Bonjour à tous !
Le chapitre 3 était en train de moisir dans mon Document Word, alors je me suis dite que j'allais le poster^^Je suis en vacances alors j'en profite pour écrire un maximum^^
Il ne se passe pas grand chose dans ce chapitre par contre. C'est voulu comme une transition entre le collège et son "chez lui" (parce que Nico ne dort pas sous les ponts le week end !).
Allez ! Bonne lecture à vous !^^
Et merci ^^ :D
LEÇON 3 : Terminus ! Tout l'monde descend !
Nico détestait courir où même bouger son corps. Et il détestait se déshabiller devant les autres autant que les odeurs de transpiration. Et le orange des chasubles n'était pas sa couleur, ça le rendait encore plus pâle que d'habitude. Alors on peut facilement deviner que les deux heures de sport de l'après-midi avaient été un supplice. Un martyre. Une torture. Un calvaire. Comme toutes les heures de sport qu'il avait déjà éprouvées. En plus ils avaient commencé la session Basket depuis peu. Et Nico était nul. Le pire des derniers des plus mauvais des moins bons. Devant lui il n'y avait que des gars plus ou moins balèzes, grands et agiles. Et – comme son karma était pourri jusqu'à la moelle – leur prof, « pour équilibrer », l'avait mis avec les meilleurs joueurs. Qui ne lui passeraient jamais la balle évidemment – ce qui revenait à la perdre. Sinon on marcherait sur la tête. Et parmi ces supers joueurs il y avait le favori de l'équipe de Basket du collège, le premier de la classe et aussi leur délégué. Un grand type bronzé, blond avec les cheveux décoiffés en permanence, souriant et qui courait et sautillait comme une gazelle sur le terrain. Un type haïssable et que toutes les filles encourageaient en criant son nom depuis la touche. Pathétique. Elles étaient toutes autour de lui et à ses pieds. Comme pour le prof de Musique. Peut-être qu'ils sont de la même famille. Après tout…Ils se ressemblent et leurs noms de famille sont très proches. Mr Solyra et…
- Mr Solace ! Je sais que vous faites partie de l'équipe du collège mais pourriez-vous arrêter de jouer avec ce ballon cinq minutes le temps que je donne les consignes pour le match suivant, s'il vous plaît ! s'énerva le professeur.
- Oui…Mr Suidé, fit le blond en s'exécutant.
Les secondes de match se sont transformées en années-lumière pour Nico dès le premier coup de sifflet. Et les pauses de dix minutes s'écoulaient bien trop vite. A la fin des deux heures Nico était sûr qu'il avait vieillit et que ça se voyait sur son visage. Il ne s'était pas attardé dans les vestiaires et avait filé devant la salle de Mathématiques pour son dernier cours de la journée. Il était crevé. Il voulait dormir. Mais il lui restait une heure à tenir. Il devait le faire.
La cloche sonna et Mlle Olivier les fit rentrer. C'était une femme difficile à cerner : elle était plutôt belle, du genre blonde, mais ses yeux perçant bleu-vert vous sondait jusqu'à l'âme et elle était aussi bien calme et prévenante, que dure et sévère. Bien que jeune encore. Nico n'aurait pas aimé être enguirlandé par elle. Quoique, un peu plus que par Mme Caprotine. Elles étaient les deux plus redoutées, avec le prof de sport, Mr Suidé. Le trio intimidant. Sans compter le directeur. Lui, il était carrément effrayant. Il n'était allé qu'une seule fois dans son bureau. Après le drame. Rrgrgh ! Nico se gifla mentalement d'avoir laissé son cerveau vagabonder ainsi. Il se reconcentra sur le cours de Maths. Euh… Pourquoi la prof ne disait rien ? Elle était censée parler dans un cours, non ?
- Mr Di Angelo ? Un problème avec le contrôle ?
« Le contrôle ? Quel cont… ? Oh merde. Non, pas ça ! »
- Non, non. Aucun problème, mademoiselle. Je réfléchissais c'est tout, s'empressa-t-il de répondre.
- Les yeux dans le vague ? fit-elle en arquant un sourcil
Question rhétorique. Elle voyait tout, savait tout, lisait en chacun comme dans un livre ouvert. Impossible de lui mentir. Nico baissa la tête sur sa copie. Il s'avait d'avance que c'était foutu. Il n'avait pas révisé. Il était fatigué après le sport. Mais il n'allait pas passer l'heure à regarder par la fenêtre alors il tenta de rassembler les bribes de connaissances dont il se souvenait, pour répondre aux questions.
La cloche sonna.
- Terminé ! Tout le monde lève son crayon ! On me rend les copies ! s'écria la prof alors que Nico mettait un point final à sa phrase.
Malheureusement, pas la dernière qu'il aurait dû écrire. Il avait perdu un quart d'heure dans ses réflexions en début de cours et il avait eu un mal fou à se concentrer. Il avait pu répondre à une dizaine de questions…éparpillées dans les exercices du devoir. Il se promit de s'accorder un sourire s'il avait huit…Mais c'était peu probable !
C'est le cœur lourd de frustration et le corps vidé d'énergie que Nico était descendu à la bagagerie, au rez-de-chaussée, prendre sa valise lourde d'une semaine de linge sale et de livres. Une semaine d'internat en moins. Mais encore plein d'autres l'attendaient, et probablement des boîtes à diable plus que des semaines. Nico fila jusqu'à son arrêt de bus. Ce n'est qu'une fois là-bas qu'il s'accorda de souffler pour évacuer le stress. Il vissa ses écouteurs dans ses oreilles et laissa le rock d'Oasis - Champagne Supernova envahir son corps. Il se sentit plus léger dès les premières notes. A partir de là, le temps allait passer plus vite. Le bus arriva quelques secondes plus tard. Il grimpa dedans et ne s'arrêta qu'à la gare où il attendit son train. Ce dernier ne fut pas très long à arriver et lorsqu'enfin Nico s'assit à sa place, il poussa un soupir de soulagement. A partir de maintenant, tout glisserait comme sur des roulettes. Dans une heure il arriverait à son terminus. Il sourit à cette douce pensée et appuya sa tête sur la fenêtre. Le doux rock qu'il avait dans les oreilles finissait de le bercer. Il ferma les yeux et s'endormi, épuisé.
Nico fut secoué violemment et se réveilla en sursaut.
- On est arrivé, petit, lui dit…
Terminus ? C'était vraiment le nom du contrôleur ? En tout cas c'est ce qu'il y avait écrit sur sa veste.
- Oh…Hum…Merci, balbutia Nico
Le contrôleur lui adressa un sourire étrange. Nico se précipita pour récupérer sa valise et descendit du train. Sur le quai, il éteignit sa musique et rangea ses écouteurs. Il avait parcouru une dizaine de mètre vers le hall de la gare quand une tignasse bouclée brune le percuta et le serra contre elle. Nico frissonna au contact physique. Il n'aimait pas ça mais pour elle il pouvait faire un effort. L'étau se desserra autour de la taille de Nico et le joli visage mat d'une fillette de treize ans apparu de l'imposante chevelure. Elle le fixa de ses grands yeux dorés et lui adressa un sourire rayonnant. Nico, lui, remua le coin de ses lèvres et déposa un baiser sur le front de sa sœur. Enfin, son autre sœur, sa demi-sœur. Hazel. Même si pour lui les liens de sangs n'avaient aucune importance : Bianca et Hazel était ses sœurs. Et il les aimait autant l'une que l'autre.
- Content de te revoir mon grand.
Nico releva les yeux et esquissa un petit sourire.
- Content de te voir aussi Oncle Jules-Albert.
Ce dernier sourit à Nico, tapota l'épaule de son neveu, prit sa valise sans que Nico ne puisse rien dire pour s'opposer et ils allèrent tous les trois à la voiture. Jules-Albert était le frère de leur père et, pour Nico, celui qui se rapprochait le plus d'une famille maintenant. Lui et sa sœur Hazel. Ils ne l'avaient presque pas connu leur père. Il était toujours en « voyage d'affaires » comme leur disait Oncle J-A. Et il avait osé refiler ses enfants à son propre frère. Comme pour s'en débarrasser. Et Jules-Albert les acceptait et les élevait sans rechigner. Alors, quand Nico avait été admis dans son école à une heure de train de la maison de son Oncle – et donc qu'il serait obligé d'être interne la semaine, il avait d'abord était content pour lui : il ne serait plus un poids pour son Oncle.
- Au fait, grand frère, j'ai une grand nouvelle à t'annoncer ! fit Hazel avec son grand sourire innocent, interrompant les pensées de Nico
- Hum ? fit celui-ci arquant un sourcil
- Je vais sauter une classe et j'ai été accepté dans ton collège ! Et Oncle Jules veut bien que j'y aille. Je commence là-bas dans deux semaines.
- C'est vrai ? Mais c'est génial !
Nico déposa un baiser sur son front. C'est tout ce qu'il pouvait faire de mieux.
- J'ai aussi dit que la maison me paraîtra vide la semaine, ajouta leur Oncle.
- On reviendra vite, ne t'en fait pas Tonton ! fit Hazel en prenant la main de son Oncle dans la sienne.
Il y eut un petit silence.
- Nico ? fit Hazel en fixant le sol
- Hum ?
- Est-ce que…je…pourrais rester…avec toi…au collège ? Je vais arriver en milieu de trimestre et…je ne connaîtrais personne…
- Bien sûr, petite sœur !
Elle releva la tête et lui fit un de ses plus grands sourires.
- Trop cool !
Elle voulut le serrer à la taille comme tout à l'heure mais se ravisa. Ça ferrait trop pour Nico. En trop peu de temps. Elle savait que son frère n'aimait pas les contacts physiques. Alors quand c'était lui qui faisait un geste amical vers elle, comme le baiser sur son front quelques minutes plutôt, elle en profitait. Parce-que, venant de lui, c'était rare et précieux.
La petite famille, parce-que c'est à quoi ils ressemblaient malgré les disparités physiques – une petite café-au-lait tout mignonne, un grand dadais à moustache, bien charpenté, habillé en costume décalé et un gringalet pâlot – est rentrée chez elle, chez Jules-Albert. Sur le trajet en voiture, Nico avait raconté sa semaine, passant évidemment sous silence, les épisodes ectoplasmiques.
Voilà !^^
N'hésitez pas à laisser une review pour me dire ce que vous en pensez^^
Je vous embrasse ! A la prochaine^^
La Gravité
