Bonjour à tous!
Je suis désolée de ce petit contre-temps, mais quelqu'un m'a fait remarqué que le chapitre 5 était exactement le même que le chapitre 4. J'ai dû tout changé, supprimer les chapitres des fanfictions, etc... Et donc traduire le véritable chapitre 5 que voici.
J'espère ne pas vous avoir froissé :D
Appréciez ce chapitre, le l'ai écrit de tout mon coeur!
Point de vue de Casey
J'étais assis là, dans ce lit d'hôpital, à regarder le soleil se lever sur Chicago. Le ciel était rouge orangé, je voyais qu'il n'y avait pas de vent. Le soleil rayonnait à travers la vitre sur mon visage et l'illuminait. Une vague de chaleur m'enveloppa. C'était la première fois, réellement, que je voyais le soleil depuis ces derniers jours. La seule lumière qu'on m'autorisait à voir était celles des lampes. Quand il y avait les lampes. Je fermai les yeux, et respirai profondément. Je me sentais bien. Pour la deuxième fois en deux jours, je me sentais bien. J'avais toujours ces bandes antiseptiques sur mes bras, mes épaules et mon cou. Mais je voulais profiter de ce soleil. Enfin le sentir directement sur ma peau. Sortir. Je ne voulais pas sortir dans le jardin à cause du monde, mais je savais avec l'expérience que le toit serait ma meilleure option : quasiment personne pour me déranger, un coin de tranquillité presque inébranlable. Je pris une grande inspiration, enleva les fils de mon torse et mon intraveineuse, me mit sur mes pieds douloureux et pour la première fois sortit de la chambre avec anxiété. J'étais toujours sur mes gardes à chaque pas que je faisais. Je ne voulais pas tomber sur eux. Je ne rencontrai aucune infirmière, aucun médecin. Tant mieux. Je pris les escaliers et montai sur le toit. En ouvrant la porte, je fus légèrement ébloui et dus fermer les yeux quelques secondes avant de les rouvrir tout doucement pour m'habituer à la lumière. Mon soulagement était grandissime. Je sentis ma tête se lever et savourer ces rayons de soleil qui tapaient sur ma peau. C'était... Délicieux. J'avais chaud. J'avais mal aux pieds, et par contrainte, je m'allongeai sur le sol froid et voulus m'endormir. C'était un endroit calme qui m'apaisait...
Point de vue de Severide, au même moment
Il était un peu plus de sept heures du matin quand je me suis réveillé. Ma première pensée fut pour Matt. Est-ce qu'il avait réussi à dormir ? Si oui, est-ce qu'il avait fait des cauchemars ? Cela me tourmentait, et cela ne m'aurait pas étonné s'il en faisait réellement. Après tout, ce qu'il a vécu... Je ne voulais pas y penser, c'était trop dur. Je me rendis dans la douche, fis couler l'eau chaude et un peu d'eau froide, et fermai les yeux. Après près de vingt minutes sous l'eau, je compris qu'il était temps que je sorte d'ici. Il fallait que je sois auprès de Matt. Il en avait besoin. Il n'y avait que moi qui pouvait l'approcher sans vraiment l'effrayer. Et il m'écoutait. C'était un atout majeur.
Il était environ huit heures quand j'entrai enfin dans l'hôpital. Je savais que les heures de visite n'avaient pas commencé, loin de là, mais les infirmières savaient que j'étais le seul à pouvoir raisonner Matt. J'étais au troisième étage des soins intensifs, et tout au fond du couloir : la chambre 397. J'entrai dans la chambre mais je ne pus trouver qu'un lit vide. J'avançai doucement vers la salle de bain, pensant le retrouver à l'intérieur, mais personne. Je me mis en route pour le bureau des infirmières avec une boule au ventre.
« Euh, bonjour... Hum, est-ce que Matt Casey a des examens ou un rendez-vous en ce moment ?
-Je vérifie. Un instant monsieur ».
Elle pianota sur son ordinateur. Plus les secondes passaient et plus je m'inquiétais.
« Non... Je n'ai rien à son nom. Il n'a aucun examens, ni rendez-vous. Pourquoi ?
-Il... Il n'est pas dans sa chambre.
-J'appelle le docteur Benett ».
Je pouvais sentir la détresse dans sa voix, alors que j'étais sûr qu'elle ne le connaissait même pas. C'était sans doute parce qu'elle devait gérer tout le service à elle toute seule, et qu'elle avait laissé filé un de ses patients. Elle s'en fichait totalement de Matt. Cela me rendait malade. Et j'étais en panique totale. J'avais déjà pensé à tous les endroits où il pouvait se sentir en sécurité. On l'a retrouvé dans la douche car cela l'apaisait et il était blessé. Qu'est-ce qui lui manquait le plus et qu'il pouvait maintenant avoir après quatre jours dans une prison sombre et humide ? De la lumière ? Le soleil ?
« Dites... Il y aurait un endroit calme, pas trop fréquenté, et qui permettrait d'être dehors à la lumière du soleil ? -Calme et pas trop fréquenté ? Et bien il y a le jardin mais il est fréquenté.
-Non je cherche un autre endroit. Calme, où on peut facilement être seul, sans être réellement dérangé et dehors mais à l'intérieur de l'enceinte de l'hôpital ! »
L'infirmière paniquait à ma vue, cela se voyait. Elle avait peur de moi.
« Il y a... Il y a le toit ? Nous faisons notre pause là-haut pour être au calme, prendre l'air et ne pas être dérangé par les patients. Je ne comprends pas...
-Dites au docteur Benett de me retrouver sur le toit ».
Je n'avais pas le temps d'attendre une réponse. Je courrai dans les escaliers, montai les marches quatre par quatre et arrivai au toit. Je ne voulais pas l'effrayer en arrivant ainsi. Je pris mon temps pour reprendre mes esprits et mon souffle avant de m'engager tout doucement. Le porte émit un grincement doux et bruyant à la fois.
« Matt ? »
La lumière m'aveugla, puis mes yeux s'habituèrent à cette lumière astrale. Elle était douce, apaisante, et chaleureuse à la fois. J'étais certain que dans la situation de Matt, ce que je voudrais par-dessus tout pour me sentir hors d'atteinte et vivant, après les derniers événements, je trouverais un moyens de prendre l'air, de prendre le soleil tout en étant tranquille, dans être dérangé par qui que ce soit. Mais Matt avait besoin de quelqu'un à côté de lui pour le veiller. Je le cherchai des yeux partout, jusqu'au moment où...
« Matt ! »
Mon Dieu ! Il était allongé par terre ! Et il ne bougeait pas ! Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu ! Je courrai vers lui, quand ses yeux se crispèrent et s'ouvrirent un peu. J'arrêtai ma course et pris une approche beaucoup plus délicate. Il referma les yeux et soupira fortement. J'étais à présent à quelques pas de lui.
« Matt ? Tu peux ouvrir les yeux pour moi s'il te plaît ? »
Il fronça les sourcils et ouvrit ses yeux lentement. Mais ne bougea pas.
« Je sais pourquoi tu es ici ».
Il referma ses yeux, prit une nouvelle inspiration et tourna légèrement sa tête vers le soleil qui commençait à taper sur le toit.
« Le soleil t'a manqué ? »
Je n'attendais aucune réponse de sa part. Mais il baissa sa tête et la remonta.
« Je peux te rejoindre ? »
Là encore, je pensais qu'il ne me répondrait pas mais il le fit. Une simple affirmation de la tête. Mais au moins, on arrivait à communiquer. Je m'allongeai à côté de lui, pas trop loin pour le sentir près de moi, pas trop près pour ne pas lui faire peur. Je voulais qu'il s'approche de lui-même. Je sentais sa respiration un peu rapide et trembler.
« Tu as mal quelque part ? »
Il ouvrit les yeux, et tourna sa tête vers moi. Il cligna des yeux. Je savais que cela voulais dire ''oui''.
« Dans la poitrine ? »
Il mit du temps avant de faire ne serait-ce qu'un signe pour que je le comprenne. À sa manière, il parlait. J'entendis la porte du toit s'ouvrir, et aussitôt Matt se mit sur la défensive. Il se crispa et respirait encore plus rapidement.
« Je peux te laisser quelques minutes ? Je vais leur parler ».
Il ferma les yeux une nouvelle fois en acquiesçant. Je me levai et me dirigeai vers le groupe de personnes venant de nous interrompre.
« Kelly ? C'est Matt ? »
C'était Benett et trois infirmières. Ils regardaient tous Matt, totalement allongé et inerte sur le sol.
« Oui. Ne vous inquiétez pas, il va bien. Enfin je crois. Il est venu ici pour le soleil. Il ne l'a pas vu depuis cinq jours, et avant il adorait regarder le soleil se lever depuis le balcon de l'appartement. C'était une façon pour lui de se réveiller au calme, sans que personne ne le dérange.
-Il va attraper froid Kelly. Dans son état, cela n'est pas très recommandé.
-Laissez-moi encore quelques minutes. Il a besoin de cela. Je pense que... Que ça l'aide à se dire que c'est fini. Qu'il est libre et en sécurité.
-Bon, très bien. Vous n'avez rien noté de particulier chez lui ? Aucun problème ?
-Il a mal dans la poitrine, mais je peux dire que la douleur doit être gérable pour lui. Sinon je le verrais.
-Il a du mal à respirer ?
-Un peu. Enfin je veux dire que sa respiration est un peu plus rapide que la normale mais rien de plus.
-Je vous laisse cinq minutes. Essayez de lui parler de et le ramener dans sa chambre. Il doit essayer de manger, s'hydrater et rester sous surveillance médicale.
-Je le sais, mais... Il veut juste être tranquille quelques minutes supplémentaires. Il ne restait pas plus d'une heure sur le balcon, donc cela fait pas longtemps qu'il est ici.
-J'ai fais une ronde il y a quarante-cinq minutes et tous les patients étaient dans leur lit, affirma une des infirmières.
-Bon, comme je disais, je vous laisse cinq minutes ».
Les quatre personnes s'évaporèrent par la porte du toit. Enfin tranquille. Mon regard se tourna immédiatement vers Matt qui rouvrait les yeux et tourna sa tête vers la porte. Réticent, je revins vers lui doucement et m'accroupis.
« Je crois que tu viens de comprendre ce que cela veut dire Matt ».
Il acquiesça, puis secoua sa tête de gauche à droite avant de regarder le ciel. Le soleil tapait de plus en plus sur sa peau presque livide.
« Matt, je sais que tu n'aimes pas cela... Mais il faut qu'on rentre. Il faut manger, boire et te soigner tu sais ? Sinon tu ne sortiras jamais d'ici, et je sais que tu n'aimes pas trop les hôpitaux ».
Matt restait impassible. Je m'allongeai à nouveau à côté de lui et ferma les yeux. Je le sentis quelques secondes plus tard se blottir contre mon côté gauche. Je le regardai. Il était en paix ici. Sa main posé sur ma poitrine, son corps contre le mien. Je ne pouvais pas écourter ce moment. Il était si bien. Le sentais qu'il s'endormait. Peur de bouger, à un moment je sentis mon bras bouger tout seul, comme un instinct, l'envelopper encore plus près de moi. On avait besoin l'un de l'autre en fait. Les cinq minutes s'étaient écoulées, et je ne voulais pas que Benett reviennent. Je n'avais pas le choix. Je le laissai là, seul et courus vers la porte, sachant que le docteur Benett serait toujours derrière au cas où, avec au moins une infirmière.
« Benett ? Il s'est endormi. Je vais le porter jusqu'à sa chambre.
-En fait, il va changer de chambre.
-Quoi ?
-S'il veut se sentir ''libre'' et sentir le soleil sur sa peau, sa chambre actuelle n'est pas appropriée. J'ai demandé à deux infirmières de préparer la chambre la plus ensoleillée le matin pour qu'il se sente à l'aise. Et ne plus nous faire de frayeurs comme ça, je dois l'avouer !
-D'accord, d'accord... »
Je me rapprochai de nouveau de Matt, le pris dans mes bras et le soulevai. Il bougea un peu mais je fis en sorte de ne pas le réveiller. Il avait besoin de sommeil. Il dormait si paisiblement ! Le docteur Benett m'ouvrait le pas dans les escaliers pour que je ne tombe pas. Il m'indiqua la nouvelle chambre de Matt : la chambre 462. La fenêtre était juste au-dessus de l'horizon, et du côté où le soleil se levait. C'était la chambre parfaite pour Matt. Je l'allongeai sur le lit et le couvris d'une couverture. Son corps était froid. Aussitôt fait, Benett réinstalla la perfusion, l'ECG et la canule pour l'aider à respirer.
« Je pense qu'il ne va pas aimer cela, mais je vais devoir l'examiner quand il sera conscient. J'ai besoin de savoir où il a mal exactement pour l'aider et choisir le bon traitement.
-Si ça se trouve, il manquait juste d'oxygène.
-Un manque d'oxygène ne cause pas de douleur à la poitrine Kelly.
-Docteur Benett ? Ses constantes sont stables. Je suis donne un sédatif ?
-Non, surtout pas ! Pas de drogues dans son organisme. Je suis déjà inquiet par rapport à cela ».
Je me tournai vers le docteur Benett, étonné.
« Inquiet ? Vous voulez dire quoi ?
-S'il a été drogué... Vous ne voyez pas le problème ? »
Je me souvins. Lorsque j'étais drogué pour mes cervicales, avec ma fracture cervicale, le sevrage avait été difficile, rapide et brutal. Matt n'avait aucun symptôme de manque...
« Il n'a peut-être pas été drogué comme vous le pensez ? Il a peut-être dû coopérer.
-Pressions ? »
Je haussai mes épaules. Mes yeux se fixèrent sur Matt. Je voulais être là pour lui. Je le devais même.
« Je ne sais pas ».
Je m'avançai vers le lit et m'assis sur la chaise tout près de lui. Les infirmières avaient pris une de leurs chaises très confortables du salon de détente pour que je puisse rester auprès de Matt.
« J'ai appris que notre pompier s'était échappé ? »
Je sursautai, tout comme le docteur Benett.
« Docteur Charles ! Vous nous avez fait peur !
-Je vois que vous l'avez retrouvé.
-En fait... Kelly a fait tout le boulot.
-Pourquoi l'avoir changé de chambre ? »
C'était une question logique de la part d'un psychiatre. Le docteur Benett restait sans voix.
« Il voulait avoir le soleil sur la peau, savoir qu'il n'est plus en danger. Il faisait ça tous les matins sur le balcon de l'appartement. Le docteur Benett a pensé que le mettre dans une chambre où il pourrait voir le soleil se lever le matin, comme avant, lui ferait du bien. Au lieu de sortir sur le toit ».
Le psychiatre acquiesça.
« Bien pensé, docteur.
-Merci. Vous êtes là car vous vouliez lui parler je suppose...
-Je voudrais savoir ce qu'il a dans la tête.
-Je comprends. Mais pour le moment il se repose un peu. Mais dès qu'il se réveille je vous préviens ».
J'entendis un bruit venir du lit juste à côté de moi. Matt bougeait dans tous les sens, et l'ECG s'agitait. Il fronçait les sourcils, et sa respiration devenait de plus en plus rapide.
« Il... Il fait un cauchemar ?
-Il faut le réveiller. Sinon il va se faire mal ! »
Les deux médecins s'activa, mais je leur fis comprendre que j'avais la situation en main.
« Vous pensez gérer cela ?
-Je le connais mieux que quiconque. Si quelqu'un qu'il ne connaît pas le réveille, cela ne ferait qu'empirer les choses.
-Très bien ».
