Bonjour! Merci à tous ceux qui prennent le temps de lire mon histoire! ;) Le chapitre 7 en fin d'après-midi!
Bonne lecture! :)
Chapitre 6 : Ils ne reviendront pas.
Je vois le shérif de Forks se tenir face à la porte d'entrée de la maison, sûrement pour s'abriter de la fine pluie qui commence à tomber. Mais pourquoi est-il ici? J'espère qu'il n'est rien arriver de grave aux autres. Peut être qu'il veut juste connaître les nouveaux arrivants, après tout ce n'est qu'une petite ville de trois mille habitants.
Je me dirige vers lui et lorsqu'il m'entend, il se retourne. Je découvre alors sur son visage une expression miséreuse et terriblement triste. Il y a quelque chose qui ne va pas. Je me place en face de lui avec incompréhension et le salut. Je le vois déglutir péniblement.
- Mégane Harmany? Me demande t-il d'une voix douteuse.
- Oui, c'est bien moi. Je lui confirme..
Il baisse la tête profondément attristé par cette nouvelle, comme si j'étais la source de tout ses ennuis, en cet instant. C'est alors que je le vois relever la tête et me regarder dans les yeux. Je décerne dans son regard une immense tristesse et une compassion plus grande encore, puis je remarque rapidement qu'il a quelque chose à me dire. Je commence à m'inquiéter sérieusement et mon mince sourire s'efface petit à petit de mon visage.
- Qu'y a t-il? Mes amis ne sont pas rentrés? Je demande en commençant à m'inquiéter.
Il déglutit péniblement une deuxième fois. Visiblement, il a quelque chose à me dire mais il n'y arrive pas. J'appréhende grandement ce qu'il essaie de me dévoiler. Je redoute le pire, désormais. C'est enfin que la question se pose difficilement dans mon esprit : Est-il arrivé quelque chose de grave à Laura, Matt et Liam?
- Vos amis... hésite t-il, ne rentreront pas.
J'ai peur de comprendre. Non, je ne veux pas comprendre. Je ne veux pas réaliser. Ca ne peut pas arriver, ce n'est pas possible! Dans un moment de lucidité et de nervosité, je lui réponds la larme à l'œil.
- Que voulez-vous dire?! Expliquez-vous enfin!
Je le vois arborer une mine terriblement triste, si tant est qu'elle le puisse encore.
- Vos amis... Dit-il la voix tremblante, vos amis sont morts. Lâche t-il péniblement d'un trait.
Je n'y crois pas, c'est impossible! Ils ne sont pas morts. Ce n'est qu'un mauvais cauchemard et je vais me réveiller dans peu de temps. Puis la réalité me bouscule violemment. Ils ne rentreront pas. Je ne les reverrais jamais, ils sont morts. Lorsque je réalise ces mots, les larmes coulent d'elles-mêmes en silence sans que je puisse y faire quoique ce soit. J'entends vaguement la voix endolorie du shérif qui continue de parler, mais je n'y prête pas trop attention, je n'en aie pas la force.
Je mets ma main devant ma bouche sous l'effet du choc, et je m'effondre à genoux par terre. Pourquoi? Pourquoi ils sont partis et m'ont abandonnés seule ici? Ils sont partis et je ne les reverrais plus jamais. Je ne reverrais plus jamais Matt et Liam et je n'entendrai plus jamais les rires de Laura. Tout ceci est ma faute, je le sais. Je n'aurais jamais du les laisser seuls, j'aurais du les accompagner. Mais non, j'ai préférer ne penser qu'a moi en allant à la chasse et résultat, je les ai perdus pour toujours. Tout les souvenirs passés avec eux me reviennent en mémoire et je redouble de pleurs.
Le pauvre shérif ne sachant pas quoi faire, il m'informe qu'on m'attend demain matin à onze heure à la morgue pour identifier les... corps.
Les corps, a t-il dit. Le corps de Laura, le corps de Matt et le corps de Liam. Je ne réagis plus désormais, tellement le choc est violent. Demain, je vais identifier le corps de ceux avec qui j'ai partagée ma vie pendant plus de quinze ans.
Dire que je suis bouleversée serait se moquer de ma personne. Il n'existe pas de mots pour décrire ma souffrance et l'état dans lequel je me trouve. Je sens le shérif quitter le perron pour s'enfuir dans sa voiture.
Je reste ainsi de longues minutes durant, jusqu'à ce que mes nerfs n'acceptent enfin de m'obéir. Je me relève doucement en m'appuyant sur le rebord en bois de la rambarde, et je glisse lentement la clés sous la porte, privée de toute motivation. Je la referme, le regard dans le vague et emplis de larmes silencieuses. Je monte à l'étage sans conviction, tel un zombie. Je réfléchis et je m'accuse de la situation. C'est entièrement de ma faute. J'atteins la porte de ma chambre après ce qu'il semble être une éternité et je rentre doucement. Je m'allonge sur mon lit, recroquevillée sur moi même, les larmes coulant toujours silencieusement. Je n'entends rien dans la maison, un silence morbide et assourdissant y règne. Je n'entends que les gouttes de la pluie devenue torrentielle frapper la vitre de ma fenêtre de chambre.
Comment ai-je pu leur faire cela? Quel genre de monstre je suis pour laisser mes amis mourir?! Puis je me rappelle alors une nouvelle fois tout les souvenirs. Soudainement, je repense à Matt. Il n'est plus là et je n'aurai jamais plus l'occasion de sentir son agréable parfum, d'admirer son magnifique sourire, de lui avouer mes sentiments. Ce que je regrette de ne pas lui avoir dit que je l'aime. Si j'avais su ce qui allait se passer, tant de choses aurait changer. Je ne veux pas vivre sans eux. Pourquoi le destin est-il si cruel?
Je reste en position fœtal, sur mon lit, comme si rien au monde ne pouvait m'atteindre. Je crois d'ailleurs que c'est le cas. Plus rien désormais n'a d'importance pour moi. Plus rien ne peut me faire souffrir d'avantage, à tel point que je n'ai plus envie de rien. Tout mes repaires se sont effondrés d'un seul coup, tout mes rêves de bâtir une nouvelle vie sont partis avec eux. A quoi bon? Maintenant qu'ils ne sont plus là, je n'ai plus rien à faire ici. Après de longues heures à être rester allongée sans vie sur mon lit, j'entends frapper à la porte de la maison. Je ne prends même pas la peine de me demander qui est la personne qui est sur le perron et je me lève du lit avec une lenteur exagérée. Je me poste devant le miroir pour voir dans quel état je suis et je ne vois qu'une femme qui n'est pas moi. J'aie les yeux rouges et les pupilles dilatés, j'ai le nez et les joues également rouges, mais je n'arrive pas à m'en soucier d'avantage. Je me dirige maintenant vers la porte d'entrée. J'arrive enfin devant celle-ci. Je glisse lentement ma main sur la poignée et je reste là, à la fixer sans aucune émotions. Ce n'est que lorsque la personne frappe à la porte une deuxième fois, que je tourne lentement la poignée de la porte.
La porte s'ouvre désormais et elle me laisse apparaître une personne totalement étrangère. C'est un garçon d'une vingtaine d'années, grand, mince et musclé, au teint très mate, ayant les cheveux coupés relativement court et venant s'écraser sur son front à cause de la pluie. Il est habillé simplement en jean et en t-shirt, qui sont tout deux trempés.
Je croise ses yeux qui me paraissent inquiets. C'est alors que je remarque seulement le parfum qui flotte autour de lui. C'est lui. C'est le loup que j'ai croisée dans la forêt hier soir, j'en suis certaine. Je reconnais cette odeur enivrante de vanille, de bois d'hêtre et de chien mouillé légèrement désagréable.
Je baisse immédiatement la tête en essuyant les dernières larmes qui coulaient, il y a quelques instants. Lorsque je relève la tête vers lui, je ne prends pas peur et je ne me sens même pas gênée, je n'ai pas la tête à ça. Lui en revanche semble inquiet plus que de raison, j'arrive à le lire dans son regard chocolat.
- Qu'est-ce que... Je commence la voix cassée. Qu'est-ce que tu fais ici? Je lâche maladroitement et sans conviction.
- Je m'appelle Embry, on s'est vu dans la forêt. Dit-il en souriant.
- Je sais très bien qu'on s'est déjà vus dans la forêt. Je lui réponds froidement. Je te demande ce que tu fiches ici. Je continue sur le même ton.
Le pauvre ne sourit plus, il a l'air blessé. Je lui ai répondue sur un ton qui n'est d'ordinaire pas le mien. En d'autre circonstances, j'aurais sûrement été contente de le revoir, après tout il a l'air gentil. Mais actuellement, je n'aie plus la force de me réjouir de quoique ce soit, je ne trouve que la force d'être odieuse, même si cela ne m'enchante pas du tout.
- Je suis désolé pour ce qui est arrivé. Me dit-il sérieusement.
Je baisse la tête lorsqu'il me dit ceci. Abruptement, je sens les larmes montées, mais je ne les laisserai pas couler, pas devant qui que ce soit. Je dois paraître forte. Je relève la tête vers lui lorsqu'il reprend la parole.
- Je suis venu te dire que les Cullen t'invite chez eux cette après-midi. Dit-il tendrement. Ils pensent que les meurtres ont été commis par des vampires de passages, alors ils veulent en parler avec toi. Poursuit-il.
J'acquiesce vaguement d'un signe de tête déplorablement faible, mais je me sens un peu mieux que tout à l'heure. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que c'est ce loup qui me fait cette effet là, même si je n'en comprends pas la raison.
Les Cullen veulent que je passe chez eux pour parler de qui a fait ça. Non, je ne peux pas accepter, je n'ai pas la force de tenir une discussion aussi douloureuse que celle sur le meurtrier de mes amis.
- Non, je préfère passer plus tard. Peut être ce soir, si ça ne les déranges pas. Je dis un peu gênée.
Ce Embry semble le voir et me fait un petit sourire qui se veut réconfortant.
- Ne t'inquiètes pas, me dit-il, tu iras quand tu te sentiras prête.
J'acquiesce une nouvelle fois par un faible signe de tête, et je repose mon regard dans ses yeux. Une ambiance alors pesante s'installe, ce qui a pour effet de nous embarrasser tout les deux. Je finis par détourner mon regard et je lui fais remarquer qu'il devrait y aller, mais avec plus de délicatesse dans mes paroles cette fois. Il l'admet avec une pointe de contrainte non dissimulée, puis il commence à s'en aller. Puis il se retourne vers moi avant que je ne ferme la forte, et me demande mon prénom. Je le lui donne, puis je ferme la porte sans attendre plus longtemps. Quel intérêt peut-il avoir à connaître mon nom? Et puis comment sait-il ou j'habite? C'est alors que je me souviens que la fille du chérif de Forks n'est autre que Bella, il a sûrement appris ce qui est arrivé par le biais de Bella, enfin à supposer qu'ils soient en contacts; Sinon, je ne sais pas.
Rapidement, le silence assourdissant qui règne ici me replonge dans une léthargie totale. Je sens encore l'odeur qu'émane la veste de Laura, posée sur le canapé. Cela me redonne tout de suite les larmes aux yeux. Seigneur, ce que j'ai mal! C'est insupportable, je ne peux pas vivre comme ça. Tout les jours, je vais devoir vivre avec ce silence morbide et ce sentiment de culpabilité qui l'accompagne. Non, cela m'est impossible, cela va me tuer. Je vais m'installer sur le canapé, puis je serre la veste de Laura contre moi pour sentir son odeur, pour la garder près de moi à tout jamais. C'est alors que je craque une énième fois. Pleurer seule me fait du bien, même si je sais qu'à cette allure je n'aurai plus de larmes à verser demain. Je m'allonge sur le canapé et j'imagine Laura et tout les moments que j'ai passée avec elle...
Je me réveille, je suis dans le canapé, la veste de mon amie défunte posée sur moi. J'ai donc... dormis? C'est très bizarre étant donné que cela fait deux ans que je n'ai pas dormis, depuis ma transformation en faite. Peu importe, après tout cela est peut être possible pour un vampire en peine. Je soupire longuement. Je me lève et m'étire, puis je me retour ne et jette un coup d'œil à la fenêtre du salon. Je m'aperçois qu'il fait nuit, j'ai du dormir longtemps... Je jette maintenant un œil à l'horloge du salon et cette dernière m'indique vingts-deux heures. Bah dis-donc! J'ai dormis plus de dix heures! Moi qui ne suis pas une grande dormeuse, me voilà trahie par mon inconscient. Soudain, une énorme vague de nostalgie et de tristesse m'envahit, mais je respire bruyamment pour éviter de tomber une nouvelle fois dans des pleurs insurmontable, je sais qu'ils n'auraient pas voulus que je me mette à pleurer jusqu'à la fin de mes jours. Décidément, cette sieste m'a fait le plus grand bien, elle m'a redonnée du courage.
Je décide d'aller dans la douche et de me rendre chez les Cullen, après tout, j'ai dit que je viendrai peut être. Je rentre dans la salle de bain, et me dévêtis. Je me glisse dans la baignoire, je ferme doucement le rideaux et j'allume l'eau froide, qui vient glisser sur ma peau et mon visage telle une cascade. A force de laisser couler, l'eau devient glacée. Je m'en satisfais, car c'est ce que je voulais : Une douche glacée pour me remettre les idées en place. Et cela marche, car j'arrive à penser sans être prise de pleures incessants ou de nostalgie incontrôlable. Après de fort longues minutes passées sous la douche, je me décide à en sortir. Je me sèche rapidement et me couvre d'un peignoir. Bien sûr, j'essaie de ne pas trop penser, car sinon je redeviendrais bien vite une femme sans goûts ni motivations. J'entre dans ma chambre et j'ouvre mon armoire. Je m'habille simplement puis je me coiffe tout aussi simplement. Je suis enfin parée à me rendre chez les Cullen. Je descends les escaliers, j'attrape les clés de la maison et j'ouvre la porte d'entrée. Je tombe nez à nez en face du garçon de tout à l'heure, il s'apprêtait à toquer, visiblement. Embry, si ma mémoire est bonne. Il est revenu malgré la façon dont je lui ai parlé tout à l'heure, ce Embry est vraiment courageux! Ceci dit, il n'a pas à s'en faire, je me suis un peu calmée. D'ailleurs, je compte bien m'excuser auprès de lui.
- Ah, salut! Me lance t-il souriant, mais tout de même surpris.
- Salut. Je lui réponds avec un petit sourire. Embry, c'est ça? Je continue pour engager la conversation.
- Oui, c'est ça. Me dit il en souriant, visiblement ravit. Et toi c'est Mégane. M'affirme t-il.
- Oui, c'est ça? Je lui réponds gentiment. Que fais-tu là? Je continue.
- Je suis venu voir si tu allais bien. Me dit-il sans gêne. Au point de passer pour un pot de colle! Il renchérit en souriant de toutes ses dents.
Sans que je n'ai le temps de le contrôler, un rire sincère s'échappe de ma bouche. Cela lui fait plaisir apparemment. Je ne pensais pas rire aujourd'hui après ce qu'il s'est passé. Embry est vraiment très gentil. Je ne le connais pas mais je sens que je suis lié à lui, je ne saurais pas dire comment, mais je le sens.
- Eh bien, je crois que je vais aussi bien qu'une personne dans ma situation peut l'être. Je réponds en reprenant mon sérieux.
Il n'en est rien, je suis bouleversée et profondément détruite, mais je ne veux pas le laisser paraître, ni aux autres, ni à moi même.
- Tu vas quelque part? Me demande t-il soucieux.
- Euh... En faite, je vais chez les Cullen. Je lui réponds avec un petit sourire.
- Ah, tu veux que je t'accompagne? Me propose t-il gentiment.
- Oui, ça m'arrangerait, je ne sais pas ou c'est exactement, en faite. Je lui dis un peu gênée.
J'accepte qu'il m'accompagne parce que je ne sais pas par ou passer, c'est vrai, mais aussi parce que je vois une occasion de parler un peu plus avec lui.
Il me sourit et je ferme la porte de la maison à clés avant de nous mettre en route. On commence à marcher dans le silence, mais je décide finalement d'engager la conversation.
- Au faite, je voulais m'excuser pour ce matin, j'ai pas été très cool avec toi. Je suis désolée. Je lui dis, très sérieuse.
Il me regarde et me fais un petit sourire qui veut dire : « Ne t'inquiète pas, j'ai déjà oublier ». Je lui rend son sourire, puis je reprends la conversation.
Décidément, Embry et le loup avec qui j'ai échangée un regard dans la forêt me trouble vraiment. Je me sens bien quand je suis avec lui, il arrive même à me changer les idées.
Je crois qu'il y a quelque chose de spécial entre nous, quelque chose qui nous lies l'un à l'autre...
