Hey !^^

Alors voilà : le dernier chapitre de la fic à savourer !^^ Toutes les bonnes choses ont une fin...

Bises ! J'espère à bientôt pour d'autres chapitres bonus.^^ Et d'ailleurs merci pour toutes vos reviews, follow, et favs ! Merci de tout cœur ! Je vous aime !


CONTRÔLE

La convocation pour l'épreuve d'Histoire de l'Art était arrivée dans le courant du mois de Mai. Will et Nico passaient le 21 Juin à 14h00.

Et après, ce serait les vacances.

Les grandes et longues vacances d'été…

Mais pour l'instant, ils attendaient, seuls, dans le couloir, le moment crucial. Depuis un quart d'heure. Pour être sûrs d'être là dix minutes avant le passage comme l'exigeait la feuille de convocation.

"La ponctualité" n'avait cessé de se justifier Will.

Surtout parce-que le blond stressait pour ce genre de petites choses.

Et il avait réussi à filer cette boule au ventre à Nico.

Super...

La porte s'ouvrit, soudainement.

- Mr Nico Di Angelo et Mr Will Solace.

Mme Love les dévisagea, un sourcil levé en signe d'étonnement. Elle ne s'attendait sûrement pas à ce qu'ils travaillent ensemble sur ce genre de projet. Sur n'importe quel autre projet d'ailleurs. C'était des exacts opposés. Ils auraient dû s'en douter. Ils étaient le Yin et le Yang, le noir et le blanc, l'ombre et la lumière.

Mais Mme Love leur sourit. Comme si finalement ce n'était pas une mauvaise chose. L'angoisse fondit un peu au creux de leur estomac. Un tout petit peu.

- Entrez, les invita-t-elle gentiment.

Ils s'installèrent sans omettre de saluer leurs examinateurs. L'autre étant leur très appréciée Mme Caprotine qui ne leur adressa qu'un signe de tête en réponse.

Will et Nico attendirent qu'on leur autorise à commencer leur exposé.

- S -

- Bien. Merci à vous deux, fit Mme Caprotine, froide.

« Rassurant » pensèrent Will et Nico.

- Allez prévenir le prochain groupe qui attend dehors qu'il passe dans cinq minutes.

Nico et Will hochèrent la tête et s'éclipsèrent poliment. Les deux professeures allaient discuter de leur sort maintenant.

- C'est à vous dans cinq minutes, lança Nico dans le couloir, sans vraiment faire attention à ceux à qui cela s'adressait.

- Alors ? Ça a été ? s'enquit une fille.

Nico ne s'attendait pas à tant de compassion de leur part. Il daignât lui adresser un regard. Il ne remarqua que ses grands yeux bleus.

- Mouais. Je pense.

- C'est qui là- dedans ? demanda le garçon - un grand type baraqué et black - en désignant la porte du menton.

- Mme Love et Mme Caprotine, répondit Will.

- Aïe !

- Ouais, un peu. Mais vous en faites pas. Je suis sûr que ça se passera bien pour vous.

Will ajouta un sourire encourageant.

- Euh…Et il faut qu'on frappe à la porte où elles viennent nous ch…

Comme pour répondre à la fille, la porte s'ouvrit sur Mme Caprotine.

- Mademoiselle Beauregard et Monsieur Beckendorf.

Les deux adolescents se levèrent et s'engouffrèrent dans la salle de classe. Will et Nico se retrouvèrent seuls au milieu du couloir.

- On descend ? firent-ils en même temps.

C'était cliché au possible ça. Will sourit pour eux deux alors que Nico roulait des yeux. Ça leur était arrivé plusieurs fois déjà quand ils travaillaient ensemble l'Histoire de l'Art. Ils étaient habitués maintenant.

- Je crois qu'on est d'accord sur ce point, plaisanta Will.

Ils retournèrent au rez-de-chaussée du bâtiment sans rien se dire dans les escaliers. Le silence devint gênant quand ils arrivèrent dans la cour.

- On s'en est pas trop mal tiré, hein ?

La question prit au dépourvu Nico qui voyait là-dedans que Will avait besoin d'être rassuré. Il ne savait pas vraiment comment il devait réagir, alors il joua la carte de la plaisanterie pour faire retomber la pression.

- Franchement, je pense qu'on a assuré. Mais l'Art c'est subjectif, alors… Mais, après tout, on a un blond dans l'équipe qui réussit tout ce qu'il entreprend…Sauf la trottinette. Donc, on ne devrait pas trop s'inquiéter pour l'Histoire de l'Art.

Nico adressa un petit sourire en coin à Will. Qui le lui rendit, pas le moins du monde vexé, avant de jouer la même carte.

- Oh ! Ça va le Nwar, là ! Tu peux parler, Mr Hypothermie-dans-un-cimetière !

Dans un élan de maturité élevé, Nico lui tira la langue. Will sourit encore.

Ils allèrent récupérer leur valise à la bagagerie et firent route vers le portail de l'établissement.

La séparation devenait plus imminente à chaque pas.

Nico se coincerait volontiers les doigts dans une porte plutôt que de l'avouer mais il redoutait ça plus que tout.

Des mois entiers qu'ils travaillaient tous les deux ensembles sur Jimi Hendrix. Certes, ils avaient eu les weekend, mais il restaient en contact via SMS – sous prétexte que Nico ne savait pas les devoirs à faire en telle matière ou que Will vérifiait la progression du document commun. Mais là, du jour au lendemain, plus de prétextes débiles ou de rendez-vous devant le PC de la chambre.

- Alors ? C'est les vacances ? fit Will après qu'ils aient passés le portail.

- Ouais. On dirait bien. Le soleil est déjà là.

Un silence se fit entre eux.

Leurs regards se croisèrent et s'accrochèrent un instant. Oui. Ils allaient se manquer pendant ces deux longs mois. Mais plutôt mourir que de l'avouer.

Nico se demandait encore quoi faire dans cette situation, comment régir. Se serrer la main ? Trop bizarre. Se faire la bise ? Trop étrange. Juste « Salut » ? Pas assez...

Nico écarquilla les yeux.

Will venait de franchir le dernier pas entre eux. Celui que Nico n'avait jamais osé faire.

Il déposa un long baiser sur ses lèvres et la boule d'angoisse fondit. Un essaim de papillons squelettiques tourbillonna dans son estomac. Mais il était aussi certain d'être mort. Cérébralement parlant.

Will mis fin au contact, en douceur. Leurs regards se croisèrent un instant mais Will esquiva et s'engagea dans la rue vers son arrêt de bus. Il se retourna finalement et, avec un signe de la main, lui lança, un sourire malicieux sur les lèvres :

- Prends soin de ton teint cet été, Petit Vampire !

Nico fut incapable de répondre quoique ce soit.

Ses lèvres brûlaient et la chaleur se rependait dans tout son corps.

Il se tenait là, devant la sortie du collège, figé.

Et son cerveau avait grillé comme une ampoule.