Bellamy se réveilla le premier, et fut agréablement surpris lorsqu'il se rendit compte qu'il tenait Clarke endormie dans ses bras. Décidément, il adorait la regarder dormir… Il aurait voulu que cet instant ne cesse jamais, mais sa petite bulle de bonheur vola en éclats, lorsque la porte de leur cellule s'ouvrit brusquement pour laisser entrer deux hommes masqués.
Clarke se réveilla en sursaut, et il resserra ses bras autour d'elle, comme pour la rassurer et lui dire qu'il ne les laisserait pas lui faire de mal.
L'un des hommes fit un pas en avant, et s'adressa à eux d'un ton qui ne laissait rien présager de bon pour la suite des évènements :
Clarke Griffin, veuillez nous suivre immédiatement.
Bellamy se leva, et répliqua aussitôt :
Il n'en est pas question ! Elle ne vous suivra nulle part sans moi.
Nos ordres sont clairs. Elle doit venir seule.
Clarke se leva, et se libéra de l'emprise de Bellamy qui voulut la retenir en lui murmurant à l'oreille :
Ne t'inquiète pas, ils n'ont pas l'intention de me faire du mal, sinon ce serait déjà fait. Il faut que je découvre les raisons de notre capture ici, ensuite je reviendrai.
Fais attention à toi, lui dit-il dans un souffle, avant de la laisser partir à contrecœur, avec une angoisse sourde qui s'était installée dans sa poitrine.
Elle se retourna une dernière fois pour lui adresser un sourire qui se voulait rassurant, avant de saisir la main puissante d'un des deux mystérieux hommes, qui la hissèrent hors de leur petite cellule.
Ils traversèrent de nombreux couloirs qui partaient tantôt à gauche, tantôt à droite, et elle perdit rapidement tout sens de l'orientation. Elle commença alors à regarder plus attentivement ses geôliers : L'un était un peu plus grand que l'autre, et elle ne peut apercevoir leurs deux visages, qui étaient cachés sous des masques noirs couvrant entièrement le devant de leurs têtes. Seuls leurs yeux étaient visibles, et cela la frappa d'un coup. Leurs yeux n'étaient ni bleus, ni verts, ni bruns, ni même noirs, mais arboraient une étrange teinte dorée, chose qu'elle n'avait jamais vue chez un humain. Soudain l'homme numéro 1, (le plus grand des deux) s'arrêta en face d'une porte, et sans se retourner, s'adresser à elle d'une voix rauque :
Clarke Griffin, nous ne pouvons pas entrer ici, vous devez y aller seule. N'ayez crainte vous serez bien traitée.
Avec plus de curiosité que de peur, elle acquiesça d'un petit signe de tête, et prenant son courage à deux mains, ouvris la porte et entra. Elle cligna des yeux plusieurs fois, en effet elle s'était habituée à l'obscurité de ces couloirs et de sa cellule et la lumière bien que tamisée de cette pièce lui fit l'effet d'une intense brûlure. En quelques secondes ses yeux s'accoutumèrent à la luminosité de la pièce et ne lui firent plus mal. Elle se trouvait maintenant dans une sorte de chambre, une large pièce décorée par des tapis colorés au sol, une grande armoire en bois taillé dans un coin, et au fond, une ouverture qui semblait donner sur une salle d'eau. Elle sursauta quand elle entendit la porte derrière elle s'ouvrir avec un crissement, et une jeune fille avec de longs cheveux noirs ondulés qui lui arrivant jusqu'à la taille, peut-être un peu plus jeune qu'elle entra.
N'ayez pas peur Mademoiselle Griffin, mes intentions sont pures je peux vous en faire la promesse.
Qui es-tu ? et Comment se fait-il qu'ici tout le monde connaisse mon nom ? Pourquoi sommes-nous ici, moi et mon ami ?
La jeune fille lui adressa un sourire contrit, et répondit :
Je me nomme Ariane, je vous présente toutes mes excuses mais je ne détiens pas les réponses à vos questions. Tout ce que je sais c'est que je suis chargée de vous préparer en vue de vous emmener voir notre chef, c'est lui qui vous a fait venir ici.
Me…. Préparer ?
Oui, vous laver, habiller et s'occuper de vous avant votre entrevue avec le maître. Il a demandé à ce que vous soyez traitée avec tout le respect et les égards que l'on doit au chef du peuple du ciel.
Clarke la regarda un moment, les sourcils froncés, réfléchissant à toute vitesse aux différentes options qui s'offraient à elle. Je pourrai la prendre en otage et sortir d'ici, puis retrouver Bellamy et partir…. Partir d'où ? Tu ne sais même pas où tu es ma pauvre fille, arrête de te faire des plans foireux !
Ariane ?
Oui, Clarke Griffin ?
Premièrement appelle moi Clarke, et deuxièmement, sais-tu où nous sommes ?
Oui, vous êtes actuellement dans la partie souterraine de notre cité, « Illéa ».
Bon, d'accord. Ca n'avançait pas Clarke à grand-chose, puisqu'elle était sûre de n'avoir jamais entendu ce nom. Donc, pour résumer, ils étaient faits prisonniers dans une cité je-ne-sais-où, avec des gens mi-hostiles mi-accueillants, qui ont des yeux scintillants et qui connaissent manifestement nos noms. Pas du tout flippant comme situation….
