Bonjour à tous et bon début de week-end ! Désolée pour ceux qui ne le sont pas (pardon pardon pardon), mais voici pour vous remonter le moral (enfin j'espère) le 14è chapitre de cette histoire.

Attention ! Ce chapitre contient un flashback assez... Trash (si on peut dire). On va dire interdit aux âmes sensibles. C'est le premier d'une longue série montrant comment s'est passé la détention de Matt, parfois de son point de vue, parfois d'un point de vue externe, etc...

J'espère que vous allez aimer :)


Point de vue de Casey

Je regardais dans le vide. Un regard perdu dans celui-ci. À regarder de temps en temps mon reflet dans le miroir, ce reflet que je détestais tant. À regarde de temps en temps ce corps qui ne m'appartenait plus. Il ne m'appartenait plus depuis CE jour. Ce jour où j'ai perdu tout ce que j'avais. Ce jour où j'ai perdu ma dignité. Où j'ai tout perdu. Mais personne ne semblait le comprendre. Pourquoi rester ici ? Dans un monde où je suis le seul à comprendre ce qu'il m'arrive ? Pas même mon meilleur ami ne couvait comprendre cela.


Point de vue de Casey, flashback

Ce jour-là, il était parti en Pologne pour ''le business''. Et moi, j'étais resté seul dans le noir, dans cette pièce calamiteuse, avec aucune lumière, ni nourriture, ni eau. Rien. Tout seul ? En fait, pas pour longtemps. Je ne savais pas depuis combien de temps j'étais avec eux, mais je l'étais assez pour ne plus avoir envie de parler, ne plus avoir envie de bouger, ne rien faire. Simplement rester tranquille pendant mes ''séances de torture'', à ne pas crier parce que je n'avais plus de force, pas même assez pour grincer des dents. Plus un son ne pouvait sortir de ma bouche parce que ma gorge était tellement sec que j'aurais pu croire être en plein dé même une goutte de salive. Rien. Durant son absence, j'espérais avoir un peu de repos, mais c'était sans compter sur ses hommes de main et leur cruauté. Je n'aurais jamais imaginé tant de cruauté de leur part. Je ne pensais pas que cela pouvait exister. J'étais si naïf. Je me souvenais encore du son de cette porte quand elle s'ouvrait. Un bruit mélangeant le son d'objets que l'on choque l'un contre l'autre et le bruit horrible d'une craie sur de l'ardoise. Au début, je sursautais, mais avec le temps, je m'y étais habitué. Et puis j'entendais la porte se refermer. Je pouvais sentir deux présences, un homme et une femme.

« Allez ! Debout ! »

Au même instant, je reçus un coup de pied dans le ventre, juste en-dessous de l'estomac. Je réagis assez difficilement, mais j'ouvris les yeux pour faire face à l'un de ses hommes et l'une des strip-teaseuses que je connaissais.

« Tu te souviens de Trish n'est-ce pas ? »

Je ne bougeai pas d'un pouce. Mais je vis que Trish avait peur de quelque chose. Elle évitait mon regard, en regardant le sol.

« Le patron n'est pas là, et il nous a laissé carte blanche sur ton cas. Alros j'ai décidé d'être gentil et je t'ai envoyé une de tes amies pour prendre soin de toi ».

Soin de moi ? Je m'en fichais dans cette situation...

« Allez Trish ! Tu attends quoi ? Tu vois bien qu'il attend ! »

je n'avais même pas bougé, ni cligné des yeux, je me contentais juste de respirer. Je voyais que Trish était en train de pleurer. Pas de grosses larmes, juste... Des petites larmes qui coulaient sur ses joues silencieusement et tombaient sur le sol. Elle se mit sur ses joues et m'approcha. Je ne bougeai toujours pas. Le Polonais arriva vers moi et m'agrippa les bras pour me plaquer sur l'un des murs moisis.

« Reste calme. Laisse faire Trish, elle est excellente dans ce domaine. Tu sais ? Prendre soin des hommes... »

Je compris alors ce que cela voulait dire. Mais je ne voulais pas de cela. Je ne voulais rien. J'essayai de me débattre, mais rien ne marchait. Mon corps ne répondait pas. J'étais paralysé. Totalement vulnérable. Et Trish venait encore plus près de moi.

« N-non... »

Je secouai ma tête, demandant ainsi de me laisser partir, mais il me tint les bras encore plus fort comme représailles.

« J'ai dit laisse faire Trish ».

Je fermai les yeux, je ne voulais pas en voir plus. Comme ça je ne pouvais plus la voir après cela. Sa main tremblait, son corps entier tremblait. Je le savais. La première chose que je fis a été de sursauter quand je sentis une main sur ma cuisse. La main de Trish. Puis sa main monta. Encore et encore, tout doucement. Jusqu'à atteindre le bouton de mon pantalon sale, tâché de poussière, de rouille et d'humidité présentes dans cette pièce. Je sentis ma braguette s'ouvrir. Tout aussi doucement que la main qui était arrivé au même endroit. Mon pantalon tomba au sol,et je sentis mes jambes bouger, comme pour protester, mais il serra son emprise.

« Je t'ai dit de rester calme ».

Sa voix me faisait peur. Il me faisait peur. Je ne pouvais pas arrêter mes jambes de trembler. Il était bien plus fort que moi. Je sentis mon boxer prendre la même direction que mon pantalon.

« … Trish va adorer ça ! »

Je sentis une main froide et tremblante, et instinctivement, je commençai à serrer les jambes.

« Attends Trish ».

Je sentis son étreinte prendre fin. Enfin. Mais quelques secondes plus tard, une corde se serra sur mes poignets. Cette fameuse corde avec du fil barbelé. Puis mes bras se levèrent, ainsi que mon corps.

« Tu bouges, tu meurs, tu le sais ça ? »

Il m'avait parlé. Cela voulait dire ''si tu lèves tes jambes en guise de protestation, le fil barbelé entrera dans ta chair et se plantera dans tes veines et tu te videras de ton sang''. Je voulais vraiment ça. Mais après, je pensais à la vie qui m'attendais après cela, quelque part. À Gabby. Cette femme que j'avais aimé et que j'aimais toujours. Je pensais à son sourire qu'elle avait quand elle me regardait. Le temps que j'avais passé avec elle. Et tout cela, en étant touché par une autre femme. Je sentis des larmes me monter aux yeux, et finalement couler sur mon visage, et sûrement tomber sur le sol ou sur Trish. Je mordais mes lèvres. Je les mordis quand je sentis son souffle sur moi, quand je sentis ses lèvres sur ma peau, quand je sentis sa langue aussi. C'était pour moi l'une des sensations les plus douloureuses. Sentir qu'on allait prendre du plaisir, mais que cela faisait mal cela me faisait mal car je ne voulais pas de ce plaisir. Mon visage se tendit, parfois je m'entendais émettre un son ou deux. Parfois je commençai à bouger pour arrêter tout cela, mais mes poignets m'envoyais un message de danger. Alors j'abandonnai toute réaction. La seule chose que je m'autorisais à faire pleinement, c'était de pleurer. Je ne savais pas comment je pouvais me mettre à pleurer car je n'avais plus d'eau dans le corps. Je n'avais plus rien. J'étais attaché comme un animal, et quelqu'un me torturait. Ils me torturaient pour le plaisir. Un plaisir que je ne voulais pas ressentir. Mes jambes tremblaient comme jamais, et d'un coup, je sentis mon corps se détendre. Je sus alors que durant toute cette mascarade, j'avais retenu mon souffle. Mais je ne retenais pas mes larmes. Mes vêtements remontèrent comme par magie, et mes mains tombèrent. Le fil barbelé s'en alla et je tombai au sol tel un poids mort. Et je continuais de pleurer. Je mis mes mains autour de mes jambes, et serra encore plus qu'avant. Et je pleurai encore et encore. La partie la plus dure n'avait pas été de se débattre, la partie la plus dure avait été de prendre du plaisir. Et chaque fois qu'ils revenaient, je reprenais ce plaisir. Pas par le geste, mais parce que j'imaginais que c'était Gabby à la place de Trish. J'imaginais la femme que j'aimais me faire prendre ce plaisir infini. C'était cruel, j'étais cruel. Mais c'était la seule solution pour ne pas me faire tuer. Ou me tuer. C'était une honte, j'avais honte. Comment dans des moments pareils, je pouvais prendre du plaisir avec une autre femme que celle que j'aimais ?

Fin du flashback


Point de vue de Casey

J'avais honte de moi, de ce visage. De mon visage. Quand je le regardais, je voulais lui demander comment il avait pu faire une chose pareille. Je ne pouvais plus regarder l'homme qui se trouvait en face de moi. Alors je me mis à le cogner. Encore et encore. Jusqu'à ce que je ressente une douleur me lacérer la main. Jusqu'à ce que j'entende ce bruit si distinct de verre tomber au sol. Je voulais tant finir cela. Mettre un terme à tout cela. J'en avais assez. Ce monde n'était plus pour moi. Je m'agenouillai, et attrapai un des plus gros morceaux de miroir. C'était la seule solution, la seule qui me venait à l'esprit. Je sentis mes mains trembler, et je me mis à pleurer encore une fois. Mais je n'avais pas la force ni le courage de passer à l'acte. Même si je l'avais dans les mains, je ne pouvais pas faire ça. Je posai ma tête sur le mur carrelé et fermai les yeux. À pleurer. Comment pouvait-elle encore m'aimer...


Point de vue de Severide

Mes mains étaient pleines de sacs. Matt ne mangeais presque rien, mais le peu qu'il mangeait devait rester dans son système et l'aider à reprendre le poids qu'il avait perdu. Doucement mais difficilement, j'ouvris la porte d'entrée.

« Matt ? »

Pas un son dans l'appartement. Il devait sûrement dormir. Je plaçai les sacs sur la table de la cuisine et pris la route de sa chambre, calmement. Mais il n'y avait personne. Je me sentis froncer des sourcils et mon cœur battre plus vite et plus fort. La salle de bain. C'était la seule pièce où il pouvait être à présent. Mais je n'entendais pas l'eau couler. Je pris une grande inspiration et un pas à la fois, je m'avançai vers la porte et l'ouvris. Toujours les sourcils froncés, je vis des débris sur le sol. Puis je tournai la tête vers la gauche et aperçus un pied, puis un autre, et enfin Matt.

« Matt ! »

Mes yeux étaient ouverts totalement, et je me jetai au sol près de lui.

« Matt, qu'est-ce que tu as fait ? »

Sa peau était encore plus pale que lors de son premier jour à l'hôpital. Je savais plus quoi faire. Je tremblais de partout. Je l'entendais pleurer pendant que je frappais ses joues.

« Matt, réponds-moi, qu'est-ce que tu as fait ? Putain, ouvres les yeux ! »

Mais il ne répondit pas. Je paniquais. Ma respiration était tellement rapide que je croyais faire une crise cardiaque. Et puis je vis sa main. Sa main dans laquelle il tenait fermement un morceau de miroir brisé.

« Matt... Donne-moi ce morceau de verre... S'il te plaît ».

Sa seule réponse fut de pleurer davantage. Ses pleurs déchirait de calme de la pièce. Je m'accroupis en face de lui et pris très doucement sa main.

« Matt... »

Il leva les yeux. Son regard... il n'était plus le même. On pouvais y voir la tristesse. Je pouvais à peine bouger. Ou faire quelque chose.

« Matt. Matt, je suis là, c'est fini ».

Je me tenais presque sur lui. Essayant de le réconforter comme je le pouvais, tenant ses mains tremblante. Je sentis qu'il desserrait sa main et je pris cette opportunité pour prendre le morceau de glace et le jeter sur le sol. Puis je sentis Matt bouger et pleurer encore plus.

« Matt, c'est fini Matt. Shhh... Je suis là, peut importe quand, pourquoi, ou quoi, je suis là et je le serai toujours ».

Je sentis ses bras m'encercler, encore plus fort et toujours plus fort. Puis plus rien. Je devais appeler Gabby. Elle saurait quoi faire. Avec la main tremblante, je l'appelai.

« Hallo ? »

« Gabby, c'est Kelly ».

« Kelly, qu'est-ce qui se passe ? »

« C'est Matt. Il faut que tu viennes immédiatement ! »

« Kelly, calme-toi et explique-toi ».

« Il... Il perd du sang et... Je crois qu'il a perdu connaissance ».

« Je suis en route ».

Je pris un gant et nettoyai la plaie de sa main. Sa tête bougea un peu. Et doucement, il ouvrit les yeux, laissant apparaître le bleu de ses yeux, un bleu de solitude. Un regard totalement perdu dans le vide.

« Matt, regarde-moi ».

Mais il ne le fit pas. Il était là, sans être vraiment là. Et soudain, il commença à se débattre.

« Matt ! Qu'est-ce que tu fais Matt ! »

« Non.. Veux pas... Laisse-moi... »

« Non Matt, je ne te laisserai pas ! Pourquoi tu as voulu faire ça ?! »

« Gabby... »

« Quoi Gabby ? »

« Honte... Elle ne... Ne m'aime plus... Elle ne peut plus... »

« Matt, garde tes forces ».

Il pleurait toutes les larmes de son corps.

« Honte... Peux plus... La regarder... Peux plus... »

« Pourquoi ? »

« Trish... Elle.. Je ne pouvais pas... La stopper... Rien faire... Je... Je ne peux plus... Regarder Gabby... Dans les yeux... »

Et enfin, je compris. Je comprenais ce qu'il voulait dire. Bennett avait raison : Matt avait été torturé sexuellement. Mais pas que par un homme.

« Matt, reste avec moi, tu dois rester éveillé ».

« Peux plus... »

Ses yeux se fermèrent, sa tête tomba sur le sol, et je ne pus l'arrêter. Je devais arrêter avant tout le sang qui coulaient maintenant sur mes doigts. C'était à ce moment-là que Gabby arriva. Je l'entendais crier mon nom à travers l'appartement.

« Dans la salle de bain Gabby ! »

Je me concentrai sur Matt, il était inerte, toujours plus pale que le carrelage.

« Oh mon Dieu... Qu'est-ce qui s'est passé ? »

« Il a essayé de se couper les veines, voilà que qui s'est passé ! »

« Il a quoi ? »

« Il voulait le faire... Mais quand je suis venu dans la salle de bain, il était sur le sol avec ce morceau de verre dans les mains et il l'empoignait vraiment très fort. Mais il ne s'est pas coupé les veines ».

« Tu dois appeler Bennett. Il saura quoi faire ».

« Il demandera de le voir à l'hôpital. Et il n'est pas question qu'il y retourne.

« Il n'est pas de garde ce soir. Et il nous a laissé son numéro personnel ».

« … Appelle-le ».

« Amène-le dans la chambre, pose-le sur le lit et continue d'appuyer sur la blessure ».

J'acquiesçai et Gabby alla appeler Bennett. Je pris Matt dans mes bras et le posai doucement sur son lit. Instinctivement, je pris son pouls, trop apeuré par le fait que quelque chose pouvait arriver. Il était rapide et filant. Bennett devait arriver. Et vite.


Point de vue de Gabby

« Bennett ».

« Doc, c'est Gabby. Vous nous aviez dit de vous appeler s'il y avait un soucis ».

« Oui, je m'en souviens ».

« Matt... »

J'avais peur, et les larmes aux yeux. Je pris une grande inspiration.

« Matt a tenté de se tuer. En tout cas, je pense. Je ne sais pas. Il a perdu beaucoup de sang et on ne peut pas l'emmener à l'hôpital ».

« Il est conscient ? »

« Non, il vient de perdre connaissance ».

« Et son pouls ? »

Je courus jusque dans la chambre.

« Kelly, comment est son pouls ? »

« Rapide et filant. Il perd trop de sang ».

« Doc ? »

« J'ai entendu Gabby. J'arrive dans cinq minutes. Je vais appeler Sonia. Elle n'est pas de service ce soir non plus, et je vais attraper le matériel dont j'ai besoin. Si je ne suis pas là dans cinq minutes, rappelez-moi ».

« Et qu'est-ce qu'on fait en attendant ? »

« Essayez de le garder au chaud et de stopper le saignement ».

« C'est tout ? »

« Vous ne pouvez rien faire de plus. Cinq minutes. Je serai là ».

Il raccrocha. Une course contre le temps commença.


Point de vue de Bennett

J'étais inquiet pour Matt. En fait c'était le premier patient pour lequel je me souciais vraiment. Après ce qu'il venait de vivre... Sonia avait accepté de m'aider, mais elle était déconnectée, regardant par la vitre de la voiture avec un regard perdu et triste. Mon téléphone sonna, et comme je pouvais pas répondre, Sonia le prit et mit le haut-parleur.

« On est bientôt arrivé Gabby ».

« D'accord. Vous aviez dit de vous rappeler donc... »

« Je sais Gabby. J'ai pris plus de matériel au cas où j'en aurais besoin. Comment il va ? »

« Toujours inconscient. Son pouls redescend et il semble avoir arrêté de saigner ».

« Dites à Kelly de continuer à appuyer sur la plaie jusqu'à ce que je dise d'arrêter. S'il enlève sa main, Matt peut se remettre à saigner encore plus vite ».

« Je vais préparer une table et d'autres trucs ».

« Bien, je vois la maison. Vous pouvez descendre pour nous aider ? »

« Je descends ».

« Merci ».

Sonia raccrocha pendant que je garai la voiture dans la rue. Gabby apparut au niveau de la porte d'entrée.

« Vous pouvez prendre le matériel léger. On prend le reste avec Sonia ».

Gabby acquiesça, nous prîmes tout le matériel et entrâmes dans l'appartement. Je n'aurais jamais pensé à une maison aussi belle.

« Impressionnant... »

Gabby sourit légèrement.

« C'est Matt qui a fait ça. Il est auto-entrepreneur dans la construction ».

« Ah oui ? Il est... Talentueux ».

On prit la direction de la chambre. Kelly était près de Matt, qui était toujours inerte.

« Doc... Merci d'être venu. Et Sonia aussi ».

Sonia sourit.

« Vous auriez dû appeler le 911 ».

« Il n'aime pas les hôpitaux et... Et bien, vous commencez à le connaître : s'il n'est pas dans un environnement qu'il connaît, cela ne va pas aider ».

« Je comprends. But si je dis que je ne peux pas le soigner, il devra aller à l'hôpital ».

Kelly acquiesça, comprenant la situation.

« Continuez d'appuyer Kelly ».

Sonia m'aida à prendre ses constantes, c'est-à-dire le pouls, la pression sanguine et sa respiration. Il avait perdu beaucoup de sang.

« Vous avez dit qu'il avait perdu quelle quantité de sang ? »

« Environ un demi-litre. Peut-être plus. La blessure n'est pas étendue mais elle est profonde. Il s'est probablement coupé quelques veines avec le bout de miroir ».

Je soupirai.

« Il a un don pour les miroirs celui-là », ironisai-je.

Un rire sourd s'empara de la pièce.

« Bon, pour le moment, j'ai besoin de sérum physiologique, d'antiseptique et de compresses pour désinfecter la plaie ».

Sonia prépara tout l'équipement dont j'avais besoin.

« Je place une IV d'antibio ? »

« Oui, et il a besoin d'une réhydratation. Et d'un rappel antitétanique. Je pense qu'il a de la fièvre ».

« Je vais prendre sa température ».

Elle attrapa le thermomètre.

« Kelly, vous allez retirer votre main et le gant tout doucement. Vraiment doucement. S'il le saignement s'est arrêté, vous allez rouvrir la plaie ».

Kelly obéit, mais il y avait toujours du sang qui coulait. Je pris une compresse antiseptique et la mit dessus.

« Docteur. Il a de la fièvre. 38,2°C ».

« Faites une infusion rapide. Gabby, ramenez-moi des serviettes et un bol d'eau froide ainsi qu'une couverture s'il vous plaît ».

« Je reviens ».

Je me concentrai sur Matt, prenant soin de ne pas agrandir la plaie.

« Je ne pense pas qu'il y ait de veines coupées. Juste les muscles. J'ai besoin de rouvrir la plaie pour voir les dégâts ».

« Mais... Il a déjà perdu beaucoup de sang ».

« Les muscles de la main sont très sensibles. Ils peuvent se mettre à saigner plus que vous pouvez le penser. Je vais anesthésier la zone et l'ouvrir un peu, voir les dégâts et suturer. Kelly vous pouvez me passer le sac qui est sur le sol ? Il contient du matériel chirurgical ».

Il se leva, l'attrapa et l'ouvrit.

« J'ai besoin de lidocaïne, de compresses, d'un petit écarteur, de fil, d'une aiguille à suture et de sérum phy ».

« Doc... Je ne comprends pas un mot de ce que vous dites ».

« Je vais le faire Kelly, ne vous inquiétez pas ».

Encore une fois, Sonia prépara tout le matériel nécessaire et m'aida comme elle le pouvait.