Me revoici avec le chapitre 13 les amis! ;)

Le prochain chapitre sera sûrement posté lundi !


Chapitre 13 : Inquiétude.

Je me réveille doucement, je constate que la pièce est encore sombre. Les rideaux sont tirés et je ne me rappelle pas avoir vu Embry les fermer la veille au soir. Je peux apercevoir la douce lumière du soleil matinal à travers les épais rideaux de la chambre. Peut être est-ce sa mère qui à fermer les rideaux dans la nuit? Je me sens rougir à cette hypothèse, il serait malvenue de ma part de m'imposer chez elle de la sorte, surtout que si c'est le cas, elle n'a forcément pas pu me louper dans les bras d'Embry. Je suis peut-être la copine de son fils, mais rien de plus. Si cela se trouve, il n'avait même pas l'intention de me présenter à sa mère, si ça se trouve, il n'a même pas parler de moi à sa mère. Je secoue la tête et chasse cette idiotie de ma tête, si il ne me voyait uniquement que comme une vulgaire conquête, il ne m'aurait pas laisser entrer chez lui. Rassurée par cette idée, je tourne lentement la tête, et je m'aperçois rapidement que je suis encore une fois, allongée sur le torse de mon amour. Je peux maintenant admirer son visage angélique et je ne peux m'empêcher de déposer un doux baiser sur ses lèvres. Après cela, je le vois sourire dans son sommeil. Je glousse en voyant cela, puis je décide de partir. Je me sens déjà assez mal de m'être imposée comme cela à lui, mais même si il me fait comprendre que je ne le dérange pas, je ne peux réprimer un sentiment embarrassé vis à vis de sa mère. Et puis, je n'ai aucune envie de jouer la petite amie casse pieds en le réveillant pour lui demander de me raccompagnée, je suis assez grande pour le faire toute seule. J'espère juste ne pas croiser sa mère en m'éclipsant. De plus, je suis pressée de rejoindre Gloria. Je suis prête à me réconcilier avec elle, et je dois lui demander autre chose, cette fois ci concernant mes parents... Je réalise soudain que j'avais raison, la nuit m'a portée conseille et je dois dire que je suis heureuse qu'elle m'ait empêchée de faire une grande erreur. J'avais juste besoin de faire le point. Je me dégage donc précautionneusement de la confortable étreinte chaude d'Embry, puis je me vêtis de mes habits de la veille dans la chambre, sans faire de bruit. Je marche sur la pointe des pieds pour ne pas faire de bruit et pour ne pas le réveiller. On peut entendre un léger bruit de talons frapper le sol avec retenu, mais de ce que je sais d'Embry, ce n'est pas ça qui risque de le réveiller. Je descends les escaliers de la maison, toujours à pas feutrés, je récupère mon manteau à l'entrée mais lorsque j'ouvre la porte, une voix m'interpelle joyeusement.

- Dis donc, on ne me dit pas bonjour?

Je me retourne lentement en refermant la porte doucement. Apparaît alors à ma vision une femme, jeune et belle. Elle doit avoir la quarantaine, elle est brune et elle a une jolie peau rousse, comme celle de son fils. En observant son visage, je me rends vite compte qu'Embry lui ressemble beaucoup. Elle a prit un ton blagueur et elle arbore un magnifique sourire chaleureux. Je tente de lui sourire, mais je me sens rougir de timidité et de honte. Pourtant, son sourire et sa personne m'inspire la confiance. Je baisse la tête piteusement, ne sachant que faire d'autre.

- J'aimerais beaucoup que tu restes prendre le petit-déjeuner avec nous. Me dit-elle gentiment.

Je ne peux pas refuser cela. Que penserait-elle de moi si je déclinais son offre de la sorte? Je suis pressée de retrouver ma maison, mais tant pis, cela attendra. J'acquiesce finalement par un faible « Avec plaisir, madame » et je vois son sourire s'élargir d'avantage. Elle me fais signe de la suivre dans la cuisine, puis je m'exécute. Elle me dit qu'elle est contente que j'ai acceptée car elle a déjà préparée le petit déjeuner pour trois. Nous nous installons à la petite table, puis nous commençons à parler et à manger.

- Tu dois être Mégane?

Je remarque qu'elle n'a pas relâchée son sourire et son air chaleureux. Je constate à ces paroles qu'Embry lui à déjà parlé de moi, je serais curieuse de savoir ce qu'il lui a dit! Je suis heureuse en apprenant cela, et tous mes doutes s'envolent petit à petit.

- Euh... Oui. Je dis, un peu intimidée.

- Embry m'a beaucoup parlé de toi, tu sais. Me dit-elle. J'avais hâte de faire ta connaissance!

- Moi de même, madame. Je lui réponds poliment.

- Oh, je t'en pris ma grande, appelle moi Tiffany. Me reprend t-elle gentiment.

Je lui souris en hochant la tête pour acquiescer. Je commence à me sentir moins mal à l'aise, elle semble ne pas me tenir en basse estime, ce qui me réconforte et me rassure grandement.

- As-tu de la famille ici? Embry m'a dit que tu étais nouvellement arrivée en ville? Me demande t-elle.

Je lui réponds que non, mais que je suis venue avec des amis. Je ne m'étends pas sur le sujet et dieu merci, elle ne le fait pas non plus. Elle me pose quelques questions sur mes intentions envers Embry, puis sur mes sentiments envers lui. Je lui réponds la plus honnête des réponses.

- J'aime beaucoup votre fils et je peux vous jurer que je ne veux que son bonheur.

Elle plonge ses yeux chocolats dans les miens, cherchant sûrement la moindre trace de mensonge. Lorsque je vois un grand sourire apparaître sur ses lèvres, je devine qu'elle réalise que je ne suis pas néfaste pour son fils.

- Je suis heureuse qu'il ait trouvé une fille qui l'aime en retour. Me sourit-elle.

Cette phrase me paraît émettre un sous entendue. La curiosité légendaire qui est la mienne reprend une nouvelle fois le dessus sur moi et je ne peux m'empêcher de lui poser la question qui me traîne dans la tête.

- Embry a un passé amoureux difficile? Je demande.

- Ce n'est pas à moi de te parler de ça, ma chérie. Me rappelle t-elle. Il t'en parlera quand il sera prêt.

J'acquiesce en hochant la tête, en cachant au mieux ma déception. Mais elle a raison, je ne devrais pas lui demander de me dire ce qu'il appartient uniquement à Embry de me conter. Il me parlera de cela quand il sera prêt à le faire, point final.

- Dis moi, as-tu déjà vu des photos d'Embry enfant? Me demande t-elle malicieusement.

Je lui réponds que non, puis elle me dit d'attendre une seconde. Elle revient quelques instants plus tard avec un grand album photos. Je devine qu'elle et Embry sont très proches. Je les envies,un peu. Je n'ai jamais vraiment connue la chaleur d'une mère, même si il y a toujours eu Gloria, ce n'est pas pareil. Je sais qu'elle n'est pas ma mère. Elle me montre des photos d'eux, puis elle me raconte par la même occasion des anecdotes. Cela nous fait rire, et je remarque que j'apprécie énormément sa compagnie. Elle s'arrête sur une photo de Noël. Je me demande qui sont ces trois jeunes gens sur la photo. Tiffany m'explique alors que ce sont Jacob, Quil et Embry. Je suis littéralement sous le choc. Ils ont tellement changés. Je regarde la photo de plus près, et je ne peux m'empêcher de laisser échapper un petit rire. Ils ont tous les trois les cheveux longs et s'ajoute à cela le fait qu'ils soient maigre et de taille moyenne. Je songe rapidement que leurs mutations les a changés, mais je ne m'attendais pas à voir Embry les cheveux longs. Je ne l'ai même pas reconnu. En regardant de plus prés je finis par retrouver en son visage les mêmes traits qui le caractérisent et qui me font tomber sous son charme, un petit plus chaque jour.

Après avoir feuilleter l'album photo en entier, elle le met de côté. Quelques secondes plus tard, je sens des mains brûlante se poser sur ma taille, doucement. Je sens alors la bouche bouillante et attractive d'Embry se poser au coin de mâchoire pour y déposer un tendre baiser. Je tourne légèrement la tête, puis il m'embrasse tendrement. Je ne l'ai même pas vu arrivé, son odeur enivrante est présente partout dans la maison. Il va ensuite embrasser sa mère sur la joue en la saluant, puis il s'installe et commence à manger.

- Je vois que vous avez déjà fais connaissance! Dit-il gaiement.

- Oui mon chéri, et je dois dire que tu t'es trouvé la perle rare! Dit-elle en riant.

Je rougis quelque peu à cette remarque.

- Oui, elle est parfaite. Dit Embry dans un souffle.

Je lui souris tendrement.

- Je vais devoir y aller, je dois être à la boutique dans moins d'une heure. Informe sa mère.

Je la vois se lever, puis enfiler son manteau et son sac à main. Je regarde alors l'heure qu'affiche l'horloge murale de leur cuisine. Il est neuf heure. Je fais la bise à Tiffany, puis avant de partir, elle me dit gaiement : « Tu es ici comme chez toi, ma chérie.» puis elle passe la porte et j'entends alors le moteur de sa voiture s'en aller.

Je me rassois à table avec Embry, et ce dernier m'affiche un grand sourire satisfait.

- Eh bien, je crois que ma mère t'adore! Dit-il la bouche pleine.

- Ouai, moi aussi! Je lui réponds.

- Je vais devoir y aller, il faut que je rentre pour m'excuser auprès de ma tante. Je lui dis un peu déçue de ne pas pouvoir passer plus de temps avec lui.

Je le vois acquiescer d'une mine dépitée. Soudain, son expression change.

- Pourquoi tu ne m'as pas réveillé quand tu allais partir, tout à l'heure? Me demande t-il curieux.

Je me surprend à rougir piteusement à sa remarque.

- Eh bien, je... Je commence hésitante. Je ne voulais pas te réveillé, tu dormais si bien. Je poursuis en baissant la tête, gênée.

Je remarque à cet instant que mon idée était stupide. Il me relève la tête en posant un doigt sous mon menton, puis il me sourit et me dépose un doux baiser sur les lèvres. Je lui souris. Pendant que j'attends patiemment qu'il finisse de manger pour me raccompagner, je pose mon regard sur son corps d'apollon. Je détaille sa musculature et chacun de ses membres sculptés, puis je rougis. C'est le seul homme qui me fait autant d'effet. C'est également le seul homme qui me fais rougir de la sorte, comme maintenant. Je secoue légèrement la tête pour faire baisser la température et cela semble fonctionner. Il monte dans sa chambre pour s'habiller tandis que je l'attend à la porte. Je le vois descendre, habillé d'uniquement d'un short et de chaussures. Nous montons dans sa voiture, puis durant le trajet il me tient amoureusement la main, ne la quittant que pour passer les vitesses, de temps à autres. Il se gare devant chez moi, puis il m'embrasse langoureusement, comme à son habitude. Je lui demande si il travaille aujourd'hui, puis il me dit qu'il préfère aller patrouiller avec Seth et quelques un de la meute à Sam. J'acquiesce puis je descends du véhicule. Lorsque je suis devant la porte d'entrée, je me retourne et lance un sourire à Embry, et ce dernier ne tarde pas à me le rendre, mais puissance dix cette fois. Je vois sa voiture s'en aller au loin et je me décide enfin à entrer quoiqu'avec un peu d'appréhension. Lorsque je referme la porte, je me dirige dans la cuisine et je vois ma tante se retourner en me voyant, elle préparait du café.

- Oh, ma chérie. Me dit-elle dans un murmure, rassurée par mon retour.

Je lui souris quelque peu, puis nous nous installons au petit bar de la cuisine, comme la veille.

- Je suis désolée d'avoir réagis comme je l'ai fais hier soir, dis-je, et sache que je ne peux pas t'en vouloir.

Elle me sourit de plus belle, et elle prend mes mains dans les siennes. Je la laisse faire car je ne ressens plus de colère à son égard, seulement une quelconque incertitude.

- Ma chérie, je te promets que je ne te referai plus souffrir. C'est terminé. Me dit-elle sérieusement.

J'acquiesce, puis je serre mes mains dans les siennes, comme pour lui faire comprendre que je ne lui en veux plus. En sentant cela, elle me sourit. Mais soudain, elle se raidit brutalement.

- Mégane, il y a autre chose que je dois te dire. Reprend t-elle.

Je crois deviner de quoi elle s'apprête à me parler, et je suis très soucieuse de ce sujet là, bien plus que de toute autre chose.

- Cela concerne tes parents. Me dit-elle.

A l'entente de ces mots, mon corps se raidit de lui même et un frisson me parcours le dos. J'ai peur de ce je que vais entendre, mais je sais cette fois que cela n'aura rien à voir avec les manipulations de ma tante, je sais qu'il s'agit de la vérité et je veux la connaître.

- Ils ne sont pas morts dans un accident de voiture. Lâche t-elle. Ta mère a perdue la vie en te mettant au monde.

Je sens les larmes montées jusqu'à mes yeux une fois de plus, mais je tente de ne pas céder pour ne pas interrompre ma tante.

- Quant à ton père, il s'est enfuit en ne laissant aucune trace de lui. Je ne l'ai jamais vu reparaître, et j'en suis navrée. Me dit-elle.

- Merci, dis-je faiblement, au moins je connais la vérité, maintenant.

Gloria se lève et contourne la table pour venir m'enlacer et me tenir dans son étreinte affectueuse que j'apprécie tant. Je me laisse aller contre elle. Désormais, je sais que mon père et ma mère ne sont pas morts dans un accident de voiture quand j'étais bébé. Je me suis doutée que cela n'était pas vrai au moment même ou ma tante m'a avouée la vérité sur ma véritable nature. Ma mère n'est plus, mais mon père est en vie. Pour autant, je ne tenterai pas de le retrouver. Qu'il reste pourrir dans le trou ou il est partit se terrer, tel le misérable lâche qu'il est!

Deux jours ont passés depuis ma réconciliation avec Gloria. Je n'ai pas revu Embry depuis hier matin, et quand j'appelle sur son téléphone, il ne répond pas. J'espère qu'il ne se passe rien de grave. Être loin de lui me rend faible et triste. Nous étions désormais à moins d'une semaine des funérailles de mes amis défunts et avec l'aide de Gloria, je viens de rédiger les lettres à envoyer aux familles et aux amis, pour les prévenir de la date des obsèques, etc... C'est dur mais j'ai cessée de pleurer, du moins pour le moment. Alice et Bella nous avaient rendu visite durant la journée d'hier et je leur avais présentée Gloria. Heureusement, elles s'entendaient à merveille, elle et Alice, étant toutes les deux des fans de mode inconditionnel. Je leur avais demandée si elle savaient ou était passé Embry, mais elle ne purent rien m'apprendre. J'ai été très sceptique quand à leur réponse, mais même avec une grande insistance de ma part, elles n'avaient rien dis.

Il est midi et je décide de me rendre chez Embry. Je suis la bienvenue chez sa mère et je dois avoir de ses nouvelles car je m'inquiète beaucoup, il n'est pas du genre à me laisser sans nouvelles d'habitude, au contraire, il passe toujours son temps à venir manger et vider mes placards! Je préviens Gloria et je me rends chez lui.

J'enfile mon manteau, mais lorsque j'ouvre la porte, je vois sur le perron de ma maison un jeune homme qui s'apprêtait visiblement à frapper.

- Bonjour, t'es bien Mégane? Me dit le garçon en souriant.

Je lui répond « oui » un peu confuse. Je ne connais pas cette personne. Rapidement, je devine qu'il s'agit d'un loup de la réserve, car je distingue qu'il ne porte pas de t-shirt et que c'est un habitant de La Push. Je réalise alors que les loups se ressemblent beaucoup.

- Je m'appelle Jared, je suis un ami d'Embry. Reprend t-il en souriant.

Je ne me préoccupe même pas de sa présentation.

- Il y a un problème? Je demande, inquiète.

- Eh bien, on a croisé des vampires en patrouillant, hier. Me dit-il en gagnant un air sérieux.

Mon cœur cesse immédiatement de battre dans ma poitrine à l'entente de ces mots et brusquement, l'angoisse m'envahit.

- Embry s'est fait blessé durant le combat... Et il te réclame. Poursuit-il. Sam m'a demandé de te faire venir, Embry ne murmure que ton prénom.

Sans demander mon reste, je lui demande de me conduire à lui. Il acquiesce et se dirige vers sa voiture tandis que je ferme la porte et le suis. Je savais que quelque chose n'allait pas! J'espère qu'il va bien! Nous montons dans le véhicule de Jared, puis il démarre et me conduit à travers La Push.

- Ou sont Jacob et les autres? Ils sont avec lui? Je lui demande d'une voix fragile.

- Non, la meute à Jacob sont partit s'assurer que les vampires ne sont plus ici. Me dit-il.

Le reste du trajet se fait dans un silence étouffant et malgré les veines tentatives de Jared pour me rassurer, j'angoisse toujours. Je ne supporterais pas de perdre Embry, c'est inimaginable et cela m'est inconcevable. Le trajet se fait relativement vite, quoiqu'un peu trop lent à mon goût, puis Jared se gare devant une jolie maison située en forêt. Je peux apercevoir le dénommé Sam posté sous le porche de la maison, et tenant dans ses bras une jeune femme au visage quelque peu défiguré, mais qui n'en reste pas moins très belle. Nous sortons du véhicule, et nous allons rejoindre ce Sam qui, au passage, est un de mes anciens assassin! Je sais que je devrais être inquiète de lui faire face seule, mais je n'ai que faire de telle banalité. Je serais prête à tout pour voir Embry. Je peux lire sur son visage ni haine ni colère, je ne peux que lire dans ses yeux un soulagement certain de me voir et j'en suis rassurée. Je suis un peu étonnée car je pensais qu'il ne m'aimait pas et que nous nous lancerions des regards et des paroles glancantes. Je devine rapidement qu'il tient beaucoup à ses compagnons de meutes, ce doit être un bon ami. Il me tend une main hésitante, que je serre avec conviction. La jeune femme me sourit mais je n'ai pas la force de lui sourire en retour, je suis trop obnubilée par Embry. « Comment va t-il? » est la seule question qui réussit à sortir de ma bouche.

- Il va beaucoup mieux, il guérit vite et ses jours ne sont pas en danger. M'informe Sam. Mais il te demande et tu es la seule chose qui peut le calmer, alors je te remercie d'être venue.

Cela fait déjà plusieurs fois que les gens disent que je suis la seule chose capable de le calmer ou de le rassurer : Aurait-ce un rapport quelconque avec cette histoire d'imprégnation? Je mets cette réflexion de côté et je suis rapidement la jeune femme balafrée à l'étage de la maison. Nous arrivons devant un homme qui se tient les bras croisés et qui me regarde d'un air qui se veut menaçant. Il semble veiller sur Embry et je dois reconnaître que le voir protéger de la sorte me rassure.

- Paul, écarte toi, s'il te plaît. C'est Mégane. Dit la jeune femme en me désignant.

- Certainement pas, Emily! Je vais pas laisser cette buveuse de sang lui faire du mal.

Je n'ai pas le temps de jouer à un quelconque jeu avec ce garçon, je dois voir Embry, je ne peux plus attendre dans l'ignorance.

- Je n'ai pas le temps de jouer à ça alors laisse moi entrer! Je lui dis froidement en m'avançant dangereusement vers lui.

Je vois que ce dénommé Paul s'avance également vers moi, avec un regard noir. Emily s'est alors écartée de nous.

- Je l'aime plus que tout. Je dis. Tu ne crois pas que si je voulais lui faire du mal, je l'aurais déjà fais? Je lui fais remarquer froidement.

Cette remarque le fait réfléchir, je peux le voir dans ses yeux tandis qu'il me jette toujours son regard bestial, animé de haine. Il finit par se décaler et je passe devant lui et dans un accès de défi, je lui donne un coup d'épaule, comme pour lui dire qu'il ne pourra pas se mettre entre moi et Embry. J'entends ce dernier grogner mais je n'y prête pas attention et suis Emily dans la chambre. Nous rentrons doucement, et lorsque je vois Embry allongé dans un lit et transpirant de sueur froide, mon cœur s'arrête pour la deuxième fois de la journée. Il semble agiter et il murmure mon nom douloureusement et incessamment. Je suis sous le choc, je ne supporte pas de le voir dans cet état là. Je vois Emily passer un bras réconfortant autour de mes épaules, puis je la sens s'en aller de la pièce actuellement peu éclairée, en prenant soin de fermer la porte.

Je me rapproche doucement de lui, puis je m'assois au bord du lit. Je n'ose pas le toucher, de peur de l'effrayer. Il ne semble pas dans son état normal et je ne veux pas le brusquer. Il tremble de partout et il garde les yeux fermés. Le voir comme cela me déchire le cœur, à tel point que je maudis ceux de la race vampirique. Il tourne lentement la tête vers moi et il ouvre doucement les yeux. Je lui souris et lorsqu'il réalise que c'est bien moi qui suis avec lui, il pose faiblement sa main sur la mienne et me dit de façon très peu audible qu'il est content de me voir. Je décide de m'allongée à ses côtés et lorsque cela est fait, il se blottit dans mes bras, difficilement et toujours accompagné de ses tremblements. Il cale sa tête contre ma poitrine et je lui caresse les cheveux avec le plus de tendresse dont je suis capable. Cela semble l'apaiser et petit à petit, je sens sa respiration saccadée se calmer et regagner un rythme normal. Je sens ses tremblements cessés, puis il finit par s'endormir dans mes bras. Je songe que pour une fois, c'est lui qui s'endort contre moi et non l'inverse...

Cela fait maintenant plus d'une heure qu'il s'est endormit dans mes bras. Je décide de le laisser tranquille et je m'extirpe péniblement de la prise dont il me tient prisonnière. Une fois que je me tiens debout, je le vois s'agiter quelque peu, puis il finit par retrouver un sommeil calme et paisible. Je ne peux m'empêcher de penser que quelque chose de très fort nous lies l'un à l'autre. J'ouvre doucement la porte et je sors sans faire de bruit. Je referme la porte précautionneusement et je me retourne. Je vois alors Paul, appuyé contre le mur. Il n'a rien perdu de son regard noir emplis de mépris, mais je peux voir qu'il s'est adouci malgré tout. Je me sens mal de l'avoir bousculer tout à l'heure et de lui avoir parlé brutalement. Je décide donc de m'excuser, peu importe ce qu'il en pense, je le fais pour moi et non pour lui.

- Je suis désolée . Je lui dis.

- C'est ok. Me dit-il sèchement.

Je lui fais un signe de tête mais au moment ou je passe devant lui, il me retient le bras doucement, me faisant ainsi me retourner vers lui un peu surprise.

- Embry est comme mon frère et je laisserai plus personne le faire souffrir. Me dit-il d'un ton adoucit.

Je fais le lien entre ces paroles et celles de Tiffany ce matin. Je réalise brusquement qu'il parle du passé amoureux d'Embry. Mais qu'a t-il bien pu lui arrivé? Encore une fois, je mets cette histoire de côté et entreprends de répondre à mon interlocuteur.

- Oui, je comprends. Je lui dis en souriant timidement.

Il ne me rend pas mon sourire, cependant je n'attends pas une seule seconde qu'il le fasse. Il desserre sa fine emprise de mon bras et je descends dans le salon. Une fois en bas, je me retrouve devant Sam et Emily, mais aussi devant deux jeunes garçons qui me sont inconnus. Je ne les ai pas vue à mon arrivée ici, alors je suppose qu'ils sont rentrés i peine quelques instants.

- Comment va t-il? Demande Sam, inquiet.

- Il dort, maintenant. Je leur informe. Que s'est-il passé? Je demande, à mon tour inquiète.

Je ne sais pas si Sam allait prendre la peine de me répondre, mais je suis soulagée quand je le vois ouvrir la bouche pour le faire.

- Nous avons patrouillé hier matin, mais nous sommes tombés sur des vampires. Explique t-il. Deux femmes et un homme.

Je n'ose croire ce que je viens d'entendre. Dante et ses acolytes sont encore ici? Ils nous surveillent, mais pourquoi font-ils cela? Je ne saisis pas le sens de leurs agissements.

- Jacob m'a dit qu'ils sont là depuis un moment. Tu as une idée de ce qu'ils veulent? Me demande Sam.

- Non, je suis désolée. Mais comment Embry s'est retrouvé dans cet état? Je demande. Ce ne sont pas ses blessures qui le faisaient autant souffrir. On aurait dit qu'il a vu quelque chose de... mortel. Dis-je hésitante.

- C'est cette femme, la blonde. Dit Jared, énervé.

- Celeste... Dis-je, pour m'assurée de retenir son prénom à jamais.

- Tu la connais? Me demande Sam, curieusement.

Je lui réponds que non mais que j'ai déjà eu à faire à elle avec l'aide des Cullen et de Jacob, puis je m'assois dans le canapé. Je passe mes mains dans mes cheveux et je reste ainsi, en me perdant dans mes réflexions. Pourquoi nous harcèlent-ils? Peut être sont-ils à la solde de quelqu'un? Je ne saurais trouver une réponse cohérente à cela, mais il faut les arrêter. Mes pensées convergent vers Embry. Je réalise que j'aurais pu le perdre et des larmes perlent à mes yeux. Je les effacent rapidement, de crainte de les dévoiler à quelqu'un. Je sens quelqu'un s'installer à côté de moi. Je jette un coup d'œil discret à la personne, puis je remarque qu'il s'agit du désagréable personnage de tout à l'heure, Paul si je me souviens bien. Je remarque qu'il n'arbore pas une mine dangereuse et agressive comme avant. Il semble plutôt calme.

- Je vois que tu tiens beaucoup à lui... Commence t-il hésitant. Je suis désolé pour tout à l'heure.

Je tourne la tête vers lui et je lui souris timidement. Il me répond en faisant de même.

- Je n'ai pas confiance en ces maudites sangsues alors je voulais te tester, pour voir si tu étais comme Jean- Prénom féminin-. Me dit-il, cette fois en souriant.

Je ne dis rien à l'entente de ce prénom, mais je devine avec aisance que cela à un rapport direct avec le passé d'Embry. Cela me convient, j'en apprend d'avantage sur les réponses énigmatiques à mes questionnements les plus enfouis. Je décide cependant de garder ce nom dans un coin de ma mémoire et je fais comme si de rien n'était.

- Je ne bois plus de sang. Je le corrige. Je mange de la bonne malbouffe, comme toi! Dis-je pour plaisanter.

Bon, je sais que le moment n'est peut être pas convenable pour faire des blagues idiotes, mais au moins, cela détend l'atmosphère. A cette annonce, il pousse un « Oh » de surprise et affiche une tête choqué. Il réalise certainement ce que je viens de lui dire et il doit probablement faire le lien.

- Tu es comme Renesmée.. Murmure t-il.

Je devine que cette phrase n'attend pas de réponse.

- Ça ne t'empêche pas de boire du sang! Dit-il en faisant semblant de se méfier.

Je glousse puis je lui réponds.

- Eh bien, si Embry revient vous voir avec deux trous dans le cou, il sera toujours temps de se poser la question! Puis nous rions.

Je me suis faite une opinion bien trop rapide et bien trop basse de ce loup. Il est plutôt sympathique en fin de compte. Il s'inquiétait juste beaucoup pour son ami, et d'ailleurs, je ne lui en veux pas le moins du monde.

Cela fait maintenant plus de quatre heures que je suis chez Emily, Sam et elle-même m'ont gentiment proposés de rester ici le temps qu'Embry se réveille. Ils sont persuadés qu'il va se réveiller d'ici très peu de temps et qu'il me demandera. J'ai acceptée avec un grand plaisir. Bien sûr, j'ai appelée ma tante et je lui ai expliquée la situation pour éviter de l'inquiéter. Jacob et les autres loups qui l'accompagnaient sont rentrés il n'y a pas longtemps et ils nous ont annoncés avec colère et frustration qu'ils n'avaient pas réussis à les croiser. Seth me passe un bras autour de l'épaule pour me réconforter, mais cela ne fonctionne malheureusement pas. J'attends dans l'inquiétude la plus oppressante le réveille de celui que j'aime, et le temps me semble se jouer de moi, il me paraît si long. Je ne m'inclus pas dans les discussions des loups, je me contente juste de répondre aux questions que les garçons me posent. Sam ordonne à ses loups de retourner exécuté une patrouille, de manière à redoubler de vigilance. Désormais, il ne reste plus dans la salle que Sam et Emily, Jacob, Seth, Quil et moi-même.

Brusquement, l'odeur enivrante de mon loup préféré vient anéantir celles des autres. Je me retourne vers l'encadrure de l'escalier, comme tout le monde dans la pièce, et mon cœur se met à battre à cent à l'heure dans ma poitrine lorsque j'aperçois Embry, visiblement un peu fatigué. Je me précipite vers lui et tout en faisant attention à ne pas le brusquer, je le prends doucement dans mes bras. C'est lui qui resserre son étreinte sur moi, avec toute la hardeur dont il est capable, comme si j'étais la chose la plus précieuse au monde et qu'il voulait me garder dans ses bras à tout jamais.

- Mégane... Murmure t-il au creux de mon oreille.

- Embry... Je murmure à mon tour, en réponse.

Nous restons comme cela quelques instant, à profiter l'un de l'autre. Je le sens nicher son nez dans mon cou pour respirer mon parfum. Nous nous dégageons, puis les garçons ne tardent pas à l'assaillir de questions, comme quoi il leur à fichu une peur bleue. Je reste là, à les regarder et je prends mon temps pour profiter de la joie que m'inspire le fait de retrouver Embry.

Les réjouissances faites, je profite encore quelques instants d'Embry, puis j'annonce à tout le monde que je devrais rentrer chez moi. La vérité, c'est que je préfère les laisser entre amis, je n'ai plus ma place ici, étant donné que je sais qu'Embry a retrouvé sa bonne humeur et sa joie habituelle. Je fais la bise à tout le monde, mise à part Sam. Je ne sais pas trop comment agir avec lui, alors je tends une main hésitante dans l'espoir de le saluer poliment. Il me sourit et me serre la main.

- Je ne te remercierai jamais assez pour ce que tu as fais. Me dit-il. Sache que tu seras toujours la bienvenue ici.

Je lui souris. Je suis stupéfaite, mais je suis contente qu'il n'y ai pas de froid entre lui et moi. Je préfère m'entendre bien avec l'entourage d'Embry, je ne veux le mettre dans une position délicate. Embry lance à tout le monde qu'il me ramène, et je ne suis pas d'accord avec cela.

- Non! Je proteste. Tu ne vas nulle part si ce n'est au lit pour te reposer.

- Je vais dans un lit seulement avec toi! Me dit-il en souriant.

Mes joues rougissent à cause de la timidité tandis que je vois les autres glousser. Décidément, il me surprendra toujours! Il rit et dépose un furtif baiser sur mes lèvres, puis me prend la main et m'entraîne dehors.

- Hey! Ne faites pas ça dans la rue! Nous crie Quil.

Embry rit tandis que je rougis d'avantage, ce n'est pas le genre de sujet qui me met à l'aise. Nous commençons à marcher sous un doux crépuscule dorée et le silence s'installe entre nous quelques instants, puis je décide de le briser.

- Que t'as fait Celeste? Je lui demande, inquiète.

Il ne semble pas surprit de ma question et il me paraît hésiter à me répondre.

- Elle m'a fait croire que tu étais... Morte. Dit-il douloureusement. J'y ai cru jusqu'à ce que je te vois, près de moi.

Il me dit cela avec souffrance et je peux discerner ses yeux s'embuer. Je lui prend la main, puis je décide de ne plus parler, une question aussi vite c'est déjà une de trop.

Nous arrivons enfin sur le perron de ma porte. Je n'ai pas envie de le quitter une fois de plus et je devine à son visage que lui non plus. Nous échangeons un regard lourd de sens puis il me prend dans ses bras. Il m'embrasse tendrement la tête, puis nous nous embrassons langoureusement et avec toute la passion et l'amour que nous avons l'un pour l'autre. Nous finissons par nous séparer, à bout de souffle.

- Je viendrais te voir demain. Je lui dis tandis qu'il pose son front contre le mien.

Nous profitons de cette proximité quelques instants, puis il m'embrasse une dernière fois, certainement pour sauvegarder le goût de mes lèvres. Je le vois s'en aller et à l'orée de la forêt, je le vois muter en un loup gracieux et disparaître à travers les arbres.

Je soupire de bonheur du fait d'avoir retrouver mon Embry, et je réalise alors que cette journée à été la plus effrayante de ma vie.