Bonsoir, le deuxième chapitre est terminé et le voici. On rentre un peu dans le cul-cul, et même malgré ma tendance à cracher sur les histoires amours fleurs bleues, je dois admettre que j'aime bien ça, donc en voilà une qui donne bien envie de vomir (mouhahaha *clins d'œil complice*).

Bref trêve de blabla : je continue de dire que j'ai pris les histoires connues des maraudeurs pour les remanier à ma façon, et pas forcement dans l'ordre original. Je tiens aussi à dire que mon orthographe laisse à désirer, que je le sais mais qu'un peu d'aide (si nécessaire) est la bien venue. Voilà bonne lecture.


Chapitre 2 : Le cœur à ses raison que la raison ignore.

_ Désolé Harry, tu ne dois pas avoir une très belle image de ton père maintenant. Dit-elle le regard humide.

_ Je connaissait déjà la relation qu'il entretenait avec le professeur Rogue. Avoua-t-il.

_ Je vois...

_ Je vois mal comment vous avez pue devenir fiancé... lança Hermione.

Jade lui lança un regard ravageur. Elle se racla la gorge.

_ Tu ne connais pas toute l'histoire. Dit-elle sèchement. Et puis vous n'étiez qu'amis avec Ronald si je ne me trompe.

_ Oui, désolé, ce n'était pas très délicat. S'excusa Hermione.

_ En effet... bref.

_ De toute façon on connais déjà la fin ! Rigola Ron.

Tout les regards se tournèrent vers lui. Il se rendis alors compte de se qu'il venait de dire, et petit à petit son visage se décomposait sous la culpabilité. Il bal-buta :

_ Non... enfin... non... je veux dire... hum... on sait que vous vous êtes fiancés quoi... dit-il rouge de la tête aux pieds.

_ Calme toi, j'avais compris, je ne t'en veux pas mais à l'avenir tais-toi. Dit-elle le regard baissé et la voix tremblante.

Un silence religieux c'était installé. Le trio n'osait rien dire, de peur d'aggraver le chagrin de Jade. Elle alla dans la cuisine sombre et revient une tasse de chocolat chaud à la main.

_ Vous voulez quelque chose à boire ?

Chacun leur tour ils déclinèrent d'un signe te tête la proposition de leur hôte.

_ Dans ce cas je vais continuer. Dit-elle.

Elle reprit une gorgée de chocolat, et s'installa dans son fauteuil :

''J'avais appris, pendant l'été 1976, que Sirius été parti vivre chez James. Une aubaine, puisque James et moi étions voisins. Nous avions pue nous voir pendant toute la durée des vacances. Ce qui nous avait énormément rapproché Sirius et moi. L'année précédent avait été plutôt difficile. Mon frère fréquentait des adeptes de Voldemort, il s'était amélioré en mauvais sorts, et se faisait un plaisir de me le montrer. J'avais écopé de quelques cicatrices, et un bon nombre de bleu et autres blessures en tout genre, à sa plus grande joie. Je ne comprenais pas pourquoi, mais cela avait le don de rendre Sirius fou de rage, et donc mon frère se retrouvait pendu la tête en bas au saule cogneur...

Nous sommes allé ensemble au chemin de traverse cette année là, accompagnés par les parents de James. Une sortie pour le moins divertissante : nous avions passé la journée à semer M et Mme Potter pour s'amuser, ils étaient totalement paniqués. Nous passions nos journées, nos soirées et nos nuits dehors dans le village à rire. Un soir, James était tombé malade et il était trop fatigué pour nous rejoindre, nous avons donc passé la soirée ensemble avec Sirius, en tête à tête, ce qui n'était pas arrivé depuis notre premier contacte pacifique. Après avoir fait plusieurs farces à mon frère, nous nous sommes enfuis dans la forêt. J'y avait dégotté une sorte de cabane de chasseur, où j'y entreposais mes trophées, et de la nourriture. Pas des trophées sportifs ou autres, ce que j'appelais ''mes trophées'', c'était le résultat de mes sorties nocturnes, dans le monde moldu.

_ Mais qu'est-ce que c'est que ça ? Demanda Sirius en montrant du doigt un appareil en plastique noir.

_ Ils appellent ça un réveil matin. Pour qu'il fonctionne il faut le brancher à l'électricité. Dis-je fascinée.

Reposant l'appareil à sa place, il me regarda en souriant.

_ Et tu as pris ''étude des runes''...

_ Je n'ai pas besoin d'étudier ce que je sais déjà, et mes parents auraient explosés si j'avais pris ''étude des moldus''.

_ C'est vrais, j'avais oublier ta logique prévoyante. Dit-il en rigolant.

Je pris soins de lui expliqué ce que j'avais compris du monde moldu, en passant par les objets, l'histoire dans les grandes lignes, et le monde politique, bien trop compliqué à mon goût. Il m'écoutait attentivement. En y réfléchissant bien, je crois qu'il ne comprenait pas la moité de ce que je lui expliquais, mais il m'écoutait, c'était le seul à l'avoir jamais fait. Lily vivait dans le monde moldu, elle savait donc déjà tout ce que je pouvais deviner, ça n'avait pas d'intérêt pour elle, et elle savait très bien me le faire comprendre. Lorsque j'eus fini mes explications, la nuit était tombé, c'était un splendide soir de pleine lune, les étoiles rayonnaient. Ses yeux aussi. Allongés au milieu d'une clairière, le gris bleuâtre de la nuit éclairé nos visages. Dans son regarde je distinguais une pointe de crainte, je dis alors le plus doucement possible, pour ne pas couper le silence de la nuit :

_ Pourquoi es-tu inquiet ?

_ Inquiet ? Moi ? Pfff n'importe quoi ! Dit-il avec difficulté avant de se redresser.

_ Je te connais... Dis moi, s'il te plaît ! Insistai-je.

_ Tu le sauras bien assez tôt.. dit-il pensif.

Perplexe je n'osais plus rien dire. Il se releva, puis me prit la main pour m'inciter à me relever. Je me laissais aller, quand il me serra dans ses bras sans prévenir. Déboussolée j'étais incapable de faire le moindre geste. Il fini son étreinte et tourna les talons sans rien dire. Je suis resté là un moment, seule, debout dans la clairière. Pourquoi est-ce que ce geste ressemblait tellement à des adieux ? Y avait-il un lien avec ses inquiétudes ? Ruminant tout cela dans ma tête, je retrouvais le chemin de la maison sans m'en rendre compte, avant d'arriver à ma chambre. Toujours préoccupée, je me suis difficilement endormie pour rêver d'un apocalypse et me réveiller en sursauts.

Il était l'heure de partir pour Londres. Mon frère n'avait cessé de me prévenir comme quoi je ''n'avais pas intérêt à le ridiculiser cette année, grâce aux nouveaux farces et attrapes dégottés chez Pirouette et Badin''. Une fois arrivé à la gare de King's Cross, j'ai pue prendre place dans le Poudlard express, aux côtés des maraudeurs et de Lily. Le voyage fut comme à son habitude, long mais plaisant, les bonbons coulaient à flot et les bêtises y étaient proportionnelles, je ne pouvais m'empêcher de remarquer que le voyage était beaucoup plus agréable dans cette partie du train, plutôt que chez les serpentards. Les regards tournés vers moi étaient de moins en moins accusateurs en ce début d'année. Et je fis la connaissance d'un élève que je n'avais encore jamais rencontré. Il me précisa pourtant que nous avions été dans la même classe depuis cinq ans... Je me sentis bête en l'apprenant, je savais quelles sensations c'était d'être invisible, j'avais donc décidé d'être gentille avec lui. Un soir alors que je me préparais à me rendre dans mon dortoir, il s'approcha de moi :

_ Tu vas te couché tôt... dit-il hésitant.

_ Mouais. Hum, tu veux quelque chose ? J'ai pas fini le devoir de métamorphose si c'est ce que tu veux.

Mince, j'avais oublié : gentille.

_ Bah, non c'est pas pour ça que je te parles... dit-il déçue.

_ Désolé, l'habitude.

Nous avons discuté un instant, il s'avérait très agréable et surtout très drôle, mais il commençait surtout à se faire tard, nous devions donc aller nous coucher. Lors du petit déjeuné nous nous sommes rendue compte que nous possédions une passion commune, les moldus. Malgré le fait que je passais le plus de temps possible avec mes amis, je pouvais discuter avec lui durant les repas. Un soir, alors que nous étions en train d'essayer de comprendre le fonctionnement d'un moteur de voiture, j'apercevais Sirius et James me faire de grand gestes. Leur répondant d'un signe de main distrait, je continuais ma conversation avec Ludovic, le faux nouvel élève. Le lendemain matin, nous avions une heure libre en commun avec les Griffondors, je rejoignis donc comme à mon habitude Sirius, James, Remus et Peter dans un couloir ouvert qui donnait sur la cour. Arrivant toute enjouée, je fis une pichenette sur le ventre de Sirius, qui ne me regardais pas.

_ Oula, qu'est-ce qu'il y a ? demandai-je en m'adressant aux autres garçons.

Pas de réponse, aucun d'eux ne me regardaient. Remus, certainement prit de remords me regarda, et passant son bras par dessus mes épaules, il m'éloigna du groupe.

_ Écoutes Jidouille, James et surtout Sirius n'ont pas apprécié que tu les es ''snobés'', comme ils disent, pour parler avec le gars de ta maison... Du coup... enfin tu les connais. Dit-il mal à l'aise.

Ne répondant rien, je me retournas et avanças vers James et Sirius, les cheveux verdoyants et pleins de grosses boucles lâches. En petit plus à la situation, je ne supportais pas ce surnom ridicule, ''Jidouille'', non mais comment avaient-ils trouvé ça. L'index pointé sur Sirius, puis sur James, ils m'accordèrent enfin un regard :

_ Oh vous deux là, vous allez pas me faire une crise de jalousie hein ! Je vous ferai remarqué que jusqu'à maintenant je ne passe que les repas avec Ludo, donc...

_ Ludo ? Il a un surnom lui aussi maintenant ! Me coupa Sirius furieux.

_ De... Quoi ? Mais non, c'est juste plus court à dire. Et ça change quoi de toute façon ! Me saoulez pas, je... je vous préfère... enfin... dis-je décontenancée, je savais plus quoi dire après la remarque de Sirius.

_ Tu nous a snobé. Dit James comme un enfant.

_ Non, nous étions entrain de parler des moldu, et on était en plein dans un raisonnement super compliqué...

Voyant leur mou boudeuse, j'apercevais cependant la situation s'améliorer vis-à-vis de James.

_ C'est bon, désolé, j'avoue que j'ai été un peu froide, mais bon vous devriez être habitués, enfin non, bon, bref, désolé... C'est bon maintenant ?

James après m'avoir dévisagé, me regarda tout sourire avant d'éclater de rire et de passer un bras par dessus mes épaules.

_ Ouais t'inquiète, faut bien que tu trouve des gens à qui parler le soir. Dit-il.

Sirius continuait de me regarder du coin de l'œil, l'air renfrogné. Il nous suivit jusque dans la cour où se trouvait Lily. Elle me sauta au cou avant d'embrasser timidement James sur la joue. Depuis peu, j'avais remarqué que Lily craquait de plus en plus sous les avances du charismatique James. Lily prit à part Sirius, qui boudait toujours. Nous étions restés calme avec le reste des garçons, attendant patiemment leur retour. Voyant Lily revenir toute souriante, j'en déduis qu'elle avait fini par avouer à Sirius qu'elle avait un faible pour James. Toutes ces histoires de cœur étaient trop compliqués pour moi, je ne comprenais pas pourquoi, d'un coup Lily fondait devant James alors que trois mois avant elle voulait le gifler. Après leur retour, nous n'avons pas pue passé énormément de temps ensemble, Ludovic était passé me chercher, pour aller en cour d'étude des runes, sous le regard amusé que James lançait à Sirius, encore boudeur. Après un soupire, je suivi mon nouvel ami jusque dans la classe. Sur le chemin nous discutions de choses et d'autres :

_ Pourquoi il m'a regardé comme ça ton ami ? Demanda Ludo inquiet.

_ Le quel ? Demandai-je amusée.

_ Celui aux cheveux longs. Précisa-t-il.

_ Hm, Sirius, je t'avoue que ne sais pas trop... Il me fait la tête sous prétexte de l'avoir ignoré hier soir à table lorsque nous parlions du moteur de voiture. Avouai-je un peu peinée.

_ Ah oui je vois... Dit-il sur un tons rieur un sourire aux lèvres.

_ Quoi ? Ah quoi tu penses ? Demandai-je soucieuse.

_ Hmf rien, tu le saura bientôt si c'est ce que je crois. Dit-il tout souriant avant d'aller s'asseoir à sa place.

Cette remarque me laissait perplexe. Qu'est-ce que ça pouvait bien dire ? Et pourquoi tout le monde me disait que je saurai les choses ''bientôt'' au lieu de me les dire clairement, c'était énervant à la fin ! La fin du cour arriva, et je me précipitais vers Ludovic pour avoir des explications. Il ne m'attendit pas et je due lui sauté dessus dans la cour pour l'arrêter, au moment de la pause.

_ Ne me dis pas que tu n'as pas compris. Dit-il amusé.

_ Quoi ? Mais non, comprendre quoi ? Dis-je, sentant mes cheveux bouclés.

_ Calme toi, tu vas comprendre toute seule... enfin normalement. Dit-il avant de marqué une pause perplexe. Ou alors il va te l'expliquer.

Il me tapota la tête en signe d'affection, avant d'aller retrouver son propre groupe d'amis Poufsoufle. Je commençais à avoir une idée de ce dont il parlait, mais cela me semblait peu probable. C'est vrais, Sirius, avoir un... non, l'idée elle-même me semblait surréaliste et impossible à prononcer même en pensé. C'est alors qu'une grande main se posa sur mon épaule, me sortant de ma réflexion. Je découvris justement Sirius, toujours la mine boudeuse. J'aperçus mes cheveux viré à un splendide rouge bordeaux. Je ne savais pas quoi dire, mais même si j'avais sue, ma voix avait disparue.

_ Je vois qu'en effet tu ne passes que les repas avec ''Ludo''. Dit-il sèchement.

Je ne pouvais pas répondre, complètement scotché par cette remarque pleine de reproches. Il me regarda droit dans les yeux, son regard m'avait toujours fasciné, mais cette fois ci je le fuyais, je sentais mes pommettes me brûler.

_ Arrêtes de rougir, on dirait un champignon vénéneux. Dit-il moqueur.

_ C'est juste un ami hein. Dis-je après un rictus nerveux.

Après un soupir il tourna les talons. Je ne me rendis compte qu'à ce moment là, qu'il m'avait traité de champignon, et vénéneux qui plus est. Il s'arrêta et se retourna dans ma direction.

_ Tu ne viens pas ? Demanda-t-il avant de changer d'expression. Ah mais non c'est vrais que Ludovic n'est pas loin. Dit-il ironiquement.

Sans rien dire je trottina jusqu'à lui, n'osant pas le regarder. Nous rejoignîmes le groupe, qui nous observait comme s'il attendait quelque chose. Au bout d'un moment, il détournèrent leur attention. Lily arriva et m'embrassa affectueusement sur la joue.

_ Alors ces runes, bien ? Demanda-t-elle après quelques regards portés sur Sirius.

_ Oui, vraiment c'est super intéressant, j'adore.

Nous avons discuter sur le sujet jusqu'à la reprise des cours, où nos chemins se séparèrent. Ludovic n'était pas venue me voir directement, il m'avait simplement fait signe pour me prévenir, en rigolant. C'était un garçons pleins de joie de vivre, et il avait beaucoup d'empathie, autant qu'il avait d'intelligence. Mais il était aussi très fourbe quelque fois, et cachottier, il aimait beaucoup les devinettes, d'où sa réaction lorsque je lui ai demander de m'aiguiller.

Le repas du midi, je n'étais pas obligée de manger à la table des serpentards, c'est pourquoi en générale je mangeais avec Lily à sa table. Les garçons avaient déjà fini de manger et voulaient aller se balader, nous avons donc fini de déjeuner toutes les deux.

_ Il t'avais dit quoi Sirius ? Demanda-t-elle de la malice dans le regard.

_ Quand ?

_ A la pause, ce matin.

_ Oh, rien, une autre remarque sur ma relation avec Ludo... dis-je peinée.

_ Pourquoi ? Elle a quoi de particulière cette relation ? Demanda-t-elle souriante.

Je craignais qu'elle ne se fasse de fausses idées.

_ Rien, nous sommes juste amis... Il ne m'intéresse pas si tu veux savoir. Précisai-je.

_ Pourquoi ? Il est plutôt mignon... tu as peut-être quelqu'un d'autre dans la tête... dit-elle le regard insistant.

_ Non... Ça va... mentis-je.

_ C'est qui ? Depuis quand ? Racontes moi tout ! Dit-elle surexcitée.

_ Non je ne te dirais pas qui c'est, depuis le temps que ça dure, si quelque chose avait due se passé ça serai déjà fait. Dis-je essayant de garder mon calme.

_ ''Depuis le temps que ça dure'', répétât-elle, parce que ça dure depuis combien de temps au juste ?

_ … deux... peut-être... trois ans... avouai-je la tête plongée vers mon assiette.

_ TROIS ANS ? Cria-t-elle avant de baisser le tons. Tu dois me dire qui c'est !

_ Faux, je ne dois rien du tout. Ça me passera.

_ Si ça devait te passer, comme tu dis, ça serai déjà fait enfin ! Je peux deviner peut-être... dit-elle en réfléchissant, je le connais ?

_ Oui...

_ Il est à griffondor ?

_ C'est trop facile, je refuse de répondre.

_ Je prend donc ça pour un oui... elle me regarda sournoisement, a-t-il mes yeux gris et de longs cheveux bruns ?

Mes cheveux redevenaient soudainement bouclés et bordeaux.

_ Je le savais ! C'est... elle s'approcha de moi et chuchota, c'est Sirius, avoue, c'est lui.

_ Non... mentis-je.

_ Non ? Comment ça non, bien sûre que si enfin, c'est génial il va...

Elle s'interrompit, et fit une sorte de pause, restant les yeux rivés droit devant elle, avant de baissé la tête, l'air coupable.

_ Il va quoi ? Demandai-je calmement.

_ Rien, il va rien du tout. Dit-elle précipitamment.

_ Je te préviens, s'il sait quoi que ce soit...

Je ne savais pas par quoi terminer ma menace, jamais je n'aurai pue lui faire de la peine, comme elle n'aurai jamais pue m'en faire. Je termina simplement ma phrase par un timide :

_ Ne lui dit rien, d'accord ?

Elle ne répondit pas, et nous retournâmes en cours, la pause de l'après midi avait était pour le moins rapide ce jour là, nous avions été retardés par le professeur Chourave qui nous avait demander avec quelques autres élèves de l'aider à ranger les pots de plantes. J'avais simplement eu le temps de recevoir un regard ravageur de la pare de Sirius, après être passé devant mon groupes d'amis accompagné de Ludovic, pour rejoindre la salle du dernier cours de la journée. J'avouerai m'être sentis flatté, à l'idée qu'il soit jaloux, au moins cela voulais dire qu'il m'appréciait. La journée touchait enfin à sa fin, et je retrouvais mes amis que j'avais si peu vue ce jour là. Lily ne cessait de nous regarder à tour de rôle avec Sirius. James lui se contentait de faire des allusions sur Ludovic, pour agacer Sirius, ce qui fonctionnait visiblement très bien. Je crois que c'est lorsqu'il nous a sorti : ''vous formeriez un super couple tout les deux, vraiment'', que Sirius est sorti de ses gonds. Fou de rage, il m'a foudroyé du regard avant de s'éloigner, feignant de ramasser des herbes pour les potions. Lily qui me regardait avec insistance, semblant vouloir me dire quelque chose, elle faisait des petits coups avec sa tête dans la direction de Sirius.

_ Quoi ? Demandai-je à haute voix.

Elle ne dit rien, mais continua de me faire des signes.

_ Mais quoi à la fin ? Demandai-je agacée.

Tout les regards de la bande étaient maintenant tournés vers moi. Remus s'approcha discrètement de moi, et me chuchota à l'oreille.

_ On a tout fait pour l'énervé, maintenant qu'il est seul c'est à toi de jouer.

Je lui lançais un regard interrogateur, puis je me tourna vers Lily, la tuant du regard au moins une bonne dizaine de fois. Remus m'incita à me lever et tour à tour chacune des personnes de la bande me poussa dans la direction de Sirius. J'avais l'impression que mes jambes se transformaient en jelly. Je vérifiais l'état de mes cheveux pour les découvrir bleu électrique, replaçant ma tignasse d'un mouvement de main, je continuais à avancer tant bien que mal vers le jeune homme solitaire, assis sur un banc de pierre. Je pris place à ses côtés. Il me jeta un coup d'œil, puis détourna la tête en voyant à qui il avait à faire. Les bras posés sur ses genoux, et ses cheveux mi-longs tombants sur son visage, il était plus séduisant que jamais.

_ Sont chiants, marmonna-t-il.

_ Ouaip... dis-je doucement. Je sais pas pourquoi ils disent ça, c'est... dis-je délicatement.

_ Ils s'inspirent de faits réels. Dit-il sur un tons calme et sans reproche.

_ Non, ils ont juste une drôle d'imagination. Dis-je en rigolant.

Il tourna la tête violemment, me fixa droit dans les yeux, il baissa les yeux une seconde vers mes cheveux, maintenant qu'il connaissait le code couleur, j'étais fichue. Il attendue quelques seconde avant d'ouvrir la bouche :

_ Tu as peur de quoi ? Demanda-t-il en me regardant tendrement.

_ De rien, j'ai pas vraiment peur... c'est plus une sorte de stress.

_ Stress pour quoi ? Demanda-t-il en souriant.

_ Tu veux vraiment que je te le dises ? Tu veux pas faire un effort et le deviner ?

_ Non.

_ Ne m'oblige pas à dire ça... dis-je après un soupire.

Je posa alors ma mains sur la sienne, et le regarda, il me fixais comme impatient. Je ne pouvais pas lui dire, cela m'était tout simplement impossible, totalement hors de mes capacité, j'avais l'impression, qu'a tout moment je pouvais exploser sous le poids du stress. Il s'approcha doucement de moi, son visage n'était plus qu'a quelques centimètres du miens. Je ressentis soudainement une sorte de gène grandissante au niveau du ventre. C'est alors que je me levas précipitamment, laissant le pauvre Sirius seul, et je couru jusqu'aux toilettes des filles. Mes cheveux étaient par la même occasion devenus rouge piment. Une fois arrivé à destination, je pris un des toilettes libres en otage durant tout le reste de la soirée. Lily était venue m'apporter une assiette de pudding, dont je raffolais, mais qui cette fois là me donna des hauts des cœur. Amusée par la situation elle venait me faire un compte rendu de la fin de soirée : Sirius ne m'en voulait plus mais il se sentais coupable, un peu. Quand aux reste des garçon, ils n'arrêtaient pas de se payer sa tête, et Sirius leur criait dessus bien évidement. Ludovic était passé les voir pour savoir ce qui m'arrivait, et m'avait attendue dans notre salle commune. Lorsque j'y suis enfin arrivé, après m'être sentie mieux, je le découvris assis seul dans le canapé en cuir noir.

_ Alors ? J'imagine que ça ne s'est pas très bien passé... dit-il en rigolant.

_ Arrête de te moquer... dis-je dépitée.

_ Il y aura d'autres occasion, il a l'air d'avoir compris autant que toi. Prévois juste un sac en plastique la prochaine fois... plaisanta-t-il.

_ Arrête, dis-je dans un soupire. C'est pas drôle, c'était la honte de ma vie.

_ Dit-elle du haut de ses 16 ans... Pleures pas va. Tu le reverras demain. Juste ne manges pas avant d'aller le voir. Dit-il avant de se lever et retourner vers son dortoir.

En temps normal, ces remarques m'auraient fait rire, seulement ce soir là j'étais à un tel niveau de désespoir que rien n'aurai pue me rendre le sourire, je me sentais au plus bas. Quoique le plus restait encore à venir : mon frère venait d'entrer dans la pièce. Il s'assit à mon côté. Quelques minutes passèrent dans le silence, seul le feu de cheminé animait la pièce.

_ Alors comme ça mademoiselle en pince toujours pour ce Sirius Black ? Dit-il doucement.

_ Tais-toi.

_ Pourquoi t'es pas venu manger ce soir ?

_ J'avais pas faim, dégage.

_ Il t'as repoussé ? Tu n'es pas assez bien pour lui ? Pas étonnant, tu es une traître à ta maison, ton sang... qui voudrait de toi, même lui refuse de...

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que je lui mit mon point droit dans le nez. Il couru jusque dans sa chambre, et je n'entendis plus parler de lui jusqu'aux prochaines vacances. Fatiguée, je me suis laissée tombé dans le canapé, mes longs cheveux me réchauffant le visage, le cou et le haut du dos. Je fus réveillé, au petit matin, par ma camarade de chambré, qui m'aida à préparé mes affaires. Nous sommes allez manger, je rejoignis Ludovic à table, tout en gardant la tête baissée pour éviter les regards de James et Sirius, je mangeais ma biscotte calmement. Pour aller dans les salles de cours nous passions habituellement dans le couloir ouvert où se trouvait toujours la bande des maraudeurs, mais ce jour là j'avais réussi à convaincre Ludo de changer de chemin. Je savais qu'il fallait que je lui reparle un jour, mais pour le moment j'étais bien trop stressée et j'avais bien trop honte pour lui adresser la parole. La journée avait été interminable, longue, ennuyante et emplie de stress, mais heureusement, c'était un vendredi. Après n'avoir passé la journée qu'avec Lily, elle fini par me dire lassée :

_ Tu devrais aller le voir, vraiment, il pense que tu ne veux plus lui parler.

_ Mais je ne veux plus lui parler ! Tu te rends compte de ce que s'est passé, j'ai faillis lui vomir dessus !

Elle ne dit rien de plus, et après quelques minutes elle leva les yeux et sourie, puis calmement elle se leva et partie derrière moi. Je ne la suivis pas du regard, sachant pertinemment ce qui ce trouvait derrière moi. Je sentis ses bras m'enlacer, puis délicatement, il enfoui sa tête au creux de ma nuque. Lâchant prise, je reposais la mienne contre la sienne. Nous sommes restés un moment silencieux, seuls au milieu de la cour, la nuit commençait à tomber, laissant place au crépuscule. Les derniers rayons du soleil réchauffaient mon teint pâle. Il desserra doucement son étreinte, et s'installa à mon côté. Ses yeux insondables m'observaient, un sourire en coin se dessina sur ses lèvres qu'il mordilla pendant un instant. L'odeur des fleurs des champs flottait dans les airs, le chant des oiseaux perçait le silence qui s'était installé depuis quelques minutes déjà. Il passa doucement sa main sur mon visage, avant de finir son chemin dans mes cheveux. Il se rapprocha de moi, et avança son visage vers le miens. D'un geste mal assuré je portais ma main jusqu'à son cou, sa main libre s'était liée à la mienne, et doucement nos visages se rapprochèrent, me laissant allé je ferma les yeux, laissant alors place à un feu d'artifice. Lorsque je rouvris les yeux, nos joues étaient posées l'une contre l'autre, je pouvais sentir son souffle chaud dans mon cou. Il replaça mes cheveux et posa sa main au creux de mon cou pour repousser doucement mon visage. Il restait toujours silencieux, le regard plongé dans le siens, je sentais mon cœur s'affoler. Je pouvais voir mes cheveux briller de mille feu, comme recouverts de paillettes multicolores. Il caressa ma chevelure fasciné, avant de laisser échapper un rictus d'étonnement. C'est alors que je me rendis compte que j'arborais un sourire béa depuis une bonne vingtaine de secondes, me raclant la gorge, j'entrepris de vérifier l'heure, nous étions en retard d'une dizaine de minutes déjà. Après avoir compris ce que je venais de faire, il cacha ma montre avec sa main, et après un soupir plaintif, il posa sa tête sur mon épaule. Prise d'une pulsion, je passais délicatement mes bras par dessus ses épaules, il m'imita en passant ses bras autour de ma taille, et me serra tout contre lui. J'enfouis à mon tour ma tête dans son cou, ses vêtements sentaient le feu de cheminée, et ses cheveux le shampoing à la pêche. Ce moment de bonheur tant attendu, pourtant proche de la souffrance... rien n'aurai pue être aussi puissant que cet instant. Me faisant violence, je desserrai son étreinte, nous devions impérativement rentrer pour le banqué avant de se faire remarquer, je me suis donc redressé.

_ Il faut qu'on rentre... murmurai-je.

Il eu une fois de plus un soupir plaintif avant de se lever, ne lâchant pas ma main, il ramassa mon sac. Je le repris, et nous nous avançâmes vers la grande salle. A l'abri des regards, il m'embrassa au coin des lèvres et entra dans la salle. Je suis resté quelques secondes adossé contre le mur pour reprendre mes esprits avec difficulté. Lorsque je suis rentré dans la salle, réprimant difficilement un sourire, Lily m'observait, attendant un signe de ma pare, ne sachant quoi faire je me suis simplement attablée. Ludovic m'observait, je ne réussissait plus à réprimer ce sourire idiot qui était maintenant encré sur mon visage, il détourna la tête l'air satisfait. Le soir dans mon lit, je ne cessais de soupirer de soulagement et de joie, un sourire abrutissant collé aux lèvres. Je me souviendrais toujours de ce moment, si fort, c'était un des premiers moments proches que nous avions vécues ensemble.''

Lorsqu'elle releva la tête elle vit le visage émerveillé d'Hermione.

_ Wouaw, c'est... tellement... wouaw. Dit-elle la voix tremblante.

_ Il ressentait quoi lui à ce moment ? Demanda Ron.

_ Je ne l'ai jamais sue, comme il n'a jamais sue que moi j'avais ressentie. Dit-elle calmement.

Harry, regardait Jade comme si lui elle avait fait le portrait d'un inconnu, il semblait perdu et déboussolé.


Bonsoir, alors ? Pas trop écœurant comme petite histoire ? Je tiens à te rassurer petit lecteur que ce couple à tendance vomitive ne le restera pas autant, et qu'un peu de sarcasme et d'humour (enfin c'est mon humour donc c'est peut-être pas très drôle en fait).

Bref ! Les pitits questions :

Jade, on en pense quoi ?

Sirius, pas trop dénaturalisé ?

Et Poudlard va pensé quoi de ce couple légèrement improbable ?

Ludovic, il va devenir quoi le pauvre petit ?