Non, il n'y a aucun rapport avec la sœur de Tim (je crois que pour elle il y a un H à la fin). Ui il y aura encore du Tobias/Ziva ET du Tony/Morris (j'aime bien aussi), mille mercis à toi de me montrer autant d'enthousiasme ... J'adore !
Au même instant, Tony DiNozzo attendait patiemment que la colère sourde grondant en son « collègue » daigne redescendre.
Il le suivait dans les méandres du bâtiment en tentant de chercher une solution pour le maintenir en place à un endroit. Il craignait que, d'un moment à l'autre, le flair de policier de son ex coéquipier ne le fasse sentir ce qui se déroulait sous ses pieds.
Pour l'instant, il paraissait assez furax du fait que la situation actuelle risquait de lui échapper. Il braillait ses ordres dans le talkie et prenait des nouvelles, toutes les cinq minutes, de chacun des agents placé dans les locaux et à l'extérieur.
L'absence d'arme à la cuisse de l'italien ne l'aidait pas à se rasséréner. Certes, il avait un pouvoir, il pourrait bien – théoriquement – se défendre ou attaquer grâce à cela … Mais dans la pratique, c'était une autre histoire.
Il se contentait donc d'attendre de voir comment les choses pourraient bien évoluer quand, alors qu'il traversait le hall sur les pas de Morris, son nom fut prononcé d'une voix forte. Etonné, il s'arrêta dans son élan et leva la tête. Dans le fond de la salle, arrivant d'un couloir, le garde Mitchel lui faisait un signe de main. Il supportait quelqu'un, ayant visiblement du mal à se déplacer, avec son autre bras.
Tony eut un bref instant de panique en se rendant compte qu'il s'agissait de Ducky, et que celui-ci paraissait être en mauvais point. Il s'avança d'un pas vif vers lui et croisa le regard du docteur, qui lui adressa un clin d'œil.
- Il fait une crise, et a besoin d'une ventoline. Apparemment, vous- commença Mitchel.
- C'est bon, le coupa Tony, merci, je vais m'occuper de lui. Retournez vite avec les autres.
Le garde ne se le fit pas dire deux fois et lui tendit Ducky, qu'il tenait solidement. Morris, lui, après s'être assuré de la situation, était de nouveau parti faire le tour des lieux.
Tony attendit que Mitchel retourne dans le couloir avant de diriger l'ex légiste vers les toilettes pour hommes situées un peu plus loin. Ils jouèrent le jeu jusqu'à leur arrivée dans la pièce, que l'agent ferma à double tour derrière eux.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Attaqua-t-il.
Ducky se releva comme si de rien n'était et commença son explication, passant en premier lieu sur les quelques détails de la vie de Tomas pour placer le décor :
- Son ordinateur était ouvert sur les plans du bâtiment. Il en savait également probablement assez sur les niveaux inférieurs. Quelqu'un d'autre que nous s'intéresse aux labos, Anthony.
- Mh. Tu as pu en savoir plus sur cette Sara ?
- Non. Mais Tomas connaissait son nom et son prénom, elle se nomme Sara Milan. D'après Facebook du moins.
- Ils doivent avoir un lien avec les visiteurs en bas. McDiscret, tu as entendu ça ?
- Oui. J'en parle à Ziva.
ooo
Dans les sous-bassements de Blake Health, les deux groupes se jaugeaient du regard. Les nouveaux arrivants ne montrent pas d'hostilité directe, mais restaient tendus.
Ils avaient remarqué les mutants protégés par les agents et semblaient ne s'intéresser qu'à eux.
Alors qu'elle s'apprêtait à ouvrir la bouche à nouveau, Ziva se retint, écoutant ce que McGee lui annonça. Finalement, elle choisit d'aborder les nouveaux arrivants d'une autre manière :
- Qui d'entre vous est Sara Milan ?
Aussitôt, à l'entente de ce nom, les autres affichèrent une franche surprise.
- Anti-LAM ? Répondit l'un des intrus.
- Oui.
- Nous aussi.
Sur-ce, l'intrus enleva son masque. Ses deux congénères l'imitèrent aussi, dévoilant en tout deux hommes dans la force de l'âge et une femme légèrement plus jeune, blonde. Ils firent un signe en direction de la cellule de laquelle ils venaient de sortir, et quatre autres personnes sortirent dans le couloir.
- Je suis Sara Milan. Se présenta alors la femme. Comment savez-vous-
- Qu'est-ce que vous faites ici ? La coupa Ziva, baissant légèrement le canon de son arme tout en restant méfiante.
- Mission de sauvetage. Répondit celui qui paraissait être le meneur, un afro-américain d'environ 40 ans.
- Comment connaissiez-vous l'existence de ces souterrains ?
- Nous ne savions pas. Nous avons sondé les parois des égouts avant de nous rendre compte qu'il y avait effectivement quelque chose de caché sous le bâtiment. Et nous nous sommes intéressés à un groom travaillant ici pour avoir quelques détails supplémentaires. Et vous, qui êtes-vous ?
- NCIS et FBI. Mettez vos armes au sol.
La réponse eut pour effet de surprendre réellement les nouveaux arrivants, qui ne purent qu'acquiescer en voyant le badge que leur montra Fornell.
- Nos armes sont factices. Commença l'homme en donnant un petit coup sur son fusil, qui sonna creux. Je ne savais pas que les agences gouvernementales étaient impliquées. Je m'appelle James Matthews. Nous sommes un groupe agissant pour la défense des mutants. Grâce au communiqué de presse, nous avons compris qu'il y avait sûrement des prisonniers ici et … nous avions raison, visiblement.
- Comment comptiez-vous ressortir d'ici avec eux sans vous faire abattre comme des lapins ? Finit par intervenir Fornell.
Il ne cachait pas que voir des « incompétents » s'attaquer à une structure telle que celle de Blake Health l'énervait.
L'homme haussa les épaules.
- Au culot. Nous ne sommes pas armés, mais nous l'avons elle.
Il désigna du doigt une caméra derrière laquelle était cachée une femme. L'objectif était pointé sur les agents et le petit voyant vert témoignait qu'elle filmait.
- Pas de caméra ! Attaqua Ziva en s'avançant d'un pas pour cacher la lentille.
- La bande est enregistrée en simultanée au Washington News, mais nous ne posterons pas forcément la vidéo. Cependant, c'est très dissuasif. Surtout pour des types comme eux. Rétorqua Matthews en montrant le plafond.
Ziva parut se détendre légèrement, ainsi que Fornell, qui dut bien s'avouer mentalement qu'ils ne se débrouillaient pas trop mal – même s'il pesta aussi contre le fait que lui et Ziva avaient maintenant une dizaine d'autres personnes à faire sortir d'ici.
- Et ben on n'est pas sortis d'ici. Témoigna-t-il en offrant aux nouveaux arrivants un visage blasé.
- Comment êtes-vous venus ? L'interrogea alors Matthews.
- Nous avons créée une panne, plusieurs diversions, et capturés tous les agents de surveillance qu'ils avaient postés dehors. Actuellement, là-haut, ils sont en train de courir partout pour savoir pourquoi ils n'ont plus de jus, et nos agents vont probablement remettre le courant bientôt, sinon le tout paraîtra suspect. Nous avons encore un peu de temps puisque le système de caméra a été trafiqué, mais … Vous avez plutôt intérêt de suivre nos ordres sans en placer une pour qu'on puisse sortir d'ici entiers.
Matthews offrit à Fornell quelques secondes d'ébahissement que ce dernier prit comme un compliment tout à fait mérité. L'agent leur tourna alors résolument le dos pour parler avec Ziva, leur démontrant bien qui ici pouvait se targuer d'être le patron.
- La suite du plan ?
- Il faut les faire sortir. On pourrait se servir du tunnel qu'ils ont creusé. Il faudrait aussi que l'on aille vérifier dans les laboratoires s'ils n'ont pas laissé d'échantillons ou d'informations …
- Vous ne pensez pas qu'ils ont tout emmené avec eux ?
- Je ne pense pas. Pas tout.
- Le reste doit être bien caché. Et ailleurs, Ziva.
- Pas forcément. A leurs yeux, cet endroit est une place forte.
- Oui, et bien résultat, nous sommes deux équipes à nous retrouver ici à l'instant sans que cela ne pose de problème à personne là-haut, apparemment.
- Il doit en rester là-bas. Je sais que vous le savez.
- Hum. Faut-il leur faire confiance pour ramener les mutants ? Ajouta Fornell en désignant Matthews d'un geste de la main.
- Je pense que nous n'avons pas le choix. Ça nous facilite la tâche.
Fornell fut bien obligé d'acquiescer à cet argument. Matthews, qui avait écouté leur conversation, s'avança d'un pas :
- Je veux venir avec vous. Avec ma caméraman. Les autres pourront se charger d'escorter les mutants jusqu'à l'extérieur.
- Bien sûr oui. Ironisa Fornell.
- C'est ça ou vous vous débrouillez. Rétorqua l'homme en croisant les bras.
Fornell le toisa du regard, menaçant :
- Je ne crois pas vous avoir laissé le choix. Vous n'avez en aucun cas les aptitudes requises pour ce genre d'opérations, et vous n'êtes pas armé.
- Ah ?
Sur-ce, Matthews leva ses deux bras. Qui se transformèrent, le temps de le dire, en deux puissantes foreuses, tandis que son corps prenait la couleur de la terre. Ziva réprima un léger sourire devant la tête que fit Fornell et, sans plus attendre, se retourna vers le reste des personnes présentes.
Elle dépêcha trois agents du FBI pour accompagner les mutants et le groupe de sauveurs, puis fit signe à Fornell, Matthews, sa caméraman et les quatre autres agents restants de la suivre.
- Ziva, fit alors la voix de McGee dans son oreillette, il faut que vous vous dépêchiez. Delilah va relancer le courant dans la majorité des locaux. Elle peut laisser les caméras tourner mais si le courant revient dans les ascenseurs, c'est possible qu'ils descendent vérifier. Et surtout, s'ils vérifient les caméras, ils se rendront rapidement compte que certaines d'entre elles ont été trafiquées.
Il n'y avait plus absolument aucune minute à perdre.
ooo
Abby prit une inspiration. Elle jeta un regard en coin à Kate, qui lui répondit par un infime hochement de tête.
Le public était pendu à ses lèvres. Elle se doutait bien que, parmi les grappes de journalistes posés ici, la plupart de ceux qui étaient accrochés à leur tablette tentaient de faire la jonction entre son discours et celui que les Blake étaient en train de faire.
C'est pourquoi elle mettait toute son énergie dans les phrases qu'elle prononçait et dans les intonations de sa voix, faisant attention cependant à ne pas laisser sa vivacité légendaire prendre le pas. Il fallait qu'elle reste cohérente. Ce qui devait avoir un impact était son message, et non pas sa façon de le délivrer.
- A cet instant même, au Nationals Park, a lieu un autre discours, par le couple formé de Tom et Louisa Blake. Le sujet est assez clair, puisqu'il a été révélé il y a peu. Ils s'apprêtent à présenter quatre de leurs « créations ». Quatre machines humaines, lobotomisées, et dont les compétences en tant que mutants ont été multipliée. Je ne crois pas que le terme d'humains pourrait être utilisé pour qualifier ce que les Blake ont fait de ces quatre individus. Et il est impossible de considérer qu'un tel crime ne doit pas être puni. A l'instant même où leur réunion sera terminée, j'ose espérer que plusieurs mandats internationaux seront lancés contre eux. Et qu'ils aboutiront. Cela mis de côté … des armes humaines ? Est-ce qu'une limite n'a pas été franchie ?
ooo
- La seule limite, aujourd'hui, est celle que l'Homme s'est imposée. Pourquoi ? Par « souci d'éthique » ? Pensez au contexte. Pensez au monde dans lequel vous vivez, et pensez à celui dans lequel vos enfants vont grandir. Si nous avons fait cela, ce n'était pas par appât du gain.
Tom laissa un temps de silence après sa dernière phrase. Il y allait petit à petit, adaptant son discours et le flux de ses paroles selon la réaction du public.
Il avait de quoi faire avec la densité assez incroyable de personnes venues assister à la déclaration publique, et les écrans géants installés au-dessus de sa tête ne l'aidait pas à avoir une vue d'ensemble.
Cependant, il percevait assez bien l'agitation dans les gradins, et entendait les bruits de la foule. Il n'avait pas l'attention de tous, et encore moins l'approbation de tous, il le savait. Mais quelques uns de ses arguments faisaient mouche, et il les disséminait de la manière la plus profitable.
- Si nous l'avons fait, c'est pour – comme la plupart des fabricants d'arme bien intentionnés – protéger la population et les personnes que l'on aime. Nous avons eu un fils. Cela n'est un secret pour personne. Mais il est mort, pour nous, il y a bien longtemps. Le gène mutant n'est en aucun cas une évolution. C'est une maladie. Comment l'évolution pourrait-elle mener à de tels changements ? Comment le corps humain pourrait-il de lui-même devenir transparent ? Ou changer de couleur, de forme ? Les scientifiques sont unanimes : il n'y a pas d'explication, pas de traitement. Mais quand bien même nous ne pouvons pas comprendre, nous pouvons nous en servir. Prenez comme exemple les recherches sur le placenta, ou sur les embryons. Cela a, de tout temps, été mal vu, voire interdit. Les mutants, à la différence, ne peuvent être considéré comme des humains ni même comme des humains en devenir. De ce fait, rien ni personne ne peut nous juger sur les recherches que nous avons menées. Maintenant, parce que le temps presse et que nous en avons assez de nous perdre en conjonctures inutiles, laissez-nous vous montrer autre chose. Ce pour quoi vous êtes ici, et ce à quoi nous avons passé notre vie. Mesdames et messieurs, voici la nouvelle version des quatre Fantastiques.
Sur-ce, Tom se recula de quelques pas. Derrière lui se trouvait la zone d'entrée des joueurs maintenant fermée par un long rideau de fer. A peine eut-il tendu un bras que le rideau se mit à se mouvoir. Sous les murmures de plus en plus bruyants de la foule, il se releva jusqu'à son maximum, dévoilant quatre socles, à équidistance les uns des autres, sur lesquels quatre personnes se tenaient debout, droites, les yeux fermés.
En lettres argentées, sur les bases, étaient inscrits plusieurs mots. Les caméras placées sur le devant de la scène offrirent un zoom aux spectateurs. Ainsi, sur celui de gauche on pouvait lire « THE BEAST », puis « THE INVISIBLE WOMAN », « MAN OF STEEL » et enfin « THE LIANA ».
Et, effectivement, les concernés correspondaient plutôt bien à leur nom.
La Bête était un homme tenant plus de l'animal, avec un corps puissant ressemblant à celui d'un grizzli, des bras, avant-bras et mains faisant le double de ta moyenne, et des jambes arquées comme celles d'un félin. Un duvet noir recouvrant son corps lui donnait encore davantage l'aspect d'une créature mythologique.
La femme à sa droite, elle, oscillait entre invisibilité et visibilité, comme s'il eut s'agit d'une image mal captée par un écran.
L'homme de fer avait tout de Superman, sauf la couleur : sa peau dans son entier ainsi que sa combinaison, coupée aux coudes et aux genoux, étaient d'une couleur grise.
Et enfin, la Liane ressemblait parfaitement à Reed Richards, l'homme élastique des 4 Fantastiques. Ses bras ainsi que ses jambes, longs de plus de trois mètres, oscillaient comme des serpents dépourvus de muscles ou d'os.
Cependant, voir ce genre d'individus en vrai était nettement plus impressionnant, même si leur inactivité apparente laissait quelques doutes sur leur viabilité. Doutes qui furent rapidement levés lorsque Louisa Blake s'avança d'un pas pour donner un ordre :
- Action.
Immédiatement, quatre paires d'yeux s'ouvrirent en une symbiose parfaite.
Le murmure qui s'était emparé des spectateurs pris de l'ampleur au moment où, comme des robots, les quatre mutants s'avancèrent d'un pas, sautèrent de leur piédestal et vinrent sur le devant de la scène.
- Nous avons appelé cette équipe les Lames. Continua alors Tom Blake d'un ton badin. Afin de nous démarquer un minimum. Et nous allons de ce pas vous faire une petite démonstration de leurs capacités.
ooo
- DiNozzo !
Au cri du cœur de son ancien collègue, Tony sut presque instinctivement que quelque chose n'allait pas.
Il s'avança d'un pas vif dans le hall, après avoir pris soin de faire signe à Ducky de rester dans les cabinets. Il vit alors Morris courir jusqu'à la zone des escaliers de secours.
- Quoi ? S'enquit l'agent en se dépêchant de le suivre.
- Bouge ton cul. Il y a des intrus en bas ! Prends une arme !
Quatre gardes armés passèrent presque aussitôt, talonnant Morris.
Tony s'empara d'un long fusil que lui tendait l'un d'eux, puis se lança à leur suite.
- Comment est-ce que tu sais ça ?
Il manqua de se cogner au dernier garde. Morris s'était arrêté net, fulminant.
- Les caméras. Trafiquées. Cracha-t-il. A partir de maintenant, je bute le premier qui laisse échapper le moindre son. On descend.
