-chap3-

Pdv Clarke

Je suis réveillée par un rayon de soleil qui se pose sur mon visage, un des rares à éclairer l'intérieur de la caverne. Je me sens... Bien. Ça peut paraître étrange de dire ça, mais ça fait longtemps que je n'ai pas aussi bien dormi, et se réveiller reposée est très agréable.

Je m'étire et c'est seulement maintenant que je vois que je porte la veste de Bellamy comme une couverture. Les événements de la veille me reviennent en tête. Les fleurs. L'attaque. Bellamy. Un sentiment de culpabilité m'enserre lorsque je le vois accroupi, crispé à l'entrée de la caverne avec de larges cernes sous ses yeux. J'aurai dû me réveiller et au lieu de ça, il a veillé toute la nuit et m'a même recouverte de sa veste. À l'idée qu'il s'est occupé de moi pendant que je dormais, un sentiment nouveau et indéfinissable fit un bond dans ma poitrine. Je m'occuperai de cela plus tard. Je me lève et viens m'asseoir près de lui, sans un mot.

Il me scrute du regard, et je dis:

- Tu es épuisé Bellamy, tu aurais dû me réveiller pour que je prenne mon tour de garde.

- Non princesse, je n'étais pas fatigué au point d'interrompre ta nuit, d'autant plus que ça fait un bout de temps que je ne t'ai pas vu aussi reposée que ce matin.

- Merci pour ta veste. Je ne me souviens pas m'être réveillée mais c'est gentil de t'être occupé de moi.

Avec un petit sourire en coin, il me répond :

- Oh mais de rien princesse, je ne voulais surtout pas que tu te remettes à parler ! Tu es tellement plus intéressante quand tu dors...

Je sentis mes joues s'enflammer et pour la forme je lui mis un coup dans l'épaule.

- Ah mais c'est qu'elle mord ! Tu n'as aucune chance à ce jeu-là ! Dit-il en riant

- Tu n'as même pas idée ! Lui dis-je avant de le pousser en arrière.

Surpris, il se releva d'un bond et me poussa à son tour, si bien que nous roulons dans l'herbe et finissons couchés l'un au-dessus de l'autre. Quand je me rends compte dans quelle position nous sommes, je rougis violemment et cela ne passe pas inaperçu, si j'en juge à la manière dont ses joues se colorent aussi et au petit sourire suffisant qu'il arbore.

Soudain il perd son sourire et me retourne violemment sur le dos en se plaquant contre moi, et j'entends le bruit sourd d'un poignard se fichant dans son dos.

- Sauve-toi. Murmure-t-il dans un souffle avant de tomber inconscient.