- chap2-

Pdv Bellamy:

Je me poste à l'entrée de la caverne, à l'affut du moindre mouvement dans les arbres ou sur le sol. Accroupi dans la nuit noire, je ne peux m'empêcher de repenser aux paroles de Clarke. "Tu m'a sauvé la vie alors que tu n'avais aucune raison de le faire" et moi qui n'ai rien trouvé de mieux que lui répondre que le camp a besoin d'elle. J'ai besoin d'elle. Je chassais immédiatement cette pensée de mon esprit. Non je n'ai pas besoin d'elle, un Blake n'a besoin de personne.

Il était près d'une heure du matin, et la température avait chuté de plusieurs degrés. Je fis quelques pas pour me dégourdir les jambes et me réveiller un peu, puis je rentre dans la caverne afin de m'assurer que tout va bien. Elle était recroquevillée sur le sol, profondément endormie, mais en m'approchant discrètement je pu voir qu'elle grelottait. Évidemment imbécile qu'elle a froid ! Tu la laisse dans une caverne en pleine nuit sans veste ni feu pour se réchauffer ! Me donnant une claque mentale, j'enlève ma veste et la recouvrit du mieux que je pu. Immédiatement, les traits de son visage se détendirent et ses tremblements s'estompèrent.

Je profite de cet instant de paix pour la détailler, car n'ayant pas le cœur de la réveiller, je décide de prendre son tour de garde.

Elle semble fragile, allongée par terre avec ses magnifiques cheveux blonds qui encadrent son visage délicat. Les yeux fermés, un léger sourire ornant ses lèvres... J'enlève le plus doucement possible une mèche de ses cheveux tombant sur son visage. À cet instant je ne pouvais détacher mon regard de cette belle jeune femme dormant paisiblement près de moi. Une vraie princesse, pensais-je.

Attendez ! Stop ! Moi, Bellamy Blake trouve Clarke Griffin belle comme une princesse ?! Ce doit être la fatigue qui me fait penser de telles choses. Oui c'est sûrement cela. Il faut que je me ressaisisse, et vite ! Je me lève et avant de sortir lui jette un dernier regard pour vérifier qu'elle n'a plus froid. Je sors, il ne pleut plus. Je prends une grande bouffée d'air frais et me remis à mon poste.

Alors que les premières lueurs de l'aube ne vont pas tarder à apparaître, je ne remarque pas la paire d'yeux qui m'observe avec attention depuis un arbre voisin.