Bonsoir à tous ! J'espère que vous allez bien et que vous célébrez la victoire des Bleus sur le Nigéria (ben oui, je regarde le foot aussi parfois). Tout d'abord, merci pour vos messages, je les aime, je les adore et je les attends toujours avec appréhension et excitation. Je ne l'avais pas dit avant mais bonne chance à ceux qui ont passé le bac ! Je vous souhaite le meilleur.
Sans plus attendre, bonne lecture !
Mancipium Carnis
Chapitre 9
Harry était assis sur un fauteuil en velours rouge, dont les poignées en or massif scintillaient à la lumière du soleil filtrant par les rideaux entrouverts. Le regard du brun suivait les mouvements de la silhouette située face à lui, près de l'imposante fenêtre.
"Tu voulais quelque chose ?" Entendit-il, ce qui le fit sortir de ses pensées.
"Je voulais m'excuser pour ce que j'ai dit la dernière fois." Répondit-il.
Draco se figea alors qu'il était en train d'enfiler une veste grise et tourna la tête vers Harry. Le brun remua légèrement sur sa chaise mais refusa de faire marche arrière.
"Je n'aurais pas dû te parler comme ça au sujet de ta relation avec Petish. C'était déplacé de ma part."
Le groupe d'Aurors était revenu de France depuis 1 semaine et les deux jeunes hommes ne s'étaient pas parlés depuis. Harry savait que le froid qui s'était installé entre eux avait été causé par sa réaction face à la proximité de Draco et Norman Petish, mais il lui avait fallu du temps pour rassembler le courage et venir lui parler.
A présent, le blond l'observait avec cet air calculateur que le mettait mal à l'aise.
"Content que tu en sois venu à cette conclusion." Répondit-il froidement en ajustant sa veste.
Le blond s'avança vers la porte, prêt à sortir de la pièce, mais Harry se leva d'un bond et s'approcha de lui d'un pas rapide.
"Attends, Draco."
Le blond s'arrêta, main sur la poignée de la porte mais ne se retourna pas.
"Le truc c'est que...pour être honnête..."
Il prit une profonde inspiration et passa une main nerveuse sur son visage. Son premier réflexe face à un éventuel épanchement sentimental était de fuir. Il n'avait jamais été le genre de personne à exprimer ses sentiments et cet exercice tirait sur le moindre de ses nerfs.
"Draco...depuis que je te connais, je ne t'ai jamais vu proche de quelqu'un. Même...même à Poudlard, tu n'as jamais eu de réel ami."
Draco se tourna vers lui et lui lança un regard suspicieux.
"Merci pour cette fine observation."
"Non, je n'ai pas fini. Je ne t'ai jamais vu proche de qui que ce soit, alors j'ai pris l'habitude de te voir seul, sans attache. Mais quand je t'ai vu avec Petish, ça m'a fait bizarre..."
Draco fronça légèrement les sourcils, puis un éclair de compréhension traversa son regard d'acier. Harry sentit un frisson lui parcourir l'échine, mais resta cloué au sol, prêt à encaisser.
"Tu étais jaloux car d'habitude je ne baisse ma garde qu'en ta présence."
Harry déglutit avec peine, puis acquiesça légèrement.
"Pourquoi ?"
"Pourquoi quoi ?"
"Pourquoi est-ce que cela te dérange de me voir sympathiser avec quelqu'un d'autre ?"
Harry ouvrit la bouche pour lui répondre, mais aucun son n'en sortit. Que pouvait-il répondre à ça ? Des sentiments étranges et contradictoires se bousculaient au creux de sa poitrine, mais les mots peinaient à se former dans son cerveau.
Il sursauta en sentant une main se poser sur son visage et en levant les yeux vers Draco, il plongea dans un océan gris.
"Excuses acceptées." Murmura Draco en capturant ses lèvres.
"J'ai obtenu un rendez-vous."
Harry fronça légèrement les sourcils alors qu'il levait les yeux de son carnet pour les poser sur la personne assise de l'autre côté de la table. Savourant l'effet de cette phrase sur l'Auror, Lucius Malfoy passa une main dans ses cheveux satinés, son sourire s'élargissant en sentant la douceur de ses mèches.
"Comment avez-vous fait ?" Demanda Harry.
"Ernie Flaggan n'est pas un homme intouchable et encore moins inaccessible. Chaque personne a son point faible, et une fois qu'on l'a trouvé, rien n'est impossible."
Harry retint un frisson en réaction au ton assuré du Mangemort. A nouveau, il sentit un flot de souvenirs se bousculer au son de la voix du blond et il enfonça sa tête dans ses épaules dans une posture défensive.
"Quel est son point faible alors ?"
Lucius tourna vers lui un regard calculateur, que le brun soutint du mieux qu'il put. Il n'avait pas peur de Malfoy senior, mais plutôt des souvenirs atroces que sa présence faisait remonter à la surface. Il s'était exilé dans un monde dépourvu de magie afin de chasser ses vieux démons, mais Lucius Malfoy avait le don de les rappeler d'un seul geste, d'une seule parole.
"Ma foi, je pense que c'est évident, non ?" Répondit Lucius après un moment de silence.
"C'est à dire ?"
"Ernie Flaggan est un misérable brigand. Ce qui l'intéresse c'est de se faire de l'argent sur les échanges qu'il réalise. Plus les objets échangés sont important, plus il gagne de l'argent. J'ai donc obtenu un rendez-vous avec lui pour l'échange d'un objet très rare et à la valeur inestimable pour une personne comme lui."
"Nous avons fait l'inventaire de toutes vos possessions." Répondit Harry en sortant un second carnet de l'intérieur de sa robe pour le consulter. "Vous pourriez lui proposer votre collection de livres de l'institut de Salem, tout le monde sait qu'une partie de la fortune des Malfoy a été perdue pendant la guerre..."
"Je sais exactement ce qu'il y a dans votre inventaire et ce que cela vaut. Mais même tout cela ne suffirait pas à le faire sortir de son trou, surtout maintenant qu'il sait que son acolyte a été arrêté." Le coupa Lucius d'un ton sec.
"Je ne comprends pas. Que pourriez-vous avoir de plus précieux que le trésor Malfoy ? A moins que vous n'ayez trouvé quelque chose dans les cachots d'Azkaban..."
"Je n'ai jamais dit que nous allions nous servir de quelque chose m'appartenant. Nous allons prendre quelque chose qui se trouve ici même, au ministère. Quelque chose d'unique au monde et à la valeur inestimable."
A nouveau, Harry fronça les sourcils, cette fois, complètement perdu. Lucius se pencha alors vers lui, le regard pétillant de malice, savourant en avance l'effet de ce qu'il s'apprêtait à dire.
"Nous allons lui livrer la Baguette de Sureau."
Harry ressortit de la salle d'interrogation d'un pas mal assuré. Il était encore en train d'assimiler ce qu'il venait d'entendre et ce que cela impliquait. Lucius Malfoy avait réussi à obtenir un rendez-vous avec Flaggan en lui promettant une commission juteuse sur la transaction d'un objet de légende : la célèbre Baguette de Sureau.
Bien sûr, d'un point de vue financier, cette baguette n'avait quasiment pas de prix. Elle avait traversé les années par le sang et la désolation, pour finir entre les mains des trois sorciers les plus célèbres de Grande-Bretagne : Albus Dumbledore, Harry Potter et Voldemort.
Après la fin de la guerre, Harry avait tout fait pour que ceux qui avaient été présents lors de son duel sachent que la baguette avait été détruite. Il leur avait également demandé de ne pas ébruiter cette histoire, de peur que d'autres ne partent à sa recherche. La solidarité qui avait uni les combattants avait joué son rôle, et à ce jour, il n'avait plus entendu parler de la Relique.
La vérité était que Harry avait profité de la cacophonie de sa victoire pour replacer la baguette auprès du corps de Dumbledore avant de refermer la tombe. Les seules personnes au courant de cela étaient Hermione et Ron. Comment la baguette avait-elle donc atterri au ministère ? Lucius avait-il menti ?
Il se dirigeait vers les ascenseurs dorés lorsqu'il entendit quelqu'un l'appeler. Il fit volte-face à temps pour voir une jeune femme blonde courir vers lui. Sa queue de cheval fouettait l'air dans son dos et son regard azur était rempli d'inquiétude.
Il s'agissait de Lisa Turpin de l'équipe Marguerite, qui l'avait assisté dans le transfert de Daphné Greengrass. Elle ralentit légèrement en arrivant face à lui et reprit son souffle.
"Il faut absolument que tu te rendes à l'hôpital." Parvint-elle à articuler.
Harry sentit son corps se figer et un frisson lui parcourut l'échine. Les visages des êtres qui lui étaient chers se bousculèrent devant ses yeux et il dut se retenir de vaciller.
"Quoi ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?" Dit-il alors qu'elle l'entraînait vers dans l'un des ascenseurs.
"Il y a eu un accident." Répondit-elle. "Je ne suis pas sensée t'en parler mais ça ne pouvait pas attendre."
Harry était sur le point d'appuyer sur le bouton menant au premier étage, là où se trouvait l'infirmerie, mais Lisa l'en empêcha."
"Non, pas l'infirmerie. L'hôpital...moldu." Répondit-elle.
Harry tourna vivement la tête vers elle, les yeux se teintant de confusion.
"C'est ta tante." Lui dit-elle en réponse à sa question silencieuse. "Elle a fait une tentative de suicide."
Harry marchait d'un pas rapide dans les couloirs du Lincoln County Hospital, ses yeux scannant les environs à la recherche d'un visage familier. Il aperçut le comptoir d'accueil et s'en approcha. Une dame à la chevelure grise leva un regard bienveillant vers lui.
"Je peux vous aider, jeune homme ?" Dit-elle, avant de porter ses yeux noirs sur sa tenue d'Auror. "Une fête s'est mal passée ?"
"Non, je viens voir quelqu'un." Répondit-il en passant une main nerveuse dans ses cheveux. "Pétunia Dursley, elle a été admise ici ce matin."
La vieille dame acquiesça avant de feuilleter son carnet d'admission. Elle fronça les sourcils et releva la tête, son regard se teintant d'inquiétude.
"Vous êtes de la famille ?" Demanda-t-elle.
Harry s'était attendu à cette question. Il se doutait que personne à part la famille ne serait autorisé au chevet d'une personne ayant tenté de mettre fin à ses jours.
"Je suis son neveu." Répondit-il en scrutant les alentours.
"Votre tante est en chambre de repos au second étage. Porte 311."
Harry la remercia et se tourna vers les ascenseurs qui s'étalaient sur le mur marbré à sa droite. Il accéléra le pas pour entrer derrière un vieille homme en fauteuil roulant au moment où les portes se refermaient. Il observa les numéros s'allumer au rythme de leur ascension, et passa entre deux jeunes femmes pour sortir lorsque les portes s'ouvrirent.
Il longea le couloir seul, ne croisant personne, jusqu'à ce qu'il aperçoive la porte verte pâle à quelques mètres. Il s'immobilisa devant la porte fermée et il lut la plaque blanche.
Chambre 311 : Pétunia Dursley.
Harry prit une profonde inspiration. Après ce qu'il s'était passé lors de sa dernière visite, il ne savait pas comment il serait reçu. Mais il voulait voir sa tante, s'assurer qu'elle était hors de danger. Il se donna le temps de reprendre contenance et ouvrit la porte doucement, pour ne pas faire de bruit.
La pièce était plongée dans une semi-pénombre, car les volets des deux fenêtres présentes étaient à moitié descendus. Il aperçut le lit dans le coin gauche de la chambre, puis son regard se porta sur la personne assise sur la chaise bleue posée au pied du lit.
Au son de la porte, Dudley leva la tête vers lui, et ses yeux s'écarquillèrent en croisant les siens. Harry resta immobile dans l'embrasure de la porte, attendant de voir la réaction de son cousin avant de s'avancer ou non.
"Qu'est-ce que tu fais là ?" Demanda Dudley en se redressant.
Son ton n'était pas agressif, mais cela était peut-être dû au choc, et Harry donna à son cousin le temps de se reprendre.
"Qui t'a prévenu ?" Reprit Dudley en cherchant du regard l'espace derrière Harry. "C'est elle, pas vrai ?"
"Elle ?"
"La blonde qui nous suit toujours..." Commença-t-il, puis, après une pause. "L'Auror."
Harry leva un sourcil, surpris. Non seulement son cousin avait réussi à reconnaître une sorcière malgré son déguisement, qu'il savait impeccable, mais en plus il ne craignait pas d'en parler en public. Décidément, Harry avait du mal à se faire à ce tout nouveau Dudley.
"Elle s'appelle Lisa." Répondit-il.
Dudley se tut un instant avant de reporter son regard sur la personne allongée dans le lit. Harry fit de même et son souffle se bloqua en apercevant le corps inerte de sa tante. Pétunia Dursley était d'une pâleur extrême, si bien qu'il était difficile de la distinguer entre les draps blancs. Seule sa chevelure ébène ressortait au milieu de toute cette blancheur.
Harry referma la porte derrière lui et s'approcha lentement, son regard s'attardant sur les traits tirés de sa tante, les cernes qui entouraient ses yeux fermés, puis son regard se posa sur le coup pâle et la moldue et il sursauta en apercevant les larges marques rouges.
"Non..." Murmura-t-il avant de se tourner vers Dudley, qui baissa la tête.
"Maman m'avait envoyé faire les courses. J'avais trouvé ça bizarre, parce qu'en général elle les fait tous les jeudis, pas les mercredis. Mais comme elle était mal et que je ne voulais pas l'énerver, j'y suis allé..."
Harry vint s'asseoir sur la seconde chaise, face à son cousin et il vit les joues de ce dernier pâlir soudainement.
"En rentrant, j'ai tout de suite senti que quelque chose n'allait pas." Reprit Dudley d'une voix éteinte. "Comme si je savais qu'une chose horrible venait de se passer. Je l'ai appelée, mais elle ne répondait pas...Alors j'ai couru dans sa chambre et là..."
Harry le vit resserrer les mains sur le manteau qu'il tenait, celui de sa mère.
"Elle s'était attachée à la poutre près de la fenêtre, comme ça elle pouvait voir la voiture de papa dans l'allée."
Harry ferma les yeux, tentant de ne pas imaginer sa tante réaliser ce geste, de ne pas sentir la corde se resserrer sur son propre cou.
"Les médecins ont dit que si j'étais arrivé quelques minutes plus tard, elle ne s'en serait pas sortie."
Harry hocha la tête puis, après quelques secondes, tendit une main vers le poignet de son cousin, qu'il enserra. Dudley sursauta légèrement et releva les yeux vers lui, surpris.
"Elle va s'en tirer." Tenta-t-il de le rassurer. "Je sais que pour l'instant, elle pense que rien ne vaut la peine de continuer, que rien ne la retient, mais elle se relèvera."
Dudley l'observa un instant, ouvrit la bouche, puis la referma avant de détourner le regard, honteux.
"Quoi ?" Demanda Harry.
"Est-ce que toi aussi tu...tu as déjà pensé à...ça ? Quand tu as appris pour tes parents."
Harry relâcha son poignet et Dudley ne croisa pas son regard, gardant les yeux sur sa mère. Harry observa son cousin, se demandant s'il était prêt à partager ce genre de choses avec lui.
"Tous les jours." Répondit-il dans un murmure et Dudley releva la tête vers lui. "Je voulais les rejoindre, car dans ce monde...il y avait trop de souffrances."
Il passa une main sur son visage, chassant les souvenirs effroyables qui ne demandaient qu'à éclore, puis poussa un soupir.
"Mais j'avais tort. Car ce n'est pas ce qu'ils auraient voulu pour moi."
Il reposa son regard sur sa tante.
"Et ce n'est pas ce qu'il aurait voulu pour elle."
"Où est Harry ?" Demanda Draco en entrant dans le bureau des Aurors.
Le blond avait passé la matinée à parcourir les couloirs à la recherche de l'Auror-en-chef, en vain. Il était passé par le bureau de Kingsley, par les salles d'entrainement et, connaissant le brun, par l'infirmerie.
"Aucune idée." Lui répondit Ron avant de replonger dans ses papiers.
"Je l'ai vu dans l'Atrium il y a une heure." Reprit Neville, ne quittant pas sa plante pourpre des yeux.
"Dans l'Atrium ?"
"Oui, il était avec Lisa Turpin. Ils se dirigeaient vers les cheminées et ils avaient l'air pressés."
Draco fronça les sourcils. A sa connaissance, le brun n'avait aucun rendez-vous à l'extérieur ou aucune mission. Et il n'avait aucune raison d'être en compagnie de Turpin. Il retint une grimace de dégoût en se rappelant la façon dont la jeune femme l'avait traité lors du transfert de Greengrass.
« On ne t'a pas demandé ton avis, Mangemort. »
A l'époque, Harry lui avait sèchement répondu de garder son opinion pour elle, alors que faisait-il avec la blonde ?
Comme pour répondre à sa question, la porte s'ouvrit dans son dos et Harry apparut. D'un seul coup d'œil, le blond remarqua que quelque chose n'allait pas : le brun avait les traits tirés, les yeux légèrement rouges et ses cheveux étaient dans un état chaotique.
"Désolé du retard, j'ai eu une urgence." Dit-il en se dirigeant directement vers son bureau.
"Pas de souci." Répondit Ron.
"Quelle urgence ?" Demanda Draco en croisant les bras.
Harry leva les yeux, sembla prendre en compte sa posture défensive et secoua légèrement la tête. Draco ouvrit la bouche pour répliquer, mais se ravisa, serrant fermement les lèvres. Le brun fouilla frénétiquement dans un tiroir de son bureau et en sortit un papier bleu avant de se redresser.
"Je reviens tout de suite." Lança-t-il avant de sortir du bureau.
Draco prit une profonde inspiration et ferma les yeux quelques secondes pour retenir la pulsion meurtrière qui menaçait de le submerger. Il sortit à son tour du bureau et aperçut le brun alors qu'il se dirigeait vers les ascenseurs.
"Potter !" Appela-t-il.
Harry se retourna, les sourcils levés dans une expression de surprise et s'arrêta. Draco s'avança vers lui et se positionna entre le brun et les portes dorées.
"Qu'est-ce que tu faisais avec Turpin ?" Demanda le blond sans préambule.
Harry le regarda un instant, incrédule, avant de lui sourire légèrement. Le blond remarqua que le sourire du brun n'atteignait pas ses yeux.
"Comme toujours, rien ne t'échappe."
Les portes situées derrière le blond s'ouvrirent et Harry tenta de pénétrer dans l'ascenseur, mais le blond ne bougea pas. Le brun laissa échapper un soupir, battu.
"Ma tante est à l'hôpital." Dit-il d'une petite voix. "Elle...elle a tenté de se suicider."
Il sentit le regard intense du blond se poser sur lui mais ne leva pas les yeux. Finalement, Draco s'approcha de lui et son souffle glissa dans ses cheveux lorsqu'il parla.
"Et pourquoi es-tu si honteux ?"
Harry leva brusquement la tête et son regard croisa deux perles grises qui s'ancrèrent à lui, l'empêchant de bouger.
"Ce n'est pas de ta faute." Continua le blond.
"Arrête..." Répondit Harry en levant une main.
"Non, toi arrête." Le coupa Draco en lui agrippant la main. "Tu n'y es pour rien."
"Pour rien ?" Cingla Harry d'une voix étouffée.
Il se libéra de sa poigne et contourna le blond pour entrer dans l'ascenseur.
"C'est à cause de moi que Vernon est mort, non ?"
"Non." Répondit Draco en bloquant la porte d'une main. "C'est l'homme qui l'a tué qui est en faute. Arrête d'essayer de porter le poids du monde sur tes épaules. Elles ne sont pas assez larges, crois-moi."
Harry prit une profonde inspiration et releva les yeux vers le blond.
"J'ai besoin de faire quelque chose." Murmura-t-il. "C'est important, mais..."
"Mais tu dois le faire seul." Compléta Draco.
Harry le regarda avec un mélange de surprise et de soulagement. Il ne semblait pas s'être attendu à ce que le blond comprenne sa situation.
"Merci."
"Ne me remercie pas, Potter, ce n'est que partie remise. On en reparlera plus tard." Répondit le blond avant de relâcher la porte.
Leurs yeux s'accrochèrent à nouveau alors que l'ascenseur s'enfonçait dans le sol et Draco tenta d'y faire passer tout ce qu'il ne pouvait dire : qu'il allait s'inquiéter pour le brun, qu'il aurait aimé pouvoir venir avec lui et qu'il se tenait prêt à l'accueillir une fois cette épreuve terminée.
Sans qu'il ne sache vraiment comment, le brun sembla comprendre son message car, cette fois-ci, son sourire fit plisser les rides d'expression au coin de ses yeux et ses pommettes se teintèrent de rose avant qu'il ne disparaisse.
Harry se tenait debout dans une ruelle vide, l'épaule appuyée sur une cabine téléphonique à l'aspect décrépi. De nombreuses inscriptions au stylo ornaient les parois rouges et les vitres sales, vestiges d'une plus grande affluence dans la rue déserte.
Pour ce qui lui sembla être la centième fois, il porta son poignet à hauteur de ses yeux pour s'assurer de l'heure. Il était sorti trop en avance et cela faisait plus d'une demi-heure qu'il patientait dans le froid. Soudain, le doute l'envahit, et il se demanda si son plan n'allait pas tomber à l'eau. Pour se donner contenance, il sortit de sa poche intérieur une fiche bleue qu'il relut.
Ministère de la Magie
Cabinet du Ministre : Kingsley Shacklebolt
Objet : Autorisation exceptionnelle d'entrée
"Harry." Entendit-il dans son dos, et il fit volte-face.
A l'autre bout de la rue, là où elle croisait le boulevard, Dudley s'avançait vers lui. Son cousin s'avançait vers lui d'un pas lent, soutenant d'un bras sa mère. Pétunia était presque invisible, emmitouflée dans un long manteau beige, une large écharpe faisant plusieurs fois le tour de son cou. Elle avait le regard vide et marchait avec peine.
"Bonjour." Les salua Harry. "Merci d'être venus."
S'il devait être honnête avec lui-même, le brun était surpris que les Dursley aient accepté de venir. Lorsqu'il leur avait envoyé une invitation une semaine auparavant, il s'était attendu à se retrouver seul dans cette ruelle. Mais ils étaient venus, même si Harry soupçonnait l'influence et l'insistance de son cousin.
"Qu'est-ce qu'on fait là ?" Demanda Dudley en observant les alentours. "Pourquoi on se retrouve ici et pas devant le...le ministère ?"
"Nous sommes devant le ministère." Répondit Harry.
Pétunia eut un petit mouvement de recul, mais Dudley la retint. Elle releva la tête et, à son tour, lança un regard circulaire autour d'elle.
"Suivez-moi." Reprit Harry en pénétrant dans la cabine téléphonique.
Il se tourna à temps pour les voir échanger un regard suspicieux et ne put retenir un sourire.
"Je sais que c'est étrange, mais faites-moi confiance."
Après quelques secondes d'hésitation, Dudley entra dans la cabine et tendit une main vers sa mère. Pétunia lança un regard colérique à Harry, qui l'accepta sans broncher.
"Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse là-bas ?" Finit-elle par lancer.
Il fut surpris par la voix qui sortit de sa bouche. Elle était rauque et sèche, et se cassa à mi-chemin. Harry tenta de retenir une grimace.
"C'est important." Répondit-il.
Elle l'observa pendant un long moment, et il était sûr qu'elle allait refuser, mais alors qu'il allait ressortir de la cabine, Dudley l'en empêcha.
"Maman, s'il-te-plait."
Pétunia tourna la tête vers son fils et son regard s'adoucit légèrement. Après quelques secondes, elle pénétra à son tour dans la cabine. Aussitôt la porte fermée, une voix résonna dans la cabine, faisant sursauter les deux Dursley.
"Bienvenue au Ministère de la Magie. Veuillez indiquer votre nom et l'objet de votre visite."
Harry s'approcha du combiné et se pencha pour répondre.
"Harry Potter, ici pour accompagner Pétunia et Dudley Dursley."
"Merci." Répondit la voix.
Le bruit distinctif de retour de monnaie se fit entendre et Harry récupéra les badges d'entrée, qu'il tendit à sa tante et son cousin.
"Accrochez-ça à votre manteau."
La cabine s'ébranla et s'enfonça dans le sol, arrachant un petit cri à Pétunia. Dudley lui observait ce phénomène avec ce qui ressemblait à un mélange de curiosité et de peur.
Après quelques secondes de descente, l'Atrium apparut en contrebas et la cabine atterrit en plein milieu. Harry en sortit en premier et encouragea les deux autres à en faire de même. Pétunia s'accrocha au manteau de son fils et jeta des regard apeurés autour d'elle.
"Bonjour Harry !" Lança un Auror en passant près d'eux.
Harry le salua tout en faisant signe aux deux autres d'accélérer. Il voulait éviter toutes questions indiscrètes. Alors qu'ils arrivaient devant les ascenseurs, il entendit quelqu'un l'appeler.
"Eh Harry !"
Harry se retourna et vit Dean courir vers lui. L'Auror-en-chef s'arrêta devant lui et lui tendit un dossier.
"Tu pourrais donner ça à Kingsley pour moi ? Je suis sensé le lui donner moi-même mais je dois aller à..."
Dean s'interrompit et son regard se porta sur les deux personnes derrière le brun.
"Harry...ce sont des...Moldus ?" Commença-t-il, incrédule.
"Ma tante et mon cousin." Répondit-il.
"Oh !" S'exclama Dean en reportant son regard sur Harry. "Oh. Je vois. Je vous laisse alors. Je peux compter sur toi ?"
"Je m'en occupe." Assura Harry en acceptant le dossier.
"Merci !" Lança Dean en s'éloignant.
Harry l'observa courir vers les cheminées avant de se tourner vers les ascenseurs.
"Allons-y."
Ils pénétrèrent dans un ascenseurs et Dudley se tourna vers lui.
"Tu as dit que tu expliquerais une fois qu'on serait sur place."
"Oui, un peu de patience."
Dudley se tut un instant, puis reprit.
"L'autre Auror n'est pas avec toi ?"
"Qui ça ?"
"Celle qui t'a prévenu."
"Oh, Lisa ? Non, elle n'est pas là aujourd'hui je crois."
"Ah."
La porte de l'ascenseur s'ouvrit et Harry les invita à sortir et à le suivre. Ils passèrent devant le bureau qu'avait occupé Ginny, et s'arrêtèrent devant l'imposante porte rouge.
"Auror Potter." Entendirent-ils sur leur droite.
Harry tourna la tête et leva une main pour stopper Francis Longdon, qui s'était levé en l'apercevant.
"Kingsley m'attend déjà." Dit-il avec autorité.
Il attendit que Longdon se soit assis pour frapper à la porte. Il entendit la voix étouffée du ministre l'inviter à entrer et il ouvrit la porte.
"Bonjour Kingsley."
"Bonjour Harry." Répondit Kingsley en se levant.
Il s'avança vers les trois personnes et tendit une main vers Pétunia.
"Bonjour, je suis Kingsley Shacklebolt. Nous nous sommes déjà rencontrés."
Pétunia l'observa avec un mélange de peur et d'appréhension. Finalement, ce fut Dudley qui accepta la main tendue.
"Au nom du Ministère de la magie, je tiens à vous présenter mes sincères condoléances pour le décès de votre père."
Dudley hocha la tête mais Pétunia resta de marbre.
"Sachez que tout est mis en œuvre au ministère pour retrouver ceux qui ont fait ça. Et vous serez mis au courant de l'avancée de l'affaire."
"Qu'est-ce que ça peut faire." Répondit Pétunia et tous se tournèrent vers elle. "Cela ne fera pas revenir Vernon."
"Ne voulez-vous pas voir le visage de l'homme responsable de sa mort ?" Répliqua Kingsley. "Ne voulez-vous pas le voir jugé et mis hors d'état de nuire ?"
Pétunia se tut et Dudley hocha la tête, une lueur de combat dans les yeux. Kingsley se tourna vers Harry et posa une main sur son épaule.
"J'ai un rendez-vous avec Norman Petish. Je vous laisse un moment."
"Merci Kingsley."
Kingsley salua les Dursley et sortit du bureau. Harry se tourna vers son cousin et sa tante, qui l'observaient à présent.
"C'est tout ?" Demanda Pétunia. "Tu nous as fait venir ici pour échanger deux phrases avec lui ?"
"Non." Répondit Harry en se dirigeant vers le bureau de Kingsley. "Je voulais vous montrer quelque chose, un objet précieux et il se trouve ici."
A ces mots, les deux Dursley observèrent la pièce. Beaucoup d'objets magiques attirèrent leur attention, mais rien qui ne les fasse sauter au plafond.
"La majorité des gens qui connaissent l'existence de cet objet pensent qu'il a été détruit." Reprit-il en posant une main sur le coin inférieur d'un tableau situé juste derrière le siège du ministre.
Aussitôt, un visage apparut sur le tableau, qui avait été vide une seconde plus tôt. Harry entendit Pétunia pousser un petit cri dans son dos alors qu'une paire d'yeux azure se posait sur eux.
"Avez-vous l'autorisation du Ministre ?" Demanda le portrait d'Albus Dumbledore.
"Oui." Répondit Harry. "Je peux ?" Demanda-t-il en désignant le bord doré, qu'il tenait toujours d'une main.
"Bien sûr." Répondit Dumbledore de sa voix enjouée.
Harry tira le côté droit de l'imposant portrait, qui pivota sur le côté révélant un couloir plongé dans la pénombre. Harry se tourna vers les Dursley et leur fit signe de le suivre. Mais Pétunia fit un pas en arrière, secouant la tête furieusement.
"Hors de question. Je ne rentre pas là-dedans."
"Maman..." L'implora Dudley, mais Pétunia éleva le ton.
"J'ai dit non !" S'écria-t-elle. "On ne sait pas où ce couloir mène, et puis, pourquoi ne nous dit-il pas ce qu'on fait là?"
Elle leva un regard soupçonneux vers Harry.
"Je veux savoir ce que l'on fait ici. Tout cela n'a rien à voir avec Vernon."
Harry l'observa un moment, remarquant l'air déterminé de sa tante, qui semblait avoir retrouvé ses forces et sa détermination.
"Ça a tout à voir avec Vernon." Répondit-il en pénétrant dans le couloir. "Et Lily." Ajouta-t-il avant de disparaître derrière le portrait.
Il avança dans le couloir sombre et des torches alignées le long des murs s'allumèrent au fur et à mesure de son avancée. Après quelques secondes, il entendit des pas dans son dos et sourit. A partir de ce moment, il ne pouvait plus les forcer à le suivre, ils devaient le faire de leur propre gré.
Le couloir n'était pas très long et il débouchait sur une pièce circulaire au plafond bas. Les murs en pierre apparaissaient à peine derrière les tableaux et objets qui les ornaient.
"Qu'est-ce que c'est ?" Demanda Dudley en se postant près du brun.
"Des objets que le ministère a jugé inapte à la conservation en lieu public."
"Pourquoi ça ?"
Harry laissa son regard glisser sur la salle.
"Trop précieux, trop vieux, trop importants." Énonça-t-il avant que son regard ne se porte sur l'objet situé au milieu de la pièce.
Harry descendit les quelques marches menant au centre de la pièce et s'arrêta devant un imposant miroir aux reflets argentés.
"Cet objet s'appelle le Miroir d'Erised." Expliqua-t-il aux Dursley. "C'est un objet unique et précieux."
"A quoi sert-il ?" Demanda Dudley.
Harry posa une main sur la pierre du miroir et son regard se perdit sur l'inscription qui l'ornait.
"Je vous propose de le découvrir par vous-même." Répondit-il en faisant un pas sur le côté.
Dudley lui lança un regard plein de stress et d'appréhension, mais Harry l'encouragea d'un geste de la tête. Ainsi, il signalait à son cousin qu'il ne courait aucun danger. Dudley prit une profonde inspiration et fit un pas en avant. Aussitôt, sa mère lui agrippa le bras pour l'empêcher d'avancer plus. Dudley se tourna vers elle et posa une main sur la sienne pour la serrer doucement. Puis, il se défit de la poigne de la brune et se tourna vers Harry.
Harry observa avec une certaine incrédulité son cousin s'avancer vers lui d'un pas hésitant mais ferme, pour venir s'arrêter devant le miroir. Il prit une nouvelle inspiration et leva la tête vers la surface polie. Harry observa l'expression de son visage, qui passa de l'incompréhension à la confusion puis, soudain, il fit un bond en arrière.
"Dudley !" S'écria Pétunia en faisant un pas en avant. "Qu'est-ce qu'il y a ?"
Dudley posa ses yeux vers Harry, puis reporta son regard sur le miroir.
"Qu'est-ce que ça veut dire ?" Demanda-t-il en s'approchant doucement.
"Le miroir d'Erised nous montre notre plus grand désir." Répondit Harry. "Ce que l'on désire le plus au monde. Tu y vois ton père ?"
Dudley acquiesça et Pétunia s'approcha de lui.
"Vernon ? Tu le vois ? Où ça ?"
"Il n'y a pas que lui." Répondit Dudley. "Il y a plein de gens. Mais je suis différent, plus vieux je crois. Et à côté de moi il y a..."
Dudley se tut et détourna les yeux. Harry fronça les sourcils, intrigué. Il ouvrit la bouche pour lui demander ce qu'il voyait, mais à cet instant, Pétunia se tourna à son tour vers le miroir.
"Je ne vois rien." Dit-elle avant de pousser un cri perçant et de se couvrir le visage de ses mains.
"Qu'est-ce que tu vois ?" Lui demanda Harry alors que Dudley se poussait pour lui laisser sa place.
Pétunia laissa glisser ses mains tremblantes le long de son visage jusqu'à sa bouche et regarda à nouveau son reflet.
"Je vois Vernon...il me sourit...il est là, juste là." Balbutia-t-elle avant de porter son regard sur un point à gauche. "Oh mon Dieu..."
"Est-ce que c'est ma mère ?" Demanda Harry, les yeux fixés sur elle.
Pétunia acquiesça, ses yeux écarquillés se remplissant de larmes.
"Comment...comment est-ce possible ?"
"Je vous l'ai dit, le miroir montre ce que l'on souhaite vraiment." Répondit Harry en s'approchant d'elle. "Qu'est-ce qu'elle fait ?"
Pétunia d'avança jusqu'à se retrouver à un mètre du miroir.
"Elle...elle est petite. Elle porte son uniforme de Poudlard." Murmura-t-elle. "Elle était tellement fière ce jour-là, tellement heureuse."
Harry sourit légèrement. Il avait vu sa mère enfant dans les souvenirs de Snape.
"Je lui ai dit des choses...horribles avant qu'elle ne parte. Je lui ai dit que je ne voulais plus la voir. Qu'on serait mieux sans elle...qu'elle était un...un..."
"Un monstre." Compléta Harry et sa tante acquiesça avant d'essuyer les larmes qui perlaient sur ses joues.
"Je n'ai jamais eu l'occasion de lui dire que je regrettais. J'étais trop bête, trop jalouse de ses pouvoirs. Et l'orgueil m'a tenu éloignée d'elle toutes ses années. Et puis un jour, elle était morte..."
Harry leva une main pour la poser sur le bras de sa tante. Il avait l'impression de pouvoir toucher sa mère à travers le lien qui l'unissait à sa sœur.
"Elle savait." Murmura-t-il. "Elle a toujours su."
Mais Pétunia secoua la tête.
"Non...elle est morte en pensant que je la haïssais."
"C'est faux." Répliqua Harry. "Ecoute moi. Quand je suis retourné à Godric's Hollow, j'ai trouvé leur chat. Tu savais que nous avions un chat ? Non ? Donc tu ne savais pas comment il s'appelait ?"
Pétunia leva un regard interrogateur vers lui et il lui répondit d'un sourire.
"Tunie. Le chat s'appelait Tunie. C'est comme ça qu'elle t'appelait quand vous étiez petites, pas vrai ?"
Pétunia s'était figée et elle reporta son regard vers le miroir avant d'éclater en sanglots. Harry fit un pas en arrière pour laisser Dudley venir réconforter sa mère. Son cousin leva les yeux vers lui serra sa mère contre lui.
"Merci."
"C'est le moins que je puisse faire." Répondit Harry.
Après plusieurs minutes passées à calmer Pétunia, les deux Dursley séchèrent leurs larmes et reprirent le chemin menant au bureau de Kingsley. Harry les suivit, poussant un soupir de soulagement avant de se tourner, une dernière fois, vers le miroir.
Comme toujours, son père et sa mère lui souriaient avec amour et, cette fois-ci, deux choses avaient changé. Tout d'abord, Albus Dumbledore et Sirius étaient près d'eux, le saluant aussi. Ensuite, un peu en retrait mais bien visible, Draco le regardait intensément, un fin sourire étirant ses lèvres.
Harry ferma les yeux en sentant l'air marin lui caresser le visage. Il prit une profonde inspiration et tourna le dos à la mer agitée pour faire face à la Chaumière aux Coquillages. A cette heure, Bill et Fleur étaient surement à leur travail respectif, mais ce n'était pas eux qu'il était venu voir.
Il s'avança vers la maison, puisant son courage dans l'image qu'il avait vu quelques heures auparavant. Comme il l'avait dit à Draco, c'était quelque chose qu'il devait faire seul. Une fois devant la porte, il leva les yeux vers la seule fenêtre aux rideaux tirés, là où, il le savait, se cachait Ginny.
A suivre.
Voilà, c'est tout pour ce chapitre ! J'espère qu'il vous plait. Je suis consciente que le Drarry prend une partie légèrement moins de place ces derniers temps, mais je pense qu'il est important de développer certains aspects, certains axes et tout reviendra ensemble à la fin !
Merci à vous et à bientôt !
Elendil-sama
