Bonjour tout le monde !
Non, vous ne rêvez pas, c'est bien moi qui suis de retour après plus de trois mois d'absence. Je ne rentrerai pas dans les détails mais ma vie a pas mal changé ces derniers mois et si auparavant j'avais peu de temps pour écrire, désormais je n'en ai pratiquement plus du tout.
Cependant j'ai pris un engagement et je tiens toujours mes promesses. Je n'ai pas oublié que je vous dois un épilogue. Vous avez suffisamment attendu alors j'ai décidé de vous livrer ce que j'ai rédigé depuis déjà plusieurs semaines. Initialement je pensais tout publier en une seule fois mais ce ne serait vraiment pas raisonnable de vous faire attendre encore.
Voici donc le premier des trois volets que contera finalement l'épilogue de cette histoire. Et comme cela va bientôt faire un an que j'ai démarré cette aventure avec vous, je me suis dit que ce serait bien si j'arrivais à boucler le tout d'ici la date anniversaire, le 24 avril. J'espère donc publier les deux prochains volets de l'épilogue au rythme de un par semaine à quelques jours près. Je vous dis donc à très bientôt et bonne lecture.
Bises,
Z.
Comme toujours, les personnages de OUAT ne m'appartiennent pas mais cette histoire est entièrement le fruit de mon imagination ).
Régina prit une profonde inspiration en regardant par la vitre latérale de la Mercédès. Pour une fois, elle avait accepté de céder le volant à quelqu'un et c'est David qui avait décroché ce privilège. Après tout ils n'avaient que quelques centaines de mètres à parcourir et Marie-Margareth assise à l'avant veillait.
Malgré tout, la pharmacienne était nerveuse. Elle scrutait l'entrée du parc qui venait d'apparaitre au but de l'avenue, essayant d'apercevoir le moindre indice de ce qui l'attendait là-bas. Ruby, Kathryn et Granny, n'avaient rien voulu savoir. Interdiction formelle d'avoir la moindre information…
Fatiguée de tendre le cou en vain, Régina se recala contre le dossier confortable en soupirant. Elle sentit alors une main chaude et protectrice saisir sa main droite. Régina laissa ses doigts glisser entre ceux de l'homme à ses côtés et esquissa un sourire de bien-être.
Six mois s'étaient écoulés depuis Noël. Un Noël fabuleux, plein de surprises et celle d'Emma n'avait finalement pas été la plus grande.
Quand les enfants étaient sortis de l'appartement en vue d'aller raconter à Granny l'adoption et le mariage à venir, ils s'étaient figés après avoir ouvert la porte de l'appartement. Sur le pallier, pile en face de leur porte s'amoncelaient une dizaine de paquets et devant eux, bien en évidence, un vieil ours en peluche trônait, tenant entre ses pattes un vieux livre entouré d'un ruban carmin. Bien en évidence sur le livre, une étiquette où était calligraphié « Gina ». Aussitôt les deux enfants firent demi-tour et retournèrent au salon retrouver la brune et la blonde toujours absorbées à contempler le diamant qui brillait désormais à l'annulaire de Régina.
- « M'man, 'Ma, venez vite, y en a encore dehors… »
- « Comment ? Qu'est-ce que tu racontes Henry? »
- « C'est vrai, il y a même un livre pour toi, dessus il y a marqué Gina »
Saisie de surprise, la brune se leva brusquement, accompagnée d'Emma et ensemble ils se dirigèrent tous les quatre vers l'entrée. Par la porte restée entrouverte, Régina aperçût bien vite l'ourson et se figeât une main sur la bouche. Emma s'avança un peu plus pour voir de quoi il s'agissait. Pas de doute, un second Père Noël avait officié sur leur pallier dans la nuit. Tandis que les gamins s'approchaient de la pile de cadeaux, Emma se tourna vers sa compagne. Elle était en larmes…
- « Hey, Gina, qu'est-ce qu'il y a ? Ce n'est rien, surement une sympathique surprise de Ruby, Granny et Gus…»
Les larmes de la brune redoublèrent.
- « Non Emma, c'est… c'est… »
- « C'est le Père Noël, hein maman ? C'est ça ? Y en avait trop et il a pas pu tout mettre sous le sapin ? Mais pourquoi tu pleures maman ? »
- « Viens là toi. »
Régina se baissa et prit dans ses bras son fils avant de tendre également les bras à Erin qui ne savait trop quoi faire. Elle prit une profonde inspiration et la blonde posa une main rassurante sur son épaule.
- « Ce n'est rien les enfants, vous voyez, je suis très émue parce que, d'abord il y a eu la demande d'Emma et maintenant ça… ça fait beaucoup de surprises et d'émotions vous comprenez? Mais je vais bien… très bien même… Venez, allons voir ce que nous réservent ces paquets. »
Elle s'approcha et saisit le vieil ours en peluche pour le serrer dans ses bras en silence tandis que les enfants faisaient le tour des colis pour décoder les étiquettes. Des larmes silencieuses coulaient le long de ses joues et allaient se perdre dans la fourrure de la vieille peluche.
- « M'man, ça va t'es sure ? »
- « Oui mon cœur, très bien. Le Père Noël m'a ramené mon doudou. Je vous présente Teddy.»
- « C'est nul! Tous les ours en peluche s'appellent Teddy ! »
- « Oui Henry mais celui-là ce n'est pas n'importe quel Teddy, c'est le mien, celui que mon papa m'a offert à mon premier Noël. »
- « Ah et tu l'avais perdu ? » Rajouta Erin.
- « On peut dire ça, ma puce, je pensais ne jamais le revoir… »
Emma venait de comprendre, elle glissa un bras autour de la taille de Régina et lui murmura dans le creux de l'oreille :
- « Ton père? »
La brune approuva d'un hochement de tête et commença à défaire le ruban qui cernait le vieux livre. Celui-ci ressemblait à un vieux grimoire mais il s'agissait en fait d'un album photo. Elle passa une main délicate sur la couverture. L'ouvrage était magnifique, fruit d'un travail patient et minutieux. Le cuir avait été volontairement vieilli mais Régina reconnut là le savoir-faire de son père.
- « Papa a toujours adoré les vieux livres… Il a relié lui-même celui-ci » souffla-t'elle à l'attention de la blonde.
- « Tu ne l'ouvres pas ? »
- « Emma, Ma ! »
- « Qu'y a-t-il petits monstres ? »
Erin s'approcha et lui tendit un paquet surmonté d'une enveloppe.
- « Voilà le tien. »
- « Le … le mien ? »
- « Ben oui c'est bien toi Ma-de-moi-selle S-wan ? » déchiffra Henry, très fier.
- « Ah oui, vous avez raison, c'est bien moi ».
Elle se saisit du paquet et ouvrit l'enveloppe sous le regard intrigué de la pharmacienne. De l'enveloppe beige elle tira une courte lettre écrite à la main. L'écriture était belle et régulière.
Mademoiselle Swan,
Je ne saurai jamais vous remercier assez pour ces quelques mots que vous m'avez fait parvenir le mois dernier. Cela fait des années que je veille de loin sur ma Gina et son petit Henry, dans l'ombre, en douce sans oser me décider à reprendre contact tant je me sens honteux d'avoir cédé aux exigences irraisonnées de ma femme. Désormais libéré de son emprise, je me ferai une joie de revenir peu à peu vers eux, vers vous, puisque votre destin est désormais lié. Mais cela ne pourra se faire qu'avec votre accord à toutes les deux. Je sais que vous n'attendez pas mon autorisation pour épouser ma chère Gina mais sachez que vous l'avez. J'ai vu lors du procès comment vous veilliez l'une sur l'autre et comment elle vous regarde. Je sais que vous êtes celle qu'il lui fallait.
On fait tous des erreurs. Mais heureusement, on peut apprendre de nos erreurs… Ma plus grande erreur est d'avoir laissé mon épouse me séparer de Régina. J'ose espérer que ma petite fille chérie me pardonnera un jour mais quoi qu'il en soit, je suis en paix désormais. Rassuré de la savoir heureuse avec vous et les enfants.
Encore une fois, Emma, si vous me permettez de vous appeler ainsi, merci pour tout. J'espère que nous aurons l'occasion de faire plus ample connaissance car je suis convaincu que vous en valez la peine.
Avec toute mon affection,
Henry Mills Senior.
Emma avala difficilement sa salive, les yeux embués elle releva la tête et croisa le regard inquiet de Régina.
- « Mon père t'a écrit ? »
Pour simple réponse, Emma tendit la lettre à sa compagne. Celle-ci la parcourut rapidement puis la regarda estomaquée.
- « C'est toi ? Mais, comment ? »
- « Ne te fâche pas Gina, tu sais je n'ai pas fait grand-chose. J'ai juste écrit à ton père pour lui dire que je comptais te demander de m'épouser. Que l'objet de ma lettre n'était pas d'obtenir son accord mais de lui dire qu'il te manque, tous les jours. Lui dire aussi qu'il manque également à Henry et bientôt à Erin qui auront besoin d'un grand père. Que si lui aussi était malheureux de cette situation, il n'était peut-être pas trop tard pour reprendre contact… »
- « Il était là au procès ? »
- « Visiblement oui, mais ça je l'ignorais… Je ne l'ai jamais vu et je n'ai pas eu de réponse avant aujourd'hui. »
- « Emma, qu'est-ce que je dois faire ? J'ai peur que rien ne soit comme avant… »
- « Et si tu commençais par ouvrir tes cadeaux ? »
Régina ouvrit donc enfin l'album photo et eut la surprise d'y découvrir de nombreuses photos la représentant elle, avec Léopold, le jour de leur mariage, puis tous les trois avec Henry tout bébé, surement quelques jours à peine après son adoption. En tournant les pages, elle revivait ces six dernières années, tous les moments importants de leur vie y étaient consignés : les premiers pas d'Henry, sa première rentrée des classes, Henry et Régina au parc, une autre photographie attira son attention, elle datait de quelques jours à peine avant le décès de son époux, ils avaient amenés Henry faire un tour en bateau. Ensuite, une page blanche puis de nouveau quelques photos, Régina seule au comptoir de la pharmacie, Henry et Granny qui font des courses, leurs premières semaines sans Léopold alors qu'ils tentaient de retrouver un équilibre. Voyant qu'il restait encore de nombreuses pages, Régina essuya ses larmes et tourna la page pour y découvrir Emma, au parc avec Henry, la fois du cerf-volant. Emma encore, avec elle rentrant du cirque en discutant. Henry et Emma observant les canetons au bord du lac, Emma en pleurs dans ses bras le jour des retrouvailles avec Gus… puis Erin… D'abord des photos prises à l'aquarium, devant les bassins et quand elle leur avait offert une glace. Erin et Henry à la sortie de l'école avec Granny… Emma encore, au procès, seule près de Leroy, Emma et Régina, enlacées après l'annonce du verdict…
- « Mais enfin, comment ? »
- « Il t'a fait suivre ? Ce n'est pas possible qu'il ait été là à chaque fois. »
Régina restait sans voix… Ainsi, pendant toutes ces années, contrairement à ce qu'elle pensait, son père ne lui avait pas vraiment tourné le dos. Il veillait sur elle à distance, comme il l'avait toujours fait. Que de temps perdu… Mais comment avait-il fait ? Toutes ces photos volées…
Elle allait refermer l'album quand elle aperçut le cordon marque page, soigneusement rangé à la fin de l'album. Elle ouvrit donc ce dernier à sa toute fin pour y découvrir un nouveau message de son père, toujours rédigé de sa belle écriture manuscrite :
Ma chère Gina,
Comme tu as du le voir, je n'ai pas su résister à l'envie de savoir ce que tu faisais de ta vie loin de nous. Il ne s'est pas passé un seul jour sans que je pense à vous et que je feuillette cet album que je gardais précieusement caché de ta mère dans mon bureau. Tu dois surement te demander d'où proviennent ces photographies. Je ne les ai pas prise moi-même, excepté celles au procès à New York. J'avais deux complices: Archie d'abord et maintenant Will. Au début, ils ont refusé mais quand je leur ai expliqué que ma seule motivation était de veiller sur vous ils ont capitulé. Le deal était simple : Ils étaient libres de prendre les photos de leur choix pourvu qu'elles soient prises sans incursion dans votre espace privé. Tous les mois, ils m'envoyaient le fruit de leur chasse. J'ai bien sûr proposé de les payer mais ils ont refusé. Je t'assure que de les savoir près de toi m'a grandement rassuré après le décès de ton époux. Ce sont encore eux qui m'ont aidé à déposer les cadeaux ce matin très tôt devant votre porte…
Quoi que tu décides, ne leur en veux surtout pas. Ils n'ont agi que sur ma demande expresse et toujours dans l'intention de bien faire. Je ne voudrai surtout pas qu'ils aient des ennuis à cause de cela. C'est pourquoi je te remets aujourd'hui l'unique exemplaire de cet album, le mien, celui que je parcours soir après soir depuis des années. J'ignore comment j'ai pu laisser ta mère nous séparer comme ça. J'étais faible et te croyais heureuse jusqu'à ce que je reçoive la lettre de Mademoiselle Swan.
Elle m'est parvenue alors que je venais enfin de me séparer de Cora. Elle a cherché à nier quelques temps les allégations des journalistes mais celles-ci ne faisaient que confirmer mes doutes et m'ont apporté les preuves qui me manquaient pour réussir à obtenir qu'elle parte sans faire de vague. Pour avoir la paix, je lui ai cédé la moitié de mes avoirs mais pas le manoir qui te reviendra, tôt ou tard. De toute façon, il valait mieux qu'elle quitte Storybrooke car suite aux révélations, la population s'est soulevée et a réclamé sa démission du poste de Maire.
Gina, ma chère enfant, si Emma a dit vrai, j'espère avoir de tes nouvelles très vite. Mon numéro n'a pas changé. J'aimerai beaucoup renouer avec toi et faire la connaissance de ta superbe famille. Je serai trop heureux de connaitre enfin Henry Junior ainsi qu'Erin et bien sûr l'intrigante Miss Swan qui a su ravir ton cœur. A l'heure où tu découvres ce message, je suis à Boston, non loin de vous.
Je crois en la magie de Noël Gina, j'y ai toujours cru, mais aujourd'hui peut être encore plus qu' autrefois…
Je t'embrasse très fort, je t'aime,
Papa.
Voyant sa compagne absorbée dans la lecture du message, Emma s'était rapprochée et s'était glissée dans le dos de la brune après que celle-ci l'ait invitée à lire le message avec elle. Arrivée à la fin, elle fit se retourner Régina, glissa son index sous son menton pour plonger ses yeux dans les siens.
- « Alors, que vas-tu faire ? »
- « Je ne sais pas, c'est tellement soudain… »
- « Gina, il a fait plus qu'un premier pas tu ne crois pas ? »
- « Je, … Oui tu as raison mais j'ai peur. J'ai peur de m'emballer, peur que plus rien ne soit comme avant. Peur que les enfants ne soient déçus comme j'ai pu l'être… »
- « Hé, doucement, ne paniques pas, chaque chose en son temps… D'abord toi. Que souhaites-tu-toi ? Pour toi, pas pour lui ou pour les enfants? »
La brune se laissa aller dans les bras protecteurs et posa sa tête sur l'épaule d'Emma. Elle respira profondément tandis que la blonde la berçait lentement. Soudain, elle réalisa que ce geste était le même que celui de son père quand elle avait besoin d'être réconfortée. Certes Emma était là désormais et la comblait mais elle avait beau lutter, il lui était impossible de détester son père. Trop de souvenir venaient lui rappeler combien l'homme était doux et attentionné, toujours prêt à se plier en quatre pour elle… Dieu qu'il avait pu lui manquer… et à en croire le livre qu'elle tenait toujours serré contre son cœur, elle lui avait manqué tout autant... Elle se redressa soudain et sourit à la blonde. La séparation d'avec son père avait été un enfer, il était temps d'y mettre un terme. Cela prendrait le temps qu'il faudrait mais cela valait la peine d'essayer.
- « Tu devrais l'appeler non ? »
- « Je vais le faire mais finissons d'abord d'ouvrir les cadeaux.»
Elles découvrirent alors avec Henry et Erin pour lui un train électrique et un cerf-volant, pour elle, une peluche de bébé phoque et un pendentif, copie conforme de celui que portait Régina et enfin pour eux quatre un superbe appareil photo pour compléter l'album.
Tandis que les enfants filaient réveiller Granny qui en fait était déjà cachée derrière l'œilleton de sa porte depuis cinq bonnes minutes, Régina rentra dans son appartement et composa le numéro de téléphone qu'elle n'avait jamais oublié malgré les années. Au moment de valider l'appel, elle chercha du regard Emma qui l'encouragea d'un sourire et vint poser sa main sur la sienne.
Une sonnerie, deux, puis enfin une voix, la voix, douce et chaleureuse comme toujours.
- « Allo ? »
- « Papa ? »
A vos reviews, je suis curieuse de savoir si cela vous a plu. Le volet 2 est quasi rédigé mais si vous avez des suggestions, des sujets que vous aimeriez voir apparaitre, je suis preneuse.
A la semaine prochaine. Bon weekend,
Zozen
