Coucou ! C'est moaah !^^

Je poste le chapitre cinq pour me faire pardonnée du bug du chapitre précédent^^

Non, non. Il n'y a aucun jeux de mots avec mon surnom, absolument pas *innocence* ! ^^

Ce chapitre est censé être drôle... Sauf pour Nico. J'ai vraiment hésité à renommer la fanfic Les malheurs de Nico XD

Ne me tapez pas ! Qui aime bien, châtie bien !

Sur ce, je m'enterre.

Bonne lecture !^^


LEÇON 5 : Gravité : origine de tous les maux

Le week-end avait été très calme et reposant pour Nico. Pas d'autre fantôme qu'Alexandre, le soir. Mais, lui et Hazel ne se supportaient pas. Et il comprenait sa sœur. Alexandre avait des sautes d'humeurs assez…énervantes, il devait le reconnaître. Le lendemain soir de leur rencontre, Alexandre avait presque supplié Hazel à genou de lui pardonner sa méchanceté de la veille. Et le dimanche soir, il ne s'était pas pointé.

Le lundi matin, il avait quitté la maison pour aller prendre son train. Et la semaine de cours avait déjà plutôt mal commencé. Dès huit heures, alors que Nico était encore fatigué de sa petite nuit, Sophocle avait recommencé à déclamer devant le tableau blanc le prologue d'Antigone. Sa version. En grec ancien.

« […] ὦ κοινὸν αὐτάδελφον Ἰσμήνης κάρα,

ἆρ᾽ οἶσθ᾽ ὅ τι Ζεὺς τῶν ἀπ᾽ Οἰδίπου κακῶν

ὁποῖον οὐχὶ νῷν ἔτι ζώσαιν τελεῖ;

οὐδὲν γὰρ οὔτ᾽ ἀλγεινὸν οὔτ᾽ ἄτης ἄτερ

οὔτ᾽ αἰσχρὸν οὔτ᾽ ἄτιμόν ἐσθ᾽, ὁποῖον οὐ

τῶν σῶν τε κἀμῶν οὐκ ὄπωπ᾽ ἐγὼ κακῶν.

καὶ νῦν τί τοῦτ᾽ αὖ φασι πανδήμῳ πόλει

κήρυγμα θεῖναι τὸν στρατηγὸν ἀρτίως;

ἔχεις τι κεἰσήκουσας; ἤ σε λανθάνει

πρὸς τοὺς φίλους στείχοντα τῶν ἐχθρῶν κακά; »

Nico en avait eu la migraine et il avait été incapable de noter quoique ce soit venant de la professeure. Sophocle faisait sans cesse un bruit de fond insupportable. Et c'était pire maintenant qu'il s'avait que Nico pouvait l'entendre. Et que celui-ci ne pouvait même pas lui dire de se la fermer – et ce n'était pas l'envie qui lui manquait ! Croyez-moi ! – parce-qu'il passerait pour un fou.

Par contre, le reste de sa journée avait été plutôt calme. Personne – comprendre « pas de fantôme » – en Maths, personne en Anglais, personne en Latin – en même temps il n'avait fait que de la traduction et de la version – mais toujours Léonard de Vinci qui trainassait dans la salle de Technologie. Lui ne disait rien, au moins. Et Nico l'ignorait. Et pas de fantôme non plus pendant les deux heures de Physique-Chimie de la fin de journée.

Le mardi, par contre, ça avait été une toute autre histoire. Les heures de sport surtout. Et les fantômes n'étaient pas le problème cette fois. Non. Cette fois, c'était les êtres de chair et d'os. En particulier, ceux qui lui servaient d'équipe.

- Nico ! Attrape.

Par instinct d'obéissance, Nico avait tourné la tête. Il se maudit intérieurement d'être aussi docile. Un missile projeté à une vitesse proche de celle de la lumière venait droit sur lui. Nico maudit aussi ses réflexes inexistants. Le projectile le frappa au front et sa tête heurta sur le goudron violemment. Il ne vit plus rien.

-Nico ?

L'interpellé ouvrit les yeux, pour ne voir que des formes sombres et indistinctes. Il voulut se relever. Mais une douleur fulgurante à l'arrière du crâne l'assaillit. Ses paupières se refermèrent d'elles-mêmes et quelqu'un lui attrapa le bras pour le soutenir. Il voulut se dégager mais n'y parvint pas. Il entendit parler autour de lui mais ne saisit pas les mots cette fois. Ça tête se mis à tourner. Il se sentit voler. Mais ce n'était pas normal pour un être humain. Nico essaya de rouvrir les yeux sans succès. Il remua pour signifier qu'il était toujours en vie.

- Hé ! Doucement, Nico.

Ce dernier grommela. Il se sentit ballotter et s'agrippa à ce qu'il pouvait. Avant de retourner cohabiter avec les ombres.

Nico fut réveillé une nouvelle fois. Par des petites tapes sur sa joue. Il grogna et fronça les sourcils. Les petites tapes cessèrent. Il essaya d'ouvrir les yeux. C'était très lumineux.

- C'est bon. Ça ira maintenant. Merci de me l'avoir amené, fit une voix féminine lointaine.

Qui parlait ? Et à qui ? Nico plissa les paupières en direction de cette voix. Mais sa vue n'était pas encore tout à fait nette.

- Nico ?

Il remua. Mais sous ses mains la sensation était plus douce que celle du goudron. Et c'était blanc. Et le goudron n'est pas de cette couleur. Ça il en était sûr. Où était-il ? Il essaya de se redresser. Et Comment… ?

- Oh non non non ! Toi tu ne bouges pas de là ! s'écria la voix féminine.

Nico aperçut son visage. L'infirmière. Mme Panacée.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Comment… ?

Il ne finit pas sa phrase.

- Tu as fait une mauvaise chute sur le goudron. Et tu t'es ouvert la tête. Tu as perdu connaissance une vingtaine de secondes.

Elle lui mit un gobelet dans les mains.

- Quand tu pourras te redresser, bois.

- Qu'est-ce que c'est ?

- De l'eau avec du sucre.

Nico voulut se relever.

- Je vais bien. Je n'ai besoin de…

Sa tête se mit à tourner et il fut pris de nausées.

- Je t'assure que si. Reste allongé. Redresse-toi progressivement. D'accord ?

Nico hocha la tête à contrecœur. L'infirmière le laissa.

Quand la cloche de la fin de la première heure sport retentit, quelques minutes plus tard, Nico avait encore la tête embrumée. Mais il avait pu boire le gobelet. Pour l'instant il restait assis et réfléchissait. Il revoyait le projectile le percuter. Il porta sa main à son front instinctivement. Il avait une bosse. Génial. Il passa sa main dans ses cheveux à l'endroit de l'impact avec ce maudit goudron. Il serra les dents. S'il attrapait le responsable…Non en fait, il ne savait pas ce qu'il ferait après ça. L'autre n'avait sûrement pas fait exprès. C'était forcément involontaire. Ou alors. C'était totalement le contraire. La personne avait fait ça délibérément pour soulager l'équipe du poids qu'était Nico. Cette version était la plus logique. Nico maudit un par un les membres de son équipe. Pour être sûr de maudire le coupable.

- Ça va mieux ? demanda l'infirmière.

- Un peu. Je peux partir ?

- Essaye de te mettre debout. Doucement, d'accord ? Ça fait un moment que tu es assis.

Nico obéît. Nico, un fois sur ses pattes, vit tout noir un instant et eut quelques vertiges. Il se retint au mur le temps que ça se calme. L'infirmière voulut le soutenir mais il l'a repoussa.

Nico mit un pied devant l'autre. Ça allait.

- Ça va ?

Nico acquiesça.

- Bien, tu peux y aller. Revient me voir à midi. Ou avant si ça ne va pas. D'accord ?

Nico hocha la tête.

Quand Nico sortit de l'infirmerie, il repassa une main dans ses cheveux. Même à travers le pansement la blessure piquait. Encore une cicatrice accidentelle. Une de plus. La personne qu avait fait ça allait payer.

Nico pris tout son temps pour retourner dans sa tête ses envies de meurtres et pour rejoindre le terrain de Basket. Le prof vint le voir, confiant son sifflet et son chrono à un élève mis sur la touche.

- Bah alors, tocard ? Tu nous as fait une belle frayeur ! Ça va mieux ?

Nico hocha encore la tête.

- Bon, t'es dispensé pour cette fois. Reste sur le banc, ok ?

Nico n'en demandait pas mieux. Il passa donc la dernière heure de sport à regarder les autres courir et sautiller après un vulgaire ballon. Pathétique. Mais étrangement intriguant. Certains étaient plus agiles que d'autres et effectuaient même des acrobaties. Ceux qui faisaient partie de l'équipe du lycée par exemple. Ceux-là défiaient la gravité pour mettre le ballon dans le panier de temps en temps. Nico devait bien reconnaître que c'était captivant. Nico se prit d'envie de leur ressembler Même s'il préférerait passer sous un tracteur plutôt que de le dire à voix haute. Il tenait à sa tranquillité. Et pour ça c'était mieux qu'il soit celui qu'il était. Le gothique mal aimé, emmitouflé dans son cafard et qui discutait avec les fantômes. Et, d'ailleurs, certains de ces revenants étaient ses amis, non ? Non ?

Nico n'avait pas traîné dans les vestiaires et il était passé à l'infirmerie avant d'aller manger.

- Repasse dans un quart d'heure. Je changerais ton pansement, lui avait dit l'infirmière après l'interrogatoire fiscal de son état de santé.

Non mais ! Elle ne pouvait pas le faire maintenant ? Tout grouper ? Non. Bien évidemment. Qui dit karma pourri…

Nico alla donc manger au self. Et il y resta jusqu'à la fin de son repas pour une fois. Il se promit que ce serait la seule. Le self était vraiment trop bruyant. Il quitta sa place au moment où il groupe s'installait à côté de lui. Bon timing. Il aurait vraiment préféré le cimetière, même si personne ne l'attendrait là-bas aujourd'hui. Il ne verrait que Bianca mercredi après-midi. Comme chaque semaine.

Nico alla faire changer son pansement. Il avait poireauté quinze autres minutes dans la salle d'attente parce-que l'infirmière était déjà occupée avec quelqu'un, avant de pouvoir enfin entrer et s'entendre dire :

- Je suis désolé je dois filer pour une urgence. Revient me voir à la récréation de cette après-midi.

Quoi ? Mais c'est un complot là ! Il fulminait de rage. Il avait attendu pour rien et il ne pourrait pas aller au cimetière. Le temps lui manquerait pour faire l'aller-retour. Foutu karma !

Nico partit donc en trombe à la recherche d'un coin tranquille dans le lycée. Antithèse. Il finit par se poser dans un coin d'herbe à l'écart. Il mit son sac sous sa tête en guise d'oreiller et vissa ses écouteurs dans ses oreilles. Il laissa la frustration s'évacuer au rythme d'ACDC. La tranquillité était revenue en lui quelques minutes plus tard et rien ne pourrait la tr…

Quelque chose heurta son flanc avec force. Il toussota et rouvrit les yeux – qu'il ne se souvenait pas avoir fermés. Il regarda le trouble-paix avec colère. Encore un ballon ! Bien que de foot cette fois. Non mais ! Qu'est-ce qu'il se passe aujourd'hui avec eux ?! Si le lutin farceur qui s'amuse avec ses nerfs pouvait bien arrêter, ça arrangerait Nico ! Vraiment !

Nico prit le ballon, chercha des yeux qui l'avait envoyé. Son regard tomba dans de magnifiques yeux vert océan. Il se noya dedans. Il était sûr de les avoir déjà vus. En rêve probablement. Le garçon à qui ils appartenaient – et qui venait vers Nico en plus ! – ne gâchait rien non plus. Un lycéen probablement. Grand, musclé, brun dépeigné et souriant. Mais son charme venait sans aucun doute de ses yeux. Le garçon lui fit un signe de la main, ce qui tira Nico de sa rêverie. Il retira ses écouteurs.

- Je recommence, fit le brun. Mais amis et moi on est désolés, man. Mais on voudrait bien récupérer notre ballon. A moi que tu veuilles le garder et qu'on te le dédicace.

Des petits rires fusèrent. Nico n'avait même pas remarqué que d'autres était là.

- Oh. Non non. Tiens.

Nico jeta le ballon au brun et passa son regard sur les membres de la petite bande : trois filles – une brune avec des grands yeux couleur ciel et un look que Nico remarqua tout de suite parce qu'il se rapprochait du sien, une blonde, et une dernière au teint mat et les cheveux coupés en mèches irrégulières – pour quatre garçons – un asiatique baraqué, un lutin latino aux cheveux bouclés, un blondinet et le brun aux yeux magnifiques.

- Ça te dit une partie avec nous ? fit ce dernier.

Merde. Pourquoi Nico n'était pas un gars normal ? Genre : « Yo, je te connais pas, mais ça te dit un foot ? », « Ouais, grave mec ! Au fait c'est quoi ton nom ? ». Nico savait que le foot c'était comme l'alcool : ça rapprochait les gens. Mais non. Nico détestait bouger son corps et il trouvait ridicule de courir après une balle. Quelle qu'elle fut.

- Hum. Non merci. Désolé. Je ne suis pas trop de genre sportif et je ne sais même pas jouer.

- C'est simple. On n'a qu'à t'apprendre, fit l'asiatique.

Tentant. Surtout si ça me permettait de côtoyer le brun. Mais ? Pourquoi pensait-il à ça ?

- Pourquoi, il ne nous regarderait pas jouer pour la première manche ? fit le latino aux cheveux bouclés. Comme ça il en prend de la graine.

Comme ça je me rince l'œil, oui. Non mais ! Ça suffit la petite voix là ! Concentration Nico, concentration.

- Ça me va, fit Nico

Il ne savait pas pourquoi il avait dit ça. Mais c'était trop tard maintenant pour faire marche-arrière.

- Cool, mec !

Le brun lui tendit la main. Qu'était censé comprendre Nico ?

- D'où tu sors, toi ? fit le latino. Faut que tu lui serre la main.

Nico obéît sans comprendre. La main du brun se referma sur la sienne, faisant accélérer son cœur et il se sentit décoller. Littéralement. Il flancha sur ses jambes une fois debout et faillit tomber sur le brun. Il l'avait relevé avec une telle force !

- Allez ! Tous au terrain ! fit le blond.

Comme prévu, Nico resta sur la touche avec les filles. Mais il n'en prenait pas vraiment de la graine. Son esprit cataloguait plutôt chaque mouvement – empreints de frime – du brun. Chaque petite voltige qu'il faisait faire au ballon.

- C'est quoi ton nom au fait ? fit la blonde, le tirant de ses pensées.

- Nico. Et vous ? fit-il en les désignant toutes les trois.

- Moi c'est Annabeth. Elle, c'est Thalia, fit-elle en montrant la brune du menton. Et ça s'est Piper.

Nico n'enregistrait pas vraiment. Puis une idée germa dans son esprit.

- Et eux ? fit-il en désignant les quatre garçons du menton.

- L'Asiat' c'est Frank, continua la blonde. Il nous a dit que tu étais dans sa chambre à l'internat.

Peut-être. Mais Nico n'avait pas vraiment fait attention à ça.

- Le blond, c'est Jason. Le petit-ami de Piper.

- Et c'est mon frère aussi, accessoirement, Blondie, fit la brune.

- Ah oui ! ricana la blonde. Le frère de Thalia aussi.

Ah bon ? Ils ne se ressemblaient pas pourtant… Jusqu'à ce que Nico croise le regard du blond un court instant : de grands yeux bleu ciel. A l'identique de ceux de sa sœur. Mais ce n'était pas ce qu'il cherchait à savoir. La blonde poursuivit :

- Ensuite, il y a Léo. Le latino aux cheveux bouclés et qui sourit tout le temps. Un conseil avec lui : ne lui confie jamais des allumettes ou un briquet. Jamais.

Nico hocha la tête par automatisme. Son cœur accéléra. Il n'en restait plus qu'un. Le brun frimeur. Allez ! Dis son nom. Dis son nom !

A cet instant, le brun mis le ballon dans le filet. Annabeth se leva et s'écria :

- T'es le meilleur !

Il lui décrocha un clin d'œil et elle gambada sur la pelouse pour le rejoindre. Elle se jeta à son cou et l'embrassa. Sur les lèvres, évidemment. Sinon le karma de Nico ne serait pas en décomposition post-mortem. Thalia prit la relève de la blonde :

- Et le brun c'est Percy, le petit-ami d'Annabeth.


L'auteur vous parle depuis son bunker.

Ne me frapper pas !

Oui, je vénère Nico. Il souffre beaucoup (et ce n'ai pas fini !)

Mais c'est parce-que je l'aime !

Bises à vous !

Newtie !^^