Hallo! Comme prévu me voilà de retour (avec un jour de retard je sais mais j'ai eu quelques soucis de pc qui ont fait que je n'ai pas pu publier hier soir). Je crois que je n'ai rien d'autre à rajouter à part que la fic repart pour un rythme régulier. Bonne lecture et n'oubliez pas de laisser des reviews pour me dire ce que vous en avez pensé!


-Tu as peur d'arriver en retard le matin Alex ?

Assis dans le fauteuil moelleux de l'administration, le jeune homme rouvre subitement les yeux sur sa compagne de travail. Il élude la question par un bâillement et un vague geste de la main tout en s'étirant le plus possible pour dissiper ses quelques courbatures dues à la position inconfortable prise durant la nuit. Il décide d'attaquer pour éviter d'autres questionnements susceptibles de l'embarrasser en lui remettant à l'esprit quelques souvenirs…

-Et toi, pas trop fatiguée par ton rendez-vous galant ?

Laure rougit puis ronchonne :

-Raconte pas n'importe quoi…

-Dis-moi au moins comment ça s'est passé !

La jeune femme marque une pause songeuse pour choisir sa réponse.

-Pas très bien pour tout te dire…

-Comment ça ?

-Je sais pas… Le courant est pas passé, j'étais un peu gênée et pour être honnête, je pensais franchement à autre chose qu'au gus en face de moi…

Ses joues s'empourpre de plus belle et elle détourne la tête en faisant mine de fouiller dans son casier.

-Tu pensais à ton autre prince charmant, ou tout du moins celui que tu considères comme ça ? , ricane Alex.

La femme s'arrête dans son mouvement et détourne d'autant plus et toujours aussi vivement la tête de son collègue lorsqu'elle rencontre le regard de ce-dernier.

-Mais non, dis pas ça.

Elle pousse un petit rire faux très peu habituel chez elle. Elle doit s'en rendre compte car elle reprend rapidement, comme pour l'effacer et lâche dans un vague sourire :

-T'es bête Alexou…

+x+x+x

-Alex, arrête de bosser ! Viens, on va manger ! Alleeeeez !

Le jeune homme relève les yeux de son travail pour considérer les iris implorants et amusés de Laure.

-J'arrive, t'en fais pas. J'ai juste ça à terminer.

-Bon… Je t'attends au restau dans la rue d'à côté, ok ?

- Aucun souci, je te rejoins.

-Prends pas trop de temps, je suis pas très patiente !

Ils se sourient et la jolie blonde prend ses affaires et sort de la petite pièce dans un claquement de talons décroissant. Alex se repenche sur son travail et reprend l'écriture de son mail à un client.

Quelques minutes plus tard, la clenche de la porte s'abaisse à nouveau. Alex lance à la cantonade, un peu fatigué :

-Laure, je t'ai dit que j'allais te rejoindre, t'en fais pas pour moi.

-Oh, vous vous entendez bien tous les deux apparemment…

Le Gothique fait violemment pivoter son siège d'un mouvement souple pour affronter le nouveau venu.

-Je t'ai fait peur petit Alex ?

Le susnommé se referme sur lui en tentant de refreiner son dégoût.

-Qu'est-ce que tu fais là Marc ?

-Je venais simplement dire bonjour, rien de plus.

Alex quitte silencieusement le fauteuil pour dominer le fonctionnaire de sa stature, certes petite mais néanmoins imposante par son maintien exceptionnellement assuré.

-T'as pas à entrer ici, tu le sais.

-Je te l'ai dit, je voulais juste me montrer poli.

Il mordille ses lèvres peintes de noir en tentant d'enfouir ses pulsions meurtrières. Il est clair que Marc joue sur les occasions pour le provoquer.

-Marc… Honnêtement, personne ne se souci de toi. Tout le monde s'en fout de ta tronche.

-J'aime bien quand tu répliques un peu, ça te donne un petit côté rebelle que j'espère que tu as aussi au lit. Mais ça, il faudrait que tu me laisses le découvrir par moi-même.

-T'as de sacrés problèmes Marc. Et c'est pas à moi de les régler. Donc maintenant, tu sors.

-Oh mais faut pas prendre la mouche juste pour ça enfin !

-Va-t-en.

-T'apprécies pas ma compagnie ? Quoi, t'es comme l'autre connasse ? Laure, c'est vrai que c'est ça son prénom, pardon.

Il ricane, visiblement très fier de lui.

-Dégage !

Alex sursaute à l'entente de la voix s'étant ajoutée à la sienne, plus puissante et posée mais tout aussi autoritaire.

Une main s'abat sur l'épaule de l'indésirable et le tire vers l'extérieur. La porte se referme sur le propriétaire des lieux tandis que Marc vocifère de l'autre côté du battant.

-Faut pas te laisser envahir comme ça petit.

-Dites-vous alors que vous m'enfermez de force avec vous…, grogne-t-il.

Alex baisse les yeux, prenant conscience de ce qu'il vient de dire au Patron et du ton employé.

-Pardon.

A sa grande surprise, l'homme rit de bon cœur.

-Bien répondu, au contraire. , admet-il.

Il plonge ses yeux dans les siens et lui sourit.

-Bien joué.

Alex détourne le regard.

-Tu as mangé gamin ?

-Je suis censé rejoindre Laure au restaurant d'à côté mais…

Le Patron le détaille, narquois.

-Tu as pas vraiment envie d'y aller, hein ?

-Non, pas vraiment.

-Alors suis-moi.

Le jeune homme hésite, anxieux mais intrigué.

-Viens, tu sais bien que je vais pas te faire de mal.

A moitié convaincu et totalement pantelant, il se lève pour suivre l'homme dans les couloirs et tente d'apaiser les battements de son cœur qui s'accélèrent brutalement lorsqu'ils passent devant la porte des douches. Ils continuent néanmoins à s'enfoncer en silence dans le couloir sombre jusqu'au fameux bureau. Le Patron ouvre la porte, s'efface sur le côté pour laisser passer son invité et l'observer discrètement à son passage.

Une fois le petit stagiaire entré, il referme la porte et s'y adosse. Alex se retourne pour le regarder, lui et son petit sourire en coin étrangement irrésistible. Le Boss marque un petit déhanché que le jeune homme soupçonne volontaire avant de s'avancer d'une démarche souple et féline jusqu'au bureau en passant à quelques centimètres devant lui pour le laisser s'imprégner des effluves de son parfum. Quelques frissons lui saisissent les reins.

-Je t'offre un verre ?

Alex déglutit mais accepte d'une voix assurée, pourtant très mal à l'aise car seul avec l'homme vêtu de noir.

Ils s'assoient l'un à côté de l'autre dans le canapé jouxtant une porte close, silencieux, s'observant longuement par quelques regards en coin. Au bout de quelques instants, le Patron se penche pour déposer son verre sur la table basse puis il reprend sa position initiale. Alex sent sa respiration défaillir rien qu'en sentant l'homme bouger à ses côtés.

-On peut se parler franchement tous les deux ?

Alex avale avec difficulté sa gorgée le plus rapidement possible.

-Oui, bien sûr. , hésite-t-il.

-Alors, dis-moi petit Alex…

Le Patron écarte légèrement les jambes pour que son genou rentre en contact avec celui du Gothique en une dure pression. L'autre ferme les yeux un instant un peu trop long pour être naturel.

-Es-tu du genre à nier les évidences ?

-Comment ça ? , demande Alex d'une voix vacillante.

Une main passe dans ses cheveux pour jouer distraitement avec quelques une des mèches châtains, faisant de longs vas-et viens pour les décoiffer. Puis, il regarde avec plaisir cette adorable tignasse ébouriffée, songeant qu'il aurait aimé la voir dans le même état, dans d'autres circonstances.

Il se penche jusqu'à l'oreille du jeune homme pour lui souffler délicatement dans un murmure chaud et vibrant :

-Tu ne les as pas sentis ?

Alex se tortille pour se redresser un petit peu.

-De quoi ?

La main dans ses cheveux passe dans sa nuque pour la taquiner du bout des doigts pendant que l'autre dessine un chemin en une légère caresse sur son bras gauche.

-Tes frissons. Logés juste là. Commençant ici.

Deux lèvres se posent dans le creux de sa mâchoire pour un bref contact qui augmente malgré lui sa chaleur corporelle.

-Continuant par là.

Il trace un long chemin chaud et humide du bout de sa langue et plonge jusqu'aux clavicules d'Alex. Il les mordille tout en guettant avec satisfaction les battements désordonnés du cœur qu'il entend pas loin de son oreille alors qu'une main prend position dans son cou, tremblante. A un petit soupir, il se retire brusquement et se lève. Alex se retient de couiner de protestation.

Il suit le mouvement de l'homme et lui fait faire volte-face puis enserre avec force le bassin du Patron.

-Et les vôtres, où finissent-ils ?

Le Boss répond à cette petite pique par un énième sourire goguenard avant de porter une main jusqu'à la chaîne dénuée de pendentif du Gothique pour jouer avec en tirant légèrement dessus d'un air moqueur.

-Pourquoi cette question ?

-J'aimerais savoir. , souffle Alex.

Il resserre sa prise sur le pantalon et laisse vagabonder sa langue derrière le col de la chemise noire protégeant la peau blanche de l'homme. Mais celui-ci se dégage pour lui-même prendre les hanches d'Alex qui commence déjà à redouter le pire en retenant sa respiration chose très vite notée par son délicieux tortionnaire.

-Et tu oses ne pas abonder dans mon sens lorsque je te dis que toi et moi on veut la même chose ? Qu'on est pareils ? Allons…

Sa voix se fait grondante quoique très amusée. L'une de ses mains se déplace petit à petit jusqu'à l'avant de la cuisse du Gothique. La « victime » gémit sous l'impression que sa peau brûle lancinement, par longues pulsations, tandis que les doigts glissent encore et encore vers l'intérieur. Il passe ses mains dans le dos puissant du Patron, le rapproche de lui pour plonger sa bouche dans le creux embaumant de son cou. Il l'attaque tout d'abord en happant la peau avant de la faire rouler avec une lenteur frustrante entre ses dents, imprimant une légère marque, une promesse dans la chaire.

Quelques coups à la porte.

-Monsieur, je peux entrer ?


Pour les fautes et les erreurs de frappes, je suis désolée mais je n'ai ni de bêta ni eu le temps pour les traquer. ^^'