Coucou, me revoici enfin. Bon les blacks ont été les plus forts… Dommage.

Alors comme ça vous n'aimez pas Cora? Et il y en a même qui ont dit me haïr... Pfff quelle déception! Ne vous ai-je pas dit qu'elles auraient leur fin heureuse? Celle-ci n'en aura que plus de valeur si elles traversent... disons... quelques épreuves, c'est tout.

Il est temps pour vous de découvrir ce dont Gold et Cora sont capables...

Je dois vous avouer aussi que j'ai subi de très grosses pressions, un chantage en quelque sorte de la part de celle qui est également responsable de mon retard à publier. Oui, AudreyKat, c'est bien de toi dont il s'agit… Je t'avais dit que je finirai par te dénoncer ). J'ai donc fini par céder et il y aura une « petite » scène M dans ce chapitre. Si elle ne vous convient pas, vous savez à qui vous plaindre ;).

Comme d'habitude, les personnages de OUAT ne m'appartiennent pas mais cette histoire est entièrement le fruit de mon imagination ).

Bonne lecture.

Z.


Chapitre 21: Libres?

- « Quoi? Que voulez-vous dire enfin? »

Le gouverneur Gold se redressa, gonflé de satisfaction.

- « Un instant très chère... »

Il fit signe à son avocat, Glass, de s'approcher et, masquant de sa main le micro du téléphone, lui souffla.

- « Vous voyez l'inspecteur Swan et la femme brune là-bas? »

L'avocat qui avait suivi le regard de son client acquiesça.

- « Bien, suivez les, tâchez d'en savoir plus sur leurs relations et je vous promet que nous le gagnerons ce procès soit disant perdu d'avance. »

Glass ne se fit pas prier. Avoir le gouverneur comme client n'était pas de tout repos mais lui assurait un revenu confortable alors, sans se poser d'avantage de question, il quitta le tribunal à la suite des deux femmes, visiblement très proches.

Ainsi, l'inspecteur Swan serait lesbienne? Quel dommage, c'était une jolie femme mais pas aussi belle que la brune qui l'accompagnait. Il les suivit à travers Folley square jusqu'à l'angle de Lafayette et Worth street où elles prirent congé de maître Dwarf puis s'installèrent dans un Starbucks coffee pour prendre un petit déjeuner. Apparemment la brune était venu surprendre l'inspectrice à la sortie du tribunal et aux échanges de regards entre elles, à la façon dont la main de la brune enveloppait celle de la blonde, la relation qui les liait ne faisait aucun doute. L'échange d'un tendre baiser vint confirmer ses doutes.

Bon OK, elle est lesbienne. Et alors? En quoi ça va pouvoir nous servir au procès?

Quand elles eurent quitté la terrasse du café, L'inspectrice passa un appel téléphonique, assez court puis se rapprocha de sa compagne avec le sourire. Elle passa sa main autour de la taille de la brune et toutes deux partirent d'un bon pas vers Broadway.

Tandis qu'il les suivait à distance, Glass vit la blonde héler un taxi dans lequel les deux femmes s'engouffrèrent.

- « Et m...! »

L'avocat se mit à courir et fit signe à un autre taxi, heureusement facile à trouver en ce milieu de matinée à Manhattan.

- « Suivez ce taxi »

- « Hep là mon p'tit monsieur, c'est quoi votre histoire, là? Vous êtes de la police? »

- « Pas de la police mais avocat et si vous ne faites pas ce que je vous demande je vous jure que je trouverais un moyen de faire sauter votre licence. »

- « Ok, Ok, après tout je m'en fiche. C'est lequel de taxi vous dites? »

Glass lui indiqua le véhicule qui venait de redémarrer et aussitôt le chauffeur le prit en filature.

- « Si vous voulez mon avis, il va droit sur le tunnel. Vous comptez le suivre loin? »

- « Aucune idée, on lui suit, j'ai de quoi vous payer! »

- « Bien »

Les deux taxis se frayaient leur chemin dans les encombrements habituels sur Manhattan, quand tout à coup, alors qu'ils approchaient de l'entrée du tunnel, le premier bifurqua à droite sur Little West Street.

- « Ah, là ça change tout. Je pense qu'on est bientôt arrivé! »

Effectivement, à peine avait-il dit ça que le premier taxi se gara. Glass lui indiqua de continuer et de se garer un peu plus loin. De l'endroit où ils se trouvaient, ils virent distinctement le chauffeur de l'autre taxi discuter avec ses clientes puis sortir de son véhicule et le contourner pour leur ouvrir la portière tandis qu'un portier en livrée venait à leur rencontre.

- « Ben j'peux vous dire qu'elles ont du fric ces deux-là, le Ritz c'est quand même un des hôtels les plus chers du coin. »

Tandis que le premier taxi redémarrait, Sydney Glass vit les deux femmes entrer main dans la main dans le hall du prestigieux établissement. Sa filature s'arrêtait là pour le moment. Il indiqua au chauffeur de le ramener au tribunal.

Emma n'en revenait toujours pas. Régina était là devant elle. Elle était venue, spécialement pour elle, pour la soutenir. Alors qu'elles s'installaient dans le Starbucks, Régina commanda un double expresso pour elle et un chocolat cannelle pour Emma. Elle s'assit ensuite face à la blonde. Celle-ci était radieuse.

- « Mais..., quand es-tu arrivée? »

- « Tout à l'heure vers huit heures, j'ai eu juste le temps de poser ma voiture à l'hôtel avant de venir te rejoindre au tribunal. Un peu plus et je te ratais... Dis donc ça a été rapide. »

- « Tu as roulé de nuit? Exprès pour être là? »

- « Ça ne te fait pas plaisir? »

- « Tu rigoles, je suis ravie... mais... tu comptes rester? »

- « Ce ne serait pas raisonnable de reprendre la route en ayant si peu dormi tu ne crois pas? »

Emma ne put que confirmer.

- « Tu as parlé d'un hôtel? »

- « Ah, ça, c'est une surprise. Tu verras bien. Si tu me suis bien évidemment. Peut-être avais tu d'autres projets? »

La main de la brune était venue se poser sur celle de la blonde. Elle l'enveloppait de ce regard auquel Emma ne savait résister.

- « Euh, donne-moi deux secondes s'il te plait. »

L'inspectrice sortit son téléphone de la poche de sa veste rouge et composa rapidement un numéro.

- « Allo, Jenny? Oui c'est Emma, …, Oh comme prévu, il faut attendre l'audience devant le jury. Non, non, pas encore, on saura dans la semaine. Oui, euh, Régina est venue me rejoindre, ne m'attendez pas ce soir... Non, je ne sais pas, c'est une surprise. »

Elle remercia encore son interlocutrice puis raccrocha et gratifia la brune qui lui faisait face d'un magnifique sourire.

- « Et maintenant Madame Mills, je suis toute à vous. »

- « Dans ce cas, suis-moi! »

Elle se leva, aussitôt suivie de la blonde qui lui glissa un bras autour de la taille. Elles sortirent du café et se dirigèrent d'un pas rapide vers Broadway.

- « Hep, taxi! »

Régina saisit la main de l'inspectrice et l'invita à s'installer dans le véhicule.

- « Hotel Ritz-Carlton s'il vous plait. »

Emma se laissait guider mas en entendant le nom de l'hôtel elle tiqua.

- « Quoi? Le Ritz? »

- « Oui, le Ritz. Et alors? »

Le véhicule s'était mis en route, le chauffeur regardait du coin de l'œil ses passagères. La brune avait enlacé sa compagne qui s'était lovée tout contre son épaule. La première déposa quelques baisers sur le front de la blonde et, au regard qu'elles échangèrent, il songea, attendri qu'elles formaient un très beau couple et échangea un sourire discret avec la brune qui n'avait rien perdu de son manège.

Arrivé à destination, elle lui laissa un copieux pourboire et c'est avec un sourire sincère qu'il alla leur ouvrir la portière et leur souhaita une bonne fin de journée. Il les regarda s'éloigner vers l'hôtel, accompagnées d'un groom.

Elles pénétrèrent main dans la main dans le hall de l'hôtel, faisant fi des regards curieux des autres clients. A peine eurent elles atteint la réception que l'homme qui se trouvait derrière se saisit d'une carte électronique et la tendit à Régina.

- « Madame Mills, votre chambre est prête, vos bagages y ont été déposés. Miles va vous y conduire. »

- « C'est inutile merci. Je connais le chemin. »

Elle se saisit de la carte et tourna les talons, suivie par une Emma dubitative.

Tandis que l'ascenseur les amenait au 35eme étage du prestigieux établissement, la blonde regardait sa compagne, complètement éberluée par la situation.

- « Tu es déjà venue ici? »

- « Oui, c'est le pied à terre New-yorkais de ma très chère mère. »

- « Eh bien, on ne s'emm..., pardon, s'ennuie pas dans la famille Mills ».

- « Détrompe toi Emma, je me suis toujours ennuyée à mourir dans ce palace, obligée de suivre ma mère dans son cinéma mondain. »

- « Alors, pourquoi être descendue ici alors? »

- « La facilité je suppose, le confort d'être dans un lieu connu. Et puis j'ai envie de partager avec toi le plaisir d'être ici. Je suis sure que ça effacera de ma mémoire toutes les fois où je suis venue contrainte et forcée. »

- « Bien, on dirait donc que je suis investie d'une mission... »

- « Tout à fait Inspecteur Swan. A compter de maintenant, vous avez la mission de me faire oublier ma mère tandis que je vous ferai oublier le procès et ce rat de Gold. »

- « Mission acceptée chef! »

La porte de l'ascenseur s'ouvrit sur un long couloir et Régina entraîna sa compagne avec elle vers la porte du fond. Elle passa la carte dans le lecteur.

- « J'aimerai que tu fermes les yeux un instant Emma »

L'inspectrice s'exécuta. La brune se plaça dans son dos, posa ses mains sur ses hanches et la guida à l'intérieur de la chambre. Emma entendit le clic de la porte qui se refermait et une main de Régina la quitta un instant pour fermer le verrou. Il régnait dans la chambre une odeur légère de pomme et tandis qu'elle avançait, guidée par Régina, Emma eut la surprise de sentir les rayons du soleil sur son visage. Elle sourit.

- « Quelle belle vue »

- « Tu triches. »

- « Pas du tout, je viens de sentir le soleil sur ma peau, sur le côté gauche. Vu l'heure qu'il est, on est donc devant une fenêtre, plutôt orientée sud ou sud-ouest. Et comme on est au 35ème étage, la vue doit vraiment être impressionnante. Je peux? »

- « Impressionnant inspecteur! Attends encore un peu s'il te plait »

Régina fit glisser la veste rouge des épaules de la blonde et la posa sur un fauteuil. Elle se débarrassa de son blazer et de ses escarpins et revint se placer derrière la blonde. Elle glissa ses bras autour de sa taille et ses mains disparurent sous la chemise d'Emma. Elle se plaqua contre son dos et posa sa joue contre son omoplate. Sans ses talons, elle était bien plus petite que la policière.

- « Je pense que maintenant tu peux ouvrir les yeux. »

Emma prit tout son temps, elle posa tout d'abord ses mains sur celles de sa compagne pour resserrer son étreinte. Sentir le corps de Régina tout contre elle, ses bras protecteurs autour de sa taille la plongeait dans un état second. Elle était comme sur un petit nuage. Si elle ouvrait les yeux trop vite, elle craignait de tomber.

- « Emma? »

- « Mmm? »

- « Tu as ouvert les yeux? »

- « Non, non, je profite, je suis bien là, tout contre toi. »

- « Tu sais que je ne vais pas disparaître si tu ouvres les yeux...? »

- « Ah bon? Alors, allons-y! »

Et elle s'exécuta. La vue n'était pas simplement belle, elle était splendide. Face à elle, la baie d'Hudson s'étalait avec à droite Ellis Island et au fond, la statue de la liberté.

- « Oh Gina, c'est magnifique »

Elle se tourna pour faire face à sa compagne, passa ses mains dans les cheveux de celle-ci pour dégager son beau visage et lentement, comme en dansant, elle la fit se tourner, dos à la baie vitrée. Puis, se reculant d'un pas, elle examina la vue et dit d'une voix fiévreuse.

- « Voilà, là c'est encore mieux. Parfait! »

Et tandis que les mains de la brune se faisaient plus insistantes sur ses flancs, elle se pencha lentement en avant pour capturer les lèvres offertes de sa compagne.

Régina sourit sous le baiser d'Emma et resserra son étreinte pour ramener la blonde tout contre elle. Sentir le corps d'Emma, son odeur, ses lèvres dans son cou la faisait se sentir à la fois si forte et si faible. Comment un tel sentiment de plénitude était-il possible ? Ici, avec Emma, elle était à sa place. Peu importait le procès et ses conséquences, quoi qu'il advienne, c'était Emma qui constituait désormais son port d'attache.

Les mains de la blonde avaient suivi sa bouche et étaient descendues au niveau des épaules de Régina. Elle écarta le décolleté de la robe pour déposer un chapelet de baisers sur son épaule droite en s'attardant au niveau de la bretelle de son soutien-gorge sous laquelle elle glissa ses doigts. Régina sentit ses jambes se dérober sous elle. Le désir qu'elle éprouvait à cet instant la submergeait. Elle défit précipitamment les boutons de la chemise d'Emma qui gémit quand d'un geste sec, sa compagne ouvrit les pans du vêtement et posa à son tour ses lèvres sur la peau claire de son cou.

Rapidement la chemise de l'une et la robe de l'autre furent abandonnées négligemment sur la moquette épaisse de la chambre d'hôtel.

Toujours enlacées, elles dérivèrent peu à peu jusqu'à atteindre le bord du lit, immense, qui les accueillit en douceur quand la blonde les fit basculer. Régina n'était plus qu'en sous-vêtements et son ensemble en dentelle rouge captiva le regard de sa belle. Emma se releva un instant pour se débarrasser de son pantalon et revint aussitôt rejoindre la brune. Elle s'approcha lentement des jambes parfaites de sa compagne qu'elle entreprit de couvrir de baisers depuis les chevilles, remontant peu à peu en rampant. Volontairement elle esquiva le slip rouge qui ne manqua pas d'attirer son regard et focalisa ce dernier sur l'autre sous vêtement qui couvrait deux trésors. Doucement, elle effleura de ses lèvres le ventre plat de la pharmacienne tandis que ses mains remontaient le long de ses côtes, déclenchant au passage de légers tremblements.

Quand sa bouche se posa entre les deux seins de Régina, cette dernière laissa échapper un râle d'impatience et noya ses mains dans les boucles blondes de l'inspectrice. Imperceptiblement elle sentait son corps lui échapper et répondre sans qu'elle ne puisse le contrôler aux douces sollicitations de la blonde qui continuait son ascension. Les mains curieuses de la policière parcouraient maintenant sa poitrine toujours prisonnière et tendue à l'extrême et elle ne put retenir un cri de plaisir quand la blonde glissa ses doigts sous la dentelle pour mieux la titiller.

- « Emma. »

Imperturbable, la blonde reprit son exploration puis effaça d'une main agile les bretelles du soutien-gorge tandis que son autre main passait dans le dos de sa compagne pour le dégrafer. Quand l'attache céda enfin, elle fit glisser les bretelles le long des bras de Régina et sa bouche se posa sur la peau soyeuse d'un sein.

La brune sentit son cœur exploser, comment était-il possible de désirer chaque fois un peu plus sa compagne? Celle-ci allait la rendre folle. Et alors qu'Emma se reculait à genoux pour redescendre vers le dernier rempart couvrant sa belle, Régina se redressa sur ses coudes, tentant tant bien que mal de reprendre les rênes de la situation.

Mais ce fut en vain. La simple vue de la blonde, lovée à genoux entre ses jambes, et qui maintenant finissait de la dévêtir la fit chavirer. Elle bascula sa tête en arrière dans un soupir et souleva son bassin pour quémander plus.

Sentant que Régina était entièrement à sa merci, Emma prit son temps pour approcher ses lèvres du centre de sa compagne. Elle déposa d'abord une nuée de baisers légers sur l'intérieur des cuisses qu'elle avait emprisonnées dans ses mains puis renonça à la faire patienter davantage et accéda enfin à sa requête pas si silencieuse que ça. Sa bouche vint se poser sur le bouton gonflé et la brune se cambra un peu plus. Libérant une cuisse, Emma découvrit du bout des doigts le fruit du désir de sa compagne qui, cessant de lutter, s'était laisser retomber sur le matelas.

Totalement esclave de la bouche et des doigts de sa belle, la pharmacienne ne put retenir bien longtemps la vague de plaisir qui l'avait envahie et qui déferla sur elle la réduisant à néant.

Il lui fallut plusieurs minutes pour se remettre. Elle se tourna vers Emma qui était venu s'allonger à ses côtés. Appuyée nonchalamment sur un coude, celle-ci lui lançait un regard plein d'amour tout en jouant avec une mèche brune. Régina lui sourit et lui caressa la joue.

- « Mon Dieu Emma, je ne me lasserai donc jamais… »

- « J'espère bien que non. »

Tendrement elle se pencha sur elle et captura ses lèvres. Front contre front, elles restèrent un petit moment à simplement se perdre dans le regard l'une de l'autre, puis leurs bouches se joignirent de nouveau…

Sidney Glass arborait un sourire très fier en sortant du bureau du gouverneur gold. Il lui avait rapporté le fruit de sa filature et l'homme politique s'était empressé d'appeler sa mystérieuse correspondante. Au sourire mesquin qui avait barré le visage de Gold, pareil à une grimace, l'avocat avait compris qu'il avait rempli sa mission avec brio.

Emma embrassa la brune une dernière fois et s'extirpa du lit pour se rendre à la salle de bain. Elle entra sous la douche et sourit en se remémorant les deux heures qu'elles venaient de partager. C'était la première fois depuis qu'elles étaient ensemble que Régina se laissait complètement aller et qu'elle se montrait en retour aussi entreprenante. C'était la première fois aussi qu'elles étaient seules en tête à tête sans Henry ou quiconque d'autre dans les environs. Visiblement cela avait stimulé l'appétit de sa compagne qui avait fait montre de plus d'audace, de moins de retenue. Les voisins, s'il y en avait çà cette heure, en avaient surement profité. Son sourire s'agrandit au souvenir de Régina se mordant la lèvre et cherchant à soutenir son regard alors qu'elles jouissaient ensemble.

Troublée à ce simple souvenir, Emma tourna le sélecteur de la douche pour en rafraîchir le jet puis frissonna. Elle sortait de la cabine, enroulée d'une serviette quand la brune entra à son tour dans la salle d'eau.

- « Tu as faim ? »

Elle n'était vêtue que de la chemise d'Emma, tout juste croisée sur sa poitrine et le vêtement clair mettait en valeur sa peau halée. Le regard de la policière s'attarda sur le décolleté puis les jambes de la pharmacienne, elle n'était pas sure de savoir vraiment de quel appétit parlait la brune.

- « Je suppose que tu as déjà prévu quelque chose ? »

- « Pour commencer, je prendrai bien une douche… »

Laissant tomber la chemise, elle se glissa dans la cabine refermant la porte avant que la blonde n'ait pu réagir. Emma soupira. Adossée au mur elle regardait sa compagne, devinant ses courbes parfaites à travers la buée de la vitre. Elle resta là quelques minutes jusqu'à ce que la porte de la cabine ne s'entrouvre et qu'une main délicate ne l'invite à y entrer de nouveau.

Le réceptionniste de l'hôtel remercia le client qui lui avait remis sa carte et se tourna l'air inquiet vers sa jeune collègue qui était en ligne depuis quelques minutes avec une cliente retorse. Il lui fit signe pour savoir si elle avait besoin d'aide mais elle refusa poliment. Il avait bien vu qu'elle était stressée. Sa main tremblait en prenant quelques notes et elle n'arrivait visiblement pas faire entendre raison à la personne qu'elle avait au bout du fil.

Il prit le bloc-notes des mains de sa collègue et écrivit :

- Un problème ?

La jeune femme écrivit à son tour en prenant un air désolé :

- Madame Mills, la mère.

Il grimaça, compatissant. La mère Mills allait encore sévir… il tendit l'oreille pour tenter de comprendre quel était le problème.

- « Non Madame, je ne suis pas autorisée à vous fournir ce type de renseignements….J'ai bien compris Madame mais c'est Monsieur le Directeur lui-même qui nous a laissé ces consignes… Bien entendu Madame, vous verrez avec lui mais il n'est pas joignable pour le moment… Oui elle est disponible…. Deux nuits. C'est noté. Tout sera prêt. A tout à l'heure Madame Mills. »

La jeune femme raccrocha le téléphone et souffla en regardant son collègue.

- « Que voulait-elle ? »

- « Savoir le numéro de chambre de sa fille. »

- « Et tu lui as dit ? »

- « Non et elle n'était pas contente. Je lui ai rappelé que le règlement m'interdis même de lui dire si elle est là ou pas. »

- « Elle n'a pas dû apprécier. »

- « C'est le moins qu'on puisse dire, elle m'a menacée de me faire virer. »

- « Ouais normal, mais tu as eu raison, elle se croit tout permis. »

- « C'est incroyable comme cette femme peut être antipathique. J'ai du mal à croire que Régina Mills soit sa fille. »

- « J'ai presque envie de la prévenir que sa mère débarque cet après-midi… vu comme elle était en colère, ça n'annonce rien de bon.»

L'homme se rappela de l'arrivée de Régina Mills ce matin. Radieuse, au bras d'une belle blonde…

- « Zut, je crois savoir ce qui met la mère Mills hors d'elle et ça promet du grabuge. »

Sa jeune collègue le regardait incrédule.

- « Sa fille n'est pas seule… »

- « Et alors ? Elle est majeure non ? »

- « Elle est accompagnée d'une superbe blonde… »

- « Ah…. Oui je crois qu'il vaut mieux les prévenir alors… »

L'homme acquiesça en tendant la main pour décrocher le téléphone. Un appel intérieur.

- « Réception ?... Bien sûr Madame Mills. Je vous fais monter ça d'ici 5 minutes… Avec plaisir Madame. »

Il hésita et alors que sa collègue lui faisait de grands signes, il rajouta.

- « Madame, je vous prie de m'excuser, je ne devrais pas mais sachez que Madame votre mère vient d'appeler et elle sera là d'ici deux heures… Oui Madame… de rien Madame, je vous en prie. »

A plat ventre sur le lit, Emma regardait Régina tandis que celle-ci appelait la réception pour commander un plateau repas. Tout à coup, la brune se raidit puis remercia le réceptionniste. Elle raccrocha et revint vers le lit en tenant le téléphone fermement sur son cœur. Dans son regard, la blonde vit de la panique mêlée à de la colère.

- « Gina, qu'y a-t-il ? »

- « Ma…, ma mère. Elle arrive »

- « Quoi ? »

- « Le réceptionniste vient de me prévenir que ma mère serait là cet après-midi. Ca ne peut être un hasard. »

- « Hé, Gina, pas de panique, qu'as-tu à craindre ? »

- « Je crains Emma que tu ne sous-estime le pouvoir maléfique de ma mère. Mais comment à t'elle pu savoir que j'étais là? »

- « Gold ? »

- « Oui le serpent a dû me voir au tribunal. »

- « Gina, que veux-tu faire ? »

- « Rien, j'ai passé l'âge de fuir devant elle. Je vais la laisser dévoiler son jeu. Nous verrons bien. »

- « Je suis avec toi Gina, je ne te laisserai pas, ne l'oublie pas. »

Elles prirent donc le repas dans leur chambre comme c'était prévu puis partirent se promener dans New-York, histoire d'oublier pendant quelques heures la confrontation qui ne tarderait plus avec la mère de la brune. Mais au fur et à mesure que l'après-midi avançait, celle-ci se refermait peu à peu au désespoir d'Emma qui se sentait complètement impuissante. Alors qu'elles retournaient à leur hôtel, elles firent une halte dans Battery parc. Emma glissa un bras autour de la taille de Régina et l'attira tout contre elle. La brune se laissa aller contre son épaule.

- « Emma, j'ai peur. Ma mère sait se montrer redoutable. »

- « Chut, que peut-elle nous faire ? »

- « Elle est très influente, a beaucoup de contacts. Elle pourrait influencer le jury, je ne sais pas… Ce qui est sûr c'est qu'elle va chercher à nous séparer… »

- « Et elle n'y arrivera pas. Gina, regarde-moi. Je t'aime et si tu es capable de rester avec moi malgré une condamnation, moi je saurai résister aux magouilles de ta mère, je te le promets. »

La brune releva son regard pour le plonger dans celui d'Emma et l'embrassa tendrement.

Soudain, une voix glaciale les interrompit:

- « Voyez-vous ça? Ainsi donc Gold avait raison... Tu es décidemment tombé bien bas ma fille. Comment oses-tu t'exhiber ainsi? C'est ça que tu appelles prendre ta vie en main ? Quelle honte !»


Alors? Vous l'aimez Cora ? Moi non ;)