Bonjour tout le monde!

J'espère que vous allez bien en ce début de semaine, il est temps de travailler un peu (avec ce temps pourri, je vous l'accorde). Pour débuter cette semaine, je publie ce chapitre (existe aussi en anglais je vous le rappelle), en espérant avoir quelques commentaires (bons ou mauvais sentiments, peu importe).

Il est temps de lire et d'apprécier! bonne journée :)


Point de vue de Casey

Je sentais quelque chose sur mon bras. Mon bras gauche. Et ensuite passer dans mes veines. Quelque chose de froid, contrastant avec mon corps tout chaud. Bon sang, que j'avais chaud. Si chaud... je pouvais toujours sentir la sueur sur la totalité de mon corps.

« Comment il va Bennett ? »

« Son corps commence à résister. Mais ce n'est pas la blessure qui a causé tout cela. Quand vous êtes sortis de l'hôpital, vous êtes allés quelque part avant de rentrer? »

« Euh... Oui, on est allé près du lac. Il aime cet endroit ».

« Avec ce vent ? »

« Quoi ».

Je sentis mon corps régir. Mon corps tremblait comme une feuille, essayant d'atteindre ces deux voix. Mais elles étaient si loin...

« Kel... »

J'essayai de lever mon bras, mais je ne pouvais pas bouger. J'étais trop faible.

« Matt, je suis là. C'est bon ».

« Non... Pas bon ».

« Qu'est-ce qu'il y a Matt ? »

J'ouvris les yeux, ou du moins j'essayai. Tout était trop flou et ma tête tapait.

« Jack... Il... A essayé de te tuer... Et Gabby aussi... Tous... »

« Je sais Matt, je sais ».

« Non... Quand... Quand il était pas là, son... Son homme de main... Oleg. Il... m'a envoyé Trish... Elle... M'a torturé, mais je ne voulais pas... »

Je ne savais pas pourquoi je continuais de parler.

« Je... J'ai eu du plaisir quand je ne voulais pas... Je... Je suis désolé. Je ne peux pas... Peux pas... Gabby ne peut plus m'aimer ».

Je me sentis pleurer.

« Il est à 4O de fièvre ».

« Mon Dieu... »

Je comprenais plus rien. Qu'est-ce que c'était ? Pourquoi j'étais ici ? Et où est-ce que j'étais ?

« Il devient délirant. Je sais maintenant ce qu'il a ».

« Alors quoi ? »

« C'est la grippe. Écoutez, sa captivité a laissé son système immunitaire vraiment très faible. C'est pour cela qu'il a attrapé la grippe en ce moment ».

« Il a besoin de retourner à l'hôpital ? »

« Non, je ne pense pas que ce soit nécessaire. La grippe apparaît soudainement et disparaît au bout de quelques jours. Cela inclut une forte fièvre, une perte d'appétit, beaucoup de sueur, des vertiges, des nausées et parfois des vomissements ».

« Qu'est-ce qu'on fait alors? »

« On lui donne de quoi le réhydrater, de l'amantadine et du doliprane pour la grippe et la fièvre, et les éléments et nutriments essentiels pour renforcer son système immunitaire. Mais on ne peut pas faire plus. Et il a besoin de boire beaucoup d'eau et de manger ».

« Je vais faire ma soupe de poulet », dit Sonia.

« Je vais vous aider. Ma grand-mère faisait cette recette à mon frère et moi quand on tombait malade ».

Cette voix... C'était Gabby ?

« Gab... »

Je fermai les yeux, j'avais vraiment trop chaud.

« Matt, je suis là. Tout va bien, tout va bien... »

Je ne pouvais rien dire de plus. Je sentis mon esprit partir dans un monde totalement noir.


Point de vue de Casey, flashback

C'était une pièce sombre, froide et puante. Oui, puant l'humidité. Une odeur nauséabonde s'emparait de mon nez. Cela me rendait malade, mais je fis un effort suprême pour avaler ma salive afin d'éviter de vomir. Soudain, des images vinrent dans ma tête, juste devant mes yeux. Katya. Est-ce que j'avais rêvé ? Je ne pensais pas. Elle était vraiment morte sous mes yeux. Cela me rendit encore plus malade. Comment Nesbitt avait-il pu faire cela de sang froid ? Prendre cette arme, la pointer sur sa poitrine et tirer sans une once d'hésitation en disant ''tu n'aurais jamais dû faire cela''. Qu'est-ce que cela voulait dire ? ''Faire cela'' ? Elle n'avait pas le droit de me parler ? Elle n'avait pas le droit de s'échapper de son emprise ? De tout... Ce cauchemar monstrueux ? Je sentais quelque chose entourant mes poignets et mes chevilles. J'étais ligoté. J'essayai de me débattre, mais une douleur brutale s'empara de moi et rampa dans mon dos. Quelque chose venait d'entrer dans mes poignets et je sentir déjà sentir mon sang couler et tomber sur le sol. L'odeur de ce sang, de mon sang, vint à mon nez, se mélangeant avec l'odeur que je voulais réprimer. Je ne pouvais plus. Avec un mouvement de hâte, je me mis sur mes genoux sans ouvrir les yeux et vomit tout le contenu de mon estomac au sol. Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que de la bile. Tout me brûlait. Tout. Un marteau-piqueur tapait dans ma tête. Je m'effondrai au sol, essayant de bouger le moins possible, mais je sentais mon corps trembler. Soudain, la porte s'ouvrit dans une cacophonie sourde. Je me forçai à ouvrir les yeux, les habituant peu à peu au manque de lumière. Je savais que c'était Nesbitt, mais je ne le reconnaissait pas.

« De retour parmi nous ? »

Je ne répondis pas. Je ne le voulais pas.

« Je vois que tu as fait joujou avec le fil barbelé ! »

Alors c'était cela. Du fil barbelé. Cette chose horrible qui était entré dans mon corps.

« Tu bouges un peu trop et tu te romps les artères radiales. C'est la meilleure chose à faire pour te tuer mais je ne pense pas que tu aies le cran de le faire. Pour le moment ».

Pour le moment ? Comment ça pour le moment ?

« À genoux ».

Je ne bougeai pas d'un pouce. Je ne pouvais pas sans une horrible douleur. Et je ne voulais pas de cette douleur.

« j'ai dit à genoux ».

J'obéis. Je me mis sur les genoux, luttant contre cette envie toujours présente de vomir, et commençai à me lever. Sans aucun ménagement, je reçus un coup de pied dans l'estomac. Je tombai sur les genoux, avalant ma salive.

« Je ne t'ai jamais dit de te lever ».

Je restai là, sans bouger. Il vint à ma hauteur.

« J'ai besoin d'information Matt. Et toi seul les a à présent ».

Je ne bougeai toujours pas, mes yeux toujours fermés.

« Pourquoi tu m'as trahi ? »

Quoi ? Trahi ? Je ne t'ai pas trahi !

« Tu as parlé à ces policiers à ta caserne ! Que leur as-tu dit ! »

Si seulement tu savais...

« Je ne répéterai pas la question Matt ».

Et je ne te dirai rien...

« Très bien. J'ai tout mon temps. Toi non. Mais ce n'est pas grave. Je suis très, très patient. Je vais revenir, voir si tu as changé d'avis ou non. Et si non, Oleg viendra prendre soin de toi ».

La porte fit ce même son horrible avant de se refermer. Je sentais les larmes brûler mes yeux, puis mes joues et tomber sur le sol souillé.

« Matt ? »

Je fronçai les sourcils. Cette voix, je la connaissais.

Non, ne bouge surtout pas. Tu ne peux pas... Écoute-moi seulement. Je suis dans ta tête ».

Est-ce que... Je deviens fou ?

« Tu ne deviens pas fou. C'est une voix pour t'aider à surmonter tout cela. C'est une voix en qui tu as confiance ».

Je connaissais vraiment, mais vraiment cette voix, mais je ne pouvais pas y mettre un visage.

« C'est moi. C'est Hallie ».

Fin du flashback


Point de vue de Severide

« Hallie... »

Je me tournai vers Matt.

« Quoi ? »

Il transpirait vraiment beaucoup, même si Sonia disait que sa fièvre s'était stabilisée.

« J'ai vu Hallie... Là-bas... »

« Là-bas ? Quand ? »

« Quand je... J'étais là-bas. J'étais ligoté... Et... Elle m'a dit de ne pas renoncer... Que... Je n'avais pas le droit... D'abandonner... Mais à chaque fois que je... Je fermais les yeux... Elle... Elle me criait dessus et me disais... Me disait de me réveiller, elle me secouait... Me réconfortait... »

« Matt ? Matt ? »

Il avait encore sombré dans un sommeil profond. Encore. Bennett entra dans la chambre.

« Comment il va ? »

« Il était conscient il y a quelques secondes. La fièvre le fait vraiment délirer ».

« Ouai je sais. Mais les antibiotiques vont l'aider à combattre l'infection et la fièvre va baisser très doucement bientôt ».

J'acquiesçai. Cela me faisait mal de voir mon meilleur ami comme ça.

« Il a dit quelque chose ? »

« Il... Il a parlé d'Hallie. Qu'il voulait abandonner mais qu'elle l'en empêchait ».

« Qui est Hallie ? »

Bien entendu, Bennett ne la connaissait pas. Elle n'a pas travaillé à Chicago Med mais à Lakeshore.

« C'est son ex-fiancée ».

« Ils ont rompu comme avec Gabby ? »

Et il ne connaissait pas leur histoire.

« Elle est morte ».

« Oh... »

Je soupirai et pris une grande inspiration.

« Matt... Matt et moi étions sur un appel dans une clinique en feu avec nos équipes respectives. Hallie... Hallie y travaillait et euh... On l'a trouvé, gravement brûlée. On, euh... On a essayé de la sauver, mais euh... Elle était déjà morte... Après cela, Antonio... Je veux dire, le détective Dawson a prouvé qu'elle avait été tuée avant que l'incendie se déclare, qu'elle avait été tuée, et... Matt et l'unité de renseignements ont retrouvé le gars et l'ont tué ».

Je ne savais pas si j'avais le droit d'expliquer cela, mais Bennett avait le droit de savoir, pour aider Matt. Il lui faisait confiance à présent.

« Cela a dû être dur pour vous, et surtout pour lui ».

« Avant, je le blâmais pour la mort d'un de nos meilleurs amis. Il était dans son équipe et il était notre frère. Et... J'ai pensé qu'il l'avait laissé passé par la fenêtre mais maintenant... Je savais qu'il a essayé de l'arrêter. Mais il n'a pas pu. Je le sais maintenant, mais à l'époque... Tout ce que je pouvais voir c'était un frère ayant tué son petit frère ».

Je fermai les yeux.

« C'était stupide quand j'y repense. Personne n'est à blâmer pour cela. Cela fait partie du métier. Sauver des vies au péril de la nôtre ».

« Kel.. »

J'ouvris les yeux, pour voir tout simplement les yeux de Matt légèrement ouverts.

« Matt ».

« Je vais voir si le dîner est prêt ».

Bennett quitta la pièce et alla dans la cuisine.

« Désolé ».

« De quoi ».

« Andy ».

Je secouai la tête vigoureusement.

« Non tu n'as pas à l'être. C'est notre travail Matt ».

« Je... Je l'ai vu... Quand les flammes l'ont encerclé. J'étais là... Et je n'ai rien fait... J'ai juste regardé et crié son nom ».

Il pleurait. Bon sang, Matt... Pourquoi je t'ai blâmé pour ça ? Soudain, il toussa et essaya de rouler sur le côté.

« Matt ? »

Les yeux fermés, il continuait de tousser. Il plaça une main sur sa bouche. Doux Jésus... Je pris son bras gauche, je l'aidai à se mettre sur son côté droit, au bord du lit. Et je caressai son dos avec ma paume pour calmer son envie de vomir.

« Respire Matt. Inspire, et expire doucement. De lentes, profondes inspirations ».

Sa toux resta encore quelques secondes avant de disparaître. Il était en sueur, les yeux fermés, semblant d'être de nouveau endormi. Je continuai de caresser son dos, le réconfortant.

« Tout va bien Matt. Tout va bien. Rendors-toi. Sshhhh... »