Je vous présente le chapitre 17 avec grand plaisir! J'espère une nouvelle fois qu'il vous plaira!
Le prochain chapitre sera certainement posté avant la fin de la semaine... Bonne lecture! ^^
Chapitre 17 : Une journée mouvementée.
P.O.V Mégane :
J'ouvre doucement les paupières. Je me laisse bercer par l'agréable chaleur qui me réchauffe. Je finis par réaliser que je suis dans les bras d'Embry et lorsque je tourne la tête pour le regarder, je remarque qu'il dort paisiblement, je peux même sentir son doux souffle me caresser le visage. Je me laisse alors revenir en mémoire les agréables souvenirs des événements de la nuit passée, et je souris. Je dépose un doux baiser sur ses lèvres brûlantes, et comme presque toujours, je le vois sourire dans son sommeil. Je glousse face à cela, puis je me dégage de son étreinte avant de me glisser discrètement dans la salle de bain. Lorsque je fais couler l'eau chaude sur mon corps, je me détends un peu plus. Je finis de me rincer, puis j'enfile une belle robe rouge évasée à bretelle, relativement courte avec un leggins noir. Je sais que s'habiller comme cela par le temps qu'il fait ici d'ordinaire n'est pas conseillé, mais étonnement, le soleil à aujourd'hui décidé de montrer le bout de son nez. Je jette un œil par la fenêtre de la cuisine, puis je remarque que les lumineux rayons du soleil ne reflètent pas le véritable aspect de ma peau. Je me souviens ne pas avoir eu de problème quand à cela lorsque je vivais en France. Je m'affaire à préparer le petit-déjeuner, car j'en connais un à qui cela fera plaisir! Je prépare une montagne de pancake et de gaufre et comme pour finaliser un timing parfait, Embry vient glisser discrètement ses mains autour de ma taille en déposant un doux baiser brûlant au creux de mon cou.
- Salut, ma puce... Me souffle t-il tendrement à l'oreille.
- Salut... Je lui réponds en souriant.
Il dépose plusieurs petit baisers sur la joue pour me taquiner et je finis par rire en lui disant d'arrêter. Il dépose un dernier baiser sur mes lèvres, puis il s'installe au bar de la cuisine pour manger. Je m'installe à mon tour en face de lui et je peux voir à son regard et à son immense sourire qu'il me remercie pour lui avoir préparer cela. Je me souviens soudainement que j'ai oubliée de lui demander des nouvelles des Cullen, mais il faut dire que les événements de la veille m'ont fort distraite...
- Au faite, tu as des nouvelles des Cullen? Je lui demande. Je ne les ai pas vu depuis quelques jours.
- Ils sont partis hier soir pour quelques jours, à cause du soleil. M'informe t-il.
J'acquiesce d'un signe de tête, puis je le laisse terminer son déjeuner. Tandis que je fais la vaisselle et que je remets un peu d'ordre dans la cuisine, Embry fait sa douche. Nous n'avons pas encore aborder notre nuit palpitante, mais je n'appréhende pas sa réaction, vu le sourire qu'il avait lorsqu'il m'a rejoint dans la cuisine. Lorsque je finis, je me retourne et je le vois dans l'encadrement de la cuisine, habillé de son jean ainsi que de ses chaussures uniquement et appuyer contre le mur en me regardant fixement avec un regard plein de désire. Il n'affiche pas le même regard que celui d'un homme prêt à tout pour découvrir les dessous de robe d'une de ses proies. Je sens bien que dans son regard, il n'y a qu'émerveillement, amour et passion. Je réalise alors que ce regard qu'il me lance tout les jours depuis notre rencontre s'est accentué d'avantage depuis la nuit de rêve que nous avons passés ensemble. Je lui souris en m'approchant de lui pour l'embrasser tendrement, mais lorsque je me décolle de lui pour aller dans le salon, il ne semble pas de cet avis. D'une poigne douce et amoureuse, il me ramène contre lui en me glissant ses mains sur mes hanches. Je ris et je le vois sourire puis bien vite, je ne peux résister à l'attraction que provoque ses lèvres et son visage en moi. Nos bouches se rejoignent pour ne former plus qu'une et tandis que nous approfondissons ce baiser du mieux que nous pouvons, il me soulève et me plaque lentement contre le mur. Les frissons de plaisir de la veille me reviennent en mémoire, et je me laisse aller à lui. Il décolle ses lèvres des miennes, sans pour autant détruire notre proximité.
- Cette nuit à été la plus merveilleuse que j'ai passé de toute ma vie... Me murmure t-il.
Mon sourire atteint des dimensions exorbitantes à cette déclaration, à tel point que je ne prête même pas attention aux personnes qui frappent à la porte. Embry plaque une nouvelle fois ses lèvres contre les miennes tandis que je tente finalement malgré moi de lui dire qu'il y a des gens à la porte. Il finit par décoller définitivement ses lèvres des miennes, et je vois à son expression que les personnes qui frappent à la porte auraient du passer plus tard. Je ris en voyant sa tête, puis je me glisse jusqu'à la porte. Lorsque j'ouvre la porte, je peux voir une Renesmée souriante comme à son habitude, et un Jacob souriant également, peut-être un peu trop à mon goût mais je ne saurais dire pourquoi. Renesmée me prend dans ses bras et nous nous disons bonjour, puis à son tour, Jacob me prend dans ses bras à travers une étreinte amicale et nous nous disons bonjour. Embry arrive derrière moi en jetant un regard meurtrier à son ami, sans doute se doute t-il de ce que son meilleur ami va dire.
- Alors, on vous dérange? Lance Jacob en riant.
- Non! Je répondis précipitamment.
Au même moment, Embry répond un oui aussi claquant que mon « Non ». Je souris alors un peu embarrassée, mais Embry ne lâche pas son regard de tueur. Jacob lui sourit, et Nessie me sourit en m'adressant jolie un clin d'œil.
- Je suis venue passée la journée avec toi! M'annonce joyeusement Nessie. Le temps que les garçons règlent le problème, j'espère que ça ne te dérange pas? Me demande t-elle inquiète.
- Bien sûr que non! Je lui réponds en souriant. Mais quel problème? Je demande à mon tour inquiète.
Embry ne semble pas non plus au courant et il semble s'intéresser autant si ce n'est plus que moi à la réponse qu'attend ma question.
- Sam et Paul ont repérés plusieurs odeurs de loups pas loin de notre territoire, commence Jacob plus sérieux que jamais, alors on va aller voir si on peut patrouiller pour les aider.
Jacob dit cela en regardant Embry, comme pour lui faire comprendre qu'il serait opportun de faire cela. Embry acquiesce d'un signe de tête tandis qu'il sort de la maison. Jacob dépose un baiser sur les lèvres de Renesmée, et mon esprit me crie qu'ils sont désormais bien plus que de simples amis. Comme Jacob, Embry dépose un doux baiser sur mes lèvres, mais lorsqu'il me tourne le dos pour suivre Jacob, je lui retiens le bras. Il se retourne doucement.
- Je t'en pris, fais bien attention à toi. Je lui dis angoissée à l'idée qu'il puisse lui arriver quelque chose.
Il me sourit en me faisant un signe de tête, mais je crois que cette intention le touche beaucoup. Depuis cette Jean, il a sûrement perdu l'habitude qu'une fille s'inquiète pour lui. Il finit par tourner les talons à contrecœur, puis je le vois lui et Jacob disparaître dans la forêt. Nous entrons dans la maison avec Nessie et nous nous installons dans le canapé, puis je remarque qu'elle n'attend que de me harceler de questions! Je m'entends particulièrement bien avec Nessie, sa mère et Alice, alors me confier à elles n'est pas une nouveauté.
- Alors, comment il est revenu vers toi? Me demande cette dernière.
Je souris à cette question, j'ai oubliée à quel point les nouvelles vont vite par ici. S'ajoute à cela le fait que Nessie est une véritable fouine...
- Eh bien, il a déposé une lettre devant ma porte dans laquelle il m'a demandé de me faire belle, dis-je en me replongeant dans cette magnifique journée, puis il m'a emmenée dîner et il m'a tout raconté. Je lui réponds.
Au fur et à mesure que je parle, elle semble captivée et émerveillée devant tant d'attention.
- Qu'est ce qu'il est romantique! Me dit Nessie.
- Oui, ça c'est sûr! Dis-je en riant.
- Et toi alors? Je lui demande.
- Quoi? Me demande t-elle, surprise.
- Tu sais bien, avec Jacob... Je lui fais remarquer.
Elle sourit en baissant la tête, comme si c'était un sujet compliqué.
- C'est compliqué, lâche t-elle, avec mon père et ma mère qui veulent me garder et me surveiller... Ils ne savent pas encore qu'on s'embrasse en cachette, mais on ne pourra pas leur cacher longtemps. Dit-elle plein de regret.
Je comprends qu'elle n'aime pas cacher sa relation avec Jacob, mais quel autre choix a t-elle?
- Ils veulent juste te protéger. Je lui dis. Mais laisse passer quelques millénaires, tes parents le prendront mieux d'ici là! Dis-je en riant.
Elle se met à rire aussi.
Soudain, une idée de shopping me traverse hâtivement l'esprit.
- Hey, dis-je en captant son attention, ça te dirait d'aller faire les magasins à Port Angeles?
- Dieu merci, j'attendais que tu me le propose! Me dit-elle.
Nous rions puis j'enfile une paire de bottines noires à talons, une veste en cuir à manches courtes et nous prenons la route joyeusement. Le trajet ne dure qu'une petite heure, durant laquelle nous passons notre temps à rire. Mais une partie de nous ne peut s'empêcher de s'inquiéter, elle pour Jacob et moi pour Embry. Je tourne la tête vers elle lorsque je remarque que le silence prend place. Je vois dans son expression absente qu'elle pense sûrement à Jake. Pour la rassurer, je prends sa main dans la mienne un instant et je lui souffle : « Embry et Jacob vont bien, j'en suis sûr. ». Je ne suis même pas sûr moi même de ce que j'annonce, mais cela la fait sourire, alors c'est mieux comme ça.
Lorsque nous arrivons à Port Angeles, nous remarquons une jolie petite boutique de vêtements, alors je me gare devant et c'est joyeusement que je lui annonce que cette journée shopping commence! Nous entrons dans la boutique, puis rapidement, nous nous retrouvons plein de vêtements dans les bras. Enfin, surtout moi puisque Nessie ne semble pas accroc au shopping. Je pense qu'elle à acceptée juste pour profiter du temps qu'il fait, en l'absence de sa famille. Je rentre dans la cabine d'essayage, puis Nessie me sert de juge pour mes vêtements. J'enfile tout d'abord une tunique verte relativement jolie, puis Nessie me fais un signe de tête en souriant pour me dire que cela me va bien. Je retourne dans la cabine d'essayage puis j'enfile une autre tenue, une belle jupe noire et un haut blanc. Encore une fois, Nessie me fais savoir que ces vêtements me vont parfaitement. Je me vêtis d'une nouvelle tenue, puis d'une autre et d'encore une autre. Jusque là, Nessie me dit que tout me va très bien. On pourrait presque s'accompagner de la musique « Pretty woman », tant la séance est amusante! Je vois soudainement une tenue de policière sexy, alors dans un accès de folie, je l'enfile. Lorsque je ressors de la cabine, je prends une pose qui se veut sensuelle, même si je n'arrive qu'à m'appuyer maladroitement contre le mur. Je peux voir Nessie éclater de rire à travers mes lunettes. Je ris à mon tour et lorsqu'un petit groupe de garçons de notre âge passe devant la vitrine, ils me sifflent en riant. Je devine à leurs regards et à leurs sourires qu'ils n'y a rien d'obscènes là dedans, ils désirent juste plaisanter. Je leur souris en leur tirant la langue, tandis que Nessie se met à rire de plus belle.
- Tu fais l'unanimité comme ça! Lance t-elle entre deux rire.
Je ris une nouvelle fois puis je pars me changer, et je continue d'enfiler des vêtements tous plus beaux les uns que les autres. Lorsque j'ai finis, je réalise que Nessie n'a prit la peine d'essayer les vêtements qu'elle s'est prit, mais je ne m'en occupe pas d'avantage et nous partons payer nos achats, fiers de nous!
Finalement, je ne prends que quelques vêtements et quelques chaussures. Pendant que nous marchons dans la rue, je peux entendre Nessie râler quand au temps que j'ai pris pour choisir des vêtements et n'en prendre que quelques uns, jusqu'à ce qu'on passe devant une boutique spécialisée dans les robes. Elle s'arrête juste devant la vitrine, le regard éblouit par une robe en taffetas rouge. Lorsque mon regard se pose sur la robe, il s'éblouit aussi car elle me paraît divine. Elle est divinement bien brodée, et une touche blanche de dentelle vient enjolivée la robe en bas.
- Elle est magnifique... Souffle Nessie, perdue dans sa contemplation.
Je la regarde, puis je remarque qu'elle semble beaucoup désirer cette robe digne d'un conte de fée. Je me rappelle soudain que son anniversaire est dans deux semaines... J'ai désormais une petite idée du cadeaux que je pourrai éventuellement lui offrir.
Nous continuons notre route, puis nous nous arrêtons à un petit restaurant. Nous nous installons dans le petit salon convivial que nous offre le restaurant et nous commençons à manger.
- Au fait, Jacob s'est imprégné de toi? Je lui demande curieuse.
- Oui. Me dit-elle en souriant.
Nous passons tout le repas à parler et à en apprendre plus l'une sur l'autre, et je dois reconnaître que je passe un très bon moment en sa compagnie. Nous finissons de manger dans la bonne humeur, puis d'un commun accord, nous décidons qu'il est temps de rentrer car les garçons doivent avoir finis leurs patrouilles. La petite heure de trajet qui nous séparent de nos âmes sœurs défile rapidement et comme à l'aller, nous rions dans une bonne ambiance au sein de la voiture. Je me gare devant chez moi, mais lorsque nous rentrons à l'intérieur de la maison, je peux sentir une odeur familière agressée mes narines. Mon cœur se met à battre plus vite lorsque je reconnais cette odeur, elle n'appartient qu'à Jean. Je sens un frisson de dégôut me parcourir le corps rien qu'à penser à elle.
- Surtout, tu ne bouges pas de là! Je lance à Renesmée sur un ton amère.
Je sors précipitamment et en une fraction de seconde, je me retrouve derrière la maison, à l'orée de la forêt. Je tourne ma tête à droite, puis à gauche mais je ne vois personne. Soudain, j'entends des bruits de pas marteler les branches de bois sans prendre garde. Je vois alors cette Jean de malheur sortir de sa cachette et se placer devant moi, en restant tout de même à une bonne distance. La haine et la colère dont s'arme mon regard sont chacune d'une dimension infinie. Jean arbore toujours sa mine amusée et son sourire agaçant lorsqu'elle prend la parole.
- C'est bien, commence t-elle, je voulais que tu ai ce visage quand je t'arracherai la tête...
Je sens que cette fois-ci, cette immonde garce n'est pas venue uniquement pour m'empoisonner les oreilles de son immonde venin. Je souris intérieurement, car j'attendais le jour ou elle voudrait revenir s'en prendre à moi...
P.O.V Embry :
Je marche en direction de la maison à Emily avec Jacob et Quil. Nous rentrons enfin de patrouille. Même si aller patrouiller dans les bois est une activité que j'aime beaucoup pratiqué, je ne cesse de songer à ma Mégane. Je n'arrive pas à me séparer d'elle l'espace d'un instant sans ressentir un manque et une douleur profonde. Jacob n'arrête pas de penser à Nessie lui aussi, et Quil fait de même avec Claire alors nos pensées sont un vrai champ de bataille lorsque nous patrouillons ensemble. Nous n'arrêtons pas de nous charrier mutuellement et je dois reconnaître qu'il m'est difficile de ne pas repenser à la nuit de rêve que j'ai passé avec Mégane, mais je ne tiens pas à partager cela avec Jake et Quil. Lorsque nous entrons dans la maison d'Emily en nous bousculant et en riant, je peux voir cette dernière ainsi que Collin et Brady se lever de leurs chaise respectives, alarmés.
- Enfin vous êtes là! Lance Brady.
- Que se passe t-il? Demande Jake en commençant à s'impatienter.
- Sam à besoin de nous, on se fait attaquer par une autre meute. Répond Collin.
Lorsque cette information rejoint mon cerveau, il ne me faut pas plus d'une seconde pour comprendre que cette fameuse meute de loup n'est autre que celle de Jean.
- Une autre meute? Répète Jake, perdu.
- Jean! Je souffle amèrement.
Sans attendre un instant de plus, nous courrons tout les cinq dans la forêt et avant d'entendre Emily nous crier de faire attention, nous mutons pour nous enfuir jusqu'à Sam.
Nous ne tardons pas à rejoindre Sam, Paul et Jared ainsi que Seth et Leah dans les bois. Ces derniers sont en alerte totale et je peux entendre Sam crier « Ils ne sont pas loin ».
- Qu'ils viennent! Pense Leah bruyamment.
Nous entendons plusieurs cris de loups provenir non loin devant nous. Nous répondons alors à leurs appels de guerre pas des hurlements emplis de défis. Lorsque nous les voyons courir vers nous dans une course effrénée, gueules ouvertes et la rage au ventre, nous devinons tous que cette bataille sera difficile. D'une part, parce qu'ils sont plus nombreux, mais aussi parce qu'ils ne semblent pas tous être de jeunes loups. Le sentiment d'insécurité et d'appréhension que nous avons tous ressentis lors du face à face contre les Volturi refait surface. Alors qu'ils continuent de courir vers nous, je ne parviens pas à repérer Jean. Pourvu qu'elle ne s'en prenne pas à Mégane. Soudain, Sam et Jacob donne le signal et ils se mettent à courir. Nous les suivons immédiatement et je me sens développer une rage que je ne me connaissais guère. Le visage de Mégane frappe mon esprit d'une douce dose d'amour inébranlable et il m'apparaît clairement qu'elle est la source de ma force, désormais. Je combattrai pour la protéger et mourrai si il le faut. Brusquement, je saute à pleine vitesse sur un des deux loups qui courent dans ma direction. Je remarque que la bataille éclate réellement et que tout le monde se retrouve désormais en plein combat. J'entends des hurlements de loups qui souffrent, d'autres qui grognent et je peux légèrement remarquer que notre tribu domine le combat. Sans réfléchir, je referme mes crocs sur la gorge du loup brun que je retiens prisonnier et perfore sa gorge de mes crocs acérées, répandant ainsi dans le goût de sang dans ma gueule. L'autre loup me saute à son tour dessus, mais je parviens à le rejeter violemment contre un arbre avant de m'écraser au sol. Je me redresse vivement et l'autre loup fait de même. Nous nous tournons mutuellement autour avec les crocs dehors, comme pour attendre de voir qui frappera le premier. J'ai le temps de jeter un coup d'œil aux alentours et je peux voir que Jared, Paul et Jacob sont blessés, mais ils continuent vaillamment de se battre. Sam ne semble pas en difficulté, bien qu'il soit en train d'affronter deux loups blancs au moins aussi imposants que lui. Leah et Seth sont en bonne posture face au loup qu'ils tiennent en duel, puis soudain, un poids vient m'écraser, comme si quelqu'un aurait été projeté sur moi. Le choc me plaque contre un arbre et je réalise rapidement qu'il s'agit de Quil, qui gît désormais inconscient sur le sol parsemé de branche et de feuillage. Je me retrouve à présent entouré de trois loups, mais la rage s'intensifie d'avantage en moi en voyant un de mes meilleurs amis dans un tel état. Heureusement, je peux encore entendre les faibles battements de son cœur qui tambourinent contre sa poitrine et cela me rassure conséquemment. Collin et Brady surgissent subitement de nulle part et s'en prennent violemment à deux des loups qui m'encerclent. Je me retrouve alors en tête à tête avec le loup de tout à l'heure. Sans lui laisser le temps de faire quoi que ce soit, je bondis agressivement dans sa direction avec une seule idée en tête : Sa gorge. Mais brutalement, il réussit à éviter de justesse mes crocs acérés et je sens sa mâchoire se refermer sur ma patte gauche arrière. Je sens chacun de ses crocs déchirer ma chaire et je ne puis me retenir de hurler de douleur tant la douleur est insoutenable. Je réussis néanmoins à me retourner et à lui asséner un coups de crocs dans les côtes, dans un ultime effort. La parfaite image angélique de mon imprégnée vient me frapper de nouveau l'esprit. Alors que je vois l'autre loup bondir vers moi, je rassemble toutes les forces qu'il me reste et je bondis à mon tour vers lui. Je ne tomberai pas aujourd'hui, je ne laisserai personne faire s'en prendre à Mégane. Nous nous rentrons littéralement dedans avec force et après quelques coups de crocs ratés pour chacun d'entre nous, je réussis à refermer ma puissante mâchoire sur sa nuque et la lui briser dans un mouvement vif et impitoyable. Je me laisse tomber sur le sol, et je peux voir les loups ennemis prendre la fuite face aux pertes qu'ils endurent. D'une vision affaiblit par la souffrance et la fatigue, je peux voir toute la meute revenir à leurs formes humaines, et je ne tarde pas à faire de même avant de sombrer dans l'inconscience.
Seule l'envie de revoir Mégane m'empêche de tomber véritablement dans un sommeil comateux...
P.O.V Mégane :
- C'est bien, commence t-elle, je voulais que tu ai ce visage quand je t'arracherai la tête...
Je sens que cette fois-ci, cette immonde garce n'est pas venue uniquement d'empoisonner mes oreilles de son immonde venin. Je souris intérieurement, car j'attendais le jour ou elle voudrait revenir s'en prendre à moi...
- Encore faudrait-il que tu y arrives. Je lui réponds, à mon tour amusée.
- Ne t'inquiètes pas, ma chérie. Me dit-elle en souriant d'avantage. Je vais massacrer ta caboche avant que tu n'ai le temps de dire « Ouf ».
Dés lors qu'elle finit sa phrase, j'entends des bruits de pas résonner derrière moi.
- Mégane, qui est-ce? Me demande Nessie apeurée.
- Nessie, rentres immédiatement! Je lui ordonne en me retournant vers elle.
- Attention! Me crie Renesmée.
Perdre de vue cette lâche est une erreur monumentale. Lorsque je repose vivement mes yeux sur Jean, cette dernière a déjà mutée en une louve blanche et rousse. Je n'ai pas le temps de faire un seul mouvement et cette dernière vient me plaquer au sol. Tandis qu'elle m'écrase de son poids, elle tente de refermer sa gueule sur mon visage, mais je parviens à la maintenir en échec grâce à la force que j'exerce avec mes mains pour la retenir. Je sens un immonde filait de bave puant me dégouliner sur la joue et sans m'en rendre compte, je grimace méchamment.
- Fuis, Nessie! Je parviens tout de même à hurler à travers les bruyants grognements de Jean.
Elle finit par m'écouter et elle s'enfuit à toute vitesse. J'en suis heureuse, car il me paraît évident qu'elle n'est ni une combattante, ni une adepte de la violence. Je sais que je ne me suis pas nourris de sang animal depuis déjà une bonne semaine, mais je suis parfaitement consciente que je n'ai nullement besoin de cela pour faire de Jean de la pâté pour chat. A l'aide de mes deux jambes, je pousse sans retenue sur son ventre pour l'envoyer à l'encontre d'un arbre. J'en profite pour me redresser à toute vitesse et lorsqu'elle se tient de nouveau debout sur ses quatre pattes, elle n'hésite pas une seconde et se jette sur moi, tout crocs dehors en grognant de plus belle. Je peux lire dans son regard bleu avec aisance, et je n'arrive qu'à y discerner une haine sans limite. Je parviens à me glisser au dessus d'elle en sautant et en m'appuyant habilement sur son crâne à l'aide de ma main, sur laquelle je force plus que de raison afin de faire mordre les feuillages à Jean. Lorsque mes pieds touchent le sol, je la vois se retourner et me foncer dessus. Cette fois, je me déplace pour esquiver sa charge et en m'aidant de l'arbre, je propulse ma jambe dans un coup de pied magistrale. Incapable d'éviter ce coup, elle s'écrase violemment contre un arbre qui se fissure grandement à l'issue du choc. Elle se relève et reste appuyée contre l'arbre, complètement sonnée par le coup que je lui ai portée. Je profite de cette ouverture pour courir vers elle à vitesse surnaturelle et lui asséner un autre coup de pied dans les côtes. A cette impacte j'entends des os se briser et Jean propulser sa voix de louve dans un cris d'agonie, puis l'arbre s'effondre tant la violence du choc est immense. Je la vois alors regagner sa forme humaine, toute tremblante à cause de l'insupportable douleur que lui procure ses côtes brisées. Je saisis sa gorge entre mes doigts d'une main de fer, puis je la soulève sans la ménager aussi haut que la portée de mon bras me l'accorde, ne prêtant pas attention un instant à sa nudité.
- Tu comptes... Commence t-elle à murmurer faiblement. Tu comptes me tuer?
- J'avoue que l'envie est intarissable. Je lui avoue, en resserrant un peu plus ma poigne sur sa gorge.
- Si tu veux mon avis... Murmure t-elle, agonisante. Tu devrais... Tu devrais rejoindre Embry... Parvient t-elle à lâcher. Quoi qu'il est sûrement mort à l'heure qu'il est...
Je fronce d'abord significativement les sourcils, puis mes yeux s'arrondissent lorsque je comprends son propos. Cette pourriture a sûrement du dire à ses amis loups de s'en prendre à Jacob, Sam et aux autres. Embry! Il est en danger, je dois impérativement lui porter secours! Mon visage et mon corps tout entier se raidit de lui même lorsque je remarque qu'elle arbore un fin sourire satisfait. Je la jette si fort dans un arbre à quelques mètres de nous que j'entends à nouveau des os se briser, pour mon plus grand bonheur, avant qu'elle n'hurle puis qu'elle ne tombe inconsciente au sol. L'arbre se fissure à l'impacte mais je ne prends pas le temps de m'occuper de Jean plus longtemps, je dois rejoindre Embry.
C'est une question de vie ou de mort...
