Hello ! Me voici avec un des derniers chapitres. Comme je ne sais pas comment ça va se finir, je serais bien en peine de vous dire quand arrivera le dernier chapitre. Mais, ça s'amorce !
Merci à Jen, Danette, Gwen, Lentilles, Le poussin fou et MK. Vous êtes de plus en plus nombreuses pour ces derniers chapitres ! Comment dire que vos commentaires me font toujours autant plaisir ... Je vous adore !
Pour répondre à vos questions rapidement : oui, bien sûr, tout n'est pas noir ou blanc, il y aura des répercussions. De même, ça va commencer à chauffer pour tous les mutants (j'ai bien dit tous ;) ). Et puis, concernant les deux camps qui s'affrontent en ce moment dans Blake Heatlh ... Disons que ça va être compliqué pour la suite.
Bonne lecture, et encore merci !
Les choses étaient devenues pressantes quand Morris avait appelé un électricien travaillant habituellement sur le site pour lui dire de vérifier les circuits de Blake Health. A cet instant, Delilah avait rouvert les vannes, prenant soin cependant de faire clignoter un voyant rouge sur les ascenseurs.
L'équipe de Ziva avait encore quelques instants devant elle, ainsi.
Cependant, la jeune mutante avait depuis quelques temps déjà décidé de préférer la rapidité à la discrétion. Ils venaient d'arriver dans la salle principale. Celle où elle avait subi batterie de tests et autre lors de son séjour.
A peine entrés, tous les 7 s'étaient mis à suivre les indications de Ziva dans le but de trouver tout le matériel nécessaire à l'élaboration de machines humaines, ou n'importe quelle chose ressemblant à un bout d'humain. Matthews, qui, après une énième erreur « malencontreuse » de Fornell sur son nom, lui avait conseillé de l'appeler simplement « le Foreur » - après tout, il en avait l'habitude -, était activement en train de percer, à l'aide de sa foreuse droite, une imposante tour d'ordinateur. De furieux crépitements et des gerbes d'étincelles s'en échappaient sans que cela ne paraisse l'importuner.
Non loin de lui, sa caméraman s'empressait de filmer tout ce qui passait à portée de sa caméra, s'attardant même sur certains documents ou compte-rendu de recherches auxquelles elle ne comprenait pas grand-chose : cela pourrait être utile.
Les quatre agents de Fornell venaient de réunir quelques échantillons, qu'ils plaçaient dans une boîte de plexiglas.
- Faites attention ! Leur intima Ziva en pointant du doigt la petite étiquette « biohazard » présente sur quelques tubes.
Une fois chose faite, la boîte de plexiglas fut refermée, et la jeune femme s'approcha pour y mettre quelques gouttes d'une matière transparente avant de refermer le tout. Une réaction se produisit faisant fondre chaque éprouvette. Les contenants se mélangèrent, se transformant en une sorte de bouillie rouge et marron.
La foreuse s'arrêta enfin, et le silence retomba quelque peu dans la grande pièce. Fornell tendit l'oreille. Aucun bruit extérieur ne venait jusqu'à eux. Ils avaient effectivement fermé les portes insonorisées, mesure de précaution face au bruit qu'ils faisaient, mais cela empêchait les bruits du couloir de venir jusqu'à eux.
Puisque, visiblement, Matthews le Foreur en avait fini, l'agent du FBI fit signe aux autres de venir vers lui. Il doutait franchement que tous puissent franchir le tunnel de sortie avant de croiser les hommes de main de Morris, mais il fallait de toute façon bien tenter l'expérience.
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Au sein de la camionnette où Gibbs et McGee faisaient le pied de grue, le même silence régnait. De l'autre côté de l'écran qui la représentait, Delilah faisait aussi démonstration d'un silence de marbre. Tous attendaient, plus ou moins impatiemment, des nouvelles de Tony ou de Ziva, cela en suivant en simultanée, sur deux autres écrans, les discours d'Abby et des Blake.
Il y avait beaucoup de tableaux sur lesquelles une présence s'imposait. Pour l'instant, le plus urgent était la situation au cœur des entrailles de Blake Health. Les proprios n'étaient pas encore au courant, cependant, la situation au stade était également en passe d'évoluer, et cela, rapidement. Gibbs préférait faire confiance aux agents placés là-bas pour surveiller la situation. Il était prêt à sortir de son véhicule et se diriger vers les sous sols de l'immeuble dès qu'il en serait nécessaire.
Après tout, voir un homme de glace traverser le hall ne serait qu'un problème de plus pour les hommes de main de Morris une fois que ce dernier les aurait avertis de la réelle présence d'intrus dans les sous-bassements.
A peine l'homme de glace en question eut-il écho que les agents du FBI, accompagnés de mutants, venaient de sortir, il se servit de ce prétexte pour sortir du véhicule tel un boulet de canon et rentrer dans l'action pour de bon.
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Jackson « Jack » Morris, troisième du nom, avançait prudemment dans les couloirs. Son sang d'irlandais bouillait avec fureur dans ses veines jusque dans son arme de poing, qui apparaissait là comme la continuité de son bras.
Il avait depuis quelques mètres entendus un étrange son émanant du plus profond des sous-sols. Connaissant les lieux comme sa poche, et habitué des bruits y régnant, il savait qu'aucun objet présent ici ne pouvait faire un tel bruit.
Il se dirigeait donc vers la source en se doutant que ce qu'il allait y trouver n'allait pas le réjouir.
Il allait falloir, dans quelques dizaines de pas, tourner à gauche pour passer devant les prisons des mutants. Morris pensait bien être le seul à savoir leur présence ici, mais il n'en dit rien à ses suiveurs, cela n'était pas de leur ressort. Cependant, quand ils tournèrent et virent les portes sorties de leurs gonds, coupées, et grandes ouvertes, il retint à grand peine une exclamation de fureur et se mit à faire le tour de chaque cellule.
Il se rendit rapidement compte que dans l'une d'elles se trouvait un souterrain. Il posta alors un de ses hommes devant le trou, lui colla un talkie dans les mains, et lui ordonna de le tenir au courant du moindre mouvement suspect.
Ensuite, il ne perdit pas une seconde supplémentaire à se déplacer silencieusement, et se mit à courir en direction du bruit étrange qu'il percevait toujours.
- STOP ! Finit-il par hurler de toute la force de ses cordes vocales, se défoulant au passage.
Devant lui, juste après un tournant, un petit groupe de personnes, de dos, venait de s'encadrer dans son champ de vision.
Au son de sa voix, ils s'immobilisèrent, et l'une d'elles se retourna brusquement. Ziva avait espéré passer par un autre chemin pour rejoindre les cellules, malheureusement, le temps ne lui avait pas été clément.
Elle pesta en silence, une main sur son automatique, et s'immobilisa, toisant son ennemi du regard.
Morris et les neuf autres hommes qu'il avait emmené, Tony compris, brandissaient leurs armes dans leur direction. Numériquement, ils étaient inférieurs. Certes, de peu. Mais les armes des pro-LAM braqués sur eux étaient là encore un avantage cuisant, sachant que leurs propres armes étaient toujours, pour la plupart, accrochées à leur ceinture.
- Posez vos armes à terre. Articula l'ex flic, la voix vibrante de colère.
Lentement, Ziva s'exécuta. Derrière elle, le Foreur se tenait droit et raide, sa caméraman cachée derrière lui. La jeune femme prenait soin de zoomer sur le groupe en face d'eux quand une détonation résonna avec assourdissement dans le petit couloir. Morris venait de tirer aux pieds de l'un des agents, espérant le faire réagir plus vite.
La seule réaction provoquée fut que tous les autres agents du FBI, Fornell comprit, dégainèrent leurs armes en un clignement d'œil et les dirigèrent à leur tour vers le groupe ennemi. Ce brusque mouvement effraya les agents de Morris, qui se mirent à tirer.
- Labo ! Cria Ziva, et tous la suivirent pour se mettre à l'abri dans la salle qu'ils venaient précédemment de quitter.
- Vous me les chopper jusqu'au dernier, morts ou vifs. Cracha Morris avant de rentrer à son tour dans la salle, comme une bombe.
Les tirs commencèrent à pleuvoir, et les choses s'envenimèrent. Ziva ne perdit pas de temps pour lancer son arme à la caméraman, qui l'attrapa gauchement, et se laissa envahir par une décharge d'électricité familière. Le Foreur à côté s'était transformé en une armure et se lançait vers le groupe de Morris sans crainte des balles qui ricochaient simplement sur lui. Cependant, il n'était pas très efficace en termes d'attaque offensive. Gêné par la lourdeur de ses membres, il se déplaçait difficilement dans la pièce déjà bien détruite, et les ennemis n'avaient qu'à sauter sur le côté pour se placer hors de portée de ses foreuses.
Un peu plus loin, les agents du FBI expérimentés venaient déjà de tuer deux des hommes de main de Morris. Tony, placé derrière, les attaquait également par-derrière. En premier lieu, il privilégia l'usage d'un objet contondant pour les assommer, rechignant à les tuer, mais rapidement l'urgence de la situation lui fit changer de technique.
Les balles pleuvaient, le plafond tombait par morceau, le verre des installations explosait et des décharges d'électricité venaient cueillir les hommes de Morris comme des pâquerettes.
Ziva s'était élevée à quelques centimètres du sol et immobilisaient ses adversaires sans efforts. Au bout de quelques minutes de combat où la poussière de gravats soulevée venait gêner la visibilité, finalement les coups s'espacèrent pour laisser peu à peu un relatif silence s'installer.
Morris et trois de ses hommes étaient immobilisés contre un mur. Fornell vérifiait que les autres étaient bel et bien morts. L'un de ses hommes avait malheureusement lui aussi succombé à l'attaque, et était porté hors de la pièce par deux autres agents. Il fut précautionneusement allongé le long d'un mur, tandis que les survivants sortaient de la pièce.
Ziva, auréolée d'un halo électrique, fit léviter les quatre hommes pris au piège pour les sortir.
- Tout le monde va bien ? S'enquit-elle en direction des survivants.
Il n'y avait pas de temps à accorder à des vérifications individuelles, pas non plus pour accorder aux morts un dernier hommage. L'un des agents du FBI adressa un dernier regard lourd à son compatriote mort sur le champ de bataille et rapidement se mit à courir à la suite des autres. L'un des murs porteurs du grand laboratoire émit un craquement sinistre alors que le groupe s'échappait vers l'escalier de secours.
- On remonte, ordonna Tony d'une voix forte.
Il essaya comme il le pouvait d'aider Ziva à transporter ses quatre paquets, mais la jeune femme avait déjà suffisamment à faire en essayant de maintenir leur trajectoire dans les airs pour ne pas les tuer.
Morris s'était réveillé et roulait des yeux furibonds, incapable de bouger. L'électricité dans ses veines agissait comme un teaser, bloquant ses muscles.
L'italien savait qu'un comité d'accueil risquait de les attendre à l'étage, aussi, armé, prit-il la décision de se mettre en tête de file. Il faudrait avant tout « rassurer » les hommes de main de son ex-collègue.
La première chose qu'il fit en franchissant la porte coupe-feu menant à l'escalier de secours fut donc de lever les mains en l'air en signe d'apaisement, et de s'écrier d'une voix forte :
- Hey ! Venez là !
Intrigués, les nombreux agents qui se tenaient prêts dans le hall tournèrent la tête vers lui. Constatant que l'ordre n'émanait pas de Morris, ils ne bougèrent cependant pas, ou peu, et gardèrent les poings serrés autour de leurs armes. Mais quand ils virent leur chef en suspension dans les airs, entouré d'inconnus, ils se hâtèrent de brandir lesdites armes en leur direction.
Un instant de flottement eut lieu, sans que Ziva ni les autres ne montrent une hostilité trop prononcée, se contentant de garder leurs canons à eux pointés sur Morris et les trois autres agents de sécurité en apesanteur.
- Tout le monde se calme, continua alors Tony. Je ne crois pas que nous soyons en position de négocier.
Fornell, comme pour appuyer ses dires, appuya son arme entre les omoplates de l'italien, cela à la vue de tous.
- Réunissez-vous tous dans le hall. Dit alors l'agent du FBI. Nous ne le répèterons pas.
Peu à peu, les autres agents de Morris se mirent en action, méfiants. Ils s'avancèrent tous au centre de la pièce, firent venir les scientifiques et autres personnes enfermées avec Ducky, puis Tony et Fornell allèrent vérifier les caméras de vidéo-surveillance avant d'ouvrir le dispositif de sécurité devant les portes.
Enfin, Ziva reposa au sol les 4 otages pro-LAM, où ils furent solidement attachés, et tous attendirent devant le volet roulant qui s'ouvrait.
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- Nous avons appelé cette équipe les Lames. Continua alors Tom Blake d'un ton badin. Afin de nous démarquer un minimum. Et nous allons de ce pas vous faire une petite démonstration de leurs capacités.
Sitôt après l'annonce de Tom Blake, un mouvement de foule s'était emparé de l'ensemble du stade.
Beaucoup s'étaient levés, une partie hurlait son mécontentement, une autre hurlait des encouragements. Au milieu de tout cela, les forces de l'ordre faisaient leur possible pour contenir cette marée humaine. Fort heureusement, l'attention globale était encore suffisamment braquée sur les quatre Lames qui venaient de se mettre en action.
La Liane, qui, apparemment, s'avérait être une femme, venait de descendre vers le milieu du stage, à quelques mètres de distance du podium où les Blake s'étaient installés.
Sur un second signe de ces derniers, l'Homme de Fer la rejoignit. Ils se placèrent côte à côte, ne démontrant aucun signe d'une quelconque activité intellectuelle ou émotionnelle propre, et attendirent. Autour d'eux, quatre machines furent alors approchées, à équidistance, sous la forme d'un cercle. Elles furent allumées, et, bientôt, il s'avéra qu'il s'agissait d'un lance flamme, de deux mitraillettes, et d'un lance missile de petite taille. Les quatre machines se mirent alors en route en simultanée, et le terrain se transforma en champ de bataille.
L'Homme de Fer, immobile, supporta sans broncher l'impact des balles de la mitraillette qui ricochaient sur lui en soulevant de petites gerbes d'étincelles. D'une main tendue devant lui, il retint le premier missile qui lui était destinée, et le broya.
A son côté, la Liane n'était plus composée que de milliers de filaments qui formaient à grand peine un semblant d'apparence humaine. Les balles passaient sans la toucher, de même que la première flamme qui se dirigea vers elle. Ce qui semblait être sa main droite alla s'enrouler autour du lance-flamme, le souleva lentement du sol, et finalement dirigea son canon vers le sol. Les flammes, directement dirigées vers le sol, ne firent pas plus de dégâts. La première mitraillette, presque aussitôt après, fut réduites en plusieurs morceaux après que l'homme de Fer n'eut refermé son poing dessus.
L'ensemble du stade s'était levé. Tous avaient les yeux braqués sur les performances prodiguées par les deux mutants. Conscient du niveau d'excitation qui commençait à se disperser comme une traînée de poudre, les Blake ne laissèrent pas le spectacle excéder les 10 minutes, et une fois que les deux cobayes eurent terminé de neutraliser les quatre machines, Tom Blake s'empara à nouveau de son micro. Sa voix amplifiée résonna dans le stade.
- J'espère que vous ne mettrez pas trop de temps à comprendre en quoi nos travaux et nos découvertes seront bénéfiques à notre protection. Une ère nouvelle s'installe.
Puis, sous les acclamations et les huées d'une foule qui peu à peu perdait son sang-froid, Tom fit un lent demi-tour et s'enfonça, accompagné de sa femme, dans les entrailles du lieu, suivis par leurs quatre créations.
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- Les humains ne sont pas des jouets. Ils ne sont pas des cobayes. Pas plus qu'ils se sont des armes destinées à anéantir leurs semblables. Termina Abby en tentant de contenir son émotion.
Au sein du Palais des Congrès régnait la même animation. Depuis que les journalistes étaient au courant de la démonstration de force des Blake, ils avaient peu à peu perdu l'attention qu'il réservait à la laborantine. Kate avait alors eu la présence d'esprit de diffuser, sur les écrans derrière Abby, des images en direct volées au stade et entrecoupées de plans sur divers sévices infligés à des hommes, femmes et enfants.
De plus, alors qu'Abby se reculait légèrement, son discours terminé, l'arrivée sur scène d'Ellie acheva de faire revenir l'attention du public.
- Désormais, reprit alors la laborantine en tendant une main vers les deux arrivants, vous aurez une vision plus précise des dessous de telles recherches. Je vous présente Denis Blake. Vous pourrez dès à présent lui poser les questions que vous souhaiterez.
Aussitôt les journalistes de la salle se levèrent, et en un bel imbroglio des dizaines de questions se mirent à fuser de part et d'autre de la salle.
Denis se tenait droit, engoncé dans une tenue noire. Ses yeux noirs, hérités de sa mère, étaient encadrés de larges cernes, mais au moins la lueur de folie que Gibbs y avait vue semblait avoir disparu. Il prenait de longues inspirations, semblait se concentrer. Finalement, il monta à la place d'Abby comme Ellie le lui indiqua, et désigna l'un des journalistes d'un signe de main, s'apprêtant à répondre aux questions qui l'attendaient.
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- Gibbs ! Ils arrivent !
Le concerné fronça les sourcils sans comprendre, puis porta une main à son oreillette pour la remettre en place.
- Quoi ?
- Je veux dire … la situation dégénère. Des groupes sont en train de démolir les barrières autour de Blake Health. Les mutants sont à l'abri ?
- Oui.
- Alors il faut faire sortir Tony et les autres au plus vite.
- Je sais, McGee.
Quelques secondes passèrent durant lesquelles Gibbs l'entendit parler avec quelques d'autres. Finalement, la voix du jeune agent, inquiet, se fit entendre à nouveau :
- Ils … Ils sont armés ! Le groupe qui vient de défoncer la barrière, ils sont armés !
Gibbs jura. Il savait que cette réunion des Blake n'aurait pu que mal finir, mais espérait que les débordements seraient vite contenus. Il fallait agir vite. Le groupe de dissident pourraient détruire Blake Health s'il le voulait, ce ne serait pas de refus d'ailleurs.
Mais il fallait qu'il sorte ses agents de là avant.
