Voici le chapitre 11 ! ^^ Bonne lecture :)

Le chapitre 12 sera posté le 28/09 !

Encore merci de continuer à lire mon histoire et merci à ceux qui commence à la lire, ça me fait plaisir !


Chapitre 11 : Jour de camping !

J'ouvre doucement les yeux, la lumière encore peu agressive du soleil matinale filtre à travers les rideaux de la maison afin de venir caresser mon visage. Je sens doucement une main chaude me caresser les cheveux, je réalise alors que je suis dans les bras d'Embry, mes jambes entrelacées dans les siennes et ma tête calée contre son torse musclé. Cette position est tellement agréable, je voudrais ne jamais bouger. Je relève la tête vers Embry, qui me fait un grand sourire. Il semble réveillé depuis déjà un moment, je lui pose la question et en effet, il est réveillé depuis près d'une demi heure. Il semblait prendre plaisir à me voir dormir et à me caresser tendrement. Je jette un coup d'œil à l'heure qu'affiche le réveil : Il est dix heure et demi. Embry m'embrasse tendrement, puis nous nous levons. Malheureusement, il me dit qu'il doit aller patrouiller et qu'il est déjà en retard. Il m'explique que la meute à Jacob à convenu d'un commun accord avec la meute à Sam qu'il serait de rigueur de remettre en service les patrouilles, étant donné l'attaque d'hier. J'imagine qu'il s'inquiète pour moi. Je tenterais volontiers de lui dire que cela n'est pas nécessaire, mais je ne le fais pas car je sais pertinemment que mon avis ne changerais rien. J'acquiesce, contentant de me réjouir de la nuit que j'ai passée avec lui. Il enfile son short, son t-shirt puis ses chaussures et nous descendons. Il continu de m'expliquer plus en avant ce qu'il s'est passé à l'issu de la bataille. Il me dit avec tristesse que la seule chose qui à lever l'emprise de la vampire sur les loups est le pouvoir de Bella. Voilà qui est bon à savoir. Je prendrai le temps d'y réfléchir plus tard. Sur le pas de la porte, nous nous embrassons et comme à chaque baiser, des petits papillons de bonheur s'agitent dans mon ventre. Je le vois monter dans sa voiture, puis s'en aller au loin. Il me manque déjà, j'ai l'impression d'être incomplète quand il n'est pas au près de moi. Je referme la porte, puis je monte me préparer. Je n'ai pas vraiment l'intention d'aller quelque part, mais au moins si l'occasion se présente, je serais prête à sortir. Je prends mon temps pour me préparer et je prends un grand plaisir à me chausser une nouvelles fois des bottes que m'a offert Bella. Je vais dans la cuisine et prépare à manger. Non, je ne vais plus chasser à partir d'aujourd'hui, je peux me nourrir de nourriture humaine et c'est bien plus simple, pourquoi ne pas s'en contenter? Certes cela diminue mes forces, mais je ne crois pas avoir à me battre avant un petit bout de temps, Dante et ses disciples ne sont pas près de revenir. Je repense à Dante et Gwen. C'est véritablement étrange, il connaissait mon prénom et on aurait dit qu'ils savaient déjà qui je j'étais. Si il m'espionnait, ils se sont vraiment fait discret car je ne les ai jamais remarqués auparavant. Quoiqu'il en soit, ils ne sont pas prêt de revenir ici, avec tout les loups et les vampires qui leurs sont tombés dessus l'autre jour, je pense que ça les a dissuadés de commettre une nouvelle erreur. Je tire au moins une satisfaction de cette rencontre avec ces vampires : J'ai tuée un de ceux qui s'en sont pris a mes amis, rien ne peux me procurer une telle joie, sauf peut être les tuer tous.

Je vide les placards et je décide de faire à manger avec ce qu'il y a. Il faudra que j'aille faire les courses, car pour le coup, il n'y a presque rien si ce n'est des paquets de pâtes et quelques accompagnement de mauvaise fortune. Une fois le repas prêt, je vais dans le salon et je m'installe dans le canapé pour manger avec ma vieille amie : La télévision.

Le repas terminé, je mets la vaisselle que j'ai utilisée dans le lave-vaisselle et je le mets en route, avant de me réinstaller devant la télé.

Le temps passe lentement. Je m'efforce de ne pas pleurer en voyant l'ordinateur portable de Laura sur la table ou en revoyant le verre préféré de Matt, rangé dans le bac à vaisselle. Je ne veux pas déranger quoique ce soit, de crainte que cela ne change ma mémoire. Mes pensées voltigent entre mes souvenirs et entre Embry, en passant par les événements épineux avec Dante, Gwen et Celeste. Bien sûr, je repense aussi beaucoup à moi même, ou plutôt au faite que je sois en train de changer, que je sois une vampire capable de dormir ou de vivre comme une humaine. Puis brusquement, je me mets à penser à hier. Cela me taraude. Si je n'avais pas été secourue, je serais morte à l'heure qu'il est. Je ne peux m'empêcher de constater qu'Embry a un timing parfait! Il est arrivé au moment propice, je lui dois la vie. Toutes ces pensées se secouent dans ma tête, puis j'entends soudain frapper à la porte. Une nouvelle fois, je sens le parfum d'Embry venir me titiller les narines. Un sourire se dessine sur mes lèvres, même si je trouve très étrange qu'il revienne aussi tôt. Non pas que cela me déplaise mais je ne m'y attendais pas. Je pensais qu'une patrouille durait plus longtemps, étant donné l'étendue du territoire à couvrir. J'ouvre la porte et m'apparaît alors son magnifique visage. Nous nous sourions, puis je me perds une fois de plus dans son doux regard. Je finis par reprendre mes esprits et je lui demande ce qu'il vient faire ici. Non pas que le voir ne me déplaise, mais la curiosité prend le dessus. Il m'explique joyeusement que plutôt de faire une patrouille, Jacob et les autres ont trouvés quelque chose de mieux à faire. Il vient ensuite m'embrasser tendrement. Si il réside bien une chose certaine dans mon esprit et mon cœur, c'est que je ne me lasserai jamais de ses baisers plus que brûlant. Je devine rapidement qu'il a prit sa journée pour la passer avec moi, sinon j'imagine qu'il ne serait pas venue me voir. Je le fais entrer puis nous allons nous asseoir au petit bar de la cuisine.

- Alors qu'est ce que tu veux faire? Je lui demande en souriant.

- Jacob emmène Renesmée camper dans la forêt avec Seth et Quil emmène Claire, aujourd'hui. Me dit-il un peu nerveux.

Je le vois se passer une main embarrassé derrière la tête, je remarque qu'il fait cela uniquement lorsqu'il veut me demander quelque chose que je pourrais hypothétiquement refuser. Je trouve cela très mignon, cela me prouve bel et bien une fois de plus qu'il tient à moi. Si seulement il savait ce que j'éprouve pour lui, je ne le connais pas depuis longtemps, mais je l'aime déjà tellement. Je crois que j'ai ce qu'on appelle un « Coup de foudre » pour Embry. Je suis tellement absorbée dans mes propres pensées, que je n'ai pas remarquée qu'il me parle. Je n'ai pas non plus remarquée que je le regardais comme lui me regarde si souvent, c'est à dire fixement et avec une débordante envie de lui sauter dessus.

- Ma puce? Me dit-il. Tu... Tu es d'accord?

- Euh.. Pourquoi faire? Je lui demande en me ressaisissant quelque peu.

- Eh bien... Pour venir avec nous camper? Me demande t-il en rougissant un peu.

- Oui, ce serait géniale! Je m'enquis, après tout j'ai toujours aimer camper et ce genre de chose. Mais on dort dans la forêt? Dans des tentes? Je lui demande.

Je n'ai jamais été en communion avec la nature, enfin j'ai déjà été dans la forêt mais de la à y dormir, cela fait deux. Non pas que l'idée de dormir dans des tentes après un jolie feu de camp me révulse, bien au contraire, mais partager une telle convivialité avec nos amis les abeilles, les moustiques ou encore les araignées ne m'enchante pas vraiment, pas du tout je dirais même. Je devine aisément qu'il s'agit là de l'idée saugrenue de « Jacob et des garçons » pour garder un œil sur moi et patrouiller en même temps. Cela ne me gêne pas, au contraire, j'ai besoin de me sentir protégée. Et puis, se pose vraisemblablement la question : Ou vais-je dormir? Je n'ai pas de tente ou de sac de couchage dans mes valises. Non pas que l'idée de dormir avec Embry ne me plaise pas, d'ailleurs ce ne serait pas la première fois mais... Non, oublions ce que je viens de dire, c'est une idée totalement acceptable!

- Oui et tu dormiras avec moi! M'affirme t-il souriant.

Je m'y attendais un peu et sans que je ne le décide de façon réfléchie, un sourire se dessine sur mes lèvres. Je rejoins Embry sur son tabouret et je me loge dans ses bras si chauds et attractifs. Je lui souffle que c'est une excellente idée, puis je joins mes lèvres aux siennes pour entamer un baiser fougueux et passionné, comme à notre habitude. A bout de souffle, nous nous séparons puis je lui demande quand nous devons partir. Je ne lui demande pas si les autres sont au courant de ma venue, cela va de soie, on n'invite pas quelqu'un après en avoir parlé à ses amis. Je commence à connaître Embry et je sais qu'il raisonne certainement de cette manière.

- On part dans moins d'une heure. Me dit-il en jetant un coup d'œil à sa montre.

J'acquiesce puis il me dit tendrement que je lui ai beaucoup manquée lorsqu'il est partit tout à l'heure, puis il me prend dans ses bras. Je lui dis que lui aussi m'a manquée et je le sens sourire de satisfaction. Nous restons comme cela quelques instants puis il me dit qu'il meurt de faim, étant donné qu'il n'a rien mangé ce matin. Je ris à sa remarque puis je me dirige en direction des placards pour trouver de quoi satisfaire son estomac de loup. D'autant plus que si je dois préparer à manger, je dois prévoir pour Embry, mais aussi pour Jacob, Seth et Quil. Il serait mal venu de ma part de ne préparer à manger que pour Embry et de cette façon, faire paraître un égoïsme qui n'est pas le mien dans mes agissements. De plus, il n'est que midi et par conséquent, ils ne doivent pas avoir mangé ou si ils se sont sustenter, ils doivent avoir encore la faim au ventre. D'après ma courte expérience avec Embry, je devine aisément que ces loups-garous sont de véritables ventre sur pattes, ils sont toujours en quête de nourriture. A mon tour, je me mets en quête de préparer un repas copieux, savoureux et rapide avec le peu d'ingrédient que j'ai. J'opte pour des pâtes à la crème gratinées au four, ce plat est rapide, copieux et délicieux : Tout ce que je demande! Pendant que je fais à manger prestement, j'entends les remarques d'Embry dans le salon quand à la bonne odeur que dégage le plat. Je l'entends également râler quand aux peu de chaînes que j'ai sur la télé. Je finie par enfourner le plat dans le four. Je demande à Embry si il peut mettre la table. Il me rejoint dans la cuisine et dépose un doux baiser sur mes lèvres, puis il s'exécute et met les couverts, les assiettes et tout ce qui accompagne cela à une table digne de ce nom. Je pense largement avoir la place de recevoir six personnes, la table

Il semble qu'il ai finit à temps car quelqu'un frappe à la porte, à cet instant. Embry va ouvrir, je l'entends parler et rire avec très certainement nos amis du camping. Je sors les pâtes du four et pose le plat sur la table de la cuisine. Je vais rejoindre les autres pour leur dire bonjour, même si j'appréhende un peu. J'appréhende surtout pour Jacob, je ne sais pas comment agir avec lui, il ne me calcul même pas et parfois cela en devient gênant. Lorsque je rentre dans le salon, Nessie se lève et me prend dans ses bras. Je lui rend avec hardeur son étreinte, ça me fait beaucoup de bien de la voir. Au moins, il y aura une fille d'à peu près mon age, au milieu de tout ces loup-garous. Nous nous décollons, puis je fais la bise à Quil, qui me salut chaleureusement. Je fais de même pour Seth qui me salut lui aussi très chaleureusement. Je crois que c'est avec Embry, Seth et Quil que je m'entends le mieux. Certes, je ne connais pas bien les autres, mais un sentiment m'en convainc. Je me dirige vers Jacob, je ne veux lui faire la bise de peur qu'il me rejette alors je décide de lui tendre une main hésitante. Après quelques instants qui me parurent des heures, il pouffe puis il lève les yeux au ciel en me prenant dans ses bras amicalement. Je ris, puis je leur dis que je vais chercher le repas. Je les vois tous sourirent à cette idée, c'est alors que je vois une petit fille cachée derrière Quil, ce doit être Claire. Je ne l'imaginais pas aussi petite. C'est étrange, elle ne semble pas faire partie de la famille à Quil, elle n'est visiblement pas indienne.

- Salut toi! Je lui dis doucement pour ne pas lui faire peur.

Cette dernière s'avance vers moi en souriant, elle semble très gentille malgré sa timidité. Je m'accroupis et je regarde son doux visage, il me rappelle celui de Laura lorsqu'elle avait son âge. Je sens les larmes monter, alors je me relève et je m'enfuis dans la cuisine, en prétextant que le plat va refroidir si je ne vais pas le chercher. Une fois dans la cuisine, une larme perle sur ma joue. Je respire profondément pendant de longues secondes, puis j'essuie doucement mes yeux et j'apporte le plat dans le salon. Il est encore très chaud, et l'odeur n'en ai que plus palpable à mesure que je m'approche de la table. Lorsque je le dépose sur la table, tout le monde sourit de plaisir et d'envie, même Jacob n'arrive pas à se retenir. Je sers tout le monde jusqu'à en vider le plat, puis Embry me fait un bisous en me soufflant un « merci » des plus sensuel. Un petit frisson me traverse, puis je lui lance un petit sourire. Quelques minutes après, je vois les garçons qui ont déjà finit de manger, tels les ogres qu'ils sont. Je vois Jacob piquer un morceau par si, par là dans l'assiette de Renesmée. La pauvre victime des attaques de Jake ne semble pas apprécier de voir son assiette diminuer. Nous rions tous, puis les garçons se mettent à se charrier les uns les autres dans une convivialité exquise. Je sens que cette journée ne va pas être de tout repos. Le repas finit je débarrasse la table, non sans avoir l'aide de Nessie qui s'est proposée de m'aider. Nous faisons la vaisselle pendant que les garçons et Claire sont assis dans le canapé, devant la télévision en faisant un boucan pas possible.

- Alors? Commence Nessie en souriant. La vie est belle avec ton loup?

Je pouffe quelque peu, il n'a pas tarder à dire à ses amis aux autres qu'on est ensemble à ce que je vois.

- Oui plutôt bien! Dis-je en pouffant. Mais comment tu es au courant? Je lui demande.

- C'est Jake qui me l'a dit. M'avoue t-elle. Franchement, vous êtes trop mignon, tout les deux. Dit-elle en pouffant.

Je commence un peu à rougir, m'afficher en publique avec un garçon, ça n'est pas vraiment mon style. Puis elle m'avoue que nos regards de braises et nos petits sourire ne passent pas inaperçus. Je pouffe un peu et je baisse la tête, je me sens démasquée à cet instant.

- Alors, il t'a parlé de l'imprégnation? Me demande t-elle.

Je fronce les sourcils et elle s'aperçoit rapidement qu'elle a dit quelque chose qu'il ne fallait. Je décide de lui dire que non et elle n'insiste pas. Je fais mine d'oublier cette imprégnation mais je garde cela bien au chaud dans un coin de ma tête. Nous finissons de faire la vaisselle, puis nous allons rejoindre tout le monde dans le salon. Jacob nous informe qu'on devrait y aller, le temps de trouver un endroit tranquille dans la forêt et de monter le campement. Nous montons alors dans le pick-up assez modernisé de Quil. Je jette un œil au véhicule et je peux voir que toutes les affaires nécessaire à notre petite excursion forestière se tiennent à l'arrière du véhicule. Je m'installe à côté de mon loup préféré, puis Seth s'installe à l'avant avec Quil et Jacob se met à côté de moi, avec Claire sur ses genoux. Bien sûr, en grand protecteur que Quil est, il ne roule pas vite, vraiment pas vite. Pourtant, ce n'est pas le nombre de remarque du genre « Appui sur le champignon, Mémé! » ou encore « Tu trouves pas l'accélérateur ou quoi?» qui manquent... Pour ma part, je préfère rester collée à Embry comme si ma vie en dépendait. D'ailleurs, cela ne manque pas de rappeler à Seth et Jacob de nous charrier. Le voyage se passe très bien, quoique très lentement et nous rions tous bien. Nous sommes enfin arrivés, enfin nous nous sommes arrêtés à l'orée de la forêt, sur le bord de la route. Les garçons déchargent sans difficulté les affaires stockés à l'arrière du pick-up, puis nous nous engouffrons dans la forêt. Cela me fait sourire car c'est dans cette même forêt que j'ai croisé pour la première fois le doux regard d'Embry. Je m'en rappellerai toute ma vie, cette rencontre est à jamais gravée dans mon cœur et ma mémoire. Après ce qui me semble s'apparenter à une longue croisade dans la forêt, nous arrivons enfin a trouvé un endroit un peu dégager et assez spacieux pour y faire tenir quatre tentes et un feu au milieu. Les garçons posent les sacs à terre et en sortent les tentes, avant de s'affairer à les monter. Cela se révèle est un quart d'heure de rire abominable pour nous les filles. Seth et Quil ont perdus leurs manuelles d'utilisations et Jacob n'a pas toutes les pièces pour monter sa tente. Seul subsiste dans l'ingéniosité, Embry, qui a fait un choix très judicieux lors de l'achat de la tente : Il a opté pour une tente qui se déplie d'elle même lorsqu'on la jette. Bon, il n'y a rien de sexy ni de viril là dedans, mais au moins ça lui permet de ne pas passer pour un idiot devant ses dames. Il rit également en voyant Seth et les deux autres garçons empourprés dans leur marasme. Après deux bonnes heures, Seth, Jacob et Quil ont enfin réussis à monter leurs tente, tandis qu'Embry a déjà finit de mettre le sac de couchage dans la sienne. Je me dis que j'ai vraiment de la chance d'avoir Embry. Il est doué en presque tout! Je l'ai rejoins dans la tente il y a une bonne heure et à présent, nous sommes entrain parler pendant que je suis blottie dans ses bras protecteurs. Je profite de cet instant pour lui parler de cet « Imprégnation ». Je ne sais pas ce que c'est et ayant une nature très curieuse, je veux absolument savoir de quoi il retourne.

- Embry? Je lui dis. C'est quoi cette histoire d'imprégnation?

Il semble très surprit par ma question. Je le sens se passer une main dans les cheveux, signe qu'il est encore gêné.

- Euh... C'est rien du tout. Me dit-il, très peu sûr de lui.

Je sens que c'est un mensonge, je sais déjà qu'Embry est un menteur bien minable, mais ce doit être vraiment important pour qu'il tente quand même sa chance.

- Dit moi la vérité Embry, je sais que tu ment très mal. Je lui dis en me redressant pour m'asseoir.

Il finit par se redresser à son tour, puis je le vois s'armer de son air le plus doux, mais aussi le plus sérieux que je lui connaisse.

- Ma puce, je veux attendre avant de te le dire parce que c'est très important. Est-ce que tu me fais confiance?

Il me dit la vérité, j'ai donc vu juste. Je ne veux pas le mettre au pieds du mur ou quoique ce soit. Je m'en veux même de lui avoir posé la question, maintenant qu'il me dit cela. Je lui dis qu'il n'a aucune obligation envers moi et qu'il doit me le dire quand il sera prêt. Je ponctue cette phrase en l'embrassant tendrement, comme à mon habitude, puis je me couche sur lui et je continue de l'embrasser. L'air devient de plus en plus chaud et l'oxygène commence à manquer, je sens clairement la température grimper. Je sens glisser ses mains brûlantes sous mon t-shirt, le long de mon dos.

- Hey, les tourtereaux? Pas de scènes interdites au moins de dix-huit ans au camping! Dit Seth en passant devant la tente.

Nous rions, puis je dépose un dernier baiser sur ses lèvres incandescentes, avant de sortir de la tente. Je vois Embry me suivre avec une tête dépité, sûrement déçu de ne pas avoir pu aller plus loin. Je ris en voyant sa mine affligé puis lui aussi se met à rire. Jacob réquisitionne mon loup pour l'emmener chercher du bois sec avec Quil et Seth. J'en profite pour me placer à côté de Nessie pour parler.

- J'espère qu'ils seront plus doués pour chercher du bois que pour monter des tentes! Lance Nessie.

Nous rions ensemble à sa remarque puis je vois la petite Claire en train de jouer avec des bouts de bois. Je la vois dessiner un petit bonhomme et une femme avec écrit au dessus d'eux le mot « Mariés ». Je m'accroupis à côté d'elle doucement, puis je la vois avoir un peu peur. Je m'en veux un peu de lui avoir fais peur tout à l'heure, cette pauvre fillette n'a pas du comprendre ce qu'il se passait. Après quelques instants d'hésitations, elle reprend son dessin en souriant, comme pour me dire que je ne la gêne pas et qu'elle n'a pas peur. La curiosité me dévorant l'esprit, je lui demande qui sont ces deux personnes qui se tiennent la main et qui sont censés être mariés. Elle me regarde en riant, comme si la réponse paraissait évidente, puis voyant que je ne réponds pas, elle décide de me donner la réponse.

- Là c'est Quil et là c'est moi! M'indique t-elle avec sa voix de fillette. Il s'est imprégné de moi. Me dit-elle en écorchant le mot « Imprégné ».

Encore cette histoire d'imprégnation. Je ne peux pas croire vraiment ce que j'entends de la bouche de cette petite, cela n'a pas de sens. On ne peut s'imprégné de quelqu'un. C'est alors que je réalise que Quil ne se détache jamais de cette petite fille, sauf présentement pour aller chercher du bois. Je réalise également que Jacob n'est jamais séparé de Nessie et Embry n'est jamais séparé de moi. Peut être est-ce une chose que seul les loups sont capables de faire? Peut être est-ce en rapport avec les sentiments qu'éprouvent les loups-garous? Après tout, les loups ont un sens très aigus de l'amour, mais je ne parle là que de l'animal, non pas des Quileute. Je décide qu'il serait préférable de laisser cette histoire de côté, même si cela me paraît impossible à réaliser. Je vois les garçons revenir, avec de grands morceaux de bois chargés sur leurs épaules. Ils reviennent puis ils déposent les morceaux de bois au milieu des tentes. Il est déjà dix-huit heure et la nuit commence à tomber. On continue de parler encore un peu, puis je finis par chahuter avec Seth. Je l'apprécie beaucoup, comme tout le monde en faite. Je me chamaille avec Seth parce que je lui ai pris son téléphone. Ce dernier n'a pas beaucoup apprécié alors pour se venger, il a décidé de me chatouiller jusqu'à ce que je m'excuse. J'ai du cédée car comme nous le savons tous, les chatouilles sont une vraie torture. Après avoir regagner le calme, les garçons décide de sortir de quoi manger. Renesmée et moi-même se chargeons d'allumer le feu, puis nous allons tous nous asseoir autour du feu, sur les rondins de bois fort bien disposés par les soins des garçons. Je me place à côté d'Embry, puis nous commençons tous à manger dans la joie et la bonne humeur. Les blagues des garçons agrémentent beaucoup le repas en faisant rire tout le monde et les tentatives miséreuses d'Embry pour me subtiliser une bouchée de mon sandwich m'accompagnent également. Je finis par cédée, mais en récupérant mon sandwich dans un état lamentablement rétrécit, je m'aperçois bien vite qu'Embry n'a pas pris une petite bouchée dans mon sandwich. Lorsque je me retourne pour le regarder, je le vois se retenir de rire, la bouche pleine de mon pauvre sandwich. Je soupire en souriant, je suis désespérée!

Le reste du repas se déroule plutôt bien et je me prends à aimer ce genre de soirée bien plus que je ne l'imaginais. Après avoir mangé, Embry propose d'aller se baigner dans la rivière non loin de notre position. Ils ont certainement du repérer la rivière lorsqu'ils ont été cherchés les morceaux de bois. Je ne vois qu'un seul inconvénient à cette petite baignade : Les vêtements. Je n'ai pas emportée de vêtements de rechange avec moi. Je me tourne vers Embry, mais ce dernier me fait un clin d'œil puis me tire par la main dans les bois en souriant. Je décide de ne pas opposer de résistance, de crainte de jouer les rabats-joies. J'entends les autres rires puis je les entends nous suivre. Je vois que Renesmée n'a pas l'air dans le même embarras que moi, elle a sûrement déjà anticipée le coup! Nous arrivons enfin devant la rivière. Elle est magnifique et elle me semble d'un bleu profondément étincelant, sûrement du au reflet de la lune désormais pleine. Je remarque que pour aller s'y baigner il faut plonger d'une petite hauteur de quelques mètres. Ce n'est pas très haut, mais sauter dans le vide ne me réjouis guère. Je remarque qu'il y a une pente un peu plus loin qui permet d'accéder à la rivière, j'entreprends de retirer mes bottes et de m'y rendre pour tenter une approche moins périeuse avec la rivière, mais je me sens décoller du sol. A cet instant, je me retrouve dans les bras d'Embry, qui se retrouve lui même au bord de cette minuscule falaise.

- Tu croyais aller ou comme ça? Me dit-il en souriant.

Je sais très bien ce qu'il a derrière la tête, et d'ailleurs je tente de lui ordonner de me poser par terre, mais cela n'a pas l'effet escompté. En effet, cela ne l'amuse que plus encore. Il me demande si je suis prête et je commence vraiment à paniquer. A entendre les rires des autres, je devine qu'ils se moquent de moi. Lorsque je m'apprête à atterrir dans le vide d'une minute à l'autre, je suis très surprise de voir qu'Embry s'apprête à sauter avec moi, dans ses bras. Il n'attend pas une seconde de plus et il saute. Je sens le vent me fouetter le visage quelques instants et je respire à grande bouffée le parfum d'Embry, avant de percuter l'eau glacée. Lorsque je suis dans l'eau, je ne sens plus le corps d'Embry, alors je me débrouille par mes propres moyens pour regagner la surface. Bon, je ne respire pas, certes, mais je crois qu'il me paraît utile de regagner la surface de la rivière. Lorsque je suis à la surface, je cherche Embry du regard mais je ne le vois pas. Après quelques instants, je sens mon cœur se crispé puis j'appelle son nom, dans l'espoir d'apercevoir son visage émerger de l'eau. Je ne vois rien et n'entends rien, mon cœur se crispe alors d'avantage. Alors que je réitère mon appel avec un peu plus d'inquiétude, je sens quelque chose m'agripper durement la cheville. Je pousse un crie de terreur en me débattant, songeant à un énorme poisson qui me mord la jambe dans une lueur d'agressivité. Il n'en est rien, je me retourne pendant que j'entends les autres se rouler de rire et je vois Embry émerger bruyamment, visiblement assaillit de rire incessant. Je me mets alors à l'engueuler gentiment en lui frappant doucement le bras. Cet homme est un véritable enfant et à mon humble avis, je n'en ai pas finis avec ses enfantillage et ses blagues qui me paraissent de plus en plus saugrenues. Après s'être calmés, les autres viennent nous rejoindre puis nous nous amusons bien, même si les garçons ont une fâcheuse tendance à vouloir nous couler. Nous passons une bonne heure à nous amuser dans l'eau, puis nous décidons d'en sortir. J'avais oubliée à quel point il peut faire froid en sortant d'une étendue d'eau. Embry semble le voir et passe un bras autour de moi pour me réchauffer. Malgré le fait qu'il vienne de se baigné pendant plus d'une heure dans une rivière gelée, il est toujours aussi brûlant. Nous arrivons au campement et il semble évident que tout le monde est épuisé. Embry et moi-même disons au revoir à tout le monde, puis nous allons nous glissés dans la grande tente qui nous est réservée. Il retire ses vêtements pour ne se laisser vêtit que de son boxer. Il s'installe dans la couette tandis que je frissonne bruyamment à cause du froid. Embry me tend un long t-shirt deux fois trop grand pour moi, puis je retire soigneusement mes vêtements et mes bottes, non sans lui avoir demandé de se retourner, gentiment. Il s'exécute et je me change rapidement, puis je saute dans les couvertures dans le but de me coller à lui et lorsque cela est fait, il me lance : « Je vais finir par croire que tu ne peux plus te passer de moi, ma puce! » en souriant. Une nouvelle fois, je lui mets une petite tape sur le torse puis il pouffe, fière de lui. Ce qu'il vient de dire n'est pas totalement faux, ma survie commence réellement à dépendre de la sienne. Il dépose un tendre baiser sur mon front et me souhaite bonne nuit, en s'armant de son habituelle tendresse que je lui connais. Je n'ai même pas la force de lui répondre, et je sens déjà mon esprit voguer loin d'ici pour s'enfuir dans un rêve que j'espère des plus merveilleux...

Je me réveille en ouvrant les yeux dans un soubresaut incontrôlé. Je viens de faire un rêve des plus étrange. Je courais dans la forêt, apeurée, sans savoir quel était l'objet de mes angoisses. J'ai crue entendre une voix de femme me dire de prendre garde, de faire attention lorsqu'ils arriveront, mais malheureusement, ces quelques bribes d'images et de paroles sont tout ce dont je me souvienne. Je constate que je suis dans les bras d'Embry, d'ailleurs ce dernier dort toujours. Je dépose un baiser furtif sur ses lèvres et je le vois remuer puis afficher un petit sourire. Je décide de me lever et de sortir de la tente. Je me chausse de mes bottes et mes vêtements désormais secs, puis j'ouvre discrètement la fermeture éclaire de la tente. J'entends d'ici les rires gracieux de Seth et Renesmée raisonner dans tout le bois. Je les vois ensemble, entrain de rire aux éclats. J'exécute son ordre lorsque Seth me crie de les rejoindre. Je leur dis bonjour, puis nous parlons.

Tout le monde ne tarde pas à se réveiller puis nous chargeons les affaires dans le véhicule de Quil, avant de prendre la route.

La journée que j'ai passée hier avec Embry et les autres m'a parut forte agréable, et c'est du bonheur plein la tête que nous faisons route vers Forks.