Bonjour à tous ! :) Enfin, le chapitre 21 est là. Il est un peu court, mais je pense que les autres seront plus long. Bonne lecture ! ^^
N'hésitez surtout pas à laissez des reviews, à donner votre avis et vos impressions sur les chapitres ou sur l'histoire, les personnages etc...
C'est vraiment très important pour moi de savoir ce que vous pensez de la fanfiction, alors surtout n'hésitez pas. :)
Chapitre 21 : Déchirement.
P.O.V Mégane :
J'ai mal. Mon cœur saigne abondamment. Comment ai-je pu être aussi bête, aussi stupide, aussi naïve ? Je n'arrive pas à comprendre ce qui semble pourtant être l'évidence : Embry... me trompe. Comment cela a t-il pu arriver ? La douleur que je ressens est indescriptible. Je préférerais qu'on me brise les os un à un plutôt que de subir un tel affront et d'être bafouée de cette façon par l'homme que j'aime. Je croyais tout ses boniments, tout ses mensonges sans hésiter. Je croyais avoir trouvé mon âme sœur et vivre un amour éternellement passionnel, mais durant tout ce temps, je n'ai fais que me fourvoyer. L'imprégnation n'est qu'en faite un tissu de mensonge. L'amour n'existe pas, en fin de compte, et j'en ai la preuve aujourd'hui.
Mes yeux ne se détachent pas de son regard confus. Ce n'est pas le choc qui me maintient immobile et me plonge dans son regard de traître, mais moi et moi seule. Je veux le regarder dans les yeux, afin de lire ses émotions, mais je ne suis pas sur de ce que je vois. Il me semble triste, confus, abasourdi et surtout ridicule. Mais en vérité, j'ai été la plus idiote ! Je me suis laissée empourprer dans toute cette mascarade qu'Embry m'a désigné. Je voudrais pouvoir remonter le temps afin de ne jamais souffrir ainsi, mais je n'en ai pas le pouvoir, et la vérité fait si mal. Je ne saurais dire si mon regard diffuse une haine profane, ou une tristesse intarissable. Je le croyais quand il disait qu'il m'aimait, et pire, je croyais qu'il m'aimait! J'étais prête à mourir pour lui et à me sacrifier à sa place. Après tout ce que j'ai vécu à ses côtés, il me trompe ? Simplement ? J'aurais dû voir son cirque plus tôt et mettre un terme à cette prodigieuse duperie.
J'ai l'impression de recevoir des centaines de coups de couteau dans la poitrine, et je puis affirmer que la douleur qui est la mienne me paraît insurmontable. Je voudrais rêver, me réveiller d'un cauchemar sans l'ombre d'une réalité, mais les gouttes de pluie qui tombent froidement sur ma peau me rappelle que je ne rêve pas et que tout ceci n'est pas le fruit de mon imagination. Je suis bien dans cette maudite forêt, réalisant ce que je suis, ce qu'Embry n'est pas, et ce que réserve un amour qui n'en est pas un. Embry est parvenu à obtenir de moi ce qu'il voulait et désormais, je ne compte plus. C'est la triste réalité. Il préfère celle qui a tentée de le tuer lui et ses amis à celle qui l'a protégé au péril de sa vie. Cette phrase pourtant vraie, résonne dans ma tête et ne fais qu'accentuer la douleur que j'éprouve. Cette douloureuse constatation se révèle être un coup de poignard dans le dos. Malgré la colère et le profond dégoût qui m'envahissent, tout les moments que nous avons passer ensemble viennent brusquement me hanter. Me faire endurer des tourments pire que la mort semblent désormais être le seul but de ces souvenirs.
Malgré la paralysie qui m'ébranle maintenant, je parviens à reculer d'un pas sec lorsqu'il s'avance vers moi. Il stoppe alors son avancé désespérée lorsqu'il voit qu'il est parfaitement inutile de vouloir m'approcher. Embry ne dit rien, il se contente simplement de rester fixe, en faisant vaciller son regard honteux entre le sol désormais humide, et moi.
- Pourquoi?
Cette question sonne un ton anéanti, bien que malgré moi, je la voulais cinglante.
- Attends, je vais tout t'expliquer! S'enquit-il prestement, la gorge nouée.
Ma colère se fait plus forte que ma raison.
- Comment comptes-tu m'expliquer ça ?!
Pour appuyer d'avantage la phrase criée que je lance, je désigne du doigt la traînée qui se tient derrière lui, bien que ma vision ne soit quelque peu brouiller par les larmes menaçants de couler. Je ne prête même pas attention à Jean.
Il n'ose pas tourner la tête derrière lui, et se contente simplement de jeter un bref regard en coin. Lorsqu'il reporte son attention sur moi une fraction de seconde plus tard, je peux voir ses yeux s'embuer comme les miens, et c'est la première fois que je vois Embry au bord des larmes.
- Je suis désolé, dit-il en se rapprochant de moi, tellement désolé.
Je ne prends ni le soin, ni la peine de mettre de la distance entre nous deux. Une fois son visage à proximité raisonnable, ma main prend de l'élan et se dirige d'elle même à toute vitesse sur sa joue. Le bruit qui se fait entendre après la violente collision raisonne dans l'entière forêt. Je ne voulais pas le blesser, alors j'ai desserrée mon poing compacte juste avant l'impact, même si cela n'a rien enlevé à la force de frappe, tant il a vacillé dangereusement.
Ce geste semble le choqué, puisqu'il reste à fixé le sol, la tête tournée sur le côté.
Seulement à cet instant, je remarque à peine qu'Alice est ici -évidemment- et regarde la scène, accompagnée de Paul, de Sam et d'à peu près tout le monde, en faite. Ils ne disent rien et ne bougent même pas ne serait-ce que leur petit doigt. Seul quelques membres manquent à l'appel. Embry relève lentement le visage vers moi, et je peux presque admirer les cinq doigts de ma main marqués sur sa joue clairement rouge. Il plante ses yeux dans les miens, mais dorénavant, ils ne me font plus le même effet. Dire que je ne ressens instinctivement plus d'amour pour lui serait un mensonge, mais je m'y refuse pleinement.
- Pardonne-moi. Dit-il douloureusement.
Je déglutis péniblement avant de trouver par miracle la force de lui répondre.
- Embry,Dis-je, jure moi que tu n'as pas fais ça de ton plein gré.
Ma voix, malgré sa continuelle fragilité, parut certaine et sûr d'elle.
Il me regarde dans les yeux pendant ce qui me paraît des heures. Je sais ce qu'il en est, mais je veux en avoir le cœur net. Pourtant, j'aimerais plus que tout entendre que ce n'est pas de sa faute, qu'il n'était pas lui même, mais il est futile de se leurrer en de pareille circonstance. Je le vois finalement baisser la tête, honteux et ridiculement minable. Je ne dis rien, et bien que mon cœur excessivement meurtrit par le chagrin palpite douloureusement dans ma poitrine, je tourne la tête et m'approche lentement vers la dernière personne au monde que je voudrais voir en vie. Dés lors que je me poste en face de Jean, je peux voir la mine jouissive, et en même temps apeurée qu'elle porte.
- Tu as eu ce que tu voulais... Lui avoue-je, vaincu. Tu as gagnée.
Je ne peux plus empêcher les larmes de couler. Je me rabaisse, car en cet instant, je ne veux plus d'Embry. Je ne veux plus avoir à me battre pour quoique ce soit, je suis épuisée de combattre la douleur et le chagrin, je ne veux plus souffrir. Je ne mérite pas ça. Je ne prends pas le temps de jeter un regard aux autres, et je m'en vais, aussi vite que je le peux, afin d'éviter de subir des regards compatissants. Je crois bien que c'est encore pire que tout, dans ce genre de situation.
Quelques secondes me suffisent pour me rendre dans cette maison qui renferme tant de malheur, et que je hais plus que tout. Les larmes coulent, mes bras et mes jambes tremblent, et je me sens trahie, sans que je ne puisse rien contrôler. Dans ma précipitation, je ne ferme pas la porte d'entrée et me glisse dans ma chambre.
Ma décision est prise. Je n'ai plus personne et j'ai tout perdu en venant ici. Je n'aurais jamais du mettre les pieds dans ce trou pourrit! Je dois retourner en France. J'ai besoin plus que tout au monde de Gloria...
Je glisse ma main sous mon lit et en sors les valises et les sacs à bandoulières que j'avais en venant à Forks. J'ouvre rapidement le grand placard spacieux collé au mur de ma chambre, et en sors une partie de mes affaires que je commence à ranger dans mes sacs.
Soudainement, je m'arrête. Les larmes coulent de plus belle et cette fois, je plonge ma tête entre mes mains pour pleurer tranquillement. Loin de tout, loin de la douleur et du désespoir qu'est Embry. Ce délai de tranquillité n'est pas expansé bien longtemps. J'entends bientôt la voix de Bella m'appeler doucereusement. Je me retourne en la voyant sur le pas de la porte de ma chambre. Sans doute est-ce parce qu'elle souhaite me convaincre de rester? Edward à du lire mes pensées.
- Je ne veux pas que tu partes. Avoue Bella maladroitement.
- Écoutes Bella... Je n'ai plus rien à faire ici. Dis-je en continuant de ranger le plus vite possible mes affaires.
- Embry à fait une erreur, mais il ne mérite pas que tu l'abandonnes! Dit-elle en haussant le ton.
Je passe mes deux sacs à bandoulières autour de moi et me retourne vivement vers elle.
- Il m'a trompé, Bella! Je lance. Que dirais-tu si Edward embrassait Jane Volturi sous tes yeux ?
Elle ne trouve rien à répondre, mais ne me lâche pas du regard. Elle peut peut-être s'imaginer ce que je ressens, maintenant. Je n'emmène pas la valise et le reste de mes affaires, je n'en ai plus la force. Je préfère quitter cette ville avant de ne plus avoir assez de force pour vivre. Je descends les escaliers, mais Bella ne semble pas vouloir arrêter la conversation.
- Nous avons tous besoin de toi! Tu es comme une sœur pour moi!
Je glisse mes sacs sur les sièges arrières, et avant de me retourner vers Bella, je lui réponds.
- Adieu, Bella.
Je peux lire une grande tristesse sur son visage pourtant si peu expressif, d'habitude. Je monte dans le véhicule qui m'appartient, puis je me mets en route pour l'aéroport de Seattle sans plus tarder.
Je passe le trajet à pleurer lamentablement, comme j'en ai si bien l'habitude. Je réussis difficilement à garder le contrôle de ma voiture à deux reprises, même si je sais qu'un accident de voiture ne me serait pas mortel, je ne veux pas me créer des problèmes supplémentaires. Je repense sans cesse à tout ces moments que je chérissais plus que tout, et qui ne sont maintenant plus qu'un tas de fumée.
J'arrive rapidement à l'aéroport, et bien que le ciel commence foncièrement à s'assombrir, je devine qu'il est peut-être encore temps de trouver un billet d'avion pour Paris dés ce soir. J'entre dans le hall spacieux et à moitié bondé de monde de l'aéroport et me dirige vers une des guichetières.
- Un billet pour Paris, le plus tôt possible. Je demande dans un souffle triste et frêle.
La jeune femme me regarde d'un air compatissant. Je détourne le regard pour ne pas avoir à subir sa compassion. Elle pianote un temps sur son ordinateur, puis ouvre finalement la bouche.
- Une place est encore disponible en seconde classe pour un vol vers Paris à vingt heure trente.
- Je prends. Lui dis-je prestement.
Elle acquiesce, simplement. Dans une grande rapidité, je lui donne l'argent pour payer le billet, je me saisis de ma preuve légale de transport, puis je pars attendre sur un siège isolé. Je noie ma vision dans la foule qui s'agite autour de moi, puis je regarde les gens sans vraiment les regarder. Ils semblent tous si tranquille, que je pourrais croire que je suis la seule à subir tant d'injustice. Oui, c'est cela. La vie est injuste. Je n'ose comprendre pourquoi je dois souffrir autant. J'arrive néanmoins à ravaler mes larmes le temps d'un moment. Le temps me paraît alors interminable, non pas que la foule me gêne, mais je ne parviens pas à penser à autre chose qu'à lui. Je me déteste pour cela. Les minutes passent et je ne vois toujours pas le moment de l'embarcation arrivé, pourtant, cela ne me semble pas si loin.
- Les passagers embarquant à bord du vol pour Paris sont priés de bien vouloir se diriger vers les portiques. Annonce solennellement la voix robotisée.
Sans réellement réfléchir, je prends mes affaires et me dirige à pas pressé vers les portiques, à tel point que je suis presque la première. Je passe mes bagages au scanner, et lorsque l'homme m'accorde le droit de passer, je me précipite afin de récupérer mes effets et monte à bord de l'avion. Une fois assise, je passe mon regard à travers le hublot. Pendant de longues minutes, je peux voir les gens se hâter vers leurs objectifs, à l'intérieur, dans le grand hall. Je les regarde sans vraiment réaliser ce que je vois, ou plutôt qui je vois. Il est là. Il est venu. Il ne paraît pas chercher, et comme si il savait, il détourne rapidement son regard embué de larmes vers le hublot derrière lequel je me trouve. Dés lors qu'il me voit, son regard gagne en intensité. Il me fixe désespérément, me suppliant de descendre de cet avion sans vraiment me le dire. En nourrissant mon esprit une dernière fois de son visage, mon départ n'en est que plus dur. Je ne pourrai certainement jamais le haïr. Je voudrais trouver la force de lui pardonner, mais je n'y arrive pas. Il n'est peut-être pas ce qu'il prétendait être, et il ne ressentait peut-être pas ce qu'il admettait ressentir à mon égard, mais je sais que je l'aime plus que ma propre vie. En le laissant ici, je laisse avec lui une partie de moi qui jamais ne me reviendra. Pourquoi devrais-je m'expliquer avec Embry? A quoi bon ? Il m'a lâchement trahit et je ne tolérerai pas qu'il se serve de moi comme d'une roue de secours. Je reste accrochée à son regard une dernière fois, malgré l'incommensurable envie de m'en abstenir. Ses pupilles chocolat que j'aime tant transmettent aux miennes une profonde tristesse et un regret irréductible. Je sais qu'il regrette, que ce dont j'ai été témoin est fort semblable à une erreur, mais je ne peux l'accepter. Notre amour était si fort, si puissant. J'ai l'impression d'avoir été bête, naïve. Avec lui, je me sentais capable de tout. Sans lui, je ne suis plus rien. Je ne sais si je pourrai aimer un autre homme que lui.
Je sens lentement l'avion fermer ses portes, puis rouler sur la piste. Je profite de cet instant de déstabilisation générale pour fermer vivement le store. Les larmes commencent de nouveau à rouler sur mes joues glacées, dans quelques sanglots étouffés.
Oui, Forks est bien loin d'être ce que j'avais imaginé.
La nuit en avion fut un calvaire, et la journée de voyage en taxi fut bien pire. Le chauffeur m'a même demandé à plusieurs reprises si je souhaitais parler ou autre chose. Postée devant cette porte que je ne connais que trop bien, je ne bouge pas. Je lève les yeux vers le ciel grisâtre. Il ne pleut pas encore, mais les fines gouttelettes transparentes qui coulent des toits des maisons au sein de la ville ainsi que les petite flaques d'eau dans les rues informent très clairement que des averses ont eu lieux plus tôt. Gloria n'habite pas vraiment dans la ville, sa maison se trouve en bordure de forêt. Bien qu'Orbey soit entourer par la forêt, nous avions préférées ne pas habiter au sein même de la ville, pour conserver notre distance avec les humains trop curieux. La maison que nous habitons avec Gloria est vaste mais sans l'être excessivement. Elle convient parfaitement pour cinq à six personnes, même si nous ne sommes que deux. Les autres chambres à l'étages nous servent en général à stocker des affaires ou des objets dont nous ne nous servons plus. Hors mis les deux salles de bain à l'étages et le grenier encore au dessus, toutes les autres pièces de la maison se trouve au premier étage.
Je prends une grande inspiration et frappe doucement à la porte, les mains et les jambes encore tremblantes. Je jette un œil fort discret aux grande baies vitrées au devant de la maison, et je peux voir que comme lorsque je suis partie, rien a changé et tout est en ordre. Quelques secondes s'écoulent à peine lorsque je vois la porte s'ouvrir sur Gloria. Son carré plongeant toujours parfaitement coiffé, portant une tenue élégante et soignée. Comme je m'y attendais quelque peu, il n'y a pas d'effusion de joie, pas de larmes ni de rire, juste la surprise. Ma tante n'a jamais été très forte lorsqu'il s'agit de dire « Bonjour » ou « Au revoir ». Néanmoins, elle connaît tout de même les principales singularités à respecter. Très souvent, elle se contente de dire « Bonjour » ou de serrer la main majestueusement lorsqu'elle salue quelqu'un. Quand elle prend congé de son interlocuteur, les mêmes cérémoniales procédures sont déployées. A mon égard et seulement au mien, est abstenu tant d'inconvenance relationnelle. Cette fois si, elle semble très interdite. J'aurais sans doute dû l'appeler et la prévenir plus tôt, mais je ne me suis pas rendue compte de ce que je faisais vraiment. Je n'avais pas l'esprit assez libre pour me permettre une telle attention.
Je regarde ses prunelles miel soutenues longuement, et elle fait de même, dans un état de stupeur avancé...
