Ce chapitre est posté avec un jour d'avance sur mon agenda mental. Cause : Une revieweuse enragée m'a prise en otage...
Mais ce n'est pas pour vous déplaire, non ?^^
Donc bon, voilà le chapitre 12 ! (Aïe ! La pointe du couteau pas si près de la jugulaire !) et je passerai l' Interlude sportif dans les OS je pense...
Voilà^^ (gasp!) Bonne lecture^^'
La fin approche vous savez^^(Non ! promis les Os arrivent ! Je suis trop jeune pour mourir ! Moi qui ai tant de projets d'avenir !)
LEÇON 12 : I will survive…
Will avait passé une mauvaise nuit. Il avait pris son service à l'hôpital à 8h30 et depuis son réveil, il avait une constante boule dans l'estomac qui l'avait déjà empêché d'avaler son petit déjeuné en entier.
Oui.
Il se faisait du souci pour Nico.
Mais il n'osait pas demander à l'infirmière qui se chargeait de son stage – une amie de sa mère, vive le piston – si elle l'avait vu. Il s'était résolu à attendre midi, à sa pause, pour trouver sa chambre et voir comment il allait. Du coup, il allait devoir passer pas loin de quatre heures avec cette chape de béton armé sur l'estomac.
- S -
Oui, ça avait été long. Quatre heures à regarder changer des pansements, regarder la mise en place d'une perfusion, regarder la toilette d'un patient – ça s'était le moins ragoutant – regarder, toujours regarder. Et il suivait l'infirmière comme un petit chien jusqu'à une autre chambre. Quand enfin elle avait prononcé les mots magiques :
- Bon, pause Déjeuner. On se retrouve dans une demi-heure à l'accueil, d'accord ?
Will hocha la tête. Il fila dès qu'elle eut tourné le dos. Direction : le service des urgences.
Il fit son plus beau sourire et s'adressa à la femme de l'accueil des urgences.
- Bonjour, je souhaiterais savoir si vous avez un pensionnaire du nom de Di Angelo. Il a été amené aux urgences hier soir vers 21h. Pour une hypothermie.
La dame tapota sur son clavier.
- Il n'est plus aux urgences. Il a été déplacé.
- Dans quelle chambre ?
- Je suis désolée. Je n'ai pas le droit de vous communiquer ce genre d'informations.
Will soupira.
- S'il vous plaît, madame je suis en stage ici. Et…c'est un ami.
- Je suis désolé mais c'est le règlement. Seule la famille ou des proches parents peuvent avoir accès à ces informations.
- Ça tombe bien, je suis son Oncle et son parrain.
Will fit volte-face pour voir qui était son sauveur. Un bonhomme bedonnant et moustachu venait de se lever de sa chaise. Il était vêtu d'un pantalon vert à carreaux bûcheron, d'une veste de costume en velours par-dessus une chemise blanche et d'un nœud papillon bordeaux. Et il avait l'air de venir du passé et d'attendre son tour depuis plusieurs heures.
Il présenta des papiers concernant la garde de Nico et la dame hocha la tête. Avant de lancer un regard à Will.
- Je suis désolée, mais je ne peux rien dire devant ce jeune homme, fit-elle.
- J'en prends l'entière responsabilité, madame. Je m'en porte garant pour la fin de la journée.
- La prochaine demi-heure suffira, glissa Will.
- Et bien la prochaine demi-heure dans ce cas. Je suis prêt à vous signer un papier, s'il le faut.
La dame lança un dernier regard à Will et cracha le morceau.
- Chambre 203, deuxième étage, bâtiment A.
- Merci, madame, fit l'homme avec un sourire dissimulé par sa moustache. Vient, petit.
Will suivit l'homme dans les méandres de l'hôpital.
- Merci, glissa-t-il, quand ils furent un peu éloignés de l'accueil des urgences.
- Oh ! Je t'en prie, petit ! Mais, dit-moi, tu à l'air d'en savoir beaucoup au sujet de mon neveu. Pour un stagiaire, j'entends. Comment cela se fait-ce ?
- En fait…On est dans la même chambre d'internat et…C'est moi qui l'ai trouvé hier.
Will passa machinalement une main dans les cheveux de sa nuque, gêné.
- Dans ce cas tu es aussi celui qui lui a sauvé la vie. Et je t'en remercie. Du fond du cœur. Mais dit-moi tout. Comment mon neveu s'est-il retrouvé là ?
Will prit une grande inspiration.
- Je n'ai pas tout compris. D'après sa sœur, Hazel, il se serrait disputé avec un autre garçon au sujet de…l'accident.
- Oh…Je vois, fit l'Oncle. Continue, l'encouragea-t-il, gentiment.
- Hazel m'a orienté vers le cimetière et elle avait raison. J'ai retrouvé votre neveu recroquevillé sur une tombe.
- Celle de sa mère et de sa sœur je suppose ?
Will fronça les sourcils. Sa sœur ? Mais Hazel n'est pas morte. Qu'est-ce que… ? Will essaya de se rappeler de l'inscription sur la tombe. Mais n'y parvint pas. L'oncle eut l'air de deviner son expression.
- Tu ne connais qu'une partie de l'histoire à ce que je vois. Malheureusement, ce n'est pas à moi de te la raconter.
- En fait, je ne connais rien de cette histoire. Tout ce que je sais c'est ce qu'en disent les professeurs au conseil de classe. Je suis délégué.
- Oh je vois. Et tu n'as pas cherché à en savoir plus ?
- Je me suis dit que si Nico voulait m'en parler il le ferait. Tout simplement. Et je préfèrerais que ce soit lui qui me raconte. Plutôt qu'un professeur ou un autre élève. Mais nous nous connaissons depuis peu, Nico et moi, vous savez.
- Vraiment ? Vous avez pourtant dit être un ami de mon neveu à la dame de l'accueil.
- Permettez-moi de vous reprendre. J'ai dit que c'était un ami. C'est ce qu'il est pour moi. (Will sentit ses joues s'embraser malgré lui. Il se reprit.) Mais lui…ne semble pas accorder beaucoup de place à l'amitié et aux autres en règle générale.
L'Oncle émit un petit rire sans joie.
- Vous l'avez vu avec sa sœur ?
Will se souvint de la veille, quand Hazel était venue dans sa chambre parce qu'elle s'ennuyait dans la sienne. (Cela lui semblait pourtant à des années-lumière). Mais Will avait vu à quel point il tenait à elle.
Il acquiesça donc à la question.
- Il est différent avec elle qu'avec les autres.
L'Oncle hocha la tête et enchaîna :
- Si je devais dire quelque chose sur mon neveu, c'est que c'était quelqu'un de très aimant et de très souriant.
Will n'arrivait pas à se représenter ce Nico-là.
- Mais, reprit son Oncle, depuis…l'accident. Ah ! Nous y sommes on dirait !
- Je vais attendre dehors. Vous avez sûrement des choses à vous dire.
L'Oncle hocha la tête en signe de gratitude. Will entendit la voix de Nico encore un peu dans les vapes, juste avant que la porte ne claque.
- Oncle Jules ? Qu'est-ce que tu fais là ?
Will se sentit mal bizarrement. Il s'était imaginé trouver Nico encore endormi. Il n'aurait eu qu'à jeter un œil aux écrans pour vérifier qu'il allait bien et le communiquer à Frank. Mais Nico était réveillé et Will n'avait aucune idée de comment réagirait Nico en le voyant. Soudain, Will voulait plus s'aventurer dans la chambre. Qu'est-ce qu'il lui arrivait ?
- - S - -
- Oncle Jules ? Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je pourrais te poser la même question, Nico, répondit son Oncle.
Nico détourna le regard, honteux.
- Le collège a appelé hier soir en catastrophe pour me prévenir que tu serais ici. Peux-tu imaginer à quel point j'ai été inquiet ?! Je n'ai pas dormi de la nuit, figure-toi ! Et ta sœur doit être dans le même état que moi ! T'as pensé à elle ?!
- Je suis désolé. Ça ne se reproduira plus.
Nico n'osait pas regarder son Oncle.
- Aller. On en parle plus.
Le ton de l'Oncle Jules-Albert s'était considérablement radouci. Nico soupira et osa tourner le regard vers son Oncle.
- Je suis désolé.
Et la voix de Nico se serra d'émotion. Il avait eu peur de décevoir son Oncle. Peur qu'il ne lui pardonne pas.
- Hey ! C'est fini.
Jules-Albert pris son neveu dans ses bras. Une larme de soulagement roula sur la joue de Nico.
- Comment va Hazel ? demanda Nico, après la courte étreinte.
- Je ne l'ai pas encore vu. Je vais aller la chercher à sa sortie de cours. On reviendra te voir tous les deux après.
Nico hocha la tête.
- Je vais descendre me prendre un café, fit son Oncle. Tu veux quelque chose ?
Nico secoua la tête.
- Je reviens, précisa son Oncle.
- - S - -
La porte de la chambre s'ouvrit trop vite au goût de Will.
- Il est à toi. Je reviens dans cinq minutes.
Will hocha la tête et remercia l'Oncle de Nico s'en trop savoir pourquoi.
Puis il entra dans la chambre.
- Qu'est-ce que tu fais ici ? aboya Nico
Aïe. Will savait qu'il ne serait pas accueilli à bras ouvert mais là quand même…
- Je fais un stage ici, tu te rappelles ?
- Comment t'as su que j'étais ici, à l'hôpital ?
- Je vois que ton cerveau aussi a pris un coup de froid.
Will fit une pause avant de reprendre :
- Tu n'étais pas à l'internat hier soir. Le pion s'est inquiété…
- Mr Lahaie ? Inquiet ?
- Ça fait partie de ses attributions de vérifier que les élèves rentrent bien à l'internat pour l'heure d'étude. Et tu n'étais pas là. D'ailleurs, on peut même dire que tu m'as posé un lapin. On devait travailler l'Histoire de l'Art, tu te souviens ?
- Ouais. Mais c'est bon je vais bien. Je vais survivre. On la bosser cette Histoire de l'Art, t'inquiète pas.
Nico s'assit sur le lit, arracha subitement les électrodes sur torse, ce qui fit crier les machines auxquelles elles étaient reliées, et s'attaqua à la perfusion dans son bras.
Will se précipita sur lui.
- Pas question ! T'es encore trop faible. Tu ne bouges pas de là ! Ordre de médecin.
Il força Nico surprit à se rallonger – ce qui n'était pas difficile vu le peu de force qu'il avait – il vérifia que la perfusion tenait encore et remis le pansement. Il commençait à replacer les électrodes un à un quand la porte s'ouvrit brutalement.
Will fit volte-face alors qu'il venait de replacer la dernière électrode.
Des infirmières entrèrent dans la précipitation.
Elles se figèrent en le voyant et le dévisagèrent, incrédules.
- Fausse alerte, annonça Will. Monsieur a juste eu la bougeotte.
- T'es qui toi ? demanda l'une d'elles.
- Euh…Je suis en stage d'observation ici. Et j'étais là par hasard.
Les infirmières allèrent tout de même vérifier que tout avait été remis en place correctement. Will les comprenait. Il quitta la chambre pour redescendre dans le hall d'accueil. Il repensa à ce qu'il venait de se passer. Il se rendit compte qu'il avait encore agit de manière clinique mais que cette proximité avec Nico le perturbait plus qu'il ne voulait l'admettre. Il avait le cœur qui battait à présent et ses mains tremblaient légèrement alors qu'il tapait le message pour Frank à transmettre à Hazel. Puis, il chassa Nico de ses pensées et retrouva l'infirmière qui s'occupait de son stage.
Il avait une journée à finir.
- S -
- Ça y est ! T'es libre, lui fit savoir l'infirmière.
Will était soulagé. Il était 16h30 et il avait enfin fini sa journée à l'hôpital. Mais il lui restait une dernière chose à faire avant de rentrer au lycée.
Will frappa à la porte de la chambre 203. Pas de réponse. Son cœur s'emballa. Il se précipita à l'intérieur. Il n'aurait quand même pas… ?!
Will s'arrêta net à la vue qui s'offrait à lui et s'accorda un petit sourire. Nico dormait. Tout simplement. Et l'Oncle de Nico avait dû partir chercher Hazel.
Will s'approcha du lit. La respiration de Nico était lente signe qu'il était paisible dans son sommeil. Will sourit encore. Il contrôla les machines et les courbes : normales. Les électrodes maintenant…Will écarta le col de la blouse d'hôpital. Son cœur s'emballa quand ses doigts effleurèrent la peau de Nico. Il respira calmement et réenclencha le mode « Clinique ». Électrodes : ok. Perf maintenant. Il fit le tour du lit et vérifia le pansement au creux du bras. Intact. Apparemment, Nico n'avait pas réci… !
Will sursauta et son cœur s'emballa comme jamais.
Nico venait de lui agripper le poignet dans son sommeil.
Will releva les yeux sur le visage du garçon endormi. Il n'était plus aussi paisible. Ses sourcils étaient froncés et il commençait à s'agiter. Sa respiration se fit plus saccadée. L'électrocardiogramme accéléra en même temps que le rythme cardiaque du garçon. Will agit par instinct, comme pour toutes les situations qu'il rencontrait. Il passa sa main sur le visage et dans les cheveux de Nico. C'était ce qu'avait toujours fait sa mère quand Will avait des cauchemars. Nico réagit positivement et les appareils cessèrent de s'affoler. Will sourit. Ils n'étaient peut-être pas si différents, finalement. Will cru même l'entendre murmurer « maman ? ». Mais Nico n'avait pas pour autant desserré la pression sur le poignet de Will. Il allait devoir attendre que Nico se réveille pour se dégager.
Il n'eut pas beaucoup à attendre cela dit. Quelques instants plus tard, Nico ouvrit les yeux. Qu'il couvrit immédiatement de sa main libre pour les préserver de la lumière de néons dans la chambre. Il se frotta les yeux comme pour chasser les tâches qui dansaient devant. La seconde suivante, il se rendait compte qu'il agrippait quelque chose de l'autre main. Il tourna la tête, vit Will et se retira immédiatement, comme s'il s'était brûlé au soleil.
- Je contrôlais le pansement, fit Will, comme pour le rassurer. Je vérifiais que ça t'était passé ton idée débile de quitter l'hôpital dans ton état.
- C'est elles qui m'ont forcé à dormir. Moi, je vais bien je t'ai dit.
- Alors si ça va…
Will fit mine de se diriger vers la porte.
- C'est vrai ? l'interpella Nico.
Le blond fit volte-face.
- De quoi ?
- Que…c'est toi qui m'as trouvé. Mon Oncle me l'a dit, alors…
Will baissa les yeux, gêné.
- Je…euh…Oui.
Il n'aimait pas vraiment tenir la place du héros à qui on est redevable. Il préférait passer inaperçu. Alors il enchaîna :
- Enfin, avec l'aide de ta sœur ! C'est elle qui m'a dit que tu serais peut-être au cimetière. Elle m'a permis d'emprunter sa couette. Et…disons que j'ai agi selon ce que me dictait ma conscience. Je t'ai ramené au lycée où les secours attendaient déjà. Je les avais appelé et…
Will s'enfonçait là. Il était en train de faire ses éloges sans le vouloir.
- Merci.
Will ouvrit grands les yeux.
- Pardon ?
- Ne m'oblige pas à le répéter. T'as très bien entendu. Et en plus c'est mon Oncle qui…enfin bref. J'ai une dette envers toi, quoi. Et que je ne pourrais jamais rembourser.
Nico baissa les yeux.
Will fit un sourire en coin.
- En parlant de ça. On peut peut-être s'arranger…
Un éclair de panique traversa les yeux de Nico qui restaient suspendu aux lèvres du blond. Will sourit pour le rassurer.
- Explique-moi.
A Nico d'ouvrir des yeux ronds.
- Que je t'explique quoi ?
- Tout. Comment et pourquoi je t'ai trouvé dans ce cimetière à plus de huit heures du soir, recroquevillé sur une tombe.
- C'était certainement pas n'importe quelle tombe.
- Comment tu peux le savoir ? Il faisait nuit.
- Laisse-moi deviner. Elle était au fond à droite, sous un amandier, non ?
Will fronça les sourcils. Nico esquissa un sourire en coin devant l'air étonné du blond.
- Je veux bien raconter. Mais toi d'abord.
- Quoi ?
- Raconte-moi, l'histoire d'une de tes cicatrices. Une honteuse de préférence. Parce-que tu as écouté quand j'en ai parlé la dernière fois dans la chambre. Et je ne supporte pas de ne pas en savoir autant sur les autres.
Will soupira. Il se pencha et remonta le bas de son pantalon jusqu'au-dessus du genou.
- J'étais cher un ami de ma mère, expliqua Will. Et je faisais de la trottinette dans la pente de l'allée. J'avais fait quelques essais de vitesse sur le début de la pente. Puis je me suis mis en tête de dévaler toute la pente en trottinette. Je l'ai fait. Sauf qu'il y avait un dénivelé dans le goudron en bas et que je n'avais pas vu. J'ai voulu freiner mais j'avais trop d'élan. Je me suis étalé sur le goudron et ouvert le genou sur un diamètre de trois centimètre.
- Et c'est tout ?
Will soupira une nouvelle fois et passa distraitement la main dans les cheveux de sa nuque.
- J'avais treize ans.
Nico fut secoué d'un petit rire bientôt rejoint par Will. Oui, lui, le mec que tout le monde disait doué en tout ce qu'il entreprenait et faisait, c'était viandé en trottinette à treize ans.
Lorsqu'ils se calmèrent, Will en revint à l'essentiel :
- Allez. A toi maintenant.
A Nico de s'expliquer :
- La tombe sur laquelle tu m'as trouvé. C'est celle de ma mère et de ma sœur. Mon autre sœur. Bianca.
Will revint sur ses pas et pris place sur la chaise rapprochée du lit. « Tout vient à point à qui sait attendre. » Il allait enfin savoir, connaître son histoire. La vraie. Pas des rumeurs de conseil de classe.
Nico racontait. Will nota qu'il n'était pas au bord des larmes en parlant de ses souvenirs. Il avait fait son deuil. « Avec le temps, le chagrin s'estompe seuls les souvenirs restent. » C'est bien ce qu'on dit ? Will se fit la remarque que Nico était peut-être plus mature qu'il n'y paraissait.
Et Will l'écoutait attentivement, en ami. Il lui vint à l'esprit que c'était peut-être ce dont Nico manquait peut-être le plus. Un ami sur qui compter. Un ami à qui se confier. Et peut-être même…plus…
- Voilà. Tu connais la petite histoire de gothique du collège. T'es content ?
Il n'y avait pas d'animosité dans ce que Nico disait. Juste de l'inquiétude.
- Content n'est pas le mot que j'emploierai.
Un petit silence se fit entre eux.
- Tu ne vas rien dire, n'est-ce pas ? Au collège, j'entends.
Will ne put s'empêcher de rire.
- Bien sûr que non, idiot ! Tu me croyais vraiment comme ça ?
- …Non. Mais j'aurais pu me tromper.
Will sourit.
- La première impression est souvent la bonne.
Il y eut un petit silence gêné entre eux où Nico passa distraitement la main dans ses cheveux.
Will lui saisit le poignet. L'électrocardiographe s'emballa. Nico se dégagea et détourna le regard.
- Tu me fais culpabiliser, s'expliqua le blond.
Nico planta son regard brun dans celui de Will.
- Quoi ?! Qu'est-ce que tu racontes ?
- Attends ? Je croyais que c'était pour ça que t'étais distant avec moi. Tu veux dire que tu ne sais pas qui t'a fait cette cicatrice-là ? A ta tête ?
Nico fronça les sourcils, perplexe.
- Tu veux dire que… ?
- C'est moi, coupa Will. C'est moi qui aie lancé le ballon. J'ai pas bien dosé ma force, désolé.
Nico ne disait rien. Will sentit une boule d'angoisse se former dans sa gorge. Il poursuivit :
- C'est de ma faute si tu as...une cicatrice de plus.
Petit silence torturé.
- Will ?
Première fois que Nico prononçait son nom. L'estomac de Will partit dans un ballet arien.
- Oui ? fit celui-ci la gorge serré.
- C'est pas grave.
Will avait pensé à « Je te déteste ! », « Sors de cette chambre ! », « A cause de toi j'ai une cicatrice de plus ! ».
Pas à « C'est pas grave. ».
Nico repris :
- J'ai découvert qu'elles contribuaient à rendre les souvenirs indélébiles. Et puis si on me demande d'où elle vient, je n'aurais qu'à dire que t'as essayé de me tuer.
Will sourit timidement, imité par Nico.
- Mais je dois te prévenir que je me suis déjà fait pardonner ce coup-là : c'est moi qui t'es porté jusqu'à l'infirmerie. D'ailleurs, tu ne voulais pas lâcher mon T-shirt. T'as une sacrée poigne, tu sais, plaisanta Will.
Nico baissa la tête.
- Désolé.
- Bah, je crois qu'on est quitte maintenant. Mais je te préviens, la prochaine fois c'est pas moi le prince charmant !
- Tant mieux. J'en avais marre d'être la princesse en détresse.
Will sourit de plus belle. Spontanément, il déposa un baiser sur le front de Nico. Et s'enfuit de la chambre alors que la machine s'affolait une fois de plus.
Ensuite il sortit son portable et, les doigts tremblant, écrivit à Frank :
-Nico réveillé. Il devrait survivre.-
J'ai fait un tour de magie.
Tadaaa !
Maintenant vous voulez encore la suite...
Il faudra patienter une petite semaine^^ Je posterai soit un OS soit la fin de cette fic^^
Je verrai^^
Bises sur vos joues !^^
Newthon^^
