Bonjour tout le monde,

Voilà, la semaine dernière je vous ai laissé un petit peu sur votre faim, je l'avoue ce n'était pas cool mais qu'est qu'on ne ferait pas, nous auteurs pour avoir plus de reviews... et bizarrement ça a marché!

Au début de cette fic, je m'étais dit que si un jour j'atteignais les 100 reviews j'écrirais une scène rated M. J'ai eu le malheur (ou le bonheur) d'en glisser un mot à quelques unes d'entre vous et voilà, 101 reviews en comptant la tricherie d'Audreykat (qui a posté 2 fois) et la 101eme review déposée par la compagne d'une de mes fidèles lectrices (d'ailleurs je ne sais pas laquelle ^^).

Bref, je me devais de tenir mes engagements. Voici donc le fameux chapitre 13, à ne pas mettre entre toutes les mains... vous pourrez le zapper si vous n'aimez pas, il ne change pas radicalement les choses mais j'espère devrait faire plaisir à certaines...

Quoi qu'il en soit, continuez à me donner votre avis quel qu'il soit et à la semaine prochaine. Merci.

Z.

Comme toujours, les personnages de OAUT ne m'appartiennent pas mais cette histoire est entièrement mienne...


Chapitre 13: Viens!

Elle la fuyait !

Régina n'en revenait pas. Elle avait pris sur elle pour faire comprendre à la blonde qu'elle avait envie d'aller plus loin que les baisers et les câlins qu'elles avaient échangés jusqu'à là et une fois de plus Emma s'était défilée… Comment était-ce possible ? S'était-elle trompée à ce point en croyant voir dans les yeux émeraude le même désir que celui qui la minait depuis plusieurs jours ? Elle lui avait quand même avoué deux jours plus tôt avoir envie d'elle, elle n'avait pas rêvé!

Lorsqu'elle s'était glissée sur sa compagne sur le canapé et qu'elle lui avait suggéré que la présence d'Henry ne devait pas être un obstacle, elle avait mis toutes ses cartes sur la table. Que pouvait-elle faire de plus pour faire craquer Emma? Pourtant, la blonde lui avait résisté. Telle une anguille, elle s'était faufilée pour lui échapper…

Régina était désespérée. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle n'était pas coutumière de ce genre de démonstration. Pendant plus de dix ans, elle avait mis sa vie sexuelle entre parenthèses. Après l'épisode Daniel, elle avait été brisée et s'était interdit à tout jamais de se montrer aussi faible en ouvrant son cœur. Arrivée à la fac, elle avait été rapidement courtisée par différents spécimens, tous plus convaincus les uns que les autres qu'ils lui mettraient le grappin dessus. Mais elle ne l'entendait pas de cette oreille.

Au début, elle s'était montrée froide et distante mais cela semblait attirer encore plus les prétendants. Elle se jouait d'eux, se complaisant dans le fait de les faire mariner en vain. Une première année passa et la Reine Mills comme ils l'avaient surnommée n'avait pas cédé. En deuxième année, alors que sa mère revenait régulièrement à la charge pour lui présenter des prétendants, elle changea de stratégie. Elle finit par accepter de sortir avec Matt, un garçon sympathique qui était très amoureux d'elle. Il était loin du cliché des jolis cœurs qui lui tournaient autour depuis l'année précédente. Ils étaient dans le même groupe de travaux pratiques et avaient souvent révisé ensemble. Un jour, il avait fini par lui avouer ses sentiments. Elle avait été honnête avec lui, elle l'aimait bien mais n'était pas amoureuse de lui. Lui avait semblé pouvoir s'en contenter, au moins quelques temps.

Matt était charmant et très amoureux, elle se laissa donc porter par le confort de se sentir aimée. La présence du garçon à ses côtés avait également eu le gros avantage de la débarrasser de ses autres prétendants. Sa mère ne trouva rien à redire à cette liaison vu que le père de Matt était un des principaux actionnaires d'un grand groupe médical. C'est ainsi que leur relation s'installa peu à peu et qu'ils finirent par devenir amants. Toutefois, leurs ébats n'avaient rien de passionnés. Elle se rappelait avoir davantage vibré sous les baisers de Daniel que dans les bras de Matt.

Leur relation dura presque deux ans jusqu'à ce que, rongé par la routine et le manque de passion, leur couple ne finisse par éclater. Ce fût Matt qui y mit fin, ne pouvant plus se contenter de simplement vivre à ses côtés. Il avait eu des mots très durs mais tellement vrais :

- « Régina, tu ne pourras pas faire semblant toute ta vie. J'ai espéré longtemps que le simple fait de t'aimer suffirait mais j'ai bien compris désormais que c'était faux. Inutile de se voiler la face, tu ne m'aimeras jamais. Au mieux tu me supporteras et moi je ne veux pas d'une telle relation ».

Ils restèrent amis malgré tout et continuèrent à sortir avec le même groupe qu'avant, essentiellement composé de couples. Matt rencontra bien vite une autre fille, tout l'opposé de Régina, elle était grande, blonde et très amoureuse de lui. Régina était heureuse pour son ancien compagnon mais se sentait de trop, seule célibataire du groupe.

Un jour qu'ils étaient en boîte et qu'elle avait pas mal bu, elle se laissa tenter par les beaux yeux bleus et la carrure athlétique d'un quater back entreprenant. Le lendemain, elle s'était réveillée dans des draps inconnus. Si elle ne se souvenait pas de toute la soirée, elle se rappelait quand même d'avoir apprécié la fougue de son partenaire. Néanmoins, elle n'avait aucune envie d'aller plus loin avec lui. Elle s'éclipsa donc pendant que l'étudiant dormait encore.

Ce fût le déclencheur. A compter de ce jour-là, quand elle en ressentait le besoin, en prédatrice affutée, elle choisissait la proie qui aurait le privilège de partager son lit avec elle. Jamais il n'était question de sentiments et généralement ses amants ne trouvaient pas grâce à ses yeux plus de quelques jours. Physiquement certains parvinrent à la combler mais aucun ne parvint à toucher son cœur. En trois ans, elle cumula plus d'une vingtaine de conquêtes puis finit par se lasser. Arrivée au terme de ses études, elle cessa de chercher des partenaires et trouva dans son nouveau travail un autre épanouissement.

Depuis lors, elle avait tenu à distance les séducteurs et n'avait jamais rencontré quelqu'un capable de la faire vibrer comme Daniel l'avait fait. Peu à peu, elle s'était convaincue qu'elle finirait sa vie seule car l'Amour avec un grand A n'existait pas. Son mariage avec Léopold avait mis fin à sa solitude et elle avait trouvé dans sa nouvelle famille et son travail un équilibre suffisant à se sentir heureuse, entourée d'Henry, Léopold et Granny.

Quelle ne fut pas sa surprise donc quand elle avait ressenti ce trouble caractéristique en présence de sa locataire… Au début elle avait ignoré les signes, les regards, elle ne pouvait pas être attirée par une femme, ce n'était pas possible. Peu à peu, et notamment après la soirée au cirque, elle avait dû se rendre à l'évidence : elle ressentait pour Emma une attirance qui allait bien au-delà d'une simple amitié.

Ce constat l'avait perturbée, et si, comme Granny semblait le prétendre, ce sentiment était réciproque ? Elle avait rapidement décidé qu'elle avait suffisamment perdu de temps jusqu'à là et que ça valait le coup d'essayer. C'est ainsi qu'elle avait pris les devants quand Emma n'avait pas eu le courage d'assumer leur premier baiser. Quelque part au fond de son cœur, elle sentait que ça en valait la peine, qu'elle ne devait pas laisser passer sa chance. Alors elle avait osé. Osé avouer à la blonde qu'elle avait espéré ce baiser. Osé lui dire aussi qu'elle ne la laisserait pas s'enfuir, qu'elle la voulait dans sa vie. Osé encore lui faire comprendre qu'elle avait envie de plus. Osé enfin lui montrer son désir quitte à faire fi de la présence de son fils dans l'appartement voisin…

Elle avait tout osé pour Emma et celle-ci avait fui ! L'estomac noué, le souffle court elle l'avait regardée se lever sans un mot. Après quelques instants qui parurent interminables à Régina, la blonde lui avait tendu la main :

- « Viens. »

Pas certaine d'avoir bien saisi, la pharmacienne secoua la tête et quand elle vit que la main d'Emma était toujours là, elle crut défaillir. Son cœur battait à tout rompre, elle bondit hors du canapé et se saisit de la main face à elle. La blonde l'entraîna vers la chambre, elle referma la porte derrière elles puis lui fit face, plongeant ses magnifiques yeux émeraude dans les siens. Ce regard la bouleversa, confirmant que le désir qu'elle éprouvait était bien réciproque. Les pupilles de la blonde étaient dilatées et celle-ci lui murmura en gardant ses yeux dans les siens.

- « Tu es sure ? »

Régina fit signe que oui d'un hochement de tête, elle était incapable de parler, ni même de bouger. Tout ce qu'elle savait c'est qu'elle voulait Emma, son corps contre le sien, ses lèvres, ses mains, … Elle voulait pouvoir lui montrer combien elle avait envie d'elle.

Alors Emma s'avança et, comme deux jours plus tôt plaqua son corps contre le sien, elle l'emprisonna contre la porte. Puis, relevant une main pour la passer dans ses cheveux, elle murmura à son oreille :

- « Mon Dieu Gina, j'ai tellement rêvé de cet instant que je n'y crois pas… »

Faisant glisser sa bouche le long de son oreille, elle entreprit de parsemer de baisers son cou, sa mâchoire pour revenir à ses lèvres. Ses mains glissèrent lentement depuis son cou vers son décolleté. Régina bomba le torse pour accentuer le contact et encourager la blonde à aller plus loin.

La bouche avide d'Emma avait de nouveau quitté la sienne pour revenir se plaquer à la base de son cou, lui arrachant un gémissement. Encouragée par sa réaction, la blonde entreprit de défaire un à un les boutons du chemisier qu'elle avait enfilé par-dessus une jupe légère avant de venir.

Régina ne savait que faire. Elle avait glissé ses doigts dans les boucles blondes et s'y accrochait autant que possible. Quand Emma eut défait le dernier bouton, elle remonta ses mains et délicatement dégagea les épaules de la brune avant de venir les parcourir de nouveau de sa bouche, alternant baisers et petites morsures tandis que le chemisier tombait au sol.

Régina s'accrochait désespérément à la chevelure d'or de sa compagne en gémissant. Emma continuait son exploration, ses lèvres descendirent entre les seins généreux toujours prisonniers de son soutien-gorge pour atteindre l'estomac de la pharmacienne. Elle s'attarda autour de son nombril et sur ses flanc tandis que ses mains, restées au niveau de ses épaules descendirent à leur tour sur la poitrine offerte. La brune crut alors défaillir, ses jambes ne la portaient plus. Emma dut le sentir car elle se releva et passa les mains dans son dos avant de les faire descendre sur ses fesses, lui provoquant une nouvelle montée de plaisir. Elle l'embrassa de nouveau puis l'invita à nouer ses jambes autour de sa taille. Régina obtempéra instinctivement et fut submergée par la sensation provoquée par le contact chaud du ventre de sa partenaire contre son intimité brulante.

La blonde recula prudemment jusqu'au lit. Quand elle sentit le matelas à l'arrière de ses genoux, elle se laissa tomber en arrière, entraînant Régina avec elle. La brune se retrouva au-dessus d'elle. Les mains d'Emma se perdaient sur ses cuisses. La pharmacienne explora à son tour le cou de sa partenaire et glissa timidement ses mains sous son T-shirt, se limitant à caresser son ventre musclé. La blonde sentit son hésitation, elle se redressa et enleva elle-même son haut, puis, saisissant une main de la brune, elle la porta à son sein avant de se laisser tomber en arrière.

- « Gina, n'aie pas peur, tu peux me toucher. J'en ai tellement envie. »

La brune lui fit un sourire gêné mais encouragée par les caresses des mains revenues sur ses cuisses, elle s'empara du second sein de la blonde et accentua la pression. Elle réalisa combien il était étrange de toucher la poitrine d'une autre femme et combien ce simple contact l'électrisait. La blonde ne la quittait pas des yeux, l'encourageant dans son exploration. Emportée par son désir elle se pencha et vint embrasser à travers la dentelle les seins tendus à l'extrême. Emma ne put retenir un hoquet de surprise.

Elle s'était cambrée à ce contact. Enhardie par cette réaction, la pharmacienne glissa les mains dans le dos de sa compagne pour défaire l'agrafe du soutien-gorge. Dans son trouble, elle dut s'y reprendre à deux fois et grogna de satisfaction quand le vêtement céda enfin. Il fut rapidement éjecté et la brune jeta un regard gourmand sur la poitrine claire qui s'offrait à sa vue. Les tétons d'Emma étaient roses et tendus et Régina ne put résister à son envie de les embrasser. Tandis que sa bouche se posait sur l'un, sa main vint simultanément s'occuper du second, arrachant à la blonde des soupirs de satisfaction.

Le simple fait de s'occuper de la poitrine de sa compagne envoya des décharges électriques dans le bas ventre de Régina qui se plaqua plus encore contre sa partenaire. Sentant son trouble Emma remonta ses mains dans le dos de la brune et libéra à son tour, mais avec beaucoup plus d'aisance, la poitrine généreuse de la brune. Le soutien-gorge de dentelle noire rejoignit rapidement celui de la blonde quelque part sur le sol de la chambre. D'un coup de rein, Emma bascula sur le côté et allongea sa partenaire sur le dos afin de faire connaissance avec sa magnifique poitrine. Elle titilla du bout de la langue un premier téton arrachant à la brune un cri mêlant surprise et plaisir. Elle dévora de baiser le buste de sa compagne puis entreprit de redescendre plus au sud alors que ses mains allaient à la rencontre de la ceinture de la jupe de Régina.

Celle-ci se contorsionna pour lui faciliter l'accès à la fermeture éclair qui lui permettrait de la libérer au plus vite et se retrouva bientôt seulement vêtue d'une culotte de dentelle noire face au regard gourmand de la blonde. La vue de sa compagne maintenant à genoux entre ses cuisses la fit frissonner et elle se redressa à son tour pour défaire le bouton du jean d'Emma. Se faisant, elle avait de nouveau la poitrine d'Emma face à elle et ne put résister à l'envie de mordiller un sein. Emma réussit tant bien que mal à se débarrasser de son pantalon puis, avec un sourire triomphant, elle la bascula en arrière et revint se placer à genoux entre ses jambes.

Lentement elle posa ses mains sur la taille de Régina avant de descendre ses doigts jusqu'au dernier vêtement de la brune. Celle-ci se cambra, invitant Emma à poursuivre. Celle-ci se pencha donc pour embrasser le ventre plat qui s'offrait à elle avant de descendre jusqu'à son pubis, qu'elle embrassa à travers la dentelle.

- « Oh Emma… »

Régina suppliait, son regard de braise suffit à convaincre la blonde qu'il était grand temps de passer aux choses sérieuses. Elle fit glisser la culotte de la brune le long de ses jambes et déposa une nuée de baisers sur son mont de Vénus alors que de ses ongles elle lui griffait l'intérieur des cuisses. Quand enfin elle posa ses lèvres sur la partie du corps de Régina qui la réclamait le plus, la brune se mordit la main pour ne pas crier. La langue d'Emma jouait délicieusement avec son clitoris tandis que ses doigts s'aventuraient entre ses cuisses, traçant des lignes brulantes sur sa peau. Enfin elle la pénétra et Régina crut mourir de plaisir. Elle ne cessait de répéter le prénom de la blonde comme une litanie alors que le rythme s'accélérait. N'y tenant plus, elle agrippa les draps tandis qu'elle se cambrait et ses muscles se contractèrent autour des doigts de la blonde qui vint l'embrasser pour étouffer ses cris. Elles restèrent comme ça un moment, Régina était assaillie de spasmes et Emma ne cessait de l'embrasser tendrement. Des larmes s'échappèrent des yeux de la brune sans qu'elle puisse les retenir.

- « Régina, qu'y a-t-il ? »

- « Oh Emma, c'était tellement bon… »

De nouveau gênée d'exprimer ce qu'elle ressentait, elle cacha son visage dans le cou de la blonde qui la prit tendrement contre elle.

- « Je… jamais je n'ai eu autant de plaisir, c'est merveilleux »

Ses larmes redoublèrent, accompagnées de sanglots.

- « Hé, bébé, ce n'est rien, calme toi. »

La blonde lui souriait tendrement, Régina se sentait ridicule.

- « Mon Dieu, j'ai honte »

Elle essuyait ses yeux et cherchait à reprendre contenance.

- « J'aime bien te voir perdre pieds. Et de savoir que c'est moi qui provoque ça,…Hmmm »

Régina la houspilla puis fronça les sourcils.

- « C'est ce que nous allons voir… »

Elle ne savait pas vraiment où elle allait ni comment elle devait s'y prendre mais se laissa guider par ses envies et les réactions de la belle blonde. Après tout, une femme était une femme, ce qui lui plaisait devait également faire plaisir à l'autre. Elle couvrit de baisers le visage le cou et la poitrine d'Emma tandis que sa main s'aventurait plus bas. Glissant dans le shorty de la blonde, elle la découvrit si humide qu'elle sentit son ventre se nouer de désir. Après une brève hésitation, guidée par les mouvements du bassin d'Emma, elle rencontra d'abord le clitoris de sa belle puis entra enfin en elle. Elle se calqua sur les mouvements d'Emma et ses cris étouffés par l'oreiller pour lui procurer autant de plaisir qu'elle n'en avait eu quelques minutes auparavant. Soudain, dans un dernier râle, Régina sentit les muscles de la blonde se resserrer autour de ses doigts et sa compagne fut secouée de tremblements. Elle cessa alors tout mouvement et resserra son étreinte.

Quand elle eut repris ces esprits, Emma lui demanda d'un air malicieux :

- « Tu es sure que c'est ta première fois avec une fille ? »

- « Il faut croire que j'ai eu un bon professeur… »

- « Et ce n'est que le début »

- « Je ne demande qu'à apprendre, maître »

Elles s'embrassèrent, firent l'amour une bonne partie de la nuit jusqu'à ce qu'épuisées, elles ne s'endorment blotties dans les bras l'une de l'autre.


Voili voilou, ce sera tout pour cette semaine. A mercredi prochain.