Bon voilà enfin la suite et fin de cette histoire… après presque un an. Oui, je sais, pardon énormément !

J'espère que cela vous plaira au moins ! C'est plutôt fluffy je trouve, mais faut de l'amour dans ce monde de brutes non ? :p

( Désolé pour tout les changement de point de vue mais j'en avais besoin, chaque trait symbolise le passage de Stiles à Derek ou vice versa.)


Stiles ouvrit les yeux et remarqua qu'il faisait encore nuit. Il regarda son réveil et maugréa quand il vit qu'il n'était que six heures du matin. On était dimanche et il avait espéré pouvoir faire une grasse matinée. Cependant son hyperactivité l'en empêcha. Ses pensées se tournèrent immédiatement vers Derek ce qui l'énerva grandement. Il fallait qu'il se le sorte de la tête pour de bon. L'adolescent sortit de sa chambre doucement et alla coller l'oreille à la porte de la chambre de son père. Il n'y entendit aucun bruit et en déduisit que son père était déjà partit pour le travail. Il s'habilla, se lava les dents puis descendit, prit sa veste, ses clés – non sans les faire tomber- et sortit de sa maison. Une ballade allait lui faire du bien. Du moins c'était ce que l'hyperactif espérait.

L'air frai du matin lui piquait le visage mais ce n'était pas désagréable. Il marchait vite essayant d'oublier tout ce qui tournait dans sa tête. Le jeune homme brancha ses écouteurs à son portable et choisit une chanson sans trop y faire attention.

« I don't quite know
How to say
How I feel

If I lay here
If I just lay here
Would you lie with me and just forget the world ? » *

Évidemment, il avait fallut qu'il tombe sur cette chanson. Cette chanson qui lui faisait irrésistiblement penser à Derek depuis quelques temps déjà. Quelques temps… Quelques mois plutôt.

L'adolescent soupira. Il était parti pour oublier Derek mais c'était pire. Il donna un coup de pied dans un caillou et bifurqua. Il fallait qu'il se rende à l'évidence. Oui il devait aller lui dire, avant qu'il ne soit trop tard. Alors Stiles pressa le pas, courant presque en direction du loft du cadet des Hales.

Stiles franchit sans bruit le seuil du loft. Tout était calme dans la maison du loup. Celui-ci devait encore dormir pensa l'adolescent, alors ce dernier décida d'entrer dans la chambre du loup. Celui-ci dormait en effet, doucement, sereinement. C'était tellement rare. Lui qui était si souvent tendu, coléreux, torturé, triste… cela semblait si précieux. L'adolescent se senti un peu étranger pourtant il avait aussi la sensation d'être à sa place, enfin. Son cœur loupa un battement lorsqu'il le vit. La peluche à demi cachée par les bras puissant qui l'étreignaient. Un sourire irrépressible vint sur les lèvres du garçon et son estomac se contracta. Il avait bien fait de venir.

L'hyperactif laissa le loup à son paisible sommeil et décida de lui faire –encore- une autre surprise. Il se mit à fouiller un peu partout et commença à cuisiner un magnifique petit déjeuner. L'adolescent avait toujours aimé cuisiner et cela lui permettait de ne pas trop penser à la raison de sa venue.


Derek papillonna des yeux, son corps prit peu à peu conscience des objets autour de lui, les draps et la peluche, émergeant d'un de ses plus reposants sommeils depuis des années. Il sourit bêtement et après avoir posée la peluche à côté de lui, le lycanthrope balança ses jambes par-dessus son lit. C'est alors que la douce odeur de pancakes mélangée à celle plus amère du café frai lui parvint au nez. Il entendit des pas bien connus.


Stiles avait tout préparé, le café attendait d'être servi dans la cafetière, les pancakes toutes chaudes ne demandaient plus qu'à être mangées. Il était assis depuis quelques minutes. Ruminant son inquiétude, son appréhension. Qu'allait penser Derek de tout ça ? Allait-il lui rire au nez ? Lui demander de partir gentiment, comme on éconduirait un enfant ? Ou bien lui grognerait-t-il dessus en le chassant à coups de pieds ?

Il entendit le bruit d'une latte qui grince et su que le loup était levé.

Alors, il paniqua, repris ses affaires et sortit à toute vitesse avant que Derek puisse le voir.


Le Hale n'eut en effet pas le temps de voir le jeune Stilinski mais avait su reconnaître son odeur. Lorsqu'il arriva dans la pièce principale un rapide coup d'œil lui permit d'apercevoir un copieux petit déjeuner, qui lui rappela ceux de son enfance, et la porte d'entrée qui se fermait. Il ne comprit pas exactement ce qu'il fit alors, mais son instinct le poussa à rattraper l'adolescent.

Ce fut vite fait – pouvoirs de lycanthrope obligent- et il put attraper le bras de l'adolescent.

-Stiles attend.

-Attendre quoi Derek ? rétorqua l'adolescent les yeux un peu embués.

-Je… Tu as bien fait tout ça pour une raison non ? Le petit déjeuné, la peluche…

L'adolescent se plaça en face de lui et plongea ses orbes caramel dans ceux vert eau du loup.

-Ce n'est pas évident peut être ? Toi qui crois toujours tout savoir. T'es pas doué en relations humaines hein ? Parce que ça fait des mois que je ressens ça. Je viens d'en prendre conscience mais ça fait des mois. Des mois…

-De quoi tu me parles Stiles ? demanda Derek désemparé, le cœur partagé entre espoir, doute et appréhension.

-… Des mois… Des mois que je crève d'amour pour toi Derek. Des mois que je suis tombé amoureux de toi et des mois que j'essaie de te le faire comprendre. Mais tu t'es toujours borné à me voir comme l'adolescent stupide, borné et faible. Alors voilà, voilà de quoi je te parle Derek. Alors s'il te plait fait moi au moins le plaisir de ne pas me rabaisser et s'il te plait lâche moi.

Stiles retenait ses larmes de toutes ses forces, mais c'était fait. Il ferma fort les yeux pour stopper le flot salé et commença à se retourner quand un corps se colla contre le sien et qu'une main saisie sa nuque tandis que l'autre enserra son poignet.

-Ne pars pas je t'en pris, murmura Derek.

-Qu'est ce que tu fais ? paniqua Stiles en essayant de se dégager.

-Viens par là.

Les lèvres légèrement rugueuses du lycanthrope se posèrent sur les siennes, sa barbe piquant ses joues.


Le baiser fut d'abord hésitant, maladroit et l'hyperactif ne lui répondit pas tout de suite. Mais il se reprit rapidement et le baiser devint plus langoureux, plus vivant. Derek essaya de faire passer tous ses sentiments par ce geste. Sa main, qui était posée sur la nuque de Stiles, s'enfouit dans les cheveux en bataille de l'adolescent, caressa la joue rougie de son pouce. Le loup garou ne réfléchissait plus, ce qui lui aurait semblé incongrue la semaine dernière lui paraissait maintenant être l'évidence même. Stiles… il avait toujours pensé qu'il se construirait une famille avec une femme. Mais l'adolescent avait tout chamboulé ces derniers jours, ces dernières semaines, ses derniers mois. Il ne savait pas depuis combien de temps, ou même comment cela était arrivé mais il était amoureux.

Stiles mit doucement fin à leur baiser en s'éloignant.

-Pourquoi tu as fais ça ? murmura-t-il.

-Parce que je t'aime.

La facilité avec laquelle le loup prononça ces mots l'étonna. L'amour donnait des ailes disait-on. L'adolescent n'eut pas vraiment de réaction au départ. Puis il sourit béatement et une larme roula sur sa joue. Mais Derek savait que cette perle salée été une larme de joie, de soulagement. L'hyperactif l'embrassa de nouveau dans un baiser plus espiègle, joueur. Derek poussa un grognement de frustration quand l'adolescent s'éloigna de lui pour parler.

-Alors comme ça le loulou grogne ? Il ne veut plus lâcher son nouveau jouet ? Chuchota Stiles avec un rictus à la fois tendre et moqueur.

Le lycanthrope, joueur également, se mit à lui mordiller la nuque puis, se stoppant soudainement et attrapant le poignet de son compagnon, l'entraina vers le loft.

-Allez allons manger tes pancakes, j'ai une faim pas possible…

-Une faim de loup ? Rit Stiles en se laissant entrainer.

-Oui, fais attention à toi, le grand méchant loup pourrait te manger aussi… dit-il taquin.

Il attrapa le lycéen par la taille et inspira son odeur effleurant délicatement sa clavicule de son nez provoquant un frisson chez sa victime.

Oui vraiment, l'amour lui donnait des ailes.


*Je ne sais pas vraiment
Quoi dire
Comment je me sens

Si je m'allongeais ici
Si je ne faisais que m'allonger ici
T'allongerais-tu avec moi et oublierais-tu le monde ? – Chasing Cars de Snow Patrol

Voilà ! C'est fini et j'espère que ça vous à plut. Merci à ceux qui m'ont suivit !

A bientôt peut être !

Bisous !