Thomas, Clarke et Bellamy avaient beau chercher, aucune des solutions envisagées de se révélaient possibles pour éviter le mariage. Thomas c'était beaucoup rapproché de Clarke, faisant ainsi croire à son frère que son plan était en bonne voie, mais eux commençaient à se résigner à l'idée de ne pas pouvoir vivre en aimant les personnes de qui ils étaient respectivement tombés amoureux.
Bellamy avait à peine croisé Clarke, et en était venu à considérer Thomas comme un allié, presque un ami depuis le fameux matin où ils avaient mis les choses au clair entre eux.
Deux jours après, ils étaient toujours au même point, et ils devaient aller faire part de leur décision à Alec le lendemain matin. Clarke, Bellamy et Thomas étaient réunis dans la chambre de ce dernier, et il restait encore une tension entre les deux premiers dans la pièce.
- Ne pouvons-nous pas nous marier et divorcer une fois l'Alliance conclue ? Demanda Clarke pour la énième fois à Thomas.
- Non ce serait considéré comme l'annonce d'une guerre entre nos deux peuples, et c'est précisément ce que l'on voudrait éviter. Je peux encore vous faire sortir d'ici avant la nuit, pour rentrer chez vous et prévenir votre camp de ce qui se passe ici.
- Le problème c'est que cela signifierait également une guerre, donc non.
- Et pourquoi ne pas essayer de trouver une femme pour Alec parmi celles de notre peuple ? Intervint Bellamy.
- C'est une excellente idée ! Qu'en dis-tu Thomas ?
- Cela POURRAIT marcher, mais avec le caractère de mon frère... Vous voyez : il est buté, direct, n'a de passion que pour ses inventions et la mécanique.
- RAVEN ! S'exclamèrent Bellamy et Clarke en même temps.
- Notre amie serait parfaite ! Je suis sûre qu'ils pourraient s'aimer, si on leur en laissait le temps.
- Si vous le pensez réellement, alors voilà ce qu'on va faire...
Le lendemain matin, les trois jeunes gens prirent leur petit déjeuner puis allèrent directement dans le bureau d'Alec, pour aborder le sujet qui leur tenait à cœur:
- Bien le bonjour Clarke, et Bellamy bien évidemment. Alors je vous écoute, faîtes-moi part de votre décision.
- Un mariage aura lieu, seigneur Alec, mais pour cela autorisez-vous Bellamy à retourner chez nous pour faire venir ici mes demoiselles d'honneur ? Vous seriez extrêmement généreux si vous consentiez à cela, je n'imagine pas mon mariage sans la présence de mes plus proches parentes auprès de moi.
- Soit ! Ce sera avec grand plaisir que nous accueillerons ici celles qui vous sont chères pour vous assister dans ce mariage. La date du mariage est fixée dans un mois et 12 jours. Ce qui signifie que c'est le temps qu'à Bellamy pour les faire venir. Le plus tôt sera le mieux ceci dit... J'aimerai beaucoup faire leur connaissance, après tout nous serons bientôt de la même famille !
Ils s'inclinèrent tous, sauf Thomas, qui dit une dernière chose:
- J'accompagnerai Bellamy, pour me présenter dans les règles à leur peuple et découvrir leur façon de vivre.
- C'est d'accord, mais tu devras être revenu dans deux semaines, pour préparer l'organisation du mariage.
Sur ce, Alec leur fit signe de disposer, et les trois furent soulagés que cette entrevue ce soit aussi bien passée. Bellamy décida de partir immédiatement pour ne pas perdre de temps, alors il alla se préparer avec Thomas, laissant ainsi Clarke seule qui en profita pour rejoindre Ariane et faire un tour de la cité.
Le moment venu, ils se rejoignirent devant la suite de Thomas, et Clarke eut soudainement une angoisse terrible de rester ici seule sans Bellamy. Alors avant que celui-ci ne puisse dire quoi que ce soit, elle le prit dans ses bras et murmura au creux de son oreille :
- Fais attention à toi s'il te plaît, reviens sain et sauf.
- Ne t'inquiète pas pour moi Princesse, je ferais le plus vite possible.
Elle l'embrassa légèrement sur la joue, et se détourna de lui. Il pût entendre une dernière phrase avant de monter sur son cheval aux côtés de Thomas:
-Puissions-nous nous retrouver.
Alors qu'ils s'éloignaient, il sentit un grand vide se créer en lui et répondit à voix basse, comme pour lui-même :
-Puissions-nous nous retrouver.
