Bonjour à tous! Je m'excuse mille fois pour le retard lamentable que j'ai pris sur les postes, j'ai eue quelques problèmes de santé mais me revoici avec le chapitre 18! J'espère qu'il vous plaira tout autant que les autres! N'hésitez pas à donnez vos avis, ça fait toujours plaisir! :)

Bonne lecture!


Chapitre 18 : Interventions imprévues.

Il fait jour et bien que le soleil frappe distraitement la forêt, je me retrouve dans l'obscurité de la peur. Envahis par l'angoisse et la terreur, je cours aussi vite que mes jambes me le permettent. Je ne pense qu'à Embry et à ce que m'a dit Jean.

Est-il en danger? Lui est-il arrivé quelque chose?!

Je tente tant bien que mal de me délivrer de ces pensées et des ces inquiétudes, mais je n'y arrive pas. Je finis rapidement par sentir l'odeur des loups de La Push, mais je parviens également à sentir les odeurs d'autres loups, semblables à la senteur de Jean. Je m'arrête brutalement de courir et lorsque je tourne la tête afin de balader mon regard autour de moi, je découvre stupéfaite et ahuris des cadavres de loups jonchant le seul, accompagnés d'un décor ensanglanté. Instinctivement, je cherche à savoir si les corps des loups morts appartiennent à quelqu'un qui m'est familier, mais je ne parviens pas à distinguer qui que ce soit parmi ces loups. Je pose ma main sur ma poitrine en fermant les yeux, tant le soulagement m'accable : Embry est au moins toujours en vie! A cette pensée, je recouvre la force d'ordonner à mes jambes de se remettre en mouvement en direction de chez Sam et Emily, ils ne peuvent être que par là-bas. Je cours encore, dans une dernière course salvatrice.

Je m'arrête devant la maison de Sam et Emily, et sans surprise, je vois Emily sortir de la maison à toute vitesse pour venir me prendre dans ses bras. Je resserre mon étreinte autour d'elle en soupirant de soulagement. Je vois alors Sam et Seth sortir de la maison pour venir m'enlacer à leur tour.

- Je suis content que tu ailles bien! Lance Seth.

- Que s'est-il passé? Je demande inquiète. J'ai vue des loups morts dans la forêt.

- Oui, nous avons été attaqués par la meute à Jean il n'y a pas longtemps. Me réponds Sam d'un ton très solennel.

- Oh mon dieu! Je murmure abasourdie. Tout le monde va bien?

- On a quelques blessés mais on les a bien battus! Lance Seth.

Je n'arrive pas à sourire à cette remarque, sans doute à cause de la question qui hante mon esprit.

- Comment va Embry? Je demande d'avantage inquiète.

Je vois Emily soupirer légèrement, puis prendre la parole.

- Il est blessé à la jambe, mais il va s'en remettre. Lâche Emily dans un soupire de joie. Il vient de se réveiller, alors tu devrais aller le voir. Me propose t-elle en souriant.

Je lui souris en retour chaleureusement, puis sans attendre un instant de plus, je me dirige vers l'entrée et entre dans le salon, suivis de près par Sam, Emily et Seth qui retourne rapidement prendre soin des garçons éparpiller dans la pièce et à l'étage. Je n'aie nul besoin de chercher Embry du regard, car comme si il attirait mes yeux tel un aimant, je plante immédiatement mon regard dans le sien. Il est assis au coin du canapé, la jambe lourdement bandé et posé sur le long du canapé. Je remarque que son regard était posé sur moi avant même que je n'entre dans la pièce. Je peux lire un petit sourire sur son visage, certainement du à la joie de me revoir. Sans m'en rendre compte, je lui rends ce sourire et précautionneusement, je vais m'asseoir à côté de lui. Lorsque je m'installe à côté de lui, il ne semble pas vouloir interrompre notre échange visuel et comme pour profiter de quelques instants de plus, il parcourt d'avantage mes yeux de son magnifique regard. Après quelques instants, il se redresse difficilement.

- J'ai crue que tu étais... Je souffle les yeux embués de larmes.

- Ma puce, me dit-il en me prenant les mains, je vais bien.

Il me sourit d'avantage pour nous rassurer lui comme moi, mais soudainement, je le vois perdre son sourire lorsqu'il pose son regard sur mon épaule gauche. Il fronce alors brutalement les sourcils et une mine dangereuse apparaît sur son visage. Délicatement, il dénude mon épaule à l'aide de sa douce main brûlante et lorsque je baisse les yeux en direction de celle-ci, je suis au moins toute aussi choquée qu'Embry. Je remarque qu'une tâche foncée imbibe légèrement ma veste et la bretelle de ma robe. Je soupire en voyant une griffure à trois coup, j'ai du me blesser sans m'en rendre compte durant le combat contre Jean.

- Qui t'as fais ça? Me demande amèrement Embry.

Je peux lire dans son regard une grand colère et une grande inquiétude, alors pour ne pas l'inquiéter d'avantage dans son état, je tente maladroitement de lui mentir.

- C'est rien, je suis... Je commence hésitante.

Je n'ai même pas le temps de finir ma phrase qu'il se fait plus insistant en me coupant.

- Mégane, c'est Jean qui t'as fait ça?! Me demande t-il, cette fois ci véritablement en colère.

N'ayant d'autre choix que de lui dire désormais la vérité, j'acquiesce légèrement. Je le vois alors se raidir d'une façon inébranlable.

- Elle m'attendait chez moi. Je commence. Je me suis battue avec elle et...

Je n'aie pas le temps de finir ma phrase qu'il tente de se mouvoir avec grande difficulté pour se relever, sans doute trop énervé par ce qu'il apprend. Je pose une main sur son épaule et une main sur son torse en lui soufflant de se calmer, ce qu'il finit par faire après quelques instants.

- Je l'ai battue mais je ne crois pas l'avoir tuée, je poursuis en remettant ma bretelle et ma veste, quand je suis partie elle était inconsciente mais son cœur battait encore. Je lui explique.

- Collin et Brady iront voir si elle est toujours là, pendant leur patrouille tout à l'heure. M'annonce t-il d'une voix énervée.

- Sam m'a dit que vous aviez été attaqués par la meute à Jean, je dis, tu penses qu'ils vont revenir? Je lui demande inquiète.

- Oui, me répond-il, mais cette fois, nous serons prêts.

A cette annonce, je resserre doucement mes mains autour de celles d'Embry et un frisson d'horreur et d'angoisse me parcours littéralement. J'aurais espérée qu'il n'y aurait pas eu d'autres affrontements, mais je me suis trompée. La seule idée qu'Embry puisse être en danger me paralyse de terreur, je ne supporterais pas qu'il lui arrive quelque chose. Je remarque que ses yeux se ferme d'eux même et que la fatigue le gagne, comme presque tout le monde dans la maison. Il se réinstalle pour se reposer, et tout en tenant fermement ma main, il s'endort doucement sous la fluidité de mes douces caresses. Je remarque qu'il ne reste que Sam, Emily et Paul qui veillent sur leurs amis. Je prends congé de mon loup et je décide de sortir dehors afin de m'asseoir tranquillement sur une souche d'arbre et de m'aérer l'esprit. Je passe mes mains dans mes cheveux en baissant la tête et en soupirant derechef. C'est alors que ma blessure me lance. J'ôte ma veste et je remarque que je recommence à saigner. Je tourne alors la tête vers la maison d'Emily. Je la vois écrouler elle aussi dans les bras de son loup sur le perron de la maison, certainement épuisée par la peur et l'angoisse. Je ne désire pas la déranger d'avantage pour lui demander de panser ma blessure, d'autant plus que je vais bientôt commencer à cicatriser. Je me contente alors d'exercer une simple pression sur mon épaule endoloris pour stopper le sang qui coule et je me perds une nouvelle fois dans mes pensées. Je repense à toute cette journée, à mon combat contre Jean, et surtout à Embry et aux autres de la meute. La meute à Jean va revenir à coup sûr et je ne sais pas comment aider les Quileutes. Savoir qu'Embry va devoir faire face une nouvelle fois à tant de danger me serre le cœur de la pire des manières. J'entends brusquement une voix appeler mon prénom et me sortir de mes pensées. Je secoue légèrement la tête pour me faire réaliser que je suis bien revenue à la réalité, puis je tourne la tête derrière moi et je découvre Jacob, avec un air inquiet sur le visage.

- Qu'est ce que tu fais là? Me demande celui-ci.

- Je suis venue voir si vous alliez tous bien. Je lui réponds en me levant doucement.

- Et tu as laissée Nessie toute seule?! S'exclame t-il en haussant le ton.

C'est vraie, je n'ai plus trop pensée à Nessie, mais lorsqu'elle est partie il n'y avait aucun danger aux alentours.

- Quand elle est rentrée chez elle, je me suis chargée de Jean donc...

- D'autres loups ont pu la suivre! Il a pu lui arriver n'importe quoi et elle ne sais pas se défendre! Crie Jake, cette fois-ci.

Je sursaute légèrement lorsqu'il se met à crier, ne m'attendant pas un tel comportement de sa part. Je comprends sa réaction, mais je suis persuadée de ne pas l'avoir laissée en danger.

- C'est une habitude chez toi de laisser tes amis mourir! Me crie t-il une dernière fois avant de s'enfoncer dans la forêt, sous sa forme lupine.

Je ne crois pas encore réaliser ce qu'il vient de me dire, malgré le fait que j'ai bien compris ces mots.

« C'est une habitude chez toi de laisser mourir tes amis! »

Cette phrase résonne dans mon esprit comme une cloche dans une église. Je m'assois, comme pour m'assurer de ne pas perdre pieds. Chacun des ses mots qui frappent mon esprit avec une certaine intensité me rappelle cet événement douloureux. Les larmes me viennent aux yeux, je ne saurais dire si cela est du à l'immense déception que j'éprouve de la part de Jacob, ou si c'est le fait que cette phrase n'est que la pure vérité? Je tente de fermer les yeux, mais il m'est alors impossible de provoquer le néant au sein de mes pensées. De quel droit se permet-il de me juger de la sorte?! Je ne crois pas avoir méritée que l'on me traite comme cela. Je reste là, assise sur cette souche plus qu'inconfortable, à ressasser les paroles blessantes de Jake et à me rejouer la scène du jour ou j'ai appris que je ne reverrai jamais mes amis. Je ne peux me voir, mais je suis persuadée que l'image que me renverrais un miroir serait celui d'une jeune fille bouleversée.

Je ne sais pas combien de temps je suis restée ici à me morfondre, mais je sens le crépuscule venir bouleversée les claires nuages et la douce lumière chancelant du soleil pourtant irrégulier, par ici. J'entends des bruits de chahut provenant de la maison d'Emily et Sam, mais je parviens toutefois à distinguer un bruit de pas boitant se diriger vers moi. Je réussis tout de même à sortir de ma torpeur lorsque je remarque Embry qui s'assoit à côté de moi, sur cette souche incommode.

- Collin et Brady restent avec Jean jusqu'à ce qu'elle se réveille. M'informe Embry. Apparemment, tu l'as mis dans un sale état. Rajoute t-il en souriant. Tu n'as pas vue Jake? Me demande Embry.

Sans vraiment le vouloir, je plante mon regard dans le sien. Le nom de « Jake » sonne désormais dans ma tête comme une mauvaise blague à l'humour très salé. Je tourne rapidement la tête avant de finir par lui répondre amèrement.

- Il est passé par ici tout à l'heure, mais il est repartit presque aussi vite chez Nessie.

Dans ma vision périphérique, je peux voir la tête d'Embry acquiescer.

- Il y a quelque chose qui va pas? Me demande Embry d'une voix douce et apaisante.

- Je... Je commence un peu confuse.

Je tourne la tête pour croiser son habituel regard chocolat admiratif. Je suis tentée de lui dire, de vider mon sac et de regagner son réconfort inconditionnel par la même occasion, mais je ne peux pas. Cela n'engrangerais qu'une scission entre Embry et Jacob et je ne veux surtout pas en être la cause. Ils sont trop liés l'un à l'autre pour que je me permette de bouleverser cet équilibre. Je continue de le fixer quelques instants sans trouver quoi dire, puis je me décide enfin à retrouver la parole en détournant maladroitement le regard.

- Jacob a... Commençais-je en me raclant la gorge.Jacob s'inquiète pour Nessie alors ça me prend la tête, c'est tout.

Je tourne la tête vers Embry afin de voir si ce médiocre manège fonctionne, mais lorsque je le vois acquiescer en détournant le regard un peu déçu, je me rends bien vite compte qu'il se doute déjà que ce n'est pas la vérité. Il est un peu égoïste de lui mentir, étant donné que je n'ai pas apprécier qu'il me cache des choses, mais je me console du mieux que je peux en me disant que je le fais pour une bonne raison, même si cette consolation est bien mince face à la culpabilité que je ressens. Pour la première fois depuis que j'ai rencontrée Embry, un silence pesant se dévoile et je sais pertinemment que j'en suis la cause. Pour ne pas le perdurer plus longtemps, je décide de le briser.

- Ta jambe va mieux? Je lui demande.

- Oui, d'ici demain ce sera complètement guérit! Me répond-il enthousiasmé. Et toi ton épaule? Reprend-il soucieusement.

- Je vais plus que bien, c'est qu'une égratignure. Je l'informe en souriant.

- Pourquoi tu n'as pas demandée à Emily de te soigner? Me demande t-il en fronçant le sourcils.

- Elle est débordée avec vous tous. Je lui réponds gentiment. Puis, ou m'aurait-elle installée? Tu prenais tout le canapé! Je reprends en souriant.

Il rit à ma remarque, puis il me répond que ce n'est pas de sa faute et c'est à mon tour de rire! Embry me prend doucement la main et je peux sentir que ce seul contacte avec sa peau est tout ce dont j'ai besoin, en cet instant.

- Tu veux qu'on rentre? Me propose Embry.

- Oui, dis-je en me levant, et comme ça...

Abruptement, je suis frappée de flash. Je me sens vaciller de gauche à droite, d'avant en arrière, tandis que je perçois des images très flous. J'entends une voix féminine m'appeler au loin, elle ne cesse de prononcer « Mégane, fais attention », mais je ne parviens nullement à discerner le restant des mots qu'elle me confesse. Dans mon esprit, j'arrive également à percevoir un visage de femme aux yeux rouge et à la chevelure blonde. Il m'est très difficile de me rendre compte de ce visage car ses irruptions sont vagues et très flous, je ne parviens pas à reconnaître ce visage peu familier. A cet instant, je ne contrôle plus mon esprit et je me sens défaillir. J'entends la voix d'Embry crier mon nom tandis qu'un mal de tête insupportable martèle les os de mon crâne et qu'une douce chaleur enivrante me rattrape avant que je ne tombe à terre. Le néant obscurcit entièrement ma vision, et la seule chose que j'arrive désormais à discerner est la voix de cette femme qui me souffle : « Ils sont ici! ».


P.O.V Externe :

Pendant ce temps, à plusieurs vingtaines de kilomètres de la réserve de La Push, des loups se rassemblent à la frontière Canadienne. Ils ne sont plus que treize, ils sont affaiblis et ils sont bien conscients que leurs pertes les amenuises et que leur chef, Jean, est peut être morte à cette heure. Ils tentent de réfléchir, de trouver une solution pour se débarrasser des Quileute, mais ils n'arrivent pas trouver l'union qui ferait leur force. L'anarchie se joue d'eux, ils n'arrivent pas à se mettre d'accord et la fatigue commence à se faire très lourde. Alors qu'ils décident d'un commun accord de dormir pour reprendre des forces, ils sentent une inébranlable odeur de vampire. Les loups regagnent un à un leurs instincts de prédateur, puis ils se tiennent prêts à engager le combat à n'importe quel moment. Les loups se tiennent devant un grand et large rocher surélevé qui abrite un large espace, ils pensaient pouvoir s'y c acher pour se reposer et se dissimuler de la vue d'humains qui n'auraient rien à faire dans le coin. Ils forment un cercle impossible à briser, dévoilant à leurs ennemis cachés des crocs acérées et des grognements digne d'un dragon.

C'est alors qu'un homme se dévoile au dessus de cet immense rocher. Les loups ne parviennent qu'à entendre ses pas s'écraser avec insistance sur la matière rocheuse, sans craintes de marteler le silence de la forêt. Au fur et à mesure que les pas se font de plus en plus proches, les loups se retournent pour faire face à ce vampire qui s'apprête à se montrer. Il est désormais possible pour les loups d'apercevoir une longue, lisse et soyeuse chevelure blonde, ainsi qu'un grand manteau noir à col relevé, porté par un homme élancé. Les pas s'arrêtent et un visage dur aux yeux d'un rouge perçant fait désormais face aux loups. Les loups le fixent, guettant le moindre signe d'offensive de sa part, mais il n'en est rien. Bien au contraire, il semble impassible, comme si il n'était pas en danger. C'est alors que deux femmes, une brune puis l'autre blonde, et un homme apparaissent derrière lui, comme pour veiller à lui octroyer une garde rapprochée que rien ne pourrait percer. Deux femmes blondes aux cheveux longs bouclés et lisses sortent à leur tour de l'ombre pour se placer derrière la meute de loups désorientée. Elles semblent habillées elles aussi de longs manteaux noirs, et on pourrait croire qu'elles sont jumelles, mais ce n'est pourtant pas le cas. Certains loups se retournent d'un bond pour faire face à ces deux femmes, mais comme si ces quelques vampires ne suffisaient pas, quatre hommes et deux femmes surgissent à leur tour de nulle part, refermant ainsi un piège totale sur la meute de loups. Les loups se retrouvant désormais encerclés, parviennent à se mettre en cercle afin de faire face à leurs ennemis, mais ils sont inquiets. Les loups défient du regard les vampires mais ils savent qu'ils ne sont pas de simple vagabond sans importance, ils sont vieux, très vieux, et le charisme que dégage ce vampire à la longue chevelure leur murmure qu'ils font face à un danger bien plus grands que ce qu'ils peuvent imaginer.

- Voici donc les créatures qui s'en sont prisent à ma fille... Clame impassiblement le vampire en avant.

- Oui seigneur. Prononce avec précaution l'homme qui se fait appeler Dante, derrière lui.

- Devons nous les éliminer? Demande adroitement Celeste, la femme blonde derrière lui.

- Ah, soupire le seigneur vampire, tout ceci est d'un ennuie mortel. Il semble attendre quelques instants dans une hésitation épineuse, avant de reprendre d'un ton plus qu'autoritaire. Tuez les tous, ordonne t-il aux pions qui encerclent la meute de loups, et rapidement, si vous voulez bien.

La réaction d'obéissance unanime qu'ont arborer les vampires autour des loups ne laissent pas de place au doute : Il apparaît clairement que cette petite armée obéit à cet homme.

Les loups-garous se tiennent en position de combat sans grand espoir de vaincre, tandis que les vampires leurs sautent dessus. L'homme blond et sa garde ne semble pas se soucier de l'issue de l'affrontement et ils partent, sous les hurlements de douleurs des loups qui se propagent dans le silence nocturne de la forêt...


P.O.V Mégane :

Je cours et traverse pas à pas l'obscurité de cette immense forêt. Je suis paniquée et sans instinct de survie pour me dicter quoi faire. Soudain, un homme resserre une poigne de fer sur ma gorge pour me plaquer violemment contre un arbre. Je tente de me débattre mais je n'y parviens pas. Dante. C'est lui et ses deux acolytes qui se tiennent devant moi. Je peux les entendre rire à l'idée de me tuer. C'est alors que m'apparaît une autre personne. Une personne que je n'ai encore jamais vue, mais je n'ai pas le temps de me concentrer pour démasquer cette personne. Je vois une main s'abattre brutalement sur mon visage...

J'ouvre les yeux brusquement, tout les sens en alerte. Je suis en sueur, je peux le sentir malgré l'obscurité aveuglante de la pièce dans laquelle je me trouve. Je me revois dans ce rêve que je viens de faire et les images de ce dernier se repassent successivement dans ma tête tel un mauvais film de d'horreur. Étrange. Oui, c'est sans nul doute le mot qui convient le mieux à la situation. Je me redresse et lorsque ceci est fait, je tâtonne machinalement l'autre place que conserve le lit. J'ai beau chercher, je ne trouve que le vide. J'espérais trouver Embry à cette place et je ne peux m'accommoder de cette déception. Après plusieurs minutes qui me paraissent interminables, je parviens à voir petit à petit ce que l'obscurité me cachait jusqu'à maintenant. Le bureau. La fenêtre. Cette armoire en bois et ce parquet lisse. Ma chambre. C'est parfaitement claire désormais, je me retrouve dans ma chambre, dans ma maison. Embry à sûrement du me ramener. Je constate que les volets et les rideaux sont fermés. Je me lève avec le plus de précaution dont je dispose, et lorsque j'ouvre les volets, aucune lumière vient aveugler ma vision. Seul les ternes nuages et l'humidité remplace le doux soleil de la veille. Je jette un œil au réveil au dessus de mon lit et je constate qu'il est dix heures et demi. Il n'est pas dans mes habitudes de dormir jusque si tard, d'ordinaire. Sauf peut être quand je suis avec Embry...

Je remarque à ma grande surprise que je suis habillée de mes vêtements de la veille. Embry n'a sans doute pas voulut déranger mon sommeil pour me dévêtir et je lui en suis reconnaissante, car je suis bien à plat. Une petite douleur vient frapper mon crâne, comme pour me dire de ne pas me réjouir trop vite. Je secoue vivement la tête, puis je descends. Lorsque je me retrouve dans le salon, la première chose qui marque ma vision est Embry, affalé dans le canapé et à moitié par terre. Je peux entendre un ronflement tout léger, signe qu'il dort vraiment profondément car d'habitude, il ne ronfle pas du tout. Je m'assois sur le canapé là ou j'ai de la place puis doucement, je lui caresse le bras et l'épaule. Je m'attarde plus que je ne le voudrais sur son corps, bien que la seule chose que je puisse observer est son dos et ses jambes magnifiquement sculptées.

- Embry, je lui souffle délicatement, réveille toi.

Il ne semble pas se réveiller et cela n'altère en rien son sommeil, alors je réitère l'opération, mais toujours rien. Bon, je tente une troisième fois de le réveiller mais sans succès. Je décide de le secouer un peu plus brutalement, mais rien n'y fait, il semble prisonnier du pays des fées! Ce genre de situation ne m'étais jamais arrivée avec Embry, alors je ne sais pas trop comment réagir en ce moment. Je décide de finalement le laisser dormir un peu plus et de préparer le petit déjeuner, dans l'espoir que l'odeur du pancake le réveille, comme la dernière fois. Je me lance dans la préparation du petit déjeuner et pendant plus d'une heure, je fais cuir des pancakes, mais toujours pas de Embry à l'horizon. Je retourne dans le salon et je constate avec surprise que ce dernier n'a pas bougé d'un pouce. Je pose mes mains sur mes hanches, ne sachant plus trop quoi tenter. Je décide de lui pincer le nez et de lui bloquer la respiration. Avec ça, je suis sûr qu'il se réveillera. Quelle fut ma surprise lorsque je découvre qu'il ouvre grand la bouche pour contrer ma tentative. Je devine bien qu'il dort profondément, Embry ne peut pas être si bon acteur, c'est impossible. Je lui tapote légèrement la joue en appelant son prénom haut et fort. Je commence sérieusement à désespérée lorsque je vois que cela n'a absolument aucun effet. Je lui mets une bonne claque sur la joue pour le réveiller, mais toujours rien! Je commence à me demander si il est toujours vivant. Je lui mets une deuxième claque un peu plus forte sur la joue, à tel point que celle ci devient rouge, mais cela ne fonctionne pas pour autant. Je m'en veux un peu, mais c'est nécessaire. Qu'est ce que ça doit être quand il prend une cuite! Je souffle si fort que cela pourrait souffler la maison avec. A bout de méthode, je décide de tout tenter, on verra bien. Je crie son prénom et son nom entier à plein poumons : Ça ne marche pas! Je lui tire doucement les cheveux : Ça ne marche pas! Je lui tire les joues : Ça ne marche pas! Non, là je commence à me dire que rien n'arriverait à le réveiller.

C'est alors que de nouveaux flash semblables à ceux d'hier m'assaillent. De nouveaux, je revois cette femme blonde me dire les même choses mots pour mots. Je monte difficilement les escaliers en m'aidant du mur dans l'espoir de rejoindre ma chambre, mais une fois ceci fait et assise sur mon lit, rien ne semble s'améliorer. C'est alors que petit à petit, les visions me paraissent claires, fluides. Les épisodes flous qui les masquaient partiellement ont disparus pour me laisser apparaître entièrement le visage de cette femme qui me hante. Elle est plutôt jeune et sa voix me paraît provenir d'une proximité certaine. Je distingue parfaitement ses mots désormais :

« Mégane, tu dois faire très attention, il n'est pas bon. Tu ne dois pas lui faire confiance, il te détruira!»

J'entends la voix d'Embry m'appeler d'une voix alertée à travers la maison. Alors qu'il entre dans la chambre, complètement paniqué, je sens ces visions se brouiller complètement et la voix s'éloigner, jusqu'à ce que je ne perçoive plus rien.

Mais de qui parlait cette femme? De quoi voulait-elle me mettre en garde? Ou plutôt de qui? Ces question me tournent la tête, à tel point que je ne me rends pas compte qu'Embry s'est accroupit en face de moi en me prenant soigneusement les mains.

- Ma puce, tout va bien? Je sens sa voix encore un peu endormit, mais tout ses sens sont en alertes, guettant le moindre signe de danger ou de nécessité.

Je tente de lui sourire, mais je n'arrive qu'à étirer une piteuse grimace de mes lèvres. Dans un sursaut de lucidité, je ne peux empêcher cette phrase de sortir de ma bouche, mais en étirant cette fois ci un sourire sincère et involontaire.

- Dis-donc toi, ça fait une heure que j'essaie de te réveiller par tout les moyens et là tu te pointe comme une fleur!

Il sourit et se passe une main dans les cheveux.

- C'est parce que je sens que tu as besoin de moi, ma puce. Et puis, j'ai presque pas dormis cette nuit. Se défend-il.

- Pourquoi ça? Je lui demande inquiète.

- Tu n'as pas arrêtée de t'agiter dans ton sommeil et tu n'arrêtais pas de crier, alors je suis resté debout, au cas ou tu aurais besoin de moi. Me répond-il d'un ton des plus normale.

- Oh, je suis vraiment désolée. Je lui avoue piteusement. Je... D'habitude, je fais pas ça... C'est juste que... Je bafouille maladroitement.

Sans attendre, il plaque sauvagement ses lèvres contre les miennes pour me faire taire, mais il se fait de plus en plus doux au fil du baiser. Je savoure ses lèvres tandis qu'il fait de même avec les miennes. Il finit par mettre fin à notre baiser à contrecœur, puis tout en veillant à garder une proximité excessive, il plante son regard si parfait dans le mien.

- Mégane, je t'aime et sache que rien ne pourra changer ça. Me dit-il d'une voix aimante et suave à la fois. Même me virer du lit! Rajoute t-il en gloussant.

- Je t'ai viré du lit?! Je m'exclame doucement.

Il acquiesce en faisant une mine douloureuse et abattue, comme si il était vexé. Je pousse un « Oh » de surprise et involontairement je m'excuse une nouvelle fois pour ce comportement mal avisé, bien qu'involontaire.

- Qu'est-ce tu as? Me demande t-il, inquiet. Et qu'est ce qu'il t'es arrivées hier? Poursuit-il.

J'avoue que je ne trouve aucune réponse à donner à sa question.

- Je ne sais pas, je lui avoue, j'ai comme des flash. Je vois une femme blonde, elle me dit... Dis-je hésitante. De faire attention. Je la vois aussi dans des rêves, certaine fois, mais j'ai l'impression que c'est plus clair quand tu n'es pas au près de moi.

- Peut être que quelqu'un essaie de te parler. Propose t-il. La meute brouille les visions de la Cullen, alors peut être que c'est ce qui est en train d'arriver avec la personne qui te contacte.

- Qui cela pourrait-il être? Je demande, sans vraiment attendre de réponse.

- Qui que ce soit, je ne pense pas qu'elle te veuille du mal. Dit-il.

Il finit par me servir un beau sourire et après avoir un déposer un furtif baiser sur mes lèvres, il garde mes mains dans les siennes et m'emmène dans la cuisine. Il s'installe pour manger et j'en profite alors pour lui poser quelques questions au sujet de Jean et de sa meute.

- Au fait, je commence, ou est Jean?

Embry relève la tête vers moi avec une mine atterrée.

- Quand on t'as ramenée, Collin et Brady étaient dans les pommes et Jean n'était plus là... Lâche t-il amèrement. Elle s'est enfuit et on n'a pas retrouvé sa trace.

- Et pour la meute qui vous a attaqués? Je demande inquiète.

- Ils ne sont pas revenus et ils ne sont plus sur notre territoire, d'après Sam. Me répond-il. Et au cas ou tu te poserais la question, rajoute t-il, les Cullen reviennent aujourd'hui. Normalement, on va tous chez eux pour voir si ils peuvent nous aider à mettre la main sur Jean.

Je comprends bien à sa façon de parler que le « On » dont il vient de faire mention me concerne également. J'acquiesce à sa remarque, satisfaite d'avoir des nouvelles des Cullen et de savoir qu'ils pourront nous aider. J'ai hâte qu'ils rentrent, j'ai hâte de retrouver leur famille si chaleureuse et agréable. Embry ne tarde pas à engloutir le restant de son repas, puis nous nous installons dans le canapé devant la télé, tel des enfants. Il s'allonge sur mes genoux, puis après quelques instants à lui caresser les cheveux, il ne tarde pas à se rendormir. Il doit être vraiment épuisé. Je dépose un doux baiser sur se ses lèvres et je réfléchis immédiatement. Je ne peux rien faire d'autre, ces jours-ci. Je me demande encore qui était cette femme et de quoi voulait-elle me mettre en garde. Je n'ai pas l'impression que ce soit des hallucinations. Je pense qu'Embry à raison, après tout peut être qu'un vampire pourrait posséder ce pouvoir. Dans un instant fort bref, j'entends vivement toquer à la porte. Une odeur de vampire vient frapper mes narines. Embry ne semble pas se réveiller, alors je décide d'aller ouvrir. Ça ne peut être que les Cullen qui sont de retour et qui viennent voir si tout va bien, ou peut être Nessie. Je tourne la poignée et lorsque je tire la porte, mon cœur loupe plusieurs battements.

Un homme au long cheveux blond, habillé d'un long manteau noir me fait face, un léger sourire suspendu à ses lèvres. Son regard perçant me traverse littéralement, et je sens brusquement une série de frisson frapper tout mon être. Sa présence me paraît tellement imposante, face à moi. Je remarque qu'il y a d'autre vampire qui se portent derrière lui, dont deux femmes blondes, comme si ils veillaient sur la maison et sur cet homme. Je ne reconnais aucun vampire parmi ceux-ci. Je finis par reposer mon regard sur ce vampire qui me paraît millénaire, sans pouvoir prononcer un mot, tant la peur et l'intimidation sont présentent en moi.

- Ma chère enfant, prononce gracieusement le vampire, je crois que tu as beaucoup à me conter...