Voilà le chapitre 2 ! :)
Chapitre 2 : Une nuit agitée.
Je suis tellement heureuse, nous sommes enfin à Forks. Le voyage a été long, il y a eu tout d'abord le premier vol d'avion vers les États-Unis qui à durer plusieurs heures. Puis il y a eu la voiture qui, encore une fois, à durer plusieurs heures. Je n'en peux plus! Je ne ressens pas vraiment de fatigue physique, mais le voyage m'a épuisé mentalement. Je ne rêve que de me poser dans un lit bien douillet, même si je ne peux pas dormir, j'en aurai au moins la sensation.
Il commence à faire nuit, alors nos estimations résultent juste. On est arrivés pile au moment ou la nuit tombe sur Forks. C'est moi qui ai choisie cette endroit, enfin la décision est collective, mais j'ai beaucoup insisté pour venir emménager car je savais que le temps est humide par ici et que par conséquent, il fait toujours maussade. Au début ils étaient sceptiques, mais ils ont fini par accepter. Au moins, ici je jouirai d'une liberté de sortir bien plus grande que chez moi en France.
La seule chose qui me déprime un peu, c'est le fait que nous n'aurons le droit d'emménager dans la maison que nous avons loué que demain. La propriétaire ne veut pas d'un rendez-vous nocturne, elle a préférée fixer le rendez-vous pour nous remettre les clés demain matin à onze heures tapantes. Les gens d'ici ont l'air méfiant plus que de raison. Avec les autres on à décidés qu'une fois à Forks, on louerait des chambres dans un motel. Le « Forks Motel » pour être exacte. Je n'aime pas beaucoup cette idée car je sais que les motels en Amérique sont synonyme de « Chambre miteuse à souhait ». Mais bon, je vais survivre, après tout ce n'est que pour une nuit. En revanche, je ne sais pas si il va en être de même pour Laura. Cette dernière est bien loin d'être quelqu'un de superficielle, mais elle apprécie tout de même d'être logée proprement, comme beaucoup de gens d'ailleurs. Une fois le véhicule garé devant le motel tant attendu, je descends de la voiture et m'étire avant de refermer doucement la porte du monospace. Les autres font de même et se chamaillent en déchargeant leurs bagages tandis que je regarde les alentours, il y a un restaurant un peu plus loin. Pratique pour les gens affamés comme Liam et Laura. Ils n'ont pas arrêtés de se plaindre dans la voiture qu'ils avaient faim!
Je me tourne vers le motel à présent. Il est assez large mais pas bien haut, deux étages pour ainsi dire. Il y a un panneau, illuminé maladroitement « Forks Motel » à coté de l'entrée de la bâtisse. Soudainement, la voix de Laura qui se veut en proie à la difficulté me sort de mes pensées :
- Hey, Blanche neige! Tu m'aide à prendre mes valoches? Me lance t-elle gentiment.
Je ne supporte pas quand elle m'appelle comme ça, même si je sais qu'elle dit cela uniquement parce que j'ai le teint pâle. Elle m'appelle comme ça de temps à autre depuis ma métamorphose. Mon blanchissement de peau soudain et ma coloration des yeux ont attirés les gens que je côtoies quotidiennement à se poser des questions mais fort heureusement, rien de plus n'en est résulté.
Je me retourne vers elle, et je ris à la vision qui s'offre à mes yeux. La pauvre Laura peine lamentablement à porter ses innombrables bagages toutes plus inutiles les unes que les autres. Laura est une fille qui sait s'entretenir, c'est pourquoi selon elle et sa logique, elle a besoin d'absolument tout ce qu'a besoin une fille pour survivre : Trousse de maquillage en tout genre, vêtements diverses, ustensile de coiffure de toutes sortes, etc...C'est bien simple, on dirait un vieux chameau qu'on aurait trop chargé, après une traversée du désert! En cet instant, elle semble avoir perdue toute sa grâce. D'autant plus qu'elle beugle des mots incompréhensibles. Je me dirige vers elle, et lui prends un de ses sacs les plus légers. Elle me regarde interloquée par mon action tandis que ses sourcils restent froncés, comme si je lui faisais quelque chose d'ignoble.
- Bah quoi? Je t'aide. Je lui dis avec un grand sourire qui se voulait malicieux.
Elle plisse les yeux et je lui rends l'appareille, toujours en souriant.
Liam! Son homme vient enfin à sa rescousse pour l'aider à porter ses valises en bon gentleman qu'il est. Le pauvre, désormais c'est lui qui passe pour ce vieux chameau! Elle doit sûrement le trouver bien salvateur à cet instant :
- Je t'avais bien dit de ne pas te chargée autant ! Je lui lance en souriant.
On aime bien se chamailler toutes les deux. Elle me sourit en grimaçant gentiment et je me décide enfin à prendre les bagages qui m'appartiennent dans le véhicule.
Je récupère mes deux valises à roulette chargées de vêtements et les poses au sol. Je m'affaire ensuite à récupérer mes quatre sacs à bandoulières que j'ai emportée avec moi, dans lesquelles se trouvait d'autres vêtements et d'autres affaires. Je passe délicatement les sacs autour de moi et je ferme doucement la porte du monospace, que Matt ne tarde pas à verrouiller de sa télécommande, accrochée à son porte-clés. Je n'attends pas une seconde de plus pour suivre les autres à l'intérieur de la loge du motel, suivit de près par mes précieuses valises que je traîne avec conviction jusqu'au bureau du propriétaire.
Lorsque j'arrive au comptoir, Laura et les autres ont déjà réservés leurs chambres. Laura a réservée une chambre au premier étage pour elle et son fiancé. Quant à Matt, il a étonnement réservé une chambre pour lui seul. J'aurai pensée qu'il aurait pris une chambre pour lui et moi dans l'espoir de tenter sa chance. A mon avis, cela a du lui traversé l'esprit, mais sachant que je ne serais probablement pas d'accord, il a du se raviser et je lui en suis très reconnaissante. Ça m'évite d'avoir à protester.
- Bonjour, une chambre seule s'il vous plaît. J'adresse au propriétaire.
Ce dernier me donne ma clé de chambre, et m'informe qu'elle se trouve au deuxième étage. C'est la chambre 24, celle tout au bout du couloir. Je traîne alors mes affaires jusqu'à ma chambre et enfonce la clés dans la serrure. J'ouvre la porte avec précaution et pénètre dans la pièce en pressant l'interrupteur à ma gauche pour allumer la lumière. La lumière est, et je me prends a aimer cette petite bulle qui me parais confortable. Finalement, les mythes drastiques que j'ai entendue quand à la salissure des chambres de motel se révèle n'être rien d'autre que des mythes. Je dépose mes affaires au pieds du lit et m'assoies sur ce dernier. Bon, ce n'est pas le grand luxe. Certes la chambre est petite ,mais au moins le lit est moelleux et en plus je dispose d'une petite salle de bain très simple mais néanmoins bien entretenue, visiblement.
Un lit, une lumière, une salle de bain et je suis la femme la plus heureuse sur terre.
Je m'allonge sur le lit et je réfléchie à la maison que nous avons loué. Normalement, elle devrait comprendre un étage, et un perron. J'ai tellement hâte d'emménager dans ce merveilleux paradis. J'espère tout de même que les meubles ont été livrés dans la maison comme nous l'avons demandé sur les commandes, car sinon il faudrait aller les chercher et ce serait la goutte de trop pour mon insatiable impatience. Je soupire longuement en regardant le plafond. Je marmonne quelque chose comme « Voilà ma nouvelle vie » avant de me lever et de me rendre dans la salle de bain. Je fais couler l'eau glacée et passe mes mains dessous langoureusement. Cela me fait du bien. J'éteins le robinet d'eau froide et passe ma main sur le front, en me regardant dans le miroir qui est suspendu au dessus du lavabo.
Subitement, j'entends un bruit de valise jeter par terre, venant de la chambre. Je ne m'inquiète pas, croyant que ce ne sont que mes valises qui se sont écroulées et essuie soigneusement mes mains, jusqu'à ce qu'une odeur familière ne vienne me titiller l'odorat. Je ne connais que trop bien cette odeur... Une odeur de vampire.
Ce n'est pas possible. Pas ici. Pas maintenant. Pas en cet instant alors que tout va si bien!
Je jette à bas le chiffon que je tiens entre les mains et marche précipitamment vers la source de mes inquiétudes, la boule au ventre. Lorsque je me retrouve dans la pièce, il n'y a personne. Pas l'ombre d'un rat. Le vampire à sûrement du prendre la fuite en sentant ma présence. Quel lâche! La porte est grande ouverte et seule mes valises sont anormales. J'avais raison. Un vampire est venu ici et a saccagé mes valises comme un primitif. Dans quel but? Je reste sur mes gardes et referme rapidement la porte.
Alors que je range mes vêtements dans leur conteneur d'origine, Matt rentre dans la chambre, non sans avoir frappé au préalable.
- Que s'est-il passé? Me demande t-il en fronçant les sourcils.
- Oh ce n'est rien! C'est...euh...J'hésite sur le mensonge que je vais formuler sous peu. C'est moi, je suis tombée sur mes valises comme une imbécile.
Je tente de mettre le plus de crédibilité dans ce boniment, et cela porte ses fruits puisqu'il me sourit tendrement.
- Toi alors, tu ne changeras jamais! On va au restos au bout de la rue, tu viens avec nous? Me propose t-il affectueusement.
Je ne pouvais pas décemment accepter alors qu'un vampire s'est invité dans ma chambre. Je décline son invitation tandis qu'il acquiesce tristement, sûrement déçu. Il quitte ma chambre en prenant soin de refermer la porte derrière lui. Je me retrouve enfin seule. Je tends l'oreille et écoute les bruits de pas de mes amis s'en aller assez loin pour que je ne les entendent plus. Je range mes vêtements à la hâte et tente de me focaliser sur l'odeur qu'a laissé le vampire. Je sors de ma chambre et descends du motel. Je la localise et cela me mènerait en ville si je me lance à sa poursuite. Je ne peux pas prendre ce risque et abandonner le motel de la sorte. Je décide donc de ne pas me lancer à sa poursuite, surtout que ce dernier ne doit très certainement pas vivre au milieu des humains. Il doit être installer en dehors de la ville. Ou bien est-ce peut-être un vagabond de passage? Dans tout les cas, il serait trop risqué de me lancer à sa poursuite ce soir, surtout si il n'est pas seul. Je retourne donc dans ma chambre.
Alors que je ferme la porte, je sens mon téléphone vibrer. C'est ma tante, Gloria. Je décroche. Entendre le sons de sa voix me réconfortera, et puis peut-être aura t-elle des conseils à me donner quant à ma situation.
- Allô! Prononce la voix à l'autre bout du fil.
- Gloria? Oh ça me fait si plaisir de t'entendre. Je lui dis, rassurée par sa douce voix mélodieuse.
- Ma chérie! Alors, comment se passe ta nouvelle vie? Me demande t-elle d'une voix que je devine sûrement souriante.
Entendre le son de sa voix me réchauffe le cœur immédiatement. Elle est tout pour moi. Elle est la source de tout mes réconforts, elle est tout ce dont j'ai besoin pour vivre. Elle est en faite la mère que je n'ai jamais eu.
- Plutôt bien. Je réponds sans conviction. Mes amis se plaisent déjà ici et je reconnais que le coin est vraiment bien... Continuai-je.
- Mais? Insiste t-elle, de sa voix que je sens inquiète.
Elle sait quand il y a quelque chose qui ne va pas. Comme une mère sait quand sa fille va mal, elle sait que j'ai un problème.
Je lui raconte alors en détails ce qui m'est arrivée. Tout d'abord, l'histoire du loup anormalement gigantesque qui a subitement jaillit du bois. Ça ne sembla pas l'inquiéter outre mesure alors, je me dis que ce n'était qu'une anomalie de la nature. Puis je lui conte l'histoire du vampire qui est venue me rendre visite. Encore une fois, je lui raconte tout sans oublier un seul détail. Cela semble, en revanche, la pousser aux limites de l'angoisse. Elle réagit toujours comme ça dans ce genre de situation. Elle s'inquiète pour moi et je le sais car je ne la connais que trop bien.
Tandis qu'elle me parle, je l'imagine. Dans sa véranda, le combiné dans la main droite comme à son habitude. Ses cheveux lisses et soyeux coiffés en un splendide carré plongeant, et d'un rouge profondément acajou. J'imagine ses magnifique yeux d'un jaune étincelant et dont la beauté n'ont d'égale que son visage encore jeune et accusé par la trentaine d'année humaine qu'elle a vécu sur cette Terre. Elle me manque, tout simplement. Et en l'imaginant ainsi je la rends plus proche de moi. Mais elle finit par me tirer de mon fantasme et je me replonge alors corps et âmes dans la conversation pour tenter de la rassurer et lui soutirer quelques conseils bien avisés.
Finalement , ce n'est que quelques heures plus tard que la discussion entre moi et ma tante ne se finie. Elle a bien insisté sur le fait que je dois rester sur mes gardes. A contre cœur, je raccroche et pose mon téléphone sur la table basse à coté du lit, après lui avoir dis au revoir et signalé tout mon amour pour elle. Avec elle, je peux parler librement, sans crainte d'être incomprise. D'ailleurs, je sens bien qu'en raccrochant le combiné, elle est inquiète. Angoissée je dirais même, mais elle n'a pas de raisons de s'en faire. Ce n'est pas un vampire sortit de nul part qui va venir gâcher mes plans et mon avenir. Je ne sais pas si Laura et les autres sont rentrés du restaurant mais, de toute façon, ils ne risquent rien. Entre ici et le restaurant il y a moins de cent mètres, je saurais s'il il leur est arrivés malheur. Cela m'a fait un bien fou de vider mon sac avec ma tante et je compte bien la rappeler demain, une fois que nous aurons emménager dans notre nouvelle maison.
Dans ma chambre, je remarque qu'il y a une fenêtre. Elle est petite mais il y a bien la place de s'accouder sur le rebord. J'entreprends donc d'ouvrir la fenêtre et de m'y accouder afin de respirer l'air forestier, qui se répand à présent dans tout mon être. La fenêtre offre une vue sur la forêt, dont les arbres touchent presque le bâtiment. Cette atmosphère est tellement agréable. La forêt est à porter de main de la ville, ce qui rend à l'endroit un côté sauvage. Tout me plais à Forks, si on omet les fauteurs de trouble surnaturel... Mais bon, tout ne peut pas être parfait dans une vie comme la mienne. J'aurais quand même du me douter que d'autres vampires auraient eu la bonne idée de venir dans cette ville, si tant est qu'ils sont plusieurs. Ils vont revenir et je le sais, mais à ce moment là, je négocierai avec eux pour qu'il nous laissent en paix mes amis et moi. Je ne veux pas d'affrontement, mais je me battrai si j'y suis obligée. Je protégerai mes amis quoi qu'il m'en coûte.
Je ferme doucement les yeux, profitant de l'agréable ambiance apaisante qui règne en ce moment. Je respire une grande bouffée d'air bien frais, et un savant mélange de bois mouillé, de châtaigne, de marron et de pommes de pins vient se mêler à ma respiration, pour former un délicieux parfum qui serait capable d'apprivoiser les esprits les plus agressifs. Ce qui est sûr, c'est que je ne regrette pas d'être venue ici, ma vie dans les montagnes en France commençait à devenir fort lassante.
Soudainement, un sentiment de nostalgie m'envahit. Mais je n'ai pas le temps de m'éterniser dessus. Une odeur effroyable et repoussante vient provoquer mes narines. Une odeur désagréable de chien mouillé. Mon dieu c'est insupportable! A tel point que je suis obligée d'ouvrir les yeux. C'est alors qu'une silhouette inquiétante à l'orée d'un arbre vient perturber ma vision. Ce n'est pas humain, je le sens. Cela semble plutôt m'apparaître comme quelque chose de bestiale, même si j'ai du mal à discerner quoique ce soit à cause de l'ambiance nocturne. Puis de grand yeux couleurs ambres viennent perturber ma vision. Un frisson de peur me parcours, lorsque je reconnaît ces yeux menaçant me transpercer littéralement.
Je le reconnais, c'est le « loup » au pelage orangé de tout à l'heure, j'en suis sûr désormais... Me suit-il? A cet instant je ne peux m'empêcher d'avoir peur. Tout ça commence à devenir vraiment inquiétant. Des vampires et des loups géant au même endroit. Mais que cela veut-il dire?! J'ai vraiment le chic pour m'attirer des ennuies...
Il continue de m'observer avec des yeux que je devine haineux, à ma grande surprise. Je décide de fermer les yeux, espérant par la même occasion que cela n'est que mon imagination qui me joue des tours.
Lorsque je les ouvrent, il n'est plus là. Je ne suis pourtant pas folle, il était là il y a une seconde! Je fronce les sourcils dans l'incompréhension la plus totale. J'ai un mauvais pressentiment, par rapport à cette créature mais aussi par rapport au vampire. Il y a quelque chose qui cloche. Je ne sais pas quoi, mais si j'ai raison comme c'est souvent le cas, je ne vais pas tarder à le découvrir...
Je ferme la fenêtre, toujours avec un sentiment de peur qui me serre le cœur et c'est alors que commence mon périple des cents pas.
Les secondes, les minutes, puis les heures défilent au cours desquelles je réfléchie, jusqu'à ce qu'enfin le soleil ne se décide à montrer le bout de son nez, signant ainsi un sentiment d'assurance en moi. Une nouvelle journée commence, et je ne vais pas laisser les événements de cette nuit me perturber d'avantage.
Aujourd'hui commence véritablement ma nouvelle vie, et toutes mes craintes s'envolent les unes après les autres, laissant place au bonheur de retrouver mes amis pour découvrir ensemble notre nouvelle demeure.
