Bonsoir à tous!
Je sais j'ai mis un peu de temps pour mettre les chapitres équivalents de la fanfiction écrite en anglais ("this thing that binds us"). La vérité, c'est que j'ai complètement oublié de le faire (vous aurez le droit de me taper, c'est promis). En attendant, j'ai pu voir que j'avais deux ''actifs'' parmi les lecteurs (haha) et comme je l'ai promis, je vais répondre à vos commentaires:
IZNOO: Comme je l'ai déjà dis en message privé, je suis aussi heureuse de voir que je peux être suivie par des francophones (car nous ne sommes pas tous Français parmi ceux qui le parlent), et savoir que tu lis cette fanfiction (malgré ton faible taux de fanfictions écrites en français) me fait très chaud au coeur. Je suis très très contente :D
ChefPopo: Je suis satisfaite de voir que je t'ai convaincu de lire cette fanfiction. Tu peux la suivre en anglais comme en français (et voir que parfois il y a des différences, des phrases que je n'ai pas traduites si ce sont mes chapitres, des phrases que j'ai rajouté si ce sont les chapitres de Justicerocks, qui écrit avec moi cette fanfiction), mais je pense que ce serait mieux de la lire en anglais, car généralement j'écris en anglais, on me corrige et après je publie, donc la traduction en français peut ne pas être bonne (malheureusement). Enfin bref, je suis contente (encore une fois) de te voir me suivre dans mes aventures!
Donc, pour vous satisfaire tous, je vais publier les chapitres 2, 3 et 4 (car le chapitre 4 a été publié vendredi sur la version anglaise) à la suite.
Au fait, vous avez lu les nouveaux spoilers de la saison 4? Je ne peux plus attendre le 13 octobre (pour nous ce sera le 14 ou le 15 avec le décalage horaire et la traduction en version sous-titrée français), et je viens de me rendre compte que plus je lis les spoilers et plus je me dis "mais bon sang, on dirait le scénario que nous sommes en train d'écrire!" Je précise (pour pas qu'on dise que j'utilise les spoilers pour mes fanfictions), que depuis vendredi j'ai écrit au total 12 chapitres, le 13ème est en cours, et que d'autres chapitres (à placer dans la fanfiction on ne sait où pour le moment) sont écrits ou en cours d'écriture.
Je pense qu'on va pouvoir faire au moins une trentaine de chapitres, et je crois même qu'on va dépasser les 50 chapitres (au rythme auquel on travaille).
Enfin bref, fini de ''parler'', à vos yeux et bonne lecture!
Point de vue de Casey, au même moment
J'entendais deux personnes parler. Une des voix ne me semblait pas inconnue, je l'avais déjà entendu quelque part. Je ne savais plus où. J'étais toujours derrière cette porte, à pleurer silencieusement et tremblant encore plus à chaque minute qui passait. Il fallait que je me sente vivant. Que je trouve quelque chose pour me sentir bel et bien vivant. Mon regard se posa sur la seule chose que je vis dans la pièce : le miroir. Il fallait que je casse le miroir. Je fis un effort considérable pour me mettre debout sans faire de bruit, mais la douleur qui me parcourait le corps. Je me ruai sur le miroir et frappa dessus de toutes mes forces pour le casser avec mon poing. Une douleur nouvelle me lacéra et la glace me tomba sur les pieds. Je me sentais enfin soulagé. La douleur était bien là, j'étais bien vivant. Je ne rêvais pas. Mon sang se joignit aux morceaux de miroir brisé. D'où venait ce sang, je ne pouvais le dire avec précision. Mais je me sentais vivant, c'était le plus important. Ma tête me faisait mal, ma poitrine aussi. J'avais chaud, très chaud. La sueur continuait de couler à flot. Il fallait faire quelque chose. Je ne pouvais plus supporter cette chaleur qui m'enveloppait. Je tournai la tête et aperçus la douche. Bon sang, une douche... Une vraie douche... Cela m'avait manqué. J'enlevai ma blouse d'hôpital, la laissa tomber au sol et marchai vers cette fameuse douche. Je sentais quelques morceaux supplémentaires s'enfoncer sous la plante des pieds, mais cela ne me faisait pas mal au contraire. J'étais encore plus vivant. Je m'en fichais totalement. Il fallait absolument que je prenne cette douche.
Point de vue externe, au même moment
« Je le ferai ».
Les docteurs Charles et Benett se retournèrent, surpris, pour faire face à Gabby et Kelly. Ils avaient tous deux l'air inquiets. Ils avaient entendu toute la conversation entre les deux médecins.
« Gabriela Dawson et Kelly Severide c'est ça ?
-Oui ».
Kelly tenait fermement la main de Gabby, qui elle, tremblait. Le docteur Charles semblait intrigué.
« Vous êtes des amis de Casey ?
-Je suis son meilleur ami et colocataire.
-Je suis... Je suis son ex-fiancée, et... Et il est le père de mon bébé ».
Benett ouvrit la bouche, mais aucun son ne sortit. Kelly avait baissé les yeux et continuait de caresser Gabby dans le dos et sur le bras.
« Vu que vous m'avez suivi depuis la salle d'attente, vous avez sûrement entendu notre petite conversation ?
-Il a été torturé pendant quatre jours sans interruption. On le sait, on... Enfin bref, je crois que si je me réveillais dans un hôpital entouré de médecins, et notamment d'hommes ressemblant à mes ravisseurs, je réagirais de la même manière ».
Un bruit à la fois doux et inquiet s'empara des médecins qui se retournèrent.
« Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
-La douche...
-Quoi, il n'a pas le droit de prendre une douche ? Il fait sans doute cela pour se détendre !
-Ce n'est pas ça le problème. Le soucis, c'est pourquoi. Comme je m'expliquais au docteur Benett, il y a deux possibilités : soit il s'est enfermé ici car il n'avait pas d'autres endroits à proximité pour s'enfermer, soit... »
Le docteur Charles ne savait pas s'il devait continuer. Il vit la détresse des deux amis et prit une grande inspiration.
« Soit il a aussi été torturé sexuellement et le seul endroit où une victime de ce genre de torture se sent en sécurité, c'est dans la salle de bain. Et plus particulièrement sous la douche. Généralement chaude, au point de brûler la peau. C'est pour se laver, se sentir propre après avoir été sali.
-Matt... Matt a été violé ? Demanda Gabby, complètement apeurée.
-Nous ne savons pas, je n'ai pas fait de tests quand il est arrivé. Il n'y avait aucune trace visible de violence sexuelle.
-Oh mon Dieu... ».
Kelly était totalement désemparé. Son meilleur ami, son frère avait vécu l'enfer, mais il ne savait pas tout. Il se sentait coupable, coupable de n'avoir pas été là pour le protéger. Ni l'aider à surmonter cela. Il savait que Matt avait peur, qu'il était seul et qu'il paniquait. Il le connaissait comme si lui et Matt partageait le même corps.
« Laissez-moi lui parler. S'il vous plaît. Il faut que je lui parle.
-Il a verrouillé la porte de l'intérieur.
-Vous... Vous pouvez la rouvrir non ? Vous avez une clé spéciale n'est-ce pas ?
-Oui, nous en avons une. Mais je crois que ce serait une mauvaise idée de rentrer dans la pièce s'il est en panique. Cela pourrait ne faire qu'aggraver les choses. Surtout qu'il a avec lui de quoi se tuer s'il le voulait.
-Quoi ? Comment ça ?
-Nous avons entendu le miroir se briser. Je crois qu'il a dû frapper dessus et...
-Et vous croyez qu'il va attenter à sa vie ?
-C'est une possibilité oui. Dans un mouvement de panique, après ce qu'il a vécu, bon nombre de personnes voudraient en finir dès qu'ils en ont l'occasion.
-C'est vous qui ne comprenez pas ! Il était attaché aux mains et aux pieds avec une corde très spéciale : s'il se débattait, elle se serrait et cela lacérait ses poignets jusqu'au sang. S'il avait vraiment voulu en finir, il l'aurait fait pendant sa captivité.
-C'est vrai docteur Benett ?
-Je confirme. La corde utilisée pour le ligoter était formé d'une corde simple entourée de fils barbelés et de fils de fer. S'il se débattait, cela pouvait le tuer en transperçant ses artères radiales.
-Donc... Quelque chose le maintenait en vie pendant qu'il était torturé. Dawson c'est ça ?
-Oui ? Euh, pardon, vous m'avez fait peur. Vous pouvez m'appeler Gabby.
-D'accord. Gabby, est-ce que Matt vous aime toujours ? »
Quelle franchise ! Kelly et Gabby encore plus, fut surpris par cette question.
« Je... Je ne sais pas... Je... Non, je ne sais pas.
-Il t'aime encore Gabby ».
Gabby sursauta dans les bras de Kelly. Celui-ci s'éloigna d'elle mais lui tenait toujours la main. Il ouvrit la bouche.
« Vous vous êtes quittés à cause du travail. Mais il t'aime encore. Il ne dit rien, mais il ne voulait pas avoir de relations avec une autre femme après toi. C'est moi qui l'ait poussé à le faire. Mais...
-Pourtant il était bien avec cette femme, non ? Celle de Pridgen si je me souviens bien !
-Gabby écoute-moi ! Il ne savait rien de cette femme avant d'engager une relation. Quand il a su qui elle était, au moment où elle est venue la première fois à la caserne, il a tout de suite rompu. Il ne voulait pas risquer sa carrière car cela voulait dire qu'il ne pourrait plus te protéger.
-Me protéger ? Mais de quoi ?
-Il s'inquiète pour toi. Il connaît le métier et ses risques. Il sait que c'est dangereux et il ne veut pas qu'il t'arrive quelque chose. Un jour il m'a dit que tu étais un formidable pompier, le meilleur qu'il ait eu à former depuis des années. Mais il ne veut pas te perdre, pas comme il a perdu Hallie ».
Gabby avait à présent les larmes aux yeux. Matt la protégeait, même après leur rupture. Parce qu'il l'aimait toujours.
« Il t'aime Gabby. Il serait prêt à donner sa vie pour te sauver. Et même s'il n'est pas au courant, il aura une nouvelle raison de vivre ».
Gabby fit les gros yeux et compris. Elle les baissa vers son ventre et le caressa.
« Il... Il a toujours voulu avoir des enfants. Je ne sais pas si c'est le bon moment pour lui.
-Gabby, si cela peut permettre de le ramener à la raison, le calmer et l'aider à passer cette épreuve, alors on doit lui dire ».
Gabby mit quelques secondes avant d'acquiescer et de sourire légèrement.
« Tu as raison Kelly ».
Il sourit. Puis il prit un ton sérieux en se tournant vers les médecins.
« Je vais lui parler ».
Point de vue de Casey
Le mur de la douche était froid. Presque gelé malgré la condensation. L'eau était tout le contraire. Elle me brûlait, me faisait mal, mais je m'en fichais. Je claquais tout de même des dents, je frissonnais. Je devais pourtant avoir chaud avec l'eau chaude... J'étais là, le dos collé au mur, l'eau ruisselant sur mes épaules, les yeux fermés. Sur le sol, l'eau se mélangeait au sang. Je saignais ? Ce n'était pas grave. Je voulais juste être sous l'eau. Me sentir vivant. Ma tête me faisait mal, un marteau tapait de plus en plus fort à l'intérieur, ma vision devenait beaucoup plus floue depuis quelques minutes, ma respiration rapide et peu profonde. Je me laissai glisser au sol. Je n'avais plus de force dans les jambes, ni dans le reste du corps. Je sentais que je pleurais toujours. Je pleurais ? Je ne savais pas.
« Matt ? »
Je ne bougeais pas, ma respiration s'était plus ou moins coupée. Cette voix... Je la connaissais.
« Matt, c'est moi... C'est Kelly ».
Kelly...
« Matt, ouvre-moi s'il te plaît ».
Non... Je savais qu'il ne pouvait pas me voir, mais je secouais la tête. Je claquais des dents de plus belle. Cela me revenait : respiration rapide et peu profonde, froid, vision floue... Cela ressemblait à un état de choc.
« Matt ? »
J'écoutais cette voix avec attention. Elle me paraissait amicale. J'entendais une discussion entre cette voix, et celle d'une autre.
« Et s'il est blessé et ne peut pas ouvrir la porte ? Vous y avez pensé ?
-Kelly, il est paniqué, sûrement en état de choc. Il ne voudra pas quitter la salle de bain, en particulier s'il est sous la douche. Il faut qu'il le fasse de lui-même.
-Et s'il ne peut pas ! Vous avez dit qu'il avait cassé le miroir. Et s'il s'est blessé en le cassant ou quand les morceaux sont tombés, ou pour aller dans la douche ?
-C'est une possibilité.
-Une possibilité que vous ne prenez pas en compte à ce que je vois ! Je connaissais Matt depuis bien plus longtemps que vous, je vis avec Matt depuis près d'un an. Je sais ce qu'il a dans la tête. S'il n'ouvre pas la porte c'est qu'il est blessé, et pas qu'un peu. Alors vous allez m'ouvrir cette porte maintenant ou vous aurez un mort dans les bras et je vous attaquerai en justice pour non assistance à personne en danger et homicide ! »
Kelly ne rigolait pas. Cela me faisait... Je ne sais pas. Mon corps ne répondait plus à mes ordres. J'entendis la serrure et la porte s'ouvrir doucement.
« Matt ? »
