Chapitre 6 : L'ironie est un art que seul le destin maîtrise

Il sentit un liquide froid s'écouler sur son visage. La pluie ? Il faisait bien trop chaud pour que la pluie soit si froide. Il ouvrit les yeux : lui et tous les autres passagers étaient assis dans le sable, adossés à l'appareil qui semblait plus que mal en point. Il leva les yeux et vit Izaya. Pour une fois, il ne souriait pas et se contentait de vider le contenu d'une petite bouteille d'eau sur le crane de sa fiancée donc la perruque avait été porté disparue durant le crash. Shizu balaya l'horizon du regard : des dunes, des dunes, encore des dunes… Ses yeux s'arrêtèrent sur une forme étrange et pourtant familière. Une espèce de chose métallique qui n'avait pas du tout sa place ici. Une chose à laquelle il manquait autre chose. Une hélice.

Shizuo : Non.

Izaya, surprit que Shizuo ne l'ait pas encore attaqué, s'accroupit à côté de lui et regarda dans la même direction. Il leva un sourcil en reconnaissant l'engin dans lequel il avait lui-même chargé Shizu-chan puis éclata de rire.

Izaya : Ahahah ! Mon pauvre Shizu-chan ! Même en le faisant exprès tu n'arriverais pas à être plus poisseux !

Son rire résonnait dans tout le désert mais s'interrompit brusquement quand les deux hommes virent que tous les passagers et le personnel de bord étaient tournés vers eux. Dans leurs yeux brillait une lueur de haine.


Shinra : Tu es sure que tu ne veux pas rentrer, plutôt ? J'en ai marre de ce pays, il n'y a plus rien à faire !

Celty : Non, on a déjà trop attendu, Shizuo compte sur nous !

Shinra : Mais c'est loin !

Celty : Arrête de faire l'enfant ! On y est.

La jeune femme et son compagnon pénétrèrent dans le bâtiment. Après une discussion virulente avec le personnel présent, ils eurent accès à un couloir bordé de cellule. Celty s'arrêta devant deux d'entre elles qui étaient accolées. Dans l'une elle reconnut son commanditaire régulier, l'informateur Izaya Orihara, assis sur sa banquette les avant-bras sur les genoux, les mains croisées et les épaules basses. Parfaitement symétrique à lui, de l'autre côté d'un mur de béton, dans la cellule voisine, se trouvait ce qui avait un jour dû être Shizuo Heiwajima. Il était affublé d'une robe de mariée déchirée et tachée de sueur et de poussière, son maquillage dégoulinant le long de son visage. Les deux tokyoïtes étaient sacrément amochés comme s'ils avaient été victimes d'un lynchage collectif. Celty les regarda avec tout le mépris dont on est capable quand on a pas de tête et se contenta de tendre son portable vers celui qui l'accompagnait.

Celty : Shinra, on rentre.


Voilà ! J'espère que cette première fanfiction Durarara vous a plus !

A l'origine, cette fanfic devait être un doujinshi écrit par moi-même et dessiné par une amie, peut-être qu'elle le sera un jour… Vous pensez que c'est une bonne idée ?

N'hésitez pas à laisser une review : ça fait toujours plaisir et en plus ça me donne l'illusion d'avoir des amis ^^.

Bonne continuation, bonne lecture, et faites attention aux panneaux de signalisation !