Salut à tous ! :)
Me re-revoilà après une assez longue période d'inactivité. Je m'excuse de ce retard inadmissible :'(
Je vous présente le chapitre 25 et j'attends vos reviews avec impatience! ^^
Très bonne lecture à vous!
Chapitre 25 : Un nouvel espoir.
P.O.V Embry :
Son visage, sa voix, son rire angélique, ses yeux magnifiques. Tous les ingrédients nécessaire à ma survie réunis en une seule personne et sans elle au près de moi, je n'arrive que de justesse à me maintenir en vie.
Après trois mois de recherches intensives, après s'être évertués à poursuivre nos pistes jusqu'en Europe, dans les moindres recoins, après avoir suivis la moindre trace de sa présence n'importe où, nous n'avons finalement rien trouvés. Je ne désespère pas et Gloria non plus. Nous ne baisserons pas les bras, pas avant de l'avoir retrouvée. Même si un long moment s'est écoulé depuis sa fuite et que le résultat de ces trois mois de traque est très décevant, je sais qu'elle n'est pas morte et que je la reverrais un jour, elle est juste quelque part ou nous n'avons pas encore été. Cette idée me permet de ne pas flancher et je refuse de penser autrement. J'ai déjà baisser les bras en me laissant mourir une fois et sans Jacob, je ne serais pas là, alors il m'est désormais décemment impossible d'abandonner une seconde fois l'élue de mon cœur. Mais je me demande si les amis dont se sert Gloria pour pister Mégane sont vraiment efficaces... Certes ils nous donnent des pistes, mais pour le moins erronées.
J'ai constamment l'odeur de mon imprégnée autour de moi, à tel point que je pourrais presque la palper. Cela me rassure, mais le fait que je puisse pas la suivre précisément et que je ne sache pas d'où elle vient me rend nerveux, a chaque instant. Comme si quelque chose bloquait sa provenance. Une autre odeur probablement, que je n'arrive pas à déceler. Mais cela ne rend que plus inquiets.
J'envoie de temps à autre des e-mails à ma mère et à la meute pour les tenir informés de mon état et leur donner des nouvelles. Je ne regarde pas ceux de Léa, ses courriels démotivants et arrogants me tapent sur le système plus qu'autre chose. Je lui ai déjà dis de ne pas dénigrer Mégane d'une quelconque façon, mais elle ne semble pas s'en soucier, alors je ne peux que l'ignorer à défaut de quoique ce soit d'autre. Ceux de Nessie en revanche, et étrangement de Paul, sont très encourageants et les voir s'enquérir des nouvelles de Mégane me rassure et me réchauffe le cœur. Jacob aussi me demande de temps en temps des nouvelles, alors grand bien lui fasse et à moi également, je lui en donne.
Je m'entends plutôt bien avec Gloria, si bien veut dire se parler très peu et se mettre à trois wagon d'écart dans le train. Mais je ne lui en veux pas. Elle doit très certainement me tenir toujours responsable d'une part de la détresse de Mégane et je ne peux qu'en porter le blâme. Si je n'arrive pas à me pardonner, comment Gloria le pourrait? D'ailleurs, je la soupçonne de m'avoir renvoyé à Forks parce qu'elle préfère être seule pour établir ses plans. Mais que puis-je faire d'autre que de revenir ici? Je ne lui suis d'aucune aide en France, et je ne fais sans doute que la ralentir ou la gêner plus qu'elle n'en a besoin.
Je suis à proximité de Forks, de retour d'Europe. Après avoir passés trois mois là-bas, je suis là, sans Mégane... Rien apaise la douleur, pas même le temps, et je devine avec aisance que Gloria partage la peine immense que je ressens. Étrangement, Gloria m'a abandonné aux alentours de paris non sans un sourire peu visible accompagné maigrement d'un « adieu » presque amère. Sans doute est-ce la seule marque d'affection qu'elle puisse me donner. Mais je devrais m'en contenter semble t-il, car je n'ai pas été capable de lui rendre le moindre sourire. Seul un adieu tout aussi amère à trouver la force de se frayer un chemin parmi l'innommable douleur constante et le désarroi que je porte.
Je marche lentement sur la bordure de route, entendant et observant de temps en temps des voitures passer dans la brise du matin. A force de marche, je finis par tomber sur cette maison, devant laquelle je me sens obligé de m'arrêter. Celle dans laquelle j'ai passé les plus beaux jours de ma vie, avec la plus belle femme à mes yeux. Je te retrouverai, Mégane... Je le jure.
Je reprends ma marche lente, non sans baisser le regard et laisser les pensées les plus douloureuses faire surface. Je n'ai plus qu'un endroit ou aller, chez ma mère. Je refuse de retourner dans cette maudite grotte, lieu de ma punition. Je dois continuer à vivre, pour la retrouver, malgré la douleur et tout ce vide qu'elle à laisser en moi. Je n'ai jamais connu un combat plus difficile que celui de vivre sans elle. Je ne compte pas le nombre de fois ou l'idée de m'ôter la vie à submerger le reste, mais tenir bon malgré tout pour elle était la bonne solution. Mais qu'arrivera t-il si je la retrouve et qu'elle ne veut plus jamais me revoir? Ou pire qu'elle ait bue du sang et qu'elle s'en prenne à moi?! Non, je refuse de croire que Mégane s'abaissera si bas, elle ne peut pas faire ça. Si elle ne souhaite plus me revoir, tant pis, je vivrai avec ça jusqu'à la fin de mes jours, bien que je ne sache pas si j'en détiens la volonté, mais je ne pourrais pas vivre en laissant Mégane, la conscience ravagée par les meurtres d'innocents qu'elle aura commis. Je ne la laisserai pas se détruire à cause de moi. Je dois la sauver de son père et peut-être même d'elle même, peu importe le prix, même si c'est la vie. Je réparerai mes erreurs Mégane, je te le promets.
Je frappe à la porte de la maison. Il est six heure, soit ma mère est partit à la boutique, soit elle est réveillée. Mais elle ne dormirait pas si tard. En fait, peu importe. J'ai juste besoin d'un endroit ou me coucher, j'ai tellement si peu dormis ces trois derniers mois. Je tente de tourner lentement la poignée à l'extérieur de la maison mais la porte est fermée à clés. Décidément, ma mère n'est pas là. J'espère tout de même qu'elle ne m'en voudra pas pour être partis si longtemps et sans avoir pris la peine de la prévenir. Question idiote! Elle s'est évidemment fait un sang d'encre et elle me sermonnera sûrement toute ma vie, mais c'est normal après tout.
Il ne reste plus qu'une seule solution, si ce n'est pas la porte qui est ouverte, la fenêtre de ma chambre l'est toujours. Je contourne donc la maison en faisant bien attention de ne pas écraser les plantes burlesques de ma mère, et prends soin de grimper jusqu'à la fenêtre de ma chambre. A hauteur de celle-ci, je n'ai plus qu'à pousser les vitres pour entrer. Une fois le pied posé sur le sol de ma chambre, je prends un instant pour observer le tout. Mon regard se pose finalement sur un cadre, posé sur ma table de nuit. Je ne peux m'empêcher de le prendre entre mes mains afin de pouvoir mieux le contempler. C'est une photo que Renesmée à pris discrètement au camping. Comme toutes les autres photos d'ailleurs. On peut y voir Mégane et moi, assis dans l'herbe, entrain de rigoler aux éclats et de se taquiner. Je m'en rappelle, et un petit sourire s'étale sur mes lèvres à mesure que la mémoire me reviens. Je tentais de la faire rire en lui racontant des anecdotes risibles et en y ajoutant des sottises. A mon grand bonheur cela avait marché, et la voir rire comme ça était pour moi la plus belle chose au monde. Je repose délicatement le cadre sur la table, et toujours munis de mon sourire, je m'écroule lourdement sur mon lit et ne tarde pas à succomber au sommeil qui sera semblable à tous les autres depuis le départ de ma dulcinée: Cauchemardesque.
P.O.V Externe:
Mégane ne pensait pas devenir ce qu'elle est devenue. Il est clair pour elle qu'elle est devenue un monstre, toute aussi abominable que la manière dont elle considérait son père avant qu'elle ne le rejoigne. Aujourd'hui, aucun espoir de repentance ne lui saurait être offert, c'est tout du moins ce qu'elle pense fermement. Alors, elle apprend à vivre avec les Velleck, avec son père. Même si une part d'elle refuse de s'abandonner à eux, elle est de plus en plus certaine de faire le bon choix, et d'être seule.
Cependant, aujourd'hui allait être un jour différent, car malgré les belles paroles d'Hadrien sur la haine qu'il porte à sa fille, il s'est rapproché d'elle depuis son arrivé au York Cottage. Même si aujourd'hui elle lui adresse au moins la parole amèrement, Mégane se méfiait de lui au début et passait presque le plus clair de son temps seule dans ses appartement ou dehors, ou bien alors en compagnie de Faith, qu'il soupçonne ne pas être totalement convertie à sa cause. Néanmoins, il n'en a cure, car le principale est qu'elle ait rejoint son clan et qu'elle ne puisse plus le quitter. Hadrien est quelqu'un d'intelligent, alors forcer sa fille à s'abreuver de sang humain est pour lui un moyen de la plonger dans le désarroi le plus totale et de la manipuler comme bon lui semble. Bien qu'il apprécierait tout de même que Mégane lui témoigne plus d'importance, et moins de désagrément. Le sang humain à certes trompé ses codes et ses priorités, mais elle n'en reste pas moins dangereuse et intelligente. D'ailleurs, il a formellement interdit à quiconque de s'en prendre à sa progéniture sous peine de mort. Il a conscience des pouvoirs de sa fille, et même si elle ne les maîtrises pas entièrement, il n'a en aucun cas envie de voir sa fille se retourner contre lui maintenant. En équité peu parfaite avec les autres membres du clan, Hadrien traite sa fille avec plus de considération. Mais aujourd'hui allait bien être un jour différent, car Hadrien compte présenté une chose qui revient de droit à sa fille.
Néanmoins, alors que Mégane comptait sortir en ville, elle surprend discrètement une discussion entre son père et Calliste, un jeune vampire millénaire et émissaire de Hadrien en toutes circonstances. Elle s'arrête derrière la porte du grand hall d'entrée, car la discussion a lieu dans la grande salle à manger du château. Le jeune brun est considéré comme le messager des Velleck car son pouvoir de persuasion et de rhétorique s'avère souvent très utile en cas de négociation tendue. Il a aussi des vues sur Mégane, mais il n'a pour l'instant rien tenté envers elle, bien que Hadrien n'en ai que faire. Mégane peut entendre qu'on parle d'elle, et peut distinguer clairement son nom sortir de la bouche du jeune brun au visage d'ange.
- Mégane ne devrait pas aller toute seule là-bas. Dis le jeune brun visiblement en désaccord avec son interlocuteur. Je ne devrais pas vous l'apprendre, mais Mégane est encore réticente. Et ce qu'elle a fait à...
La voix glacial du maître de clan claque subitement dans la salle.
- Je sais ce que ma fille a fait à Norwich, Calliste. Interrompt froidement Hadrien, en prenant la coupe de sang posée sur la grande table. Et ne t'en fais pas, je ne compte pas l'y envoyer seule. Tout est déjà prévu.
- Qu'est-ce qui est déjà prévu? Claque la demoiselle concernée en entrant bruyamment.
- Rien qui ne puisse te préoccuper plus que de raison, jeune fille. Répond finalement son père avant de boire une gorgée délicatement.
- Bien. Je sors en ville. Lâche froidement la fille du vieux vampire.
Sans même prendre soin d'attendre la réaction de son père, elle se retourne et se dirige vers l'immense porte d'entrée. Mais la route lui est finalement bloquée par la belle et séduisante Gwen, toujours ce sourire narquois sur le visage.
- Maître Hadrien ne t'as pas donné l'autorisation de sortir, alors tu restes là. S'enquit-elle.
- Tu veux peut-être essayer de m'en empêcher? Répond la jeune fille en s'approchant dangereusement de la brune. Cette fois tu as nulle part ou t'enfuir.
Se remémorant petit à petit leur combat passé, Gwen n'est plus sur de vouloir se battre contre Mégane. En effet, car ses traits et son expression alarmée prouvent bel et bien qu'elle commence à regretter son acte un peu trop précipité.
- Chère Mégane, j'ai quelque chose à te montrer, si tu permets? Déclare Hadrien calmement.
Le château tout entier pourrait entendre soupirer Mégane, tant son souffle est puissant. A la suite de quoi, Mégane semble céder à un effort insoutenable pour faire face à son géniteur.
- Suis moi, je te pris. Dit-il en se levant et en tournant le dos à la pièce pour se diriger dans la cave du château.
Mégane le suis, non sans faire savoir son agacement au préalable. Bien sûr, elle reste très prudente, car la partie d'elle qui est encore méfiante de leur clan lui dicte de ne pas baisser sa garde. Elle le suit jusque dans le château, dans les escaliers puis jusqu'au fin fond de la cave pourtant géante, toujours dans le silence pesant et dérangeant qui règne entre eux. Comment pourrait-il y avoir de discussion? Mégane n'est ici que par chantage et lui, tient sa fille pour responsable de son plus grand malheur.
Hadrien appuie sa bague royale contre un symbole similaire inscrit sur une pierre taillée, et lentement, dans le vacarme des bruits de pierres remuantes, un passage s'ouvre à eux, leur laissant la voix libre et éclairé de torche enflammées sur un long couloir semblant interminable. Mégane se demande de plus en plus à quoi joue son père, et malgré la soif de sang tiraillante et brûlante, elle se demande si son père ne serait pas en train de jouer.
- On fais quoi? La chasse aux œufs de Pâques dans un tombeau? Lance ironiquement la jeune femme.
- Nous arrivons bientôt.
La voix de Hadrien semble détendue, calme mais pour une fois, une pointe de tristesse peut se ressentir dans le minuscule écho que le tombeau confère à sa phrase. La jeune fille derrière lui semble être choquée de cela, ne s'attendant pas à sentir une telle émotion chez son père. Il est vraie que le monde voit Hadrien comme un monstre, et le voir sensible choquerait plus d'une personne, se dit Mégane.
Ils continuent tout deux de marcher, Hadrien toujours dans un calme oppressant et fidèle à sa réputation. Ce n'est toutefois pas le cas de Mégane, elle qui ne supporte plus le silence et les longues marches ennuyeuses. Elle préfère sans doute aller étancher sa soif dans un village ou une petite ville non loin d'ici, mais elle résiste, tentant de ne rien laisser paraître. Après d'interminables minutes de marche dans ces longs couloirs labyrinthiques, Hadrien et sa fille se plante désormais devant un cul-de-sac. Hadrien appuie une nouvelle fois sa bague royale contre une pierre taillée de la même façon que la précédente, et de la même manière qu'auparavant, un passage se délivre dans un fracas bruyant. Cette fois-ci, l'air rafraîchissant du matin vient caresser la peau des deux parentés. Un escalier se dévoile à leur vue et Hadrien ne tarde pas à l'emprunter. Il fait signe à sa fille de le suivre, ce que bien sûr, elle ne tarde pas à faire.
- Ne pourrait-on pas se dépêcher un peu? Finit par marmonner Mégane.
- Tu as vécu presque dix-neuf ans sans jamais te presser plus que nécessaire, pourquoi le faire aujourd'hui?
- Peut-être parce que j'en ai marre de ne pas me « presser ». Répond sa fille avec acidité.
- Nous sommes bientôt arrivés.
Encore, encore cette tristesse dans sa voix, celle qui effraie de nouveau Mégane.
« Mais où m'emmène t-il? » La seule question lui portant intérêt est cette dernière.
En effet, il sont enfin arrivés. Quel soulagement cela fut-il pour Mégane. Toutefois, ils se trouvaient désormais au beau milieu d'une bordure de grande rivière peu agitée, sous un arbre très grand. Un immense terrain verdoyant parsemé de quelques arbres fleuris sert de paysage. En ce lieu, seul règne le bruit des oiseaux qui chantent et le bruit de la rivière s'écoulant lentement dans son courant. Les branches des arbres s'agitant doucement au gré de la brise tranquille. En somme, un paysage digne des plus beaux contes de fée. Le plus troublant n'est pas toute cette magnificence, mais cette pierre tombale, installée confortablement au pied de cet arbre, avec juste ce qu'il faut de lumière pour éclairer les inscriptions. Je peux y lire l'écriture soigneusement inscrite :
Marjorie Anne Michelle Harmany ( 1970– 1995 )
Hic situs est sit tibi terra levis.
Ici repose Marjorie, que la terre te soit légère.
Elle a sacrifiée sa vie, pour en donner une autre.
La jeune fille semble rester abasourdie par ce qu'elle lit. Ses yeux rouges perçants décryptent méticuleusement et précautionneusement le sens de chaque mot, et elle semble comprendre, mais elle refuse de réaliser. Cependant, après quelques instants de silence aiguë, elle réussit presque soudainement à ouvrir la bouche, d'une voix brève et frêle.
- Marjorie... Harmany? Demande la jeune fille peu certaine.
Son père reste le regard posé sur la tombe présente sous l'arbre. Seulement après quelques instants, il ose enfin lui répondre. Sa voix est différente d'ordinaire. Présentement, elle paraît plus émotive, et il ne semble pas vouloir dissimuler sa sensibilité.
- Marjorie était... une femme des plus extraordinaire.
Et comme si elle savait qu'il allait raconter une longue histoire, Mégane tente d'oublier sa faim pour prêter attention au récit de son père. Elle sait tout au fond d'elle même et dans ce qu'il lui reste de lucidité innocente, qu'elle veut savoir ce qui est arrivé à sa mère, après que Gloria lui ait révélée qu'elle avait usée sa mémoire. Même si elle n'a jamais connue sa mère, Mégane mérite de savoir.
- Lorsque j'ai rencontré ta mère en l'année mille neuf cent quatre-vingt sept, dit-il d'une voix très apaisé, j'étais une autre personne. Bien différente de la personne que tu vois aujourd'hui devant toi. Je pouvais mettre un village à sac par simple colère, et mon pouvoir de vision était la seule chose qui nous permettait de fuir les Volturi, à mon clan et moi-même. Un jour, alors que je me rendais à l'opéra de Sydney, une jeune femme me bouscula. Le vent du soir était glacial et l'afflux de personne qui faisait rage dans les rues de Sydney était bouleversant. Continu t-il d'une voix toujours semblable. Avant d'avoir la chance d'apercevoir sa mine, j'eus le temps de fantasmer mille mort pour cette pauvre âme. Ce fût alors que je vis son visage, et dés cet instant bénit, j'ai ressenti ce que durant près de trois mille ans auparavant je n'avais jamais ressenti.
A cet instant précis, Mégane sait fort bien de quoi il parle, et comme si son cœur voulait lui rappeler, une image d'Embry lui frappa l'esprit. Elle se choqua quelques instants et fût très surprise de voir que ce loup pouvait encore avoir un tel effet sur elle. Mais rapidement, toutes les pensées furent balayer en même temps que le silence par la voix très distinguée de son père.
- Je savais à cet instant, que Marjorie était la femme qui changerait ma vie. Reprit-il. Nous nous sommes revu quelques mois plus tard en France. Je ne puis dire qu'il s'agit du hasard car j'avais anticipé cette seconde rencontre le jour même ou nous nous sommes croisés pour la première fois. Avoue t-il, un rictus au coin des lèvres. Aucun de nous n'avait oublié l'autre, et dés lors qu'elle accepta mon invitation à dîner le soir même, je sus que notre destinée était liée. Pourtant, admet-il sans gêne, je haïssait les humains bien plus que n'importe quoi d'autre à cette époque. Il marqua un temps d'arrêt, puis il reprit doucement. Durant les six années qui suivirent notre rencontre, nous vécûmes plus heureux que nous ne l'avions jamais été. Marjorie me changeait au fil des années, à tel point que j'avais cessé de me nourrir du sang des humains vivants, je ne m'abreuvais plus que de sang homologué. J'aurais été capable de mourir sans hésiter pour la préserver, et chaque jours qui passait ne rendait que plus fort notre amour et mon affection pour elle. Toutefois, Gloria se mêlait un peu trop de mes affaires et certains vampires cherchaient parfois à s'en prendre à Marjorie, mais tout cela n'était rien que je ne puisse gérer, comme tu dois t'en douter. Puis, vînt... toi.
Cette annonce provoque une certaine curiosité chez Mégane, et comme un murmure venu d'ailleurs, elle voulait désormais connaître la suite, et savoir réellement pourquoi son père lui portait rancœur.
- Un jour, ta mère vînt me voir à la hâte. Elle avait traversée tout l'océan pacifique expressément pour venir me porter la « bonne nouvelle » de vive voix, à Montréal. Lorsqu'elle m'a annoncée qu'elle portait en elle le fruit de notre union, je ne puis me réjouir. La stupeur qui m'ébranlait était justifiée car cela relevait du miracle. Un vampire ayant un bébé avec une humaine, cela aurait même pu être risible. Certes, j'étais capable d'échapper aux Volturi, mais pour combien de temps? Et même le plus sage des hommes ne peut échapper à toute une espèce. Néanmoins, Marjorie avait réussit à communiquer sa joie de cette nouvelle à Gloria et à moi-même. Cependant, dés lors que je posa ma main sur son ventre convexe, je pus ressentir et voir ce que le destin avait tracé pour Marjorie. Admet-il.Je l'ai avertie de sa destinée et lorsque ceci eut été fait, elle disait qu'elle ne pourrait jamais vivre sans son enfant. Alors, je l'ai accepté. Je t'ai accepté. Je croyais que déjoué le destin serait chose facile et que je trouverai une autre solution pour préserver mon épouse de la mort, mais en cédant à ta vie, je l'ai condamnée à la destruction.
Une nouvelle fois, il marqua un temps de pause. Sans doute essaie t-il de camoufler au mieux sa tristesse, car il est évident que les émotions le submerge petit à petit.
- Le temps passait, les jours défilaient, et à mesure que tu grandissais, elle faiblissait. Je ne trouvais rien a faire pour soulager sa souffrance ou l'aider, mais elle tenait bon. Je comptais la transformer le jour de l'accouchement, et ce fût la seule solution envisageable. Vînt enfin le jour de ta naissance, et bien que la grossesse de ta mère fût difficile, elle y était arrivée en vie. L'accouchement devait avoir lieu dans notre manoir et dans ce qui était devenue notre demeure, à Montréal, et comme prévu, l'accouchement eut lieu là-bas. Tout allait bien, je fus même des plus heureux lorsque je te pris dans mes bras pour te porter à elle. Voir le sourire qu'elle te portait et le bonheur transcendant qu'elle émanait était pour moi la plus belle chose que je puisse voir. Cependant, l'accouchement lui avait coûtée trop d'énergie et elle trépassait lentement. Je la mordis plusieurs fois, mais l'instant d'après...Elle n'était plus là. Je ne sais pour quelle raison, le venin n'a pas fonctionné. Je m'en veux beaucoup de ne pas avoir pus la sauver, mais j'en veux encore plus à cet immonde créature qui s'est extraite de son ventre... Après, quoi je t'ai donnée à cette anodine Gloria, qui malgré toute mes attentes, à bien veiller sur toi.
Mégane ne prête pas plus attention aux dernières paroles de son père, et désormais qu'elle connaît la vérité, elle se sent plus tranquille. Comme si la part d'elle même qui se demandait la vérité sur la mort de sa mère avait cessé de s'agiter. Comme si désormais, elle n'avait plus à s'en faire de rien. Dans une dernière once d'acuité lucide, elle trouve la force de lui répondre.
- Pourquoi... me l'as-tu dis maintenant? Tu n' as presque rien voulut me dire sur elle à Forks si ce n'est que je lui ressemble et que j'ai son caractère, souffle t-elle, et là tu déballes tout?
- Tu n'es qu'une misérable sotte. Dit-il en se retournant et en brandissant une lettre bien fermée. C'est ta mère qui m'a demandé de te dévoiler la vérité, tout comme de te transmettre ceci, lorsque tu serais en âge de comprendre. A Forks, je ne t'ai simplement pas jugée digne de cette attention.
Mégane prend la lettre entre ses mains et reste le regard fixer sur cette dernière, ne sachant pas si elle doit la lire ou la jeter au loin.
- Et, tu pourrais faire preuve de plus de respect envers celle qui t'as donnée la vie.
Mais soudainement, comme si un éclair avait frappée Mégane, elle lance son bras en avant et la missive de Marjorie finit en moins d'une seconde au bord du lac, trempée. Lorsqu'elle relève les yeux vers son père, lui-même semble stupéfait du regard menaçant que lui jette sa fille, et d'autant plus de sa réponse.
- Plus rien n'a d'importance, ni cette Marjorie que je ne connais pas, ni toi, ni les personnes qui ont pus un jour croire avoir de l'importance à mes yeux . Claque t-elle d'un ton glacial. Alors, « papa », dis-toi bien que toutes tes histoires et toutes tes belles paroles à propos de moi ou de la femme qui m'a mise au monde... Je n'en ai rien à faire.
Sur cela, elle lui tourne le dos brusquement et partie. Encore outré de la façon dont sa fille lui à répondu, il se penche pour ramasser gracieusement la lettre étendue près du courant d'eau. Jamais personne ne lui à fait de tels affronts.
« Elle devient de plus en plus incontrôlable...» Souffle finalement Hadrien exaspéré.
Oui, il n'imaginait pas que le sang pourrait la rendre aussi instable...
P.O.V Gloria:
J'ouvre la porte du bâtiment dans lequel loge Angie et sa famille, mais étrangement, la poignée de porte est brisée. Je renifle l'odeur qui me pique le nez depuis déjà quelques instants, et avec surprise je décèle une odeur que je ne connais pas. Quelqu'un est entrer ici de force. C'est alors que j'entends du remue ménage au quatrième étage. Je me dépêche de monter et de gravir les marches rapidement en bousculant au passage une jeune femme. Je frappe une fois à leur porte, puis une seconde fois, mais personne ne vient m'ouvrir la porte. Je continue de frapper en appelant le nom d'Angie et de Florian, mais rien à faire, personne ne semble disposer à accéder à ma requête. Brusquement, j'entends une voix alarmée s'élever dans les airs et pousser un cri de détresse. Je pourrais reconnaître cette voix entre mille, celle d'Iliana. Sans attendre un instant de plus, je défonce la porte sans état d'âme et pénètre violemment dans l'habitacle. Une scène des plus surprenante s'offre à moi: Un appartement saccagée dans un piteux état, un cadavre de vampire déchiqueté étendu sur le sol, et mes amis agressés par deux vampires plutôt baraqués, prenant un malin plaisir à étrangler cette petite famille de vampire. Je me jette au coup du vampire brun qui s'acharne contre Iliana sans attendre, et je parviens à lui arracher la tête sans trop de difficulté. Le second vampire décide alors de lâcher prise sur les parents d'Iliana et de s'enfuir à toute vitesse, ayant certainement mesuré son poids face au notre.
Je tourne le regard vers la jeune Iliana qui à vraisemblablement besoin d'aide pour se relever. Je l'aide donc du mieux que je peux en demandant ce que ces gens faisaient ici, mais la réponse qui m'est donné par Angie est tout a faite inconvenante.
- Ils étaient ici pour nous tuer, si ce n'est pas déjà assez claire comme ça! Répond Angie sur un ton glacial.
Voyant certainement mon air outré, elle décide enfin de s'expliquer plus en avant.
- Ces vampires sont à la solde de Cassandre et Marcelia. Dit-elle plus calmement en aidant son mari.
- Les jumelles à la tête du petit groupe de vampire au nord? Je demande.
- Oui, s'enquit-elle, elle a entendu parler de tes petites recherches. Elle sait qu'on t'aide alors elle voulait se débarrasser de nous pour te mettre des bâtons dans les roues.
A l'annonce de ceci, je ne sais pas trop quelle réaction je devrais adopter. C'est d'une part ma faute si ils se sont fais attaquer par les lèche-bottes des jumelles, mais j'ai cruellement besoin de leur aide pour continuer les recherches. Je dois retrouver Mégane.
- Je suis désolée, dis-je piteusement, mais...
- Non, Gloria! Ma femme et ma fille ont faillis se faire tuer, aujourd'hui. Parce qu'on t'aide!Alors c'est finis. Laisse nous vivre notre vie tranquille! Lâche t-il amèrement.
Je ne m'attendais pas à tant d'agressivité de leur part, mais en même temps, je ne peux leur en vouloir de se protéger eux-même. Tant pis, je trouverai une autre solution pour retrouver Mégane, et j'en trouverai une, pour sûr.
- Très bien. Dis-je simplement. Je trouverai un autre moyen!
Et sur ce, je claque la porte de colère en dévalant les escaliers plus vite que n'importe quel athlète.
Je prend alors la route de la maison, usant de toutes mes capacités mentales pour trouver une solution. Je dois reconnaître que pour le moment, Florian et Angie étaient mon seul moyen de retrouver Mégane, mais je jure de trouver un autre moyen. Le trajet me paraît long, car je marche lentement sous le ciel grisâtre et morne de la fin de journée, essayant ainsi de faire mieux fonctionner ma cervelle, mais rien n'y fait, je ne vois pas de plan B. Cependant, Embry a trouvé quelque chose d'intéressant à propos d'une famille qui aurait racheté un domaine à la famille royale d'Angleterre il y a quelques années, dans le Norfolk. Au premier abord, je n'avais pas étudier cette information plus que nécessaire car Hadrien n'est pas une personne à s'étendre en public, du moins dans ma mémoire. Autant explorer toutes les pistes, toutefois.
De longs moments de marche à pied s'offrent à moi avant que je n'atteigne enfin ma maison. Je m'arrête devant la porte, les clés de la maison en mains. J'aimerais tant que ma si chérie Mégane soit derrière cette porte, à m'attendre près du feu de cheminée, comme lorsqu'elle avait encore seize ans. Après quelques instants de nostalgie, j'introduis précautionneusement la clé dans la serrure, et la tourne tout aussi doucement. Je referme la porte derrière moi, entendant de justesse les gouttes de pluie s'effondrer sur la porte de ma demeure, et bientôt sur le reste de la maison. Je défais mon manteau et le jette sans attention sur la table, puis je pars m'installer sur le fauteuil, devant la cheminée encore enflammée. Cela m'a toujours permis de réfléchir de manière tranquille, et c'est toujours de cette façon que j'arrive à trouver deux solutions à un même problème. Je ferme les yeux d'une lente allure, afin de m'aider à penser.
Rien ne vient, mince! Comme un vent brusque venant caresser ma chevelure, la présence de quelqu'un derrière moi vient soudainement me provoquer. Qui est-ce?
J'ouvre les yeux rapidement et il ne faut pas une seconde supplémentaire pour que je me retrouve debout, sur mes deux jambes, face à la personne qui se tenait quelques instants plutôt derrière moi. Quelle fût ma surprise lorsque je découvre qu'il s'agit de cette idiote de Faith! Feu ma sœur appréciait cette personne, mais elle en avait parfois usure. Je ne connais pas réellement cette blonde, mais elle fait partie du clan Velleck, alors elle mérite toutes les méfiances du monde. C'est pourquoi je ne tarde pas à me jeter sur elle. Seulement, je n'avais pas prévue de passer au travers de son corps. Me relevant indignée de ma chute contre mon armoire maintenant brisée, elle prend la parole à mon intention.
- Attendez, je n'ai que très peu de temps! S'écrie t-elle lorsqu'elle réalise que je retournais à l'assaut. Vous ne pouvez pas me toucher, je ne suis pas vraiment là!
- Explique toi! Je lui lance froidement.
- Je m'appelle Faith et je ne suis pas...
- Je sais qui tu es. Je la coupe. Ce qui m'intéresse c'est de savoir ou vous avez emmener ma nièce toi et ton clan de dégénéré! Alors dis moi ou elle est?!
Cette Faith semble se crisper quelques instants. Toutefois, elle finit par relâcher sa tension et inspirer légèrement avant de prendre la parole, un léger rictus au coin des lèvres. Mon regard fixe le siens, et je reste méfiante.
Pauvre d'elle, je la mets dans le même sac que ces pourritures de Velleck.
P.O.V Embry:
La voix criarde de ma mère hurlant mon prénom me sort prodigieusement de mon sommeil, sans bien sûr faillir d'avoir marqué ma joue de ses cinq doigts! Je crois être en mesure de pouvoir dire que rien n'équivaudrait un tel réveille...
- Embry! Hurle ma mère. Embry, tu t'en vas sans laisser la moindre trace et tu reviens trois mois plus tard comme si de rien n'était?! Mais qu'est-ce que tu as dans le crâne!
- Je t'ai laissé plein de message! Je me défends, désormais bien réveillé.
- Ce n'est pas une excuse! Continue t-elle sur sa lancée.
Je n'ai pas le temps de dire quoi que ce soit d'autre ni de ne rien faire, sauf de m'asseoir sur mon lit en la regardant avec une mine désolée, tandis qu'elle m'enlace férocement contre elle, en soupirant de soulagement.
- Embry Call, plus jamais tu ne m'abandonnes de cette façon!
- Promis, maman! Je lui souffle.
Intérieurement, je sais que cette promesse est vaine, car je ne m'arrêterai jamais de chercher sur cette maudite Terre la moindre trace de Mégane. Cependant, je me contente de souffler et de ne rien dire. Elle se fait déjà suffisamment inquiète pour moi. Nous restons à nous étreindre quelques instants, affectueusement et sans même prendre la peine de bouger, puis nous décidons d'un commun accord de descendre à la cuisine, pour parler plus tranquillement.
Je m'installe sur une des chaises de la table de la cuisine, et le regard plus que bouleversé de ma mère vient se poser sur moi. Je peux lire sur son visage et à son air déconcerté qu'elle est dépité. Je dois reconnaître que je n'ai pas fière allure, avec au moins près de trente kilos manquants.
- Mais tu n'as pas manger depuis combien de jour? Me dit-elle, horripilée.
La lumière du soleil aveuglant à moitié mon visage et luttant pour garder mes yeux à l'abri de son influence, au moins le temps que je m'y habitue, je ne pus répondre qu'à moitié à sa question.
- Euh... Je n'ai pas manger beaucoup à vraie dire ces trois derniers mois.
Je la voix alors soudainement s'enquérir de faire à manger, mais je n'y prête pas plus d'attention. Je jette un œil au dehors afin d'observer l'état du ciel. Le soleil est très haut et le ciel est plus beau que jamais. C'est vraiment rare, ici.
- Quel heure est-il? Je demande gentiment.
- Il doit être aux alentours de seize heure.
Seize heure, vraiment! Je ne m'attendais pas à avoir dormis si longtemps. Toute la journée, en faite. Mais je suppose que cela m'a fait du bien. La douleur que cause l'absence de Mégane est légèrement atténuée par ma résolution ferme de la retrouver, mais cela n'empêche pas son visage et sa voix de me hanter tous les jours.
Perdu dans mes réflexions, je ne vis que trop tard l'énorme assiette surchargée de nourriture que ma mère vient de poser devant moi, sur la table.
- Oh non, je pourrais pas manger tout ça! Je m'exclame.
- Tu mangeras cette assiette même si pour ça je dois te l'enfoncer dans la gorge! Dit-elle, en s'asseyant en face de moi.
A contrecœur, je commence lentement à entamer ma première bouchée, puis ma seconde, et petit à petit, l'appétit me reviens et je n'en finis pas de m'en régaler. En très peu de temps, mon ventre finit remplit à ras-bord, et c'est sous le sourire radieux de ma mère que je ne tarde pas à déblayer mon assiette.
- Je suis tellement heureuse que tu sois à la maison, mon chéri. Tu ne peux pas t'imaginer à quel point tu m'a manquer. Me dit-elle au bord des larmes.
Je la prends tout de suite dans mes bras, la serrant assez fort pour qu'elle ressente qu'elle m'a beaucoup manquer aussi. Sans plus tarder, je vais dans la salle de bain et prend une longue douche bien froide. Seul en ce moment de réflexion, toutes mes pensées et mes rêveries convergent vers elle... Dés lors que je me retrouve seul, mon esprit n'arrive pas à se détacher d'elle. Je ne pense plus qu'à Mégane, et si c'était déjà vrai lorsque nous étions ensemble, ça l'est d'autant plus maintenant qu'elle n'est plus avec moi.
C'est précisément à cette instant qu'une odeur familière vient me chatouiller le nez. J'entends sonner à la porte, alors je sors rapidement de la douche en m'habillant et je décide donc d'aller ouvrir.
- Bouge pas, maman. Je dis. Je vais ouvrir.
Je vais d'un pas lourd jusqu'à la porte de la maison. Lorsque ma main s'enroule autour de la poignée afin d'ouvrir la porte d'entrée, un visage très familier s'offre à moi, bien que ma surprise soit des plus grandes.
Une longue chevelure d'une couleur entre le roux et le brun, des habits très « chic » et un regard près a tuer la moindre personne... Oui, c'est bien Gloria.
- Je sais où se trouve Mégane, tu m'accompagnes?
