Chapitre 3 en deux parties ! ^^
Chapitre 3 : Installation et découverte. ( Partie 1 )
Enfin, le soleil vient éclairée de sa divine lumière, quoique couverte par les nuages grisâtres, la ville et son ensemble. Nous allons enfin découvrir l'objet de tout mes désirs : La maison.
L'idée de rejoindre l'habitacle m'enthousiasme plus que jamais. J'ai tellement hâte de découvrir notre maison qu'un sourire indélébile se forme sur mon visage, me faisant oublier les événements de cette nuit pesante.
J'entends des rires dans le couloir. Je devine aisément qu'il s'agit de Laura, Liam et Matt, certainement en proie à l'euphorie de rejoindre notre location. Tout comme moi d'ailleurs! En même temps, nous attendons ce moment depuis tant de temps que rien ne pourrait nous enlever ce plaisir.
Je jette un œil à l'horloge accrochée au mur qui affiche dix heures et demi. Mon sourire s'élargit d'avantage, si tant est qu'il le puisse, et j'entends frapper à la porte avec une certaine hardeur. Je rassemble mes affaires et saisis mes sacs, lorsque m'apparaisse mes amis, dans l'encadrement de la porte.
- Prête à découvrir la maison? Me demande Laura un immense sourire au lèvres.
Pour seule réponse, nous éclatons de rires et nous prenons dans les bras dans l'euphorie du moment, tandis que les garçons rient de bon cœur. Décidément, Rien ne pourrait égayer cette journée d'avantage. Une fois l'étreinte finie, nous sortons de la pièce et nous dirigeons vers la loge du propriétaire afin de rendre les clés, non sans nous être munies de nos bagages auparavant. Les clés rendus au propriétaire, nous le saluons et nous dirigeons vers notre monospace. Armés de nos bagages, nous nous engouffrons dans ses entrailles, et nous partons joyeusement en direction de notre habitat.
Le trajet est court et quelques instants plus tard, nous sommes enfin arrivés! Mon cœur loupe un battement lorsque Matt gare la voiture devant la maison; Celle ci se trouvant d'ailleurs un peu à l'écart de la ville et un peu à l'orée du bois.
Elle est tout simplement magnifique. Non, elle est bien plus que cela. Pas trop grande, pas trop petite. Juste ce qu'il faut ou il faut. Je l'ai déjà vue sur les photos que nous avais envoyée la propriétaire, mais elle est mille fois plus belle en vraie, et à voir la tête des autres, ils pensent la même chose.
J'aperçois la propriétaire de la maison sous le perron. Je la reconnais à sa coiffure stricte et à son visage sévère. Elle essaie certainement de s'abriter de la fine pluie qui s'abat sur les environs.
Nous descendons du véhicule, récupérons nos effets, et allons précipitamment à la rencontre de madame la propriétaire, dénommée : Madame McPhiligan.
- Bonjour! Lance Matt avec un sourire. Vous devez être Sarah McPhiligan?
- En personne. Répond cette dernière sur un ton amère.
Bah dis donc! Si une parole pouvait tuer, ce pauvre Matt serait mort sans aucun doute.
- Voici les clés. S'enquit-elle en nous donnant celles-ci.
Matt les saisis et aussitôt, McPhiligan s'en va sans même dire au revoir.
- Bah qu'est-ce qui lui prend à celle là? Demande Laura dans l'incompréhension totale.
- Je ne sais pas. Je dis. Mais aller on s'en fou, ouvres la porte! J'en peux plus d'attendre! Je lance en souriant à Matt.
Ce dernier nous sourit à tous et ne tarde pas à enclencher la clés dans la porte. Lorsqu'on entre dans la maison, je suis totalement interdite. Comme les autres, d'ailleurs. Si d'extérieur elle paraît enchanteresse, d'intérieur elle l'est d'autant plus. Je croise le regard de Laura et ensemble, nous lançons : « Elle est magnifique! ».
Les meubles sont bien là, disposés dans la maison comme nous l'avons demandé. Encore émerveillée par ce petit paradis qui est désormais le nôtre, je monte la première à l'étage. Je jette un coup d'œil aux quatre chambres qui y sont disposées, et je suis immédiatement envoûtée par la chambre du fond. Elle est spacieuse et c'est la mieux arrangée de toutes, d'autant plus qu'il y a une fenêtre qui donne directement sur la forêt, je crois d'ailleurs que c'est cela qui m'a convaincue, en premier lieu. Je rentre dans la chambre que j'ai choisie et y dépose mes affaires lorsque j'entends Laura débarquer comme une furie dans le couloir.
- Attends Mégane!... Commence t-elle en se hâtant vers la chambre.
Quand elle arrive à hauteur de la porte avec ses bagages, je lui lance : « Désolée chérie! » avec un grand sourire, et lui claque la porte au nez. Je ries. Je sais qu'elle veut cette chambre uniquement parce que je la désire. Mais cette fois, je ne me laisserai pas avoir par son petit jeu. Je veux cette chambre et je compte bien la garder! Je l'entends brayer à travers la porte.
- Tu payes rien pour attendre!
- Causes toujours! Je réponds, le sourire aux lèvres.
Je l'entends rire à travers la porte en s'en allant dans sa nouvelle chambre.
Je prends une grande inspiration, et expire longuement. Je réalise enfin. Je suis dans ma nouvelle maison. Ma nouvelle maison. Ces mots raisonnent dans ma tête. Après quelques instants à être rester inactive le temps de réaliser, je me décide enfin à ranger mes affaires. Je défais mes valises, et entame le rangement.
Après une heure laborieuse qui me semble une éternité, j'ai enfin finie de ranger comme il se doit l'ensemble du contenu de mes bagages. Je range alors mes valises dans mon placard et je décide de descendre dans le salon pour voir ce que font les autres. Après tout, ils doivent avoir finis de ranger, eux aussi. Je sors donc heureuse malgré tout de ce qui est ma nouvelle chambre, et me rends au salon. Quand j'arrive, je constate que Matt est déjà là, assit tranquillement sur le canapé du salon, apparemment confortable. Je vais m'asseoir à coté de lui, en veillant tout de même à rester à une distance raisonnable.
- Déjà finit, la miss? Me lance t-il en souriant.
- Je n'aie pas eu beaucoup d'affaires à ranger. Lui répondit-je simplement. En tout cas, pas autant que Laura! Je dis pour plaisanter.
Nous rions ensemble à ma petite pic qui n'a de cela que le nom.
- Ça c'est claire! Reprend t-il. Avec tout ce qu'elle à emmener, elle y sera encore demain!
J'acquiesce d'une vague parole. Il a raison, Laura a emmener avec elle seulement la moitié de sa garde robe et je suis bien sûr qu'elle n'aura pas finie de tout ranger avant ce soir, c'est Laura malgré elle! Heureusement qu'à l'aéroport elle disait : « T'inquiètes pas, je prends juste ce dont j'ai besoin! »
Je relève la tête vers Matt, il me regarde de la tête au pieds en arborant son regard séducteur à souhait, comme si j'étais une proie qu'il venait d'ajouter à son tableau de chasse. Je déteste quand il joue à ce jeu là, lui ou un autre d'ailleurs. Ça a le don de me mettre mal à l'aise, comme maintenant.
Sentant que la situation commence à devenir pesante, je me racle la gorge et tente d'aborder un sujet quelconque, quoiqu'un peu gênée :
- T'as vu la télé, elle est jolie!
Ce n'est qu'en disant cette phrase à haute voix que je me rends compte de sa stupidité. Mon dieu, ce que je peux être bête parfois!
Je crois d'ailleurs qu'il remarque ma tentative désespérée, puisqu'il sourit. Il doit me trouver bien ridicule et maintenant, il doit avoir bien honte d'être tombé amoureux de moi. Je fends mes lèvres d'un sourire gêné, et je baisse la tête pour triturer mes doigts. La proposition soudaine de Matt finit par me tirer de mes pensées :
- Tu veux qu'on aille en ville? On pourrait faire un tour. Me propose t-il en se revêtant de ses atouts les plus charmeurs.
- Et les autres? Je lui fais remarquer, un peu prise de court. Ils sont encore en haut, ils n'ont pas finis.
- C'est pas grave, on y va que tout les deux. Me sourit-il.
La vérité c'est que j'hésite, je ne veux pas me retrouver toute seule avec lui. Enfin, ça ne me dérange pas, je le connais de longue date et j'adore plus que tout passer du temps avec lui, mais disons que depuis qu'il me fait des avances, je me suis toujours débrouillée pour ne pas me retrouver seule face à lui.
J'hésite un moment avant d'accepter :
- Pourquoi pas. En souriant.
Après tout c'est mon meilleur ami depuis mes cinq ans, je sais qu'il ne tentera rien sans ma permission. C'est un séducteur, certes, mais lui et moi on a toujours su s'apprivoiser l'un et l'autre. Il ne me traite pas comme n'importe laquelle de ses conquêtes et je ne le traite pas comme n'importe lequel de mes ex, cela fonctionnait comme ça entre nous depuis toujours.
D'ailleurs, je réalise que je me voile la face. Dire que je n'aie pas envie de céder à ses avances est un de mes plus beau mensonge, autant pour moi que pour les autres. Matt est beau, très beau. Par ailleurs, chaque fois que je lui refuse un geste tendre de rapprochement, ça me brise le cœur. Matt est un garçon très gentil, facile à vivre, avec un tempérament peu en proie à la violence, il est tout ce que qu'une fille saine d'esprit rêve d'un homme. D'ailleurs, ce n'est pas le nombre de fille qui lui courent après qui lui manque. Cela me rend jalouse parfois, car je tiens beaucoup à lui, mais moi je lui refuse l'accès à mon cœur, alors que certaine seraient prêtes à tuer pour être à ma place.
J'y suis forcée, je ne veux pas qu'il lui arrive malheur par ma faute. Si je partageais ma vie avec lui comme le fait un couple, il découvrirait forcément mon secret et dans ce cas là il serait en danger de mort. Je ne me le pardonnerais jamais si il lui arrivait malheur par ma faute. C'est pourquoi même si ça nous fait mal à tout les deux, je ne peux pas me mettre avec lui.
J'enfile ma veste noire qui se trouve accrochée à l'entrée tandis qu'il revêt son blouson en cuir, et nous partons finalement souriants faire une ballade en ville par ce début d'après midi, comme nous en avons souvent l'habitude lui et moi.
Chapitre 3 : Installation et découverte. ( Partie 2 )
Nous sommes partis nous balader en ville, à pieds. Le temps est couvert et la ville reste encore humide du aux pluies de la veille. Nous avons bien marché avec Matt, nous avons visiter une bonne partie de la ville. Maintenant nous nous dirigeons vers la grande avenue, là ou se trouvent le cinéma, les restaurants et toutes sortes de magasins. C'est d'ailleurs sur cette axe principale qu'il y a le plus de monde.
La ballade est très agréable, et Matt me fait souvent rire avec ses blagues. Nous n'avons pas partagé de moment comme ça depuis déjà quelques mois, et ça me réchauffe le cœur de me retrouver avec lui, à rire en marchant tranquillement; Tout en évoquant nos souvenirs d'enfance, comme lorsque nous jouions dans le jardin de ses parents avec Laura et que je suis tombée du trampoline sur lequel nous sautions depuis des heures. Nous rions en nous remémorant ce doux souvenir. Quand je suis avec lui j'oublie tout mes soucis.
Mais soudain, les souvenirs de la veille me reviennent en mémoire, comme pour me contredire. Mon sourire s'estompe alors peu à peu et je perds mes yeux dans le tumulte de la rue.
- Qu'est-ce qu'il y a, la miss? Me demande Matt de sa voix doucereuse.
- Oh rien, je me rappelle juste un souvenir moins gaie... Dis-je sans conviction.
- Ah... Prononce t-il faussement attristé. Tu repenses peut être à la fois ou t'as glissée sur la marche du bus! Reprend t-il en souriant.
Je rie, je l'avais oubliée celle là!
- Hey, c'était pas de ma faute, il y avait du givre! Me défendis-je en riant.
Encore une fois, nous rions de bon cœur. Après s'être un peu calmé, je ressens l'envie de lui dire que je tiens à lui. Je ne sais pas pourquoi, peut être parce que cela fait trop longtemps que je ne lui ai pas dis, ou peut être est-ce parce que je veux qu'il sache que je suis là pour lui.
- Ça me fait vraiment plaisir que tu sois là, avec moi. Je commence, sérieuse. Je sais qu'il y a Laura et Liam... Mais si tu n'étais pas là, ce ne serait pas pareille... Je marque un temps de pause et reprends. Et je tenais à ce que tu saches, que je serais toujours là pour toi, quoiqu'il arrive.
Ces paroles semblent le toucher plus que je ne l'aurais voulue. Il me sert son plus beau sourire, mais également le plus sincère, celui pour lequel je donnerais absolument tout pour avoir la chance de l'admirer, comme à cet instant. Je lui donne également mon plus beau sourire. Doucement, il me prend la main. Je sens aussitôt son agréable chaleur se déposer dans le creux de ma main. Il resserre sa main autour de la mienne et je fais de même, comme pour nous garder en sécurité.
A ce moment, je l'entends me dire une phrase que nous nous disions souvent quand nous étions petits, celle qui nous est propre.
- Je t'aime deux fois, Mégane. Me dit-il de sa douce voix mélodieuse.
Aussitôt, je me rappelle de ce que je lui répondais autrefois, et je lui dis sur le même ton : « Tu sais bien que je t'aime trois fois plus »
Lentement, nous marchons vers notre nouveau foyer, profitant silencieusement de chaque secondes passées ensemble, main dans la main, comme lorsque nous étions enfants.
