Oui, je vais poster par groupe de deux chapitres maintenant.
J'ai fini l'écriture de toute la fic et les cours reprennent la semaine prochaine. Donc, moins de temps pour écrire...*Soupire*
Enfin, bref : ce chapitre est court ET horrible. MAIS un mal nécessaire (je vous ai déjà dit à quel point j'adorais Nico ? D'ailleurs, on dit qu' "on adore que Dieu", non ? Mais cela ne fait pas de moi une croyante, bien entendu...)
LEÇON 8 : Quand l'épée de Damoclès…
Le jeudi matin, en se réveillant, Nico avait senti que ça allait tourner au vinaigre. Le mercredi s'était trop bien passé à son goût. Quelque chose clochait. C'était obligé.
Il ne pouvait juste pas prédire quand ça allait lui péter à la figure.
Du coup, il s'était mis sur le qui-vive et guettait à chaque angle de mur. Il voulait être sûr qu'aucune onagre chargée de fantômes ennuyants ou autre ennuis ne l'attendait.
La première heure de cours se passa bien. Mais Nico redoutait la seconde. Les Maths. Il allait sûrement recevoir sa note de contrôle. Et elle ne serait sûrement pas bonne. En fait Nico aimait bien sa condition de premier de la classe d'autrefois. Il se prit à regretter ce temps-là. Lorsque la prof posa sa copie sur sa table, il eut pour la première fois depuis longtemps un nœud à l'estomac. D'habitude, il s'en fichait de ses notes – sauf en Grec – mais pas là apparemment. Il souffla et regarda l'écriture rouge. Douze. Sur vingt. Il n'en revenait pas. Il avait eu au-dessus de la moyenne, sans avoir révisé. Miracle ! Un squelette se mis à danser dans sa tête en dandinant des fesses.
Nico se reprit aussitôt. Il tourna la tête par la fenêtre. Mais non. Pas d'onagre là non plus.
Les deux heures d'Art suivantes, avec Mr Solyra, n'avait pas été si ennuyantes. Léonard de Vinci était juste passé en coup de vent pour « voir les futurs artistes » comme il avait dit. Rien de bien méchant donc.
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L'après-midi, en revanche, c'était à peu près rentré dans l'ordre. (L'auteure sous-entend par-là que Nico a retrouvé l'existence qu'il menait. Et son karma pourri.)
Sophocle avait fait une scène en Français (au sens figuré du terme cette fois). Nico avait fini par grogner, s'arracher les cheveux à force de ne pas entendre Mme Love. Il avait même chuchoté un « ferme-la. » dans l'espoir que le fantôme l'entendrait. Peine perdue. Mais pas pour Will, à la table à côté de celle de Nico.
- Ça va, Nico ? avait chuchoté celui-ci.
- Oui…Juste une migraine.
- C'est à elle que tu dis de se taire ? fit le blond avec un petit sourire.
Nico paniqua un quart de seconde.
- Ouais, répondit-il.
- Si ça persiste, n'hésite pas à aller à l'infirmerie.
Merci Doc ! Mais non. L'infirmière ne chasserait pas les fantômes.
Mais il avait cédé à la deuxième heure et était parti à la récréation. En fait, Sophocle lui avait vraiment filé une migraine. L'infirmière lui avait même permis de remonter dans sa chambre pour se reposer. Et il s'était endormi comme un narcoleptique sous somnifère.
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Le vendredi matin, Nico avait la tête lourde comme une pierre tombale et son karma sentait toujours le pourri. La décomposition. La mort. Qu'est-ce qu'il allait pouvoir se passer aujourd'hui ?
Nico jeta un œil à son emploi du temps. Grec, Histoire (aïe !), Musique (doublement aïe !), puis EPS (re-aïe !) et Maths (ouille !). Bon, il resterait bien couché. Mais une dernière chose le motiva : il verrait sa sœur à midi puisqu'on était vendredi !...Vendredi. Meeeer…des Monstres et compagnie ! Il n'avait pas fait sa valise hier soir !
Il zappa la douche pour une fois, s'habilla dans le noir à la vitesse-lumière et fourra ses quelques affaires dans sa valise. La sonnerie retentit avant qu'il ait fini. Il jura et accéléra la cadence. Quand il fut sûr de ne rien avoir oublié, il descendit en trombe pour aller petit-déjeuner. Avant qu'il n'y avait trop de monde.
Il faisait mauvais dehors.
Ça commençait bien…
Cependant les trois premiers cours s'enchaînèrent sans (trop) d'encombres. Et Nico allait retrouver sa sœur plus vite qu'il ne l'aurait cru.
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- Bianca ? fit Nico, tout content en arrivant au pied de l'amandier.
Pas de réponse. Le cœur de Nico accéléra. Il se passait quelque chose. Elle avait toujours répondu.
- Bianca ?
Cette fois Nico était plus inquiet. Ça s'entendait dans sa voix.
Mais toujours aucune réponse.
- Bianca, je suis là. Où es-tu ?
Là il n'allait pas tarder à angoisser. Vraiment. Où était-elle bon sang ?
- Bianca ? essaya-t-il une nouvelle fois.
Mais ce ne fut que le silence qui lui répondit.
Les sons de la ville, amplifièrent.
Ses oreilles bourdonnèrent.
Il sentit que ses mains se mettaient à trembler, de plus en plus violemment.
Ses jambes aussi.
Où est ma sœur ?
Respirer lui parut aussi plus compliqué.
Il dut s'asseoir.
Au pied de l'amandier.
Où est ma sœur ?
Maintenant, il avait l'impression d'étouffer.
Où est ma sœur ?
Il n'arrivait pas à prendre des grandes bouffées d'air.
Elles étaient irrégulières et saccadées.
Où est ma sœur ?
Il s'allongea complètement.
Où est ma sœur ?
Il ne comprenait pas.
Où est ma sœur ?
Où est ma sœur ?!
Où est Bianca ?!
Tadaaaaaa !
J'ai fais un tour de Magie : Vous me détestez viscéralement maintenant...
Normalement, les chapitres 9 et 10 arriveront en fin de semaine prochaine... Si je n'ai pas trop de devoir (déjà) et si je n'oublie pas...ou que je deviens encore plus sadique que je ne la suis déjà !
Priez pour le salut de vos âmes, Mortels !
Kisses from Hell.
