Bonjour, voilà le chapitre de ma fanfiction. J'espère que la longueur ne va pas vous dissuadé de la lire, car en effet, elle fait plus ou moins la taille des trois premiers chapitre... Donc c'est un peu long... Bref, dans ce chapitre, les fautes d'orthographes sont en corrections, donc l'indulgence est la bienvenue. L'histoire est plus fleur bleu que le précédant chapitre, cependant, il est important dans l'histoire et la relation de nos deux petits. Voilà, bref bonne lecture et n'hésitez pas à e donner vos avis !


Chapitre 4 : Un hivers fleuri.

''La jeune fille de Serpentard m'appréciait de plus en plus, sans que ça soit réciproque. Elle parlait beaucoup trop inutilement et trop fort à mon goût. Un soir dans la salle commune elle parlait continuellement de mon frère et de sa nouvelle petit-amie.

_ Quel chanceuse cette fille... en même temps elle est vraiment belle... mais bon c'est frustrant quand même. Dit-elle le regard fixé sur le nouveau couple.

_ Isis, permet moi de te dire que je n'en ai absolument rien à faire. Dis-je espérant qu'elle se taise.

Mais elle ne m'écoutait pas, et elle continua de parler toute seule pendant que je lisais mon manuel d'étude de runes. Je me contentais de hocher la tête lâchant quelque ''hum hum'' par-ci par-là, ne saisissant que quelque brides de son monologue :

_ Si beau... yeux clair... sans vouloir te vexer il est plus beau... t'avoir ignorer pour lui plaire... belle personne...

Je relevais la tête d'un coup, n'étant pas sûre d'avoir bien compris, je m'intéressais un peu plus à son discourt.

_ Parce que c'est vrais que maintenant qu'il est prit, je ne vois pas trop l'intérêt de ne pas te parler. Et je crois que les garçons s'intéressent à toi à cause des hormones et du fait que tu sortes avec se Sirius, sorte de défi personnel j'imagine... dit-elle pensive avant que je ne la coupe.

_ Attends, répètes ça ? Lui ordonnai-je sentant mes cheveux verdir.

_ C'est un peu prétentieux de vouloir que je te répète que la moitié des garçons de serpentard te veulent ! Dit-elle surprise.

_ Mais pas ça idiote ! Arquai-je. Ce que tu as dis avant !

_ Calmos toi ! Dit-elle l'air hautain mais inquiet. J'ai simplement dit que je ne te parlais pas pour essayé d'avoir ton frère dans la poche, mais ça à jamais marché vue qu'il en a une autre. Dit-elle comme une évidence.

_ C'est complètement stupide !

_ Peut-être mais je ne suis pas la seule à l'avoir fait, on a toutes essayé cette méthode, une seule à eue du succès visiblement. Dit-elle ne se rendant apparemment pas compte du ridicule de sa situation.

Ludovic qui avait assister à la scène était plié en deux et se tenait les cotes à force de rire. Je lui donnais un coup sur la tête avec mon livre avant de m'écarter de cette peste. Il me suivit et nous restâmes tout deux dans notre coin, lui à pouffer de rire en essayant de terminer un devoir, et moi lisant mon livre. Lorsque que je relevais la tête, Ludo avait posé la sienne sur mon épaules, et dormait paisiblement sa plume à la main et la bouche ouverte ; la salle commune était vide et la pendule annonçait minuit. Mon regard fini par tomber sur une tête brune qui dépassait du dossier du canapé. Je relevais la tête de Ludo pour la poser sur le mur, distraite je gardais le regard fixé sur la mystérieuse tête. Je m'avançais dans sa direction pour découvrir l'attrapeur de notre équipe de quidditch, Regulus Black, il était là, assis sur le canapé à observer le feu de cheminé crépiter. Je m'assis à côté de lui sans rien dire. Nous restâmes silencieux comme cela un petit moment.

_ Qu'est ce que tu fais encore debout ? Dis-je essayant d'entamer une conversation.

_ Je n'arrive pas à dormir, ton frère et ses copains ronflent. Dit-il visiblement agacé.

_ Oui je sais, dis-je répriment un sourire, tu n'as pas de bouchons d'oreille ?

Il tourna alors là tête pour plonger ses yeux gris dans les miens, comme s'il essayait de sonder mon esprit.

_ Non. Fini-t-il par déclarer.

Surprise je ne pue m'empêcher de lever un sourcil interrogateur, cette conversation me semblait tout à fait bizarre.

_ En tout cas, je vais aller dormir moi, désolé je t'aurai bien accompagnée dans ta nuit blanche, mais je n'ai pas envie... Bonne nuit Regulus. Dis-je finalement avant de repartir vers Ludovic.

Il ne me répondit pas tout de suite, mais lorsque j'entrepris de porter Ludovic, il se retourna faisant dépasser le haut de se tête du canapé, m'observant par dessus le dossier, le regard moqueur.

_ Laisse je vais m'occuper de le ranger. Dit-il finalement au moment où j'avais enfin réussi à soulever le colosse qui me servait de meilleur amis.

_ Le ranger ? Répétai-je, ce n'est pas un balais, dis-je vexé, je vais le faire.

Il n'ajouta rien, je me retournais écrasée par la montagne de muscle que je traînais jusqu'au dortoir des garçons, j'entendis un bruit de tissus frotter sur du cuir, Regulus s'était allongé. Une fois couché dans son lit, Ludovic qui semblait prendre connaissance tout en continuant de rêver, sourit bêtement, et me serra fortement dans ses bras.

_ T'es une amie géniale, je t'aime beaucoup. Dit-il faiblement avant de me relâcher, toujours un sourire vague et stupide aux lèvre puis il serra une peluche rose informe entre ses gros bras.

Je tapotais affectueusement la tête du gros molosse avant de retourner dans mon dortoir. Toutes les autres filles dormaient, je sentis un créature poilue et chaude me caresser la jambe, je prit alors la chose en question dans mes bras. L'animal colla affectueusement sa tête contre ma joue.

_ Alors Salem, tu ne dors pas encore ? Chuchotai-je.

L'intéressé me répondit par un discret miaulement aigu. Après avoir enfiler un pull, je m'enfouis sous ma couette, mon chat avança furtivement de mes pieds pour finalement arriver dans mon cous, ronronnant comme un fou. Je m'endormis paisiblement bercée par le rythme du chat et sa chaleur. Le lendemain matin, le professeur Slughorn nous réveilla comme tous les matins par une mélodie qui finissait par devenir insupportable au bout de cinq ans. Je me suis préparé comme à mon habitude, puis je rejoignis Ludovic qui m'attendait dans la salle commune. Son amie Glingal nous rejoignit sur le chemin jusqu'à la grande salle. Ludovic ne semblait pas se rendre compte de ce qui poussait Glingal à rester avec nous, ce qui m'étonnait compte tenue du comportement qu'il avait eue à propos de Sirius et moi. Arrivée à la l'entrée de la grande salle j'aperçus Sirius et James en grande conversation. James s'arrêta de parler visiblement exaspéré puis tourna la tête dans ma direction, il me fit un grand sourire accompagné d'un signe de main frénétique, Sirius regarda par dessus son épaule et me fit un sourire ravageur accompagné pour sa pare d'un clin d'œil ainsi que d'une cascade avec ses doigts en guise de signe de main. Lily était plongée dans un livre moldu et ne releva donc pas la tête. Remus et Peter étaient occupés à griffonner un bout de parchemin déjà mal au point. Après le déjeuner nous avions cours de potion, le professeur Slughorn parlait énormément, mais c'était toujours intéressant, ce jour là il nous demanda de préparer un Filtre de Paix. Mon frère qui se trouvait juste à côté de la table de Sirius et James ne cessait de ricaner en regardant simultanément ces dernier, qui eux me regardaient exaspérés. Je n'avais pas encore eue de temps de parler à Sirius, Ludovic me demandait toujours de vérifier son travail avant de passer à l'étape suivante. Au bout de la 7ème étape, je le regardait les sourcils froncés, essayant de prendre un air menaçant.

_ Tu devras te débrouiller tout seul aux B.U.S.E., tu le sais ça... dis-je portant finalement les points sur mes hanches.

_ Je sais, dit-il coupable, mais je préfère être sûre.

_ Eh bien sois sûre sans moi ! Dis-je rapidement inquiète de réussir ma potion.

Il ne semblait pas avoir bien comprit ce que je venais de dire, mais je devait vite incorporer l'essence d'ellébore, je ne prêta donc plus attention à se qui se passait autour de moi, jusqu'à ce qu'un des amis les plus stupides de Jefferson renverse son chaudron sur la robe de son voisin. Le professeur affolé se précipita sur la pauvre victime, qui gémissait bruyamment de douleur, et l'emmena à l'infirmerie. James et Sirius mourraient silencieusement de rire dans leur coins, ce qui leur attira les foudres de l'élément perturbateur, qui s'avança vers eux d'un air menaçant. Sirius sorti sa baguette mais il était déjà soulever par le col de quelque centimètres du sol par la bête immonde qui servait de sbire à mon frère. Frère qui lui s'avança d'un air conquérant dans la direction de mes amis, James sorti à son tour sa baguette, mais le monstre qui tenait Sirius et qui faisait trois fois sa taille, le poussa violemment contre le mur. Jefferson eue juste le temps de chuchoter quelque chose à l'oreille de Sirius, avant que je ne lance un sort pour éloigner le monstre de Sirius, James lui sauta dessus pour le frapper, et une bagarre commença, James contre l'ami de Jeff' et Sirius fou de rage, tenait mon frère sous son bras. James était dans un piteux état lorsque le professeur arriva, séparant les intéressés d'un coup de baguette, et enlevant par la même occasion 20 points à chacun des élèves concernés. La fin du cour sonna et Lily vient à moi pour aller à l'infirmerie, où se trouvait James qui faisait soigner ses bleus. Sirius semblait toujours énervé mais lorsqu'il m'aperçut, il me regarda et sourit difficilement. Une fois James soigné nous sommes allés dans la cours prendre l'air. Mais il était déjà l'heure de retourner en cours et Ludovic m'attendait pour aller dans la salle du professeur Binns. J'embrassais Sirius et fit un signe de main au reste du groupe avant de partir. Comme le reste des élèves de l'école, je m'endormais presque durant ce cours qui était interminable et profondément ennuyant. Au moment ou je commençais à fermer les yeux, la sonnerie retenti et nous partîmes tous du cours en courant presque. Je rejoignis la cours pour y retrouver ma petite bande qui se trouvait sur un des bancs de pierre avec Lily. Ils bavardaient vivement à propos de la bagarre du cours de potion.

_ Ils nous ont attaqués les premiers, on ne va pas se laisser faire par ces imbéciles quand même. Protesta James à l'attention de Lily.

_ Ce n'est pas une raison, en plus on a perdu 40 points à cause de vos bêtises ! Dit-elle rugissante de colère.

_ Oui c'est vrais ça, intervins-je après avoir posé mes affaires, je vais avoir du boulot pour rattraper tout ces points.

_ De toute façon, même avec 40 point de retirés, on gagne à chaque fois ! Rétorqua Remus.

_ Pas cette année mon chère, cette fois c'est la guerre ! Dis-je en brandissant le point en signe de révolte.

_ Je confirme, c'est la guerre. Marmonna Sirius pensif.

Personne ne semblait s'inquiéter de cette remarque, j'en fis donc de même et entama une nouvelle conversation :

_ Vous faites quoi pour les vacances de noël ?

_ Sirius reste chez moi pour toutes les vacances. Annonça James comme fière de lui même.

_ Je vais passé Noël avec ma famille, mais on ne le fête qu'une semaine après noël, logique n'est-ce pas... marmonna Lily qui n'avait pas l'air de comprendre la raison de cette organisation.

_ Je vais passé les vacances chez ma grand-mère en Écosse. Annonça à son tour Remus.

_ Et toi ? Demanda Peter.

_ Je vais rester chez moi, Ludovic va venir quelques temps je crois.

James sursauta.

_ Ton oncle ne va-t-il pas faire cette soirée la veille du réveillon cette année ? Demanda-t-il tout excité.

_ Si... dis-je peinée.

Ces soirée étaient encore plus ennuyantes que les cours du professeur Binns. Le seul point positif était que la nourriture était à couper le souffle, et que cette année, j'étais chargée de l'ambiance musical. La famille Potter était toujours invités, de même que la famille Ludovic (Balfour), cependant ce dernier avait toujours refusé d'y assister, sauf cette année. James aimait beaucoup aller à ces soirée, il dévorait à chaque fois la moitié du buffet, et finissait au milieu de la piste de danse, entouré de ses ''fans'' auprès des quelles il se ventait d'être un excellent sorcier, en démontrant bien évidemment ses propos par de splendides enchantements. J'avais demandé à Lily de venir cette année, Sirius aussi allait y assister.

Durant la dernière semaine de cours avant de partir en vacances, Sirius et Jefferson s'était déjà lancés une bonne centaines d'insultes, frôlant à chaque fois une confrontation musclé, mais Jeff' qui était ridiculement gringalet se débrouillait toujours pour y échapper. Malgré cela la semaine passa très vite et nous rentrâmes très vite chez nous. Mes parents étaient venues nous chercher Jefferson, sa petite amie, Ludovic et moi. À l'entrée du manoir, Joris nous attendait et elle s'occupa des affaires des invités. Dés le premier jour nous nous sommes atteler à nos devoir, et dans la même nuit nous avions terminer la totalité. Je décidais d'aller chercher James et Sirius pour aller se balader dans la forêt comme à notre habitude. Ludovic assurait mes arrières quand je m'occupais d'escalader le mur qui menait à la fenêtre de James. Une fois difficilement arrivé à destination, je surpris une conversation me concernant entre Sirius et James, je ne pue m'empêcher d'écouter discrètement :

_ Je ne le supporte plus, vraiment, il va finir en poudre ! Menaça la voix de Sirius.

_ Il dit n'importe quoi, tu le connais, et tu connais encore mieux Jade, il veut juste vous éloigner. Le rassura James d'un tons détaché.

_ Peut-être, mais en attendant elle est constamment avec son blondinet bodybuildé.

_ C'est son seul ami de serpentard, il est pas méchant... d'ailleurs je crois l'avoir vue avec une fille l'autre jour, sorti James distrait.

Sirius n'ajouta rien, mais je l'entendis grommeler.

_ Elle va sûrement arriver, informa James. Et il y a des chances qu'il y est Ludovic...

Sirius grogna et je l'entendis se rapprocher de la fenêtre, j'entrepris de redescendre pour paraître arriver tout juste, cependant mon pied glissa, et je laissa échapper un petit couinement, Sirius passa la tête par la fenêtre les yeux ronds, un sourire moqueur aux lèvres en me voyant accrocher aux branches par le bras, essayant de ramener mes jambes le plus haut possible.

_ Tu ressembles à une grenouille. Dit-il amusé.

_ Aide moi donc au lieu de te moquer !

Il rigola avant de tendre le bras pour m'attraper et me tirer à l'intérieur de la chambre, lorsque son regard tomba sur Ludo, il soupira agacé, je ne fis pas de remarque et le remercia.

_ Vous venez ? Demandai-je enjouée.

_ Tu n'as pas fais tout ces efforts pour redescendre juste après quand même. Ironisa James.

_ Si, enfin à la base je ne comptais pas rentrer dans ta chambre, précisai-je. Hum, Ludovic nous attend en bas... insistai-je scrutant le visage impassible de Sirius. Si vous ne venez pas ce n'est pas grave hein, on va quand même aller se balader, mais...

_ On arrive, dépêches toi James. Me coupa Sirius.

Ma remarque avait fait son petit effet, et Sirius empoigna violemment sa veste avant de l'enfiler en passant par la fenêtre. James fit de même, l'air désespéré par le comportement de son amis. Il me tendit la main solennellement et je m'assis sur le rebord de la fenêtre, attendant que Sirius soit descendue. Il s'écarta et prenant mon courage à deux mains, je sauta dans le vide, atterrissant violemment au sol Sirius s'avança vers moi voyant que je vacillait dangereusement. James sauta à son tour pour atterrir au sol dans un bruit sourd. Ludovic lança un splendide sourire dentifrice à James, qui lui rendit. Sirius passa son bras autour de ma taille et me serra contre lui dévisageant Ludovic à la volée. Nous sommes allez dans la clairière, James se montrait étonnement indulgent avec Ludo, mais lorsque je m'approchais de Ludovic, Sirius s'interposer immédiatement et s'introduisait dans nos conversations. Ce comportement, bien que flatteur devenait pesant et très agaçant, mais je pris sur moi, espérant que ça ne soit qu'une passade. Au bout de quelques heures passées dans le village, James rentra chez lui, et Ludovic me demanda de le ramener pour qu'il puisse aller se coucher. Une fois arrivé devant ma fenêtre de chambre, que j'avais au préalable laissé entre ouverte, Ludovic escalada le mur, puis Sirius me donna un baisé sur le front en guise de bonne nuit, toujours son aire renfrogner sur le visage. Je le dévisageais pendant un moment. Pensait-il réellement que je suivrais Ludovic à chacun de ses pas, le laissant seul. Cela faisait bien trop longtemps que nous n'avions passé un moment seul tout les deux, je ne voulais pas passer à côté.

_ Je fais assez confiance à Ludovic pour lui confier ma chambre pour un moment. Dis-je tout en plaçant ma mains dans la sienne.

_ Tu ne vas pas te coucher alors ? Demanda-t-il soudain intéressé.

_ Non je vais rester avec toi, enfin si tu veux bien parce que...

_ Viens. Me coupa-t-il en tirant ma main.

Je savais parfaitement où nous allions. La forêt se rapprochait et rapidement nous nous retrouvâmes au milieux de grands sapins et autres arbres au tronc imposant. Éclairé par le clair de lune, on pouvait distinguer une petite clairière. Il s'allongea au milieu et m'invita à l'imiter, ce que je fis. Nous sommes rester un moment comme ça à regarder les étoiles et discuter dans le calme. Cependant ce calme fut interrompue par l'apparition d'un flocon de neige qui se déposa sur le bout de mon nez, un deuxième s'installa sur la lèvre inférieure de Sirius, et soudainement une colonie entière de flocon descendirent du ciel, virevoltent au gré du vent dans le ciel de la clairière. Rapidement une nappe de neige recouvrait le sol. Nos deux corps enlacés dessinaient notre silhouette dans le blanc immaculé, une douce et agréable fraîcheur s'installa dans mon corps lorsque je ferma les yeux. Nous étions totalement recouvert de neige lorsque que le soleil nous réchauffa de ses rayons. Je découvrit alors Sirius qui dormait paisiblement le visage tourné vers le mien. Ses cheveux, blanchis par la neige qui commençait à fondre, se battaient au rythme du vent, et sa bouche légèrement entre-ouverte laissait échappé une fine buée. Le soleil m'éblouissait, je regardait l'heure pour me rendre compte que je devait être partie dans une heure et demi. Doucement je replaçait les cheveux de Sirius, et se réveilla doucement, il ouvrit les yeux et s'étira à la manière d'un chat.

_ Je dois aller à Londres ce matin, dis-je en me redressant.

Il se releva et tendit la main pour m'aider.

_ Qu'est-ce que tu vas y faire ? Demanda-t-il alors que nous marchions pour sortir de la forêt.

_ Je dois aller acheter une robe pour demain soir... Tu viendras n'est-ce pas ?

_ Je crois que je n'aurai pas trop le choix, les parents de James m'obligeront à y aller de toute manière. Avoua-t-il amusé.

La rancœur qu'il pouvait éprouver pour moi la veille semblait s'être totalement estompé à présent.

Ce fut après une douce étreinte qu'il reparti chez James, et que je rentrais dans ma chambre. Ludovic était affaler sur mon lit, les bras en crois et la bouche grande ouverte, un léger filet de bave coulant le long de sa joue. Il sursauta en s'essuyant la bouche quand je refermais bruyamment la fenêtre.

_ Tu as passé la nuit dehors ? Demanda-t-il toujours endormi.

J'acquiesçais d'un signe de tête, puis me dirigea vers la porte du couloir pour me rendre dans la salle de bain. Une fois propre, je retournais dans ma chambre ou je découvris Ludovic assis en tailleur sur mon lit, qui m'attendait tout habiller et souriant. Nous sommes aller prendre le petit déjeuner que Joris nous avait préparé. Mon père entra dans la cuisine peu de temps après nous, malgré son visage encore endormi, c'était un bel homme, ses yeux d'un vert menthe au lait, dont nous avions hériter faisaient ressortir ses cheveux noir corbeau malheureusement grisonnant. Derrière ses traits sévères, se cachait un homme très doux et drôle. Il nous adressa un sourire avant de se plonger dans son journal. Ma mère entra à son tour dans la pièce. Elle avait le don d'être toujours parfaitement... parfaite. Ses yeux bleus clairs s'accordaient parfaitement avec le blond platine de ses longs cheveux raides. Contrairement à mon père elle avait un visage dure et sévère qui reflétait exactement sa personnalité. C'était une femme très intelligente, cependant elle était très axée sur ses idées, et ne cherchait pas à comprendre les autres. Je n'ai jamais pue comprendre pourquoi mon père l'avait épousé, il était son totale opposé : c'était un homme à la générosité débordante, il respirait la joie de vivre, et était la personne la plus empathique que j'ai pue rencontrer. Chacun d'eux avaient leur favoris, ma mère mettait mon frère sur un piédestal, et chouchoutait ma petite sœur comme si elle était une pierre précieuse. Cependant mon père lui ne jurait que par moi, ce qui me convenait parfaitement, il était la seul personne que je supportais dans cette famille. Malgré mon amour envers eux j'étais contrainte de vivre en leur compagnie et d'assister à ces soirées mondaines dont ils raffolaient tant. Ma mère malgré le nombres astronomique de reproches qu'elle me faisait, s'entêtait à m'acheter un nombre incroyable de vêtements, en particulier pour ces soirées. Nous sommes donc allé au chemins de traverse ce jours là, où nous avons déposé Ludovic auprès de ses parents. Pour la première fois de ma vie, je pue décider de ma tenue, bien que je sois tout de même contrainte de porter une robe. Ma sœur souhaitait me voir habiller comme ''une princesse'', elle me proposa donc plusieurs robes se ressemblant toutes, pour la plupart rose bonbon avec de gros voiles de coton, de tulle et de mousseline. Ma mère elle désirait me voir dans une robe moulante, courte et décolleté, rouge de préférence. Mon père aurait certainement voulue me voir porter une robe de none, mais il se contenta d'acquiescer à chacune des robes potentielles. Mon frère lui était en pleins supplice : sa petite amie s'extasiait sur toutes les robes que j'essayais, et faisait les louange de mes légères courbes qu'elle enviait tant. Elle s'était acheté une belle robe longue et souple en satin rose pâle ; qu'elle accompagnait d'un voile assortit. Ce n'est qu'a la fin de la journée que je rentrais dans la boutique ''Gaichiffon'', où après avoir essayé deux robes beaucoup trop courte ou trop moulante, je tombait sur la robe. Un unique exemplaire traînait dans un coins du magasin. Malgré son étonnement la vendeuse me l'apporta derrière le rideau de la cabine d'essayage. Lorsque j'en ressorti, ma sœur et mon père semblait avoir perdus les articulations de leur mâchoire qui semblait pouvoir tomber au sol à tout moment. Ma mère eu un simple sourire en coin. Laurelin, la petite amie de mon frère explosa presque. Après avoir payé la vendeuse un galion, une mornille et vingts noises, nous avons croisée les parents de James accompagné de leur fils et de Sirius, nos parents échangèrent alors quelque banalités.

_ Qu'est ce que tu cache dans ton gros panier ? Demandèrent Sirius et James d'une même voix.

_ Rien du tout, menti-je.

_ Elle veut te faire la surprise je crois, chuchota James à l'oreille de Sirius.

_ Je ne peux pas voir maintenant ? Demanda Sirius en tirant légèrement le sac.

Je résistais difficilement avec ma petite force, avant d'être sauvé par mon père qui m'appela pour partir. Nous sommes rentré au manoir dans la voiture où régnait une euphorie que je trouvais ridicule et épuisante.

Le reste de la soirée avait été plutôt agréable, je passait la soirée chez mon oncle qui m'avait demander de lui apporter les vinyles que j'avais préparé pour la musiques. Il semblait satisfait de mes goûts musicaux, qui ne contenaient que des albums de groupes de rock moldu. Le seul point positif que je trouvais à ces soirées -mis à part la nourriture- c'était le fait que ma famille n'acceptait que des familles de ''sang-pure'' qui respectaient les moldus. C'est certainement pourquoi les Blacks et les Malfoys n'avaient jamais étaient invités, ce qui nous offrait leur plus profonde rancœur. Cependant la famille du côté de mon père, qui organisait la fête, invitait systématiquement la famille du côté de ma mère, qui pour la plupart, ne partageaient pas ce point de vue. Cela-dit, jamais personne n'avait osé créer quelque conflit que ce soit à une des soirée de mon oncle, de peur de terribles représailles. La nuit fut très calme, jusqu'à ce que Joris entre dans ma chambre.

_ Mademoiselle j'ai quelque... dit-elle avant de s'interrompre en m'apercevant à moitié endormie sur mon lit. Mademoiselle, je voulais vous offrir ceci, mais je vous expliquerai son utilité demain matin, navrés Mademoiselle.

Joris me tendit un petit tube noir qui ressemblait à un tube de rouge à lèvre. Je le pris et le posa sur ma table de chevet, elle ne me dit rien de plus et repartie.

Je fus tardivement réveillé par l'agitation qui régnait dans chaque pièce de l'immense bâtisse. Lily était arrivée chez James, mais avait décidé de se préparée et de partir avec moi à la soirée. Elle était allongée sur mon lit, observant la préparation. Elle avait choisi une splendide robe de satin pourpre fluide à manche longues, qui mettaient parfaitement ses hanche en valeur et qui allait à la perfection avec ses cheveux. Lorsque je me suis présentée devant elle, elle se redressa en observant de plus prêt chaque centimètres carrés de la robe. Une magnifique robe en soie verte sapin, du style des année 60, elle m'arrivait juste au dessus des genoux et possédait un décolleté bateau légèrement ouvert dans le haut du dos. J'enfilais avec ceci des sandale Mary-Jane noir que Lily m'avait offert un mois plus tôt pour mon anniversaire. Joris est entrée à se moment là, elle ne dit rien mais un sourire s'afficha sur ses lèvres. Elle me tendit le tube que j'avais posé sur ma table de chevet la nuit précédente.

_ Vous devriez le porter, c'est un rouge à lèvre... Ma mère me l'a donné, et comme je n'est pas de fille, je vous le lègue à vous, mademoiselle. Dit-elle fébrile en attendant ma réponse.

Je ne sue quoi lui dire, je lui répondis donc par un sourire, avant de répandre le produit sur mes lèvre déjà très rouge de nature.

_ Ne débordez pas, cela se verra autrement...

Je ne comprenais pas pourquoi cela se verrai, puisque rien ne se produisit, bien que le bâton était de couleur noir, le rouge à lèvre était totalement transparent une fois appliqué. Je la regardait, imitée par Lily, attendant une explication. Joris resta le regard fixé sur mes lèvre, lorsque tout d'un coup elle parut toute satisfaite.

_ Voilà, regardez dans le miroir, mademoiselle ! S'exclama-t-elle dans un bond.

Je me précipitais devant la glace pour découvrir que mes lèvre prenaient une couleur rougeâtre presque prune, très foncé. Joris ne semblait pas s'en inquiéter, cela devait être normal, la couleur me plaisait énormément mais j'appréhendai la réaction de mon entourage.

_ Ce n'est pas un petit peu sombre ? Demandai-je à Lily septique.

_ Sombre ? Mais, Jade, c'est rouge pétant... ce n'est pas sombre, c'est juste splendide... dit-elle toute excitée.

_ Mais non, c'est prune, la couleur est presque noir... dis-je abasourdie.

_ Vous avez toutes les deux raison, la couleur change selon qui le regarde, ce rouge à lèvre fait en sorte que la couleur plaise à la personne qui le regarde. Vous Jade, vous le voyez prune parce que vous trouvez ça beau, Lily elle, vous préférera avec une couleur plus clair mais plus puissante, quand à moi je le vois lavande. C'est... magique... Dit-elle avec un sourire malicieux et le regard étincelant.

_ C'est brillant Jo' merci beaucoup ! Je le mettrai tout le temps ! Dis-je en la prenant dans mes bras malgré elle.

Lily, sous mon ordre, le porta aussi, je la voyais porter un sublime rouge vif, légèrement sombre. Nous descendîmes toute deux, après avoir mit en ordre quelques détailles d'accessoires, parée d'une cape et d'une étole noire pour ma pare. Mon oncle habitait dans notre village, mais pour ne pas attirer l'attention des moldus, nous faisions la réception dans un jardin privée qui lui appartenait.

Lorsque nous sommes arrivés au lieu de rendez-vous, nous nous retrouvâmes face à une clôture de roseaux noir, où au milieu trônait, en guise d'entrée, une gigantesque arche de roseaux ornée d'acacia rose et jaunes ainsi que d'amarantes rouges brun. Certaines tiges étaient blanche, et lorsque nous nous sommes approchés de l'arche, elles formaient un message de bienvenue, écrit en français, disant : ''Bienvenues à la famille De Crussol - Gouskov, au bal de noël de la famille De Crussol.''. Le major d'homme de mon oncle nous attendait derrière l'arche, nous demandant de nous identifier.

_ Votre nom ? Demanda-t-il de sa voix de faux bourgeois.

_ Enfin Claude, vous nous connaissez...

_ Je ne fais pas de favoritisme Monsieur De Crussol. Votre nom je vous pris.

_ ... De Crussol François... Frère de Bertr...

_ Je sais qui vous êtes monsieur, entrez. Dit-il finalement.

Ce vieux monsieur avait toujours aimé embêter les gens, à chaque fois qu'il ouvrait la bouche, il semblait sortir d'une autre dimension. Personne à part lui ne comprenait ce qu'il disait, c'était un drôle de vieux monsieur, autant psychologiquement que physiquement : ses joues étaient rondes, mais son visage était allongé, son ventre était tout plat, mais il avait de petits bourrelets de graisse un peu partout sur le reste du corps, ses cheveux ne grisonnaient pas normalement, le gris partait du sommet de son crâne pour finalement se dégrader sur un châtain clair autour de son visage. Il avait toujours une tête renfrognée, le menton tellement relevé qu'il semblait fermer les yeux pour nous regarder. Il s'écarta pour nous laisser passé en déployant un sourire forcé qui aurai effrayé n'importe quel enfant. Un chemin de rose blanche à l'allure gelées s'étendait devant nous, jusqu'à une immense bâtisse datant du 18eme siècle au style très français. Devant, une longue table recouverte d'une nappe blanche semblable à une couverture de glace, qui s'étendait sur toute la largeur du jardin, en un arc de cercle. Au milieu de cet arc, une marque de givre argenté formait un cercle qui contrastait avec le reste du gazon vert foncé. Personne de normalement constitué n'aurai pue critiquer la beauté de ce lieu. Mon oncle avait le chique pour décorer somptueusement ses soirées mondaines, en particulier celle de noël. Quatre familles étaient déjà présentent, le parc était donc remplit d'un bon tiers, une vingtaine de personnes l'encombraient. La foule, bien trop importante à mon goût, s'écarta pour laisser un homme immense, s'avancer vers nous.

_ François ! Hurla-t-il d'une voix grave.

_ Bertrand, mon frère comment vas-tu ? Tu as vraiment réussis ta décoration cette année, c'est somptueux ! Dit-il avant de l'enlacer violemment en s'embrassant les joues.

_ Oh tu trouves ? Hurmf. Dit-il faussement septique. Je trouve aussi ! Du génie n'est-ce pas ? Dit-il le visage rayonnant. Comment va le reste de ma merveilleuse famille ?

Il s'avança pour embrasser d'une vigoureuse bise ma mère, puis mon frère plus solennellement, ainsi que ma sœur, pour finalement s'avancer vers moi.

_ Oh, jolie Jade, la plus splendide des Crocus ! Dit-il avant de me faire un baise-main. Mais qui est cette magnifique Camélia ? Demanda-t-il à l'adresse de Lily.

_ Non, moi je m'appelle Lily... dit-elle les joue rouges.

_ Il aime parler en langage de fleurs... lui chuchotai-je.

_ Lily ?

_ Evans.

_ Je ne connais pas votre famille, seraient-ils des obsédés du sang-pure ? Demanda-t-il suspicieux.

_ Oh non, enfin ma sœur le serait certainement, mais dans le monde moldu, ma famille est moldu... expliqua-t-elle.

_ MON DIEU ! Hurla-t-il en faisant sursauter l'assemblée. Une née moldu, quel bonheur ! Mettez vous à votre aise, mangez autant que vous voulez, vous êtes ici chez vous ! Dit-il en la secouant d'une manière qui se voulait affectueuse, sous le regard exaspéré de ma mère et de mon frère.

Il rajusta sa veste de smoking, replaça sa fleur de citronnier, passa sa grande main blanche dans se cheveux noir ébène, nous fit son plus beau sourire, et tourna les talons pour accueillir la famille Balfour. Ludovic, une fois passé l'épreuve de mon oncle couru pour nous retrouver, saluant au passage d'une courbette mes parents.

_ Il m'a traité de Cornouiller, il est saint d'esprit ? Demanda-t-il comme vexé.

_ Il va très bien... dis-je doutant de mes propres mots, il aimes parler en comparant chaque personne à des fleurs. Il porte une fleur de Citronnier, l'enthousiasme. Les Camélia représentent la perfection et le charme, et le Cornouiller... je crois la stabilité.

_ Et toi ? Comment t'a-t-il appelé ? Demanda Ludovic.

_ Crocus, il m'appelle comme ça depuis ma naissance, ça ne doit être qu'un simple surnom affectif, je n'en connais pas la signification, je ne suis même pas certaine que ça soit une fleur...

Une autre famille de sorcier, venait d'arrivé. Une femme replète aux cheveux blonds, un homme aussi haut que large, ainsi qu'un jeune homme qui paraissait capable de soulever un bœuf, s'avançaient vers nous d'un air hautain. Le jeune homme s'appelait Ursule La Brosse, son visage était le visage le plus rectangulaire qui pouvait exister sur terre, ses yeux noir sans vie lui donnaient un air bovin, et son sourire qui se voulait charmeur rendait son visage plus stupide qu'autre chose. Il tendit sa main vers moi en s'inclinant pour pouvoir me faire un baise-main, après un regard insistant de la pare de ma mère, je tendis ma main, et la retira à l'instant où il eu fini de répandre sa bave mal-odorante dessus. Ma mère affectionnait tout particulièrement ce garçon, et aurai voulue me voir l'épouser, elle était cependant la seule à être de ce point de vue, même mon frère refusait de me voir à son bras, trouvant cela déshonorant pour notre famille. Mon père quand à lui ne pouvait pas le supporter, il était encore plus prétentieux que James, et sa famille n'était invitée à notre soirée que grâce à leurs ancêtre français, autrement ils étaient le total opposé de nos valeurs familiales. Certainement la raison pour la quelle ma mère les aimait tant.

Mis à part les avances terriblement gênantes d'Ursule, la soirée n'était pas trop désagréable. Ce ne fut qu'au bout d'une heure après l'arrivée de tout les invités que la famille Potter arrivait enfin. La mère de James était une belle femme au teint quelque peu basané et aux cheveux caramels, ses beaux yeux marrons verts lui donnait un air de déesse indienne, elle était toujours sublime et ce soir là elle portait une magnifique robe en velours de soie blanche ornée de pierres précieuses ; quant à son père, bien qu'il est une quarantaine d'année, son visage pâle avec quelque chose d'envoûtant, on aurait pue le comparer à une Velane au masculin, et aux cheveux noirs, il était grand, mince mais musclé et portait un costume de sorcier gris-noir. James était lui aussi très bien habillé, comme à chaque fois, son petit sourire satisfait le rendait quelque peut hautain, la robe de sorcier était simple mais le mettait parfaitement en valeur. À son côté se trouvait Sirius, habillé d'un costume noir, une fleur d'aubépine avait été glissée dans sa poche, et comme James ses cheveux semblaient avoir subis une tentative vaine pour les discipliner. Ils s'avancèrent à l'unis sons dans la direction des autres invités, qui les observaient impressionné par leur prestance. James rayonnait, et lorsqu'il aperçue Lily il trébucha presque. Sirius lui semblait me chercher du regard, mais il ne pouvait pas me voir, malgré mes hauts talons, ma taille miniature me permettait de me faufiler et de me cacher parmi les invités.

_ Fleamont ! Euphemia ! Mes amis, comment allez-vous ? Hurla mon oncle en se précipitant vers les nouveaux venus.

_ Bertrand, lança le père de James en enlaçant mon oncle visiblement enchanté de le voir.

_ Oh Euphemia quel splendide Renoncule vous faites !

_ Je le prend comme un compliment, lança-t-elle en tendant la main pour obtenir son baise-main.

Bertrand se tourna maintenant vers James sur qui il posa ses deux longues et fines mains de chaque coté du visage en le secouant.

_ Rah ! Un beau jeune homme, un beau Laurier, je vous le dis. Affirma-il comme si tout le monde comprenait ce qu'il disait.

Puis il se tourna vers Sirius qu'il dévisagea longtemps. Celui-ci soutenait son regard sans ciller, impassible, mais rayonnant.

_ Je ne vous connais pas... vous êtes ? Demanda-t-il.

Sirius hésita, me cherchant du regard. Je me suis précipité vers le tourne disque pour lancer de la musique. Si mon oncle apprenait le nom de famille de Sirius, avant qu'il ne connaisse sa situation, une énorme colère le frapperai, et je n'osais imaginer ce qui pourrai en suivre. Juste au moment où Sirius eu prononcé son prénom, je lançais enfin le vinyle de Queen qui diffusa instantanément une balade qui attira l'attention. Toutes les têtes se tournèrent dans ma direction pour certaines amusées, d'autres outrées. Je pris un air désinvolte et saisis un verre.

_ Trêve de bavardages, buvons ! Lançais-je espérant que cela suffise à les distraire.

Il levèrent tous en cœur leur verre en souriant et se mirent à bavarder par petits groupes. Je m'avançais dans la direction de Sirius qui me regardai à la fois admiratif et interrogateur. Je le pris dans mes bras et approcha mes lèvres de son oreille pour lui expliquer la situation.

_ Il déteste ta famille... Obsession du sang-pure, il ne supporte pas.. dis-je doucement.

_ Oh... il tendit la main vers mon oncle pour se présenter. Sirius Black monsieur, seul membre de cette famille normalement constitué, respectant les moldu ainsi que les nées moldu. Dit-il d'une traite comme s'il récitait un texte.

_ Ravis de l'entendre jeune homme, bienvenue. Dit alors mon oncle avant de lui serrer la main.

Il retourna s'occuper de ses invités en m'adressant un clin d'œil et je ne le revis presque plus de la soirée. Lily et James roucoulaient dans leur coin pendant que Ludovic Sirius et moi, nous décidions de nous attaquer au buffet.

_ Qu'est-ce que tu tiens dans les mains Jade ? Demanda Ludovic en désignant mon verre.

_ Un cocktail sans alcool.

_ Il y en a avec alcool ? Demanda-t-il en regardant partout autour de lui.

_ Laisse tomber, les cocktails changent, si tu es mineur tu ne peux pas en boire. Dis-je amusé.

Il fit un grand geste avec son bras pour montrer sa déception et parti à la recherche de petits four au miel et au jambon sec.

_ James m'avait dit que le buffet était excellent, fit remarquer Sirius un moue dégoûté sur le visage.

Je ne pue m'empêcher de rire face à son aire perdu, il était plutôt mignon comme ça.

_ C'est de la cuisine française, la famille de mon père est française, et comme c'est le frère de mon père... dis-je en lui enlevant un bout de jambon sec des main pour le placer sur un morceau de pain frais et d'y ajouter une compotée de figue. Goûtes, tu verras que c'est bon.

Il me regarda perplexe mais fini par ouvrir la bouche les yeux fermer comme pour avaler un médicament dégouttant.

_ Interdiction de manger ça tout rond, tu savoure, d'accord ? Dis-je d'un ton impériale.

Il hocha la tête en signe d'approbation sans rouvrir les yeux et je le fis croquer dans l'amuse bouche, qu'il mâcha quelque seconde avant de me regarder des yeux ronds et de rouvrir précipitamment la bouche. Il dévora une vingtaine de bouchées de ce type avant de s'arrêter, repue. Nous restâmes là à discuter de ma famille ainsi que de la sienne pendant un moment, je voyais petit à petit du coin de l'œil, Ursule qui se rapprochait de nous essayant visiblement d'être discret sans grand succès. Il fini par se planter devant nous, nous fixant à tour de rôle, mais j'essayais de l'ignorer espérant qu'il parte, quant à Sirius il devait penser qu'il voulait accéder au buffet car il se rapprocha de moi pour le laisser passer. Il se racla bruyamment la gorge, tout en continuant de nous fixer. Sirius se stoppa soudainement de parler et tourna la tête en direction de l'intrus. Il l'interrogea d'un mouvement de tête condescendant, mais Ursule posa à présent les yeux sur moi, ses yeux noirs me lançaient un regard réprobateur.

_ Bon que veux-tu à la fin Urs. Demandai-je agacée.

Il ne répondit pas et se contenta de lever haut le menton en soufflant violemment du nez en signe de désapprobation avant de repartir. Sirius me regarda les yeux comme des soucoupes.

_ C'est normal ça ? Ils sont tous comme ça ici ? Il y en a un de normal ? Demanda-t-il finalement amusé.

_ Oui, il est juste bête lui, autrement il est pas méchant, juste complètement abrutit... dis-je désespérée, il est persuadé que nous finirons par nous marier et avoir beaucoup d'enfant. Dis-je ironisant.

_ Décidément... répliqua Sirius pas le moins du monde amusé.

Je n'eus pas le temps de répondre que Ludo courait vers nous complètement sur excité.

_ Regardes, j'ai trouver du caviar tu veux goûter ? Demanda-t-il sautant de joie.

_ Non merci ça ira, mais tu ne devrais pas... trop tard...

Avant que je ne puisse finir ma phrase il avait englouti une cuillère entière de caviar, et toussait, suffoquait et crachait ce qu'il venait de manger. Lorsqu'il se remit enfin de ses émotions, il me regarda les larmes aux yeux, regrettant visiblement cet acte tragique. Sirius, pas du tout amusé regardait ailleurs, Ludovic se rendant enfin compte de son intrusion me regarda gêné, bal-buta quelque chose, regarda autour de lui perdu et gêné et tournoya sur lui même quatre ou cinq fois avant d'indiquer une direction alternative avec son index et de la suivre dans un de ses élans. Je m'avançais doucement vers Sirius pour déposer un baisé sur sa joue, tandis que prit d'une pulsion, il passa sa main dans cous et posa ses lèvres sur les miennes. Je me laissais emporté en passant mes bras autour de son coup, il glissa sa main libre au creux de ma taille et m'attira vers lui. Nous étions plus proche que jamais, et bien que dans un état d'esprit plutôt vague, je me disais que la balade qui passait à cet instant allait parfaitement avec ce que je ressentais à ce moment. Une brise légère ébouriffa quelque peu ses cheveux qui me caressaient le visage. Je ressentais une étrange sensation au creux de l'estomac, j'avais l'impression de flotter, et ce n'est que lorsqu'il écarta son visage du miens que je ressentis enfin le sol sous mes pieds. Il replaça mes cheveux avant de s'occuper des siens, et me sourit comme satisfait de cet instant. Je sentais mes joues rougir et ses yeux m'observer, je tournais alors la tête, lorsque je relevais les yeux je découvris que mon père, ma mère et ma petite sœur nous observaient, tous scotchés par ce qu'ils venaient de voir. Cependant seul ma mère semblait désapprouver ce baiser, mon père bien que protecteur avait l'air plutôt amusé, et ma sœur était enchantée. Mon père me fit un clin d'œil et commença à parler amoureusement à ma mère pour la distraire, ayant tout de suite compris son intention, je saisis la main de Sirius avant de le tirer sur la piste de danse pour nous fondre dans la masse.

_ Non J... protesta Sirius presque mal à l'aise.

James et Lily venaient de nous rejoindre accompagnés de Ludovic qui semblait être prêt à exploser après s'être goinfré de petits fours. Claude et Joris papotaient dans un coins, de plus en plus de monde rejoignait la piste de danse, et Bon Jovi retenti alors dans le jardin sur la balade Always. Tout les couples se retrouvèrent pour danser un slow. Seul Ludovic ce retrouvait seul, s'agitant dans tout les sens gêné, pour finalement retourner voir ses petits fours. Sirius un grand sourire au lèvres s'avança vers moi, me saisi par les hanches et m'approcha de sa taille, il m'enlaça et passa mes bras autour de ses épaules avant de se balancer mal-adroitement et de tournoyer doucement sur lui même m'entraînant dans son élan. Lily et James nous imitaient, et presque tout les invités étaient sur la piste. Quand tout d'un coup la musique passa d'une douce mélodie à un rock déchaîné. C'est sur les accords de Queen que James, Lily, Ludovic, Sirius et moi nous réunîmes pour danser une danse endiablé, sautant et tournoyant dans tout les sens au rythme de Radio-gaga, et les autres invités s'écartèrent pour ne pas se prendre de coups. La soirée fut très agité jusqu'à prêt de six heure du matin, lorsqu'il ne restait pus que les Potter et mes parents, nous avons quitté mon oncle qui vacillait sur place, balançant la main de gauche à droite pour nous saluer. Sur le chemin du retour, tout le monde était encore très agité, tout le monde racontait des blagues plus nuls les unes que les autres en même temps dans un joyeux broua. Après avoir salué les Potter, nous sommes retourné au manoir.

Même Joris semblait avoir du mal à se remettre de la nuit précédente, mais elle cuisina tout de même pour le réveillon, et nous passâmes une très bonne journée, sans conflit, même avec mon frère. Le jour de noël, je découvrait au pied du sapin une petite montagne de cadeaux. Lily m'avait offert un livre retraçant l'histoire de France du monde moldu ainsi qu'une petite collection de magnifiques rouges à lèvres. James lui m'avait offert un livre écrit en runes expliquant la raison pour la quelle les sorciers ne devaient pas avoir de contacte avec les moldus. Remus lui m'avait offert un livre sur les centaures. Et enfin Sirius m'avait offert un livre expliquant les règles du quidditch et un un pendentif en or blanc ornée d'une émeraude. Mes parents m'avaient offert un tourne disque et ma sœur un vinyle d'un groupe britannique appelé The Beatles, à ma grande surprise même Jefferson avait fait un effort et m'avait offert un roman moldu. Le reste des cadeaux une fois ouverts nous sommes allé rendre visite à mon oncle, puis nous avons passé la soirée chez lui.

Plusieurs jours passèrent et le moment de retourner à Poudlard était arrivé. Après quelques semaines de paix entre mon frère et Sirius, un malheureux accident arriva.

Nous étions tranquillement installé sur un banc de pierre avec Ludovic discutant énergiquement sur l'utilité d'un canard en plastique.

_ Je te dis que ça à forcement une utilité. Criait-il.

_ Non, pas forcement, les moldus ne font pas que des choses utiles... c'est un simple...

Peter arrivait en courant m'appelant à gorge déployé. Un petit groupe d'élèves s'agglutinait au loin criant en cœur ''Battez vous ! Battez vous !''. Peter ne prononça que des paroles incompréhensibles en me tirant le bras en essayant de reprendre son souffle. Une fois arrivé au cœur du troupeau accompagné de Ludovic, je découvris Sirius à quatre pattes au sol frappant allègrement Jefferson qui essayait de l'étrangler. James et Remus les observaient partagés entre l'amusement et la fierté. Stupéfaite je les observais en silence. Puis après quelque appels de ma pare, je m'interposa entre les deux garçon, poussant difficilement Sirius en arrière. Je saisi alors violemment mon frère par le col pour le relever pendant que Ludovic retenait Sirius. Le fusillant du regard je le lâchait pour le laisser s'enfuir en courant, puis à la manière d'un robot, je me retourné vers Sirius, mes cheveux prirent alors une couleur d'un vert pistache éblouissant. Il me regarda droit dans les yeux, j'apercevais les curieux nous observé, je me suis donc tournée vers eux furieuse et après un regard massacreur ils se dispersèrent. J'avançai donc vers Sirius, l'attrapant par le bras et l'attirant à l'écart.

_ Non mais franchement, c'est quoi ton problème ? Demandai-je à demi-voix.

_ C'est quoi mon problème ? Et le tiens, tu es... Tu passes ton temps avec le blondinet et ton frère vient me dire que tu vas le coucher dans son lit à minuit. Dit-il furieux. Et qu'est-ce qu'il te dit ? Je t'aime ? C'est génial vraiment.

_ Non mais tu ne vas pas bien du tout. Depuis quand tu crois mon frère. Dis-je déconcerté.

_ Depuis qu'il y a matière à se poser des questions.

_ Ludovic n'est que mon meilleur ami, c'est comme... un frère. Dis-je sachant parfaitement que ça ne suffirait pas.

_ Super. Et bien amuses toi bien avec ton frère. Dit-il avant de partir sans se retourner.

Le vert passa à un blanc. Ludovic me rejoignit au bout de quelques minutes.

_ Il faudra sortir à un moment tu sais... dit-il avant de s'interrompre en voyant me cheveux puis mon visage. Oh... viens.

Il me prit par le bras et m'accompagna dans la grande salle où tout le monde mangeait, Lily tentait d'attirer mon regard par de grands gestes, mais Ludovic m'entraîna à notre table se mettant en face de moi pour pas que je ne vois Sirius ou Lily. Pendant tout le repas, je ne cessais de ruminer les paroles de Sirius. Notre relation avait-elle prit fin ? Par la faute de mon frère. Ou était-ce la mienne. Devais-je m'éloigner de mon meilleur ami ? Lily me parlerait-elle encore ? En Remus ? La soirée fut très courte, je me suis précipité dans mon dortoir pour m'endormir au plus vite pour ne pas avoir à parler à Ludovic. Le lendemain matin nous passions une heure en commun avec les Gryffondors en cours de défense, où Ludovic passa la matinée à assassiner Sirius du regard. Je ne savais pas ce qu'il pouvait bien faire, évitent scrupuleusement de le regarder. Plus les semaines passèrent, plus je m'éloignais des autres. Ludovic qui avait deviner la raison de la rancœur de Sirius m'obligeait à rester avec lui. Lily me faisait des comptes rendus de ce que disait Sirius et James, elle semblait se rapprocher de plus en plus de Sirius depuis déjà un moment, mais elle non plus ne comprenait pas sa réaction. Un jour Ludovic m'expliquait le fonctionnement d'un réfrigérateur, mais trop plongée dans mon livre je bouscula quelqu'un, qui s'avérait être Sirius. Contre toutes attentes, ils me regarda peiné, et s'excusa avant de me décaler doucement, posant sa grande main sur mon épaule, et me serrant comme si nos contactes lui manquaient. Mes cheveux étaient constamment blancs. Ludovic pour me changer les idées, nous avait inscrit au club de duel. Je découvris avec une grande tristesse que les maraudeurs s'y étaient eux aussi inscrits, ainsi que mon frère et ses copains. Pour notre premier duel, je devais piocher dans une boite un bout de parchemin portant le nom de mon future adversaire, et à ma grande joie, je due me battre contre Jefferson. Il monta fébrilement sur l'estrade, un sourire carnassier s'était installé sur mon visage, et je ne pouvais l'enlever, de même que mes cheveux qui avaient prit une fois de plus une couleur vert sapin.

_ Saluez-vous. Annonça le professeur responsable du club.

Après un bref salue, nous nous sommes mit en position.

_ A mon top, trois... deux... un... top !

Jefferson lança un maléfice, que je fis passé à côté de ma tête, puis je lança un sort de stupefixion, qui propulsa mon frère contre le mur, pour le faire ré-atterrir au sol, raide comme un bâton.

_ Jade ! Le but était de désarmer ! S'écria le professeur en ranimant mon frère.

_ Eh bien, il est désarmer là.

Des gloussements se firent entendre en provenance de James Remus et Peter, Sirius avait baissé la tête un sourire au lèvres.

_ Bon, je vais vous laisser une deuxième chance, prenez un autre bout de parchemin.

Lorsque j'ouvris le bout de parchemin et vis le prénom inscrit dessus, je me figea regardant dans le vide, cherchant une solution pour éviter d'affronter cette personne. Le professeur s'impatienta et appela le prochain combattant.

_ Black ! Cria-t-il. Sur le podium.

J'entendis Sirius relever la tête, s'avancer vers l'estrade et prendre place en face moi. Le plafond me semblait incroyablement intéressant durant les quelques minutes du salue.

_ A mon top, trois... deux... un... top !

Rien ne se passa, je posais les yeux sur Sirius qui me regardait, nous avions tout deux la baguette tendue, mais rien ne se passa. Aucun de nous deux ne semblait vouloir attaquer en premier. Après cinq minutes d'un long silence le professeur s'avança jusqu'au milieu de l'estrade.

_ Il va falloir attaquer là par contre. Dit-il agacé.

Encore une fois nous n'avons pas réagit. Du moins, pas pour les autres, les yeux plongés dans les siens, j'avais le sentiment de partager quelque chose avec lui, comme une sorte d'échange spirituel.

_ Mais, faites quelque chose enfin ! Attaquez voyons ! Cria le professeur qui tressaillait d'agacement.

Me décidant, je fis sortir des étincelles de ma baguette, les orientent sur moi avant de me diriger vers l'escalier pour descendre. Le professeur m'arrêta et me ramena en face de Sirius. Il fit sortir une bourrasque de vent de sa baguette et je fis semblant d'en laisser tomber ma baguette. Puis à l'unie sons, nous descendîmes de l'estrade.

_ Deux heures de colle ! Hurla professeur.

Jetant un dernier regard à Sirius, je sorti de la salle pour rejoindre la salle commune des Serpentards.

À la fin de la semaine, le vendredi, Sirius vint me cherche à la table des Serpentards.

_ Tu viens ? Demanda-t-il.

_ De quoi ? Demandai-je ne comprenant pas, un instant je crue même qu'il voulait me voir en privé pour se réconcilier.

_ Les heures de colles. Dit-il essayant d'être froid.

_ Oh... Oui, c'est vrais...

J'abandonnais Ludovic, pour partir de la grande salle accompagnée de mon ex petit-ami. Durant la première heure, nous n'échangions, pas un regard, ni même une parole. Le professeur, voulait que nous rangions son bureau, sans magie... Une tache pour le moins épuisante, vue le désordre qui s'étalait sur chaque minuscules parcelles du bureau. Le professeur revient nous voir, après une pause pipi et nous regarda simultanément.

_ Bon alors, pourquoi vous avez refuser de vous battre dans un club de duel.

Aucun de nous ne répondit.

_ C'est personnel. Lâcha alors Sirius.

La couleur blanche montait de plus en plus haut sur mes cheveux et atteignait presque mon cuir chevelue. Le professeur ne posa plus aucune questions de la soirée. Et nous laissa sortir une bonne trentaine de minutes après l'heure prévue. Nous n'avons échangés qu'un bref regard avant de partir chacun de notre côté pour rejoindre nos dortoirs. Ludovic m'attendait dans un des fauteuils de la salle commune, sautillant d'impatience. Il regarda sa montre puis me regarda un grand sourire aux lèvres.

_ Vous êtes sortis bien trente minutes en retard, est-ce que c'est ce que je crois que c'est ? Dit-il en me sautant dessus.

_ Non, c'est l'opposé Ludo... dis-je la voix mal maîtrisé.

La salle était déserte. Sans réfléchir, je me suis effondré dans les bras de Ludovic, pleurant à chaudes larmes. Il ne dit rien, me portant simplement jusqu'au coins du feu, tout en me caressant les cheveux. À chaque fois que j'ouvrais les yeux, un flot de larme me brouillait la vue, je les laissais donc fermés, jusqu'au petit matin. Le samedi, une grande partie des élèves de Serpentard, comme des autres maison, ne se levaient pas avant neuf heure du matin, voir dix heure. Je laissais Ludovic dormir, le recouvrant d'une couverture, puis je parti manger dans la grande salle. Je n'avais ni envie d'étudier, ni envie de manger, ni même envie de partir me balader à Pré-au-Lard. Je ne savais pas vraiment quoi faire de ma peau, je airais dans les couloir, bousculant et criant sur quiconque osait me parler ou me toucher. Lily me croisa dans un couloir et m'obligea à l'accompagner à la bibliothèque.

_ Il doit être das le même état d'esprit.

_ De quoi tu parles.

_ Sirius, James n'arrête pas de faire des bêtises pour le distraire, mais il a le rire difficile en ce moment. Dit-elle en sortant des livres de l'étagère. Tu as les yeux rouges, tu devrais essayer les lunettes de soleil.

Je ne répondis pas, baissant simplement la tête.

_ C'est quoi ce blanc, pourquoi il monte jusque sur ton crâne maintenant ? Demanda-t-elle en fourrant sa main dans mes cheveux.

_ Je ne sais pas. Mentis-je.

_ Tu sais qu'il met sans arrêt la gourmette que tu lui as offert pour noël, en cour il la tripote tout le temps.

Je hochais la tête, trouvant ce détail inutile.

_ Je crois qu'en fait, il n'avais juste pas encore comprit ce qu'il y a entre toi et Ludovic..

_ Il n'y a rien enfin ! Ce n'est que...

_ Ton amis je sais. Mais il a pas encore fait la comparaison entre lui et moi et toi et Ludovic. Ça va arriver. Dit-elle avant de prendre mon visage dans ses mains et de déposer un baisé sur mon nez rose.

Nous avons passé la journée dans la bibliothèque. Mon week-end entier c'est passé dans la bibliothèque. Le lundi matin alors que je cherchais Ludovic, je le vis assis sur un banc de pierre dans la cours, il parlait à un garçon de Gryffondor au cheveux mi-longs. Doucement je m'approchais d'eux pour écouter ce qu'ils se disaient, car l'idée que Sirius accepte d'écouter ou même simplement de s'asseoir à son côté me semblait surréaliste.

_ Parce qu'elle commence à vraiment avoir de la peine, annonça Ludo, j'ai pas envie de la ramasser à la petite cuillère.

Sirius ne répondit pas.

_ Je ne la voie même pas comme une vrais fille, c'est comme ma grande et ma petite sœur réunie. Et puis tu as bien vue ses cheveux, ou même son comportement, si elle n'était pas amoureuse de toi je pense pas qu'elle aurai réagit comme ça. Dit-il avant de marquer une pause pour observer Sirius, et franchement, même toi tu fais une tête de six pieds de long à longueur de journée, c'est stupide. Dit-il finalement.

Je fis le tour pour aller en salle de cours, où il me rejoignit.

_ Où tu étais ? Je t'ai chercher partout. Dis-je innocemment.

_ Nul part, j'avais oublier mon livre dans le dortoir. Dit-il finalement avant de sortir ses affaires.

J'acquiesçais. Pourquoi ne voulait-il pas me dire la vérité ? La fin de la journée arriva à un rythme tellement lent que je crue mourir de vieillesse avant qu'elle ne se finisse. Ludovic lançait sans arrêt des regard derrière mon épaule. Ce soir là je suis allé me balader dans la cours, profitant de l'air frais de l'hiver. Après m'être assise en tailleur sur un banc, je regardais le ciel du crépuscule embrumé. L'air se rafraîchissait de plus en plus, et je commençais à frissonner. Je me suis lever pour retourner dans ma salle commune au chaud. Je longeais le couloir lorsque qu'une silhouette se détacha petit à petit de l'ombre, sans que je puisse l'identifier. Panssant à Ludovic qui devait être à ma recherche je m'agaçais.

_ Je ne suis pas une petite fille Ludovic, je peux retrouver le chemin de la salle seule.

_ J'en doute pas, répondit une voie qui ne ressemblait en rien à celle de mon amis.

L'ombre s'approcha de moi, dévoilant le visage aristocrate de Sirius. Sans que je ne puisse prévenir son geste, il m'enlaça tendrement plongeant son visage dans mes cheveux brillants d'un blanc éclatant. Il resta immobile un moment. Je profitais de cet instant pour ressentir l'odeur de son shampooing à la pêche imbiber mes narines. Puis je déposa mon visage sur son épaule pour profiter de l'odeur du feu de cheminé de ses vêtements.

_ Pardon. Murmura-t-il dans un souffle à peine audible.

_ Je t'ai détesté, ne m'oblige plus à faire ça. Dis-je m'écartant de lui pour l'observer.

Pour toute réponse il me sourit simplement approchant doucement son visage du miens. J'hésitais à ce moment là. Devais-je lui rendre son baisé, et tout irai bien, ou devais-je résister, m'imposer, imposer ma volonté et... Non, j'étais faible, il déposa ses lèvres sur les miennes, et mécaniquement je passa mes mains autour de son cou. Malgré mon sentiment de faiblesse, je m'étais sentie plus heureuse que jamais. Notre étreinte dura un moment, avant que nous ne nous décidions à repartir nous coucher. Arrivé aux escaliers une pensé me traversa l'esprit.

_ Ce mois qui vient de s'écouler, c'est...

_ Comme si rien ne c'était passé. Fini Sirius avant de déposer un baiser son mon front.

Satisfaite je me suis simplement retourner et je suis repartie en direction de ma salle commune. Sirius était devenu beaucoup plus tolérant avec Ludo, et il acceptait même sa présence parmi le groupe pour nos séances de révisions. Ce moment de froid avait totalement disparu de notre mémoire.''

_ Ça fait très « tout vas pour le mieux dans le meilleure des mondes » maintenant. Fit remarquer Ron.

_ C'est ce que je me suis dis, et c'est ce que je me dis encore aujourd'hui. Ricana Jade.

_ Je ne pensais pas qu'il pourrai être autant jaloux... remarqua Harry.

_ J'avoue que moi non plus, j'avais été très choquée à ce moment là. Mais après tout tu ne le connaissais finalement que très peu, comme le reste du monde. Ton père avait été très indulgent, il avait énormément changé pour Lily. Il devenait de plus e plus supportable et calme.

_ C'était un homme bien. Dit Harry sur le ton d'une question et d'une affirmation.

_ A partir de notre sixième année, oui, même s'il n'était pas maléfique, il n'était vraiment sympathique. En particulier au quidditch. Lança Jade le visage rieur.


Voilà, chapitre 4 terminé. Contente que vous ayez survécu à cette looooooongue lecture, et j'espère que vous n'aurez pas été déçu, voilà.

Questions :

- La réaction de Sirius ? Excessive ?

- La relation de Ludo et Jade va-t-elle changé ?

- Comment Jade va-t-elle devenir aussi aigrie et fade ?