BWAAAAAAAH ! Me revoilà^^

J'espère que vous allez bien^^! Moi c'est au poil ! Les reviews m'invitent à continuer et je pète le feu grec !

Hum. On se calme. Reprenons. Petit résumé du chapitre : Mme Caprotine (Héra) jouera les Cupidons sans le vouloir^^. Au programme, des discutions musclées et des révélations (qui n'ont pas grand importance pour l'instant...)

Bonne lecture à vous !

PS : Attention spoilers ! (pour ceux et celles qui n'ont pas lu les Héros de l'Olympe 5)


LEÇON 6 : Des souvenirs qui laissent des traces

- Je suis désolé. Je dois y aller, prétexta Nico.

Et il les laissa en plan, sans répondre à leurs questions. Oui, c'était pathétique. Il le savait. Mais il ne pouvait pas rester là. C'était trop dur à supporter. Mais pourquoi ? Pourquoi ça lui faisait cet effet-là ? Il le ne connaissait même pas ce Percy. Comment pouvait-il lui faire mal à ce point ? Est-ce que c'est ça ? De…l'Amour. Non. C'était impossible. Ça ne pouvait pas être ça. Ça faisait trop mal, pour en être. Alors qu'est-ce que c'était ?

Nico secoua la tête pour chasser ces interrogations. Et la cloche sonna.

Merde ! Nico fit demi-tour et courut jusqu'à son casier, échangea son sac de sport avec son sac de cours déjà prêt et fila vers sa salle. Et comme sa chance était de mèche avec son karma pourri, il dû traverser la moitié de la cour et monter deux étages. De quoi le faire perdre encore plus de temps. Il hésitait vraiment à sécher là. Premièrement, il avait le moral six pieds sous terre et deuxièmement, il était déjà en retard. Alors cinquante minutes de plus ou de moins, qui verrait la différence ? Mais, il ne voulait pas avoir couru pour des prunes. En quelle salle il était déjà ?

- Monsieur Di Angelo.

La voix glaça le sang de Nico. Il fit volte-face pour tomber sur sa prof d'Histoire-Géo au regard de glace. Il déglutit avec difficulté. Ne me dites pas que… ?

- On vous attendait pour commencer. Où étiez-vous ?

- Je…euh…cherchais la salle.

Il n'avait pas tort. Elle le voyait.

- Entrez, fit-elle d'un ton sec.

Nico savait qu'il détesterait être le centre de l'attention. Maintenant, il le confirmait. Il fila prendre sa place au fond.

- Donc, nous en étions restés aux groupes pour l'épreuve d'Histoire de l'Art. Je vais appeler vos noms et vous me direz avec qui vous vous mettez.

Merde ! – il devient urgent de varier le vocabulaire grossier de Nico – Il n'avait pas réfléchi du tout à ça ! Et en plus il était… !

- Nico Di Angelo ?

- Euh…Je suis tout seul.

- J'avais dit par groupe de deux ou trois il me semble.

Nico déglutit. Χόπροϛ ! Il était fichu !

- Il est avec moi, madame.

Pardon ? Qu'est-ce que c'était ce délire ? Qui avait dit ça ? Nico ne savait pas à qui il devait son salut…ou sa damnation. Cela dépendait de celui qui avait…

- Monsieur Solace et Monsieur Di Angelo, donc.

Solace ? Mais… ? Mais… !? Pourquoi ?! Pourquoi il avait fait ça ?!

- Sujet ? fit sèchement Mme Caprotine

- Demain, répondit immédiatement Nico sur le même ton avant de s'écrouler sur sa table.

Salut ou damnation ? Sans hésiter : damnation. Eternelle même. Solace et lui étaient les exacts opposés dans cette classe. Et Nico savait qu'il n'était pas le seul à penser ça. Il n'allait jamais trouver un terrain d'entente. Encore moins avant demain.

Du coup, Nico avait passé l'heure à retourner dans tous les sens le pourquoi du comment il en était arrivé là où il en était. Il se repassait le film et n'y voyait aucune logique. Il ne voyait qu'une seule chose : c'était absurde. Et si il essayait de se changer les idées il ne voyait que l'océan. Ce qui n'était pas mieux.

.

Quand la cloche avait sonné la fin du français, leur dernière heure de cours, Nico avait filé à l'infirmerie faire changer son pansement puis au cimetière, histoire de retrouver un peu de cohésion cérébrale. Aucun ballon ne l'atteindrait ici. Il s'était allongé sous le saule et avait vissé ses écouteurs dans ses oreilles. Il n'avait aucune envie de se poser des questions superflues et il ne pris pas le temps de choisir une musique en particulier : il mit le mode aléatoire. Il regretta aussitôt d'avoir confié un choix si important au hasard. Celui-ci choisi la pire chanson pour s'accorder à son humeur. Tout SAUF Still Loving you de Scorpions ! Il ragea et s'empressa de trouver autre chose. Il se décida pour Depech Mode – Enjoy The Silence et esquissa un petit sourire. Ce titre était parfait, vraiment.

Il resta dans le cimetière jusqu'à l'heure d'aller dîner. Il ne s'attarda pas dans le self et remonta dans sa chambre juste après. Il visualisait les arguments qu'il sortirait au délégué pour contrecarrer toutes idées trop intellectuelles. Il le voyait venir de loin avec sa charrette de culture générale à étaler. Mais Nico ne se laisserait pas marcher sur les pieds par un blondinet qui abusait des UV.

Nico entra dans sa chambre dont la porte était étrangement ouverte. Il sursauta en voyant la tignasse blonde du délégué:

- Qu'est-ce que tu fais là ?! s'écria Nico

- C'est ma chambre aussi je te signale.

Nico savait ça. Même s'il aurait préféré l'oublier.

- Non je voulais dire : pourquoi t'es pas en train de dîner ?

- Parce-que j'ai déjà mangé. T'as d'autres questions comme ça ? Ou on peut directement passer au sujet important ?

Nico grommela.

- T'es…T'as réfléchi à un sujet pendant ton absence de presque quatre heures ? poursuivit le blond, un peu énervé

Étrange. On n'aurait dit qu'il voulait dire autre chose.

- Non, répondit Nico

- Non ?

- Non parce-que je ne retrouve pas la fiche.

Au délégué de grommeler. Il fouilla dans ses cahiers éparpillés sur son bureau et lui tendit le paquet de feuilles concernant l'Histoire de l'Art. Nico regarda chaque thème jusqu'à ce qu'un retienne plus son attention. Analyse d'une œuvre musicale. Nico parcourut activement les sujets possibles. Ils étaient quatre mais le dernier failli décrocher un sourire à Nico. C'était lui qu'il prendrait que l'autre soit ou non d'accord.

- Je pensais à…

Pourquoi avait-il fallut qu'il se décide en même temps à parler pour dire exactement la même chose ? Pourquoi ?! Et pourquoi l'autre lui souriait ? Et pourquoi Nico rougissait ? Tout part décidément en sucette aujourd'hui. Bon. On se reconcentre. Qu'est-ce qu'on fait dans cette situation ?

- Vas-y.

Raaaah non ! Pas encore ! Il faut que ça s'arrête cette journée pourrie !

- Non, toi… !

Nico se pinça l'arête du nez. A vouloir être trop poli… Jamais deux sans trois, c'est ça ?

- Vas-y, fit Nico qui chargea mentalement son premier argument.

- Ok ? J'y vais, fit le délégué.

Nico garda le doigt sur la gâchette, prêt à tirer.

- J'avais pensé à Hey Joe de Jimi Hendrix, fit le blond en se passant la main dans les cheveux, guettant la réaction du brun.

Nico se retrouva désarmé. D'un coup. Comme ça. Si facilement. Jamais ça ne lui était arrivé.

- Alors ? fit le blond inquiet par le manque de réaction de Nico. C'est le dernier des sujets sur les œuvres musicales.

Nico le savait parce-que…

- Euh…Bah…C'est ce que j'allais te proposer.

- Cool, fit le délégué avec un sourire. J'aurais cru que les négociations prendraient plus longtemps.

- Moi aussi, avoua Nico qui hésita à esquisser un petit sourire de soulagement.

Il se ravisa finalement, préférant garder le visage impassible que tout le monde lui connaissait.

- On va peut-être s'entendre finalement, fit le délégué.

- Hum.

Un petit silence gêné s'installa pendant que Nico pesait le pour et le contre de ce qu'il allait demander. Il opta pour l'effet de surprise et posa la question qui le tourmentait :

- Je peux savoir pourquoi t'as voulu te mettre avec moi ?

Il crut voir un éclair de panique dans les yeux bleus du blond. Qui disparut presque aussitôt. Nico avait rêvé ? Le blond lui répondit avec un naturel que Nico trouvait feint :

- En tant que délégué, je dois veiller à la cohésion dans la classe. Pas de personne mise à l'écart, fit-il en croisant ses bras musclés sur sa poitrine, un petit sourire flottant toujours sur ses lèvres.

- J'ai l'air d'être mis à l'écart d'après toi ? fit Nico avec un étonnement, feint lui aussi.

Will haussa un sourcil comme pour dire « sérieusement ? T'as besoin de quoi d'autre comme preuve ? » et ajouta :

- Bon on dit rendez-vous demain aprèm', ici, sur le poste informatique de la chambre, pour commencer les recherches ? J'ai entrainement mais bon…

- Demain aprèm' ? Euh…J'ai quelque chose de prévu.

- Toute l'aprèm' ? fit Will, suspicieux.

- Un bonne partie.

- Je serais au gymnase de 13h à 15h. Pour l'entrainement de Basket. Après ça, tu crois que tu pourras te libérer pour moi ?

« Pour moi » ? Qu'est-ce que ça voulait dire ? Nico décida de ne pas chercher de petite bête là où il n'y en avait sûrement pas.

- Je m'arrangerais pour être là à 15h alors.

- Très bien !

La cloche de l'heure de l'étude sonna dans l'internat.

Will retourna à son bureau, avec un dernier sourire à Nico et ce dernier s'allongea sur son lit et vissa ses écouteurs sur ses oreilles. Le pion passa faire l'appel et demanda à Nico de trouver quelque chose à faire. Nico dit qu'il le ferait mais ni pensait pas vraiment.

- T'as qu'à commencer les recherches pour l'Histoire de l'Art, lui lança Will avec un sourire moqueur.

- La flemme, lui répondit Nico avec le même petit sourire.

L'autre n'insista pas. Les deux autres garçons de la chambre entrèrent et l'un d'eux – pas l'asiat' Frank, l'autre – s'écria :

- Mais Nico ! Tu parles !

Nico l'ignora royalement. Il vit Will et ce mec échanger en silence avec des gestes de bras, qu'eux seuls pouvaient comprendre.

.

A la fin de l'étude, à 21h, Will était parti à la douche et l'autre blond se préparait pour prendre la suite. Et Frank était venu voir Nico. Ce dernier avait été très étonné par cette approche effrontée.

- Nico ? Je voulais savoir…fit le grand asiat' mal à l'aise, pourquoi tu nous as planté ce midi ?

Un silence oppressant se fit dans la chambre.

Pourquoi fallait-il que les deux autres soient pendus aux lèvres de Nico ? Même le blond qui n'avait aucune affinité avec cette histoire écoutait.

- J'avais cours.

- T'aurais pu nous attendre. Et de toute façon t'as mis trop de temps pour répondre. Trouve autre chose de plus convaincant.

- Ok ! J'avais…un rendez-vous. Avec l'infirmière. Pour qu'elle change mon pansement.

Techniquement il ne mentait pas. Sauf de deux petites heures. D'ailleurs, pourquoi se sentait-il obligé de mentir ? Peut-être parce qu'il ne savait pas si il pouvait avoir confiance en ce Frank et aussi parce qu'il ne connaissait pas la vérité lui non plus. La seule chose qu'il voyait c'était deux yeux vert océan.

- Un pansement ? Mais qu'est-ce que tu as fait ? continua l'asiat'

- Une mauvaise chute ce matin en sport.

- Et c'était très drôle à voir à ce qu'il parait ! fit le blond en s'immisçant dans la conversation. Même que… !

Il ne put pas finir sa phrase : une serviette de bain traversa la chambre et s'écrasa sur sa figure. Le blond qui laissait traîner ses oreilles ragea et renvoya la serviette de bain à la figure de celui qui, sur ce coup-là, avait pris la défense de Nico – parce-que c'était ça non ? On avait pris sa défense – Nico laissa échapper un petit rire. Avant de se rendre compte que la serviette qui faisait de la voltige appartenait à un autre blond. Et des blonds il n'y en avait pas cinquante-quatre dans la chambre. Will. Will venait de prendre la défense de Nico là ? Ce dernier chassa cette pensée. C'était trop difficile à croire. Et de toute façon, le rôle de la princesse en détresse ne lui allait pas.

- Raconte, fit l'asiat'

Nico revint à la conversation avec Frank. Ce type était sympa de s'intéresser à lui. Ses airs de gros nounours ne trompaient pas. Mais s'il racontait ça, Frank aurait un point de pression sur lui. Et Nico n'aimait pas cette idée-là.

- Je ne suis pas…très fier de moi, tenta Nico.

- Pff ! On s'en fiche ! On a tous une ou deux cicatrices dont on n'est pas fier ! Moi aussi j'en ai une.

- Vraiment ? fit le blond qui laissait encore ses oreilles trainer. Vas-y développe, ça m'intéresse.

- Toi d'abord, Octave. Et on t'a pas sonné. Et puis, t'as pas une douche à aller prendre plutôt ?

- Pff, fit répondit le blond avait de filer dans la salle de bain.

Dommage. Nico aurait bien aimé savoir pour Octave. Le point de pression. Toujours.

- Alors ? reprit Frank.

- Toi d'abord, fit Nico.

- J'ai ta parole d'honneur ?

- Tu l'as. Je t'écoute.

Frank brandit son index pour désigner son arcade sourcilière.

- Tu vois ? J'avais sept ans. J'étais sur les épaules de mon oncle pendant qu'on se baladait au bord d'une route avec ma famille. Et j'ai heurté un panneau de signalisation. Ça m'a ouvert l'arcade et j'ai eu cinq points de suture. Et le pire c'était que j'étais persuadé de passer en dessous !

Frank laissa échapper un petit rire imité par Nico.

- Frank ?

Nico et l'interpellé tournèrent la tête vers la porte d'entrée. Encore un blond. Celui du groupe de midi cette fois.

- Jason ? Qu'est-ce que tu fais là ?

- Désolé de vous interrompre. Je voulais savoir si tu venais à l'entrainement de foot demain aprèm.

- Bien sûr. Pourquoi je ne viendrais pas ?

- Aucune idée mais on doit absolument mettre une raclée à Percy. Je compte sur toi !

Nico n'entendit plus la suite de la conversation. Percy. Il n'y avait plus que ce nom flottant dans le néant de son esprit. Le film s'enclencha de lui-même. Le souvenir de ce midi. Chaque mouvement sur le terrain. Chaque enchaînement avec le ballon. Jusqu'à ce but. Nico arrêta le vidéoprojecteur avant le moment fatidique. Il savait comment ça se terminait. Vivement qu'il dorme que cette journée pourrie se finisse ! Qu'il arrête de penser. D'y penser.

- Alors ? C'est à toi, vieux.

Nico revint à sa chambre avec Frank. Qu'est-ce que… ? Ah oui !

- Ok. Je me suis pris un ballon de basket dans le front, là où j'ai une bosse. Ensuite je suis tombé sur le goudron et j'ai perdu connaissance.

En le disant à voix haute, Nico se rendit compte à quel point c'était ridicule et qu'il passait pour quelqu'un de fragile. Il se dit aussi que si une personne témoignait de l'intérêt pour une de ses cicatrices, c'est qu'il témoignait un intérêt pour son passé et donc pour lui aussi. Cela contribua à le mettre en confiance. Il ricana et Frank aussi.

- A toi, Jason.

Nico ne s'en était même pas aperçut qu'il était encore là. Du coup, quelqu'un qu'il ne connaissait pas avait un point de pression sur lui. Et ça l'angoissait un peu.

- Quoi !? fit le blond.

- Raconte-nous l'histoire d'une de tes cicatrices honteuses. Tu dois bien en avoir une. Pourquoi pas celle à ta lèvre ?

Nico essaya de deviner la réponse lui-même. Jason avait l'air d'un leader charismatique, quelqu'un de sérieux, un peu intimidant même. Alors il penchait pour un règlement de compte à la sortie du collège ou même une chamaillerie avec sa sœur – qui n'avait pas l'air d'être une petite frappe soit dit en passant. Le blond passa le pouce sur ladite cicatrice.

- J'en ai pas vraiment honte…Bon si un peu quand même. Alors, je vais la faire courte. J'étais petit et…j'ai voulu manger une agrafeuse. Ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas.

Nico fut très étonné. Il aurait parié sur tout sauf une vulgaire agrafeuse pour l'origine de sa cicatrice. Cela le rendait un peu moins…distant ? Intouchable ? Un peu plus…humain ? C'était à peu près ça l'idée.

A Jason de rire de son souvenir et aux deux autres de les imiter.

- Bon, fit le blond, il faut que je retourne dans ma chambre. Ça va bientôt sonner et si Lahaie me trouve ici alors qu'il fait l'appel de 22h, il va me tuer. Bonne nuit, les gars.

- Ok. Bonne nuit à toi aussi, vieux, répondit Frank

Jason lui sourit et s'en alla.

- Tu vois. Tout le monde peut avoir honte, rassura l'asiat'

Un petit silence se fit.

- Frank ?

- Hum ?

- Ton histoire. Ça m'a fait penser à celle d'un ancien Roi de France.

Nico savait qu'il allait le regretter.

- Vraiment ? Tu m'en vois flatté. Vas-y raconte.

- C'était un Charles avec un chiffre derrière…

En fait, Nico le savait mais il ne voulait pas risquer de faire venir le fantôme. Au risque que celui-ci soit susceptible…et rancunier.

- Il était à cheval dans son château et se rendait je ne sais plus où. Et en passant sous une porte il se prit le linteau. L'ennui c'est qu'il succomba des suites de ses blessures. Il avait 27 ans.

Frank ricana.

- Triste histoire. Au moins je ne suis pas tout seul. Ça me rassure !

- Oui.

La voix de Nico avait pourtant un étrange écho. La seconde suivante, un jeune homme de petite taille, translucide, surgit derrière Frank. Il avait un long nez fin et les cheveux coupés au carré au-dessus de ses épaules. Ses vêtements n'étaient pas de notre époque. Nico les datait de la Renaissance. Il l'identifia tout de suite : Charles VIII. Nico voulut l'ignorer.

- Je vois que ton regard est déjà partit dans le vide, vieux, fit Frank. Tu dois être fatigué.

Trop tard. Si Frank avait vu qu'il regardait dans le vide le fantôme l'avait sûrement vu aussi. Merde !

- Une dernière chose, reprit l'asiat', les autres se joignent à moi pour te dire que si tu veux traîner avec nous plutôt que de rester dans ton coin, tu peux venir quand tu veux.

- C'est gentil.

Nico dire ça ? Il était peut-être plus fatigué qu'il ne le croyait.

- Bon. Je te laisse. Bonne nuit.

- Ouais. Faut que je dorme. Bonne nuit.

Nico espérait que le fantôme aurait compris le message.

Il rêvait déjà. Nico éteignit sa lumière et enfoui sa tête sous sa couette. Celle du fantôme ne mis pas longtemps à le retrouver et il ne s'embarrassa pas de la matière. La tête laiteuse émergea du matelas à côté de celle de Nico. Celui-ci faillit sursauter.

- Es, un bien malotru qui blasphème quelqu'un qu'il ne connoistre pas.

Nico étouffa son grognement dans son oreiller. Il ne pouvait rien dire à voix haute pour faire partir le fantôme. Pas ici. Alors il prit son portable, écrivit ses excuses dans les notes et du regard intima le fantôme de lire. Celui-ci fut tellement effrayé par la « sorcellerie » qu'était le portable qu'il disparut comme balayé par un coup de vent.

Nico ne s'attendait pas à ça. Il détenait l'arme de dissuasion massive. Il nota dans un coin dans sa tête ce qu'il venait de se passer. Histoire de s'en servir une prochaine fois. Il ferma les yeux et s'endormi.


Enfin, Nico et Will se sont parlés ! ENFIN !

Et oui je n'ai pas pu m'empêcher un petit rappel à la cicatrice de Jason XD

Franchement vous ne trouvez pas que ça le rend plus humain une agression à l'agrafeuse ?

Allez,

Je vous laisse tomber ! ;)

Newtie.